LE SYSTEME DE SANTE CUBAIN: SUCCES DU MODELE SOCIALISTE ? (Panchire ANAXIMANDRE / polemicacubana.fr)

Le système de santé Cubain:

LE SYSTEME DE SANTE CUBAIN: SUCCES DU MODELE SOCIALISTE ? (Panchire ANAXIMANDRE / polemicacubana.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES cuba

Succès du modèle socialiste?

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La santé publique est l’une des grandes réussites du socialisme cubain, accessible à tous et complètement gratuite. Et les résultats font l’admiration de beaucoup de spécialistes occidentaux et suscite la convoitise des pays développés. Les prémices de ce mouvement social sont nées à la révolution Cubaine de 1959 porté par Fidel Castro contre Batista qui était au pouvoir depuis 1952 après avoir réalisé un coup d’État et qui fut réélu en 1954 après des élections truquées. Castro prit le pouvoir par un coup d’État en 1959, il montra son hostilité envers les États-Unis ce qui mènera a l’embargo.Il développera ses idées du modèle social pour « le bien être de son peuple ». Malgré cet embargo, Cuba réussi à se développer et à mettre en place un système de santé performant.

 

1-Un système politique dépendant de son secteur sanitaire

En effet, s’il existe un domaine où Cuba peut se permettre de rivaliser avec les États-Unis ou avec d’autres pays capitalistes, c’est bien dans le secteur sanitaire. Le système de santé cubain a longtemps été considéré comme un des meilleurs au monde et a été un exemple rhétorique pour les membres de partis communistes européens lorsqu’il s’agissait de défendre le socialisme en tant que modèle de société. Il n’est alors pas question de perdre un tel prestige international, surtout lorsque l’on considère la concurrence avec les pays capitalistes comme une des raisons d’existence du modèle socialiste. Le constat est que les avis restent partagés sur la véritable efficacité d’un tel modèle, et des interrogations s’élèvent lorsqu’il s’agit d’évaluer l’honnêteté des politiques. Par exemple, lorsque cet été Hugo Chavez est parti à Cuba pour se faire soigner du cancer, il a été dit que le président vénézuélien a naturellement préféré se faire soigner par des médecins faisant partie des plus compétents au monde. Mais l’on peut analyser cela comme un acte politique symboliquement fort : Chavez étant le leader de la nouvelle gauche latino-américaine, accorder une confiance absolue dans le système cubain équivaut à consolider l’alliance entre ces deux gouvernements. Pour certains observateurs le système arrive justement à survivre en exportant des services sanitaires dans des pays comme le Vénézuela (envoi de médecins) ou en accueillant des étudiants étrangers dans les facultés de médecine, qui en échange s’engagent à verser des fonds ou à envoyer de la nourriture (source : Agencia Nova, journal argentin). Tout cela pourrait être interprété comme des démarches visant à renforcer un socialisme internationalement délaissé et ignoré. Dans une autre perspective, l’atmosphère mystérieuse que renvoie ce système ne fait que confirmer l’image que s’en fait chacun : à nouveau auréolé pour son efficacité et son faible coût d’après certains, objet à complots politiques pour aider le modèle socialiste à survivre aux yeux des autres.
Un autre exemple est celui de l’enquête réalisée par l’OMS en 2004 qui évalue la dépense annuelle de santé par habitant à 251 dollars à Cuba : loin derrière le Costa Rica (616), et proche du Pérou (233), considéré comme un des pays les plus pauvres de la région. Une telle mesure quantitative est révélatrice de l’originalité de la situation dans laquelle se trouve le pays. En effet, si Cuba est doté de qualités incontestables en matière de sécurité sociale, c’est, entre autre, dû à l’économie de type socialiste sur laquelle le système se base. Puisque les autorités imposent le prix des services et des médicaments, ceux-ci sont largement inférieurs au prix qui serait fixé par le jeu de l’offre et de la demande dans un contexte d’économie de marché. Ceci contribue nettement à une amélioration du système, puisqu’un bon médecin va par exemple coûter beaucoup moins cher à l’État cubain qu’au consommateur étasunien. Ainsi des investissements faibles relativement au regard de l’économiste occidental lambda peuvent avoir des effets bien supérieurs à ceux attendus, ce qui complique considérablement l’évaluation quantitative des performances du système. Encore une fois, l’analyse du fonctionnement de la sécurité sociale ne peut se faire indépendamment d’une analyse du système politique et économique du pays.« C’est un droit fondamental que celui d’obtenir des soins et personne n’a à endurer des souffrances physiques ou une perte d’autonomie. »

Un article de la revue Science du 30 avril 2010 écrit par des professeurs de l’École de Médecine de l’Université de Stanford affirme que « malgré l’impact des restrictions sur l’approvisionnement en médicaments et matériel médical, les résultats sanitaires de Cuba sont comparables à ceux des pays développés ».

2 – Quelques chiffres

Info élémentaire : La population totale de Cuba était de 11 257 979 habitants en Novembre 2011.

Cuba a l’espérance de vie la plus élevée : elle est pour les hommes de 75 ans et de 79 ans pour les femmes. En France l’espérance de vie s’élève à 75 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes d’après l’INSEE (78,6 ans en moyenne)

3 – Le rayonnement international

Sur le plan international on observe un grand engouement pour le système de santé cubain, « une délégation de médecins cubains conduite par le Ministre Cubain de la Santé sont venus en Grande Bretagne pour partager les secrets de leur succès » , le gouvernement Britannique s’est intéressé de près à ce système en organisant des échanges entre les deux pays pour étudier les mécanismes du système de santé cubain. Il est intéressant de noter l’écart au niveau de développement de ces deux pays mais malgré ce phénomène, le système de santé cubain reste l’un des plus « performant » du monde et surtout le plus compétitif avec un coût dérisoire. (Le Guardian chiffrait en 2000 pour la Grande Bretagne un coût moyen de 750 livres par personne et par an, 7 livres pour les Cubains.)

II Un système en crise

1-Un système couteux :

Le problème de l’offre

Le budget de la santé à Cuba s’élève à plus de 6.560 millions de pesos par an, juste derrière le budget de l’éducation. Cela représente près de 16% des dépenses globales. Ce système de santé est aujourd’hui menacé. Cuba, touché de plein fouet par la crise financière mondiale, sous embargo américain depuis 48 ans et qui dépend en grande partie des importations, fait face à une crise économique sans précédent. Si bien que le gouvernement castriste n’hésite plus à abandonner ce qui fut des décennies durant l’un des symboles de la révolution cubaine. Raoul Castro a lancé une série de mesures d’austérité concernant le système de santé qui consiste en partie à la réduction drastique de personnel dans ce secteur emblématique et la réorganisation des effectifs.

Le système cubain tente malgré ces restrictions de ne pas voir sa qualité de soins à la baisse et prétend que les services offerts dans les hôpitaux sont toujours aussi performant pourtant depuis 2010 les patients commencent à se plaindre de la baisse de la qualité du service de santé.

2-Problème de l’approvisionnement en médicaments :

L’embargo

Le système de santé cubain en dépit de son excellente qualité et de ses très bons résultats connait une énorme faille : la pénurie de médicaments liée à l’embargo.

3-Les Résultats de la politique de restriction :

Dégradation du système

L’élan réformiste de Raoul Castro pour faire face à la crise frappe les hôpitaux et les policliniques. Le président cubain a chargé son vice-président, Jose Ramon Machado, d’une étude des moyens de rationaliser les services sanitaires sans réduire ni la qualité ni la quantité des prestations offertes. Pourtant, le mécontentement des Cubains ne cesse de croitre quant à la couverture médicale.

III – Un rapport complexe avec le politique

Dans ce dernier temps, nous allons voir à quel point la question de l’existence d’un modèle cubain dans le domaine de la santé est en fait intimement liée à des rapports politiques, voire idéologiques.

1-L’indispensable défense de l’égalitarisme

De même, le principe d’égalité de traitement que défend un tel système et qui contribue largement à son caractère exceptionnel, est aussi une valeur fondamentale à sauvegarder dans le but de maintenir une certaine cohérence au sein de la société cubaine. Illustrons cette affaire par une enquête menée sur le terrain. L’œuvre cinématographique de Michael Moore, Sicko (2007), correspond à un réquisitoire contre le système de santé américain, qui aurait le défaut d’être composé de multiples assurances de santé privées ; le prix que vous payez pour souscrire à une mutuelle de santé est fonction de votre probabilité à tomber malade. Ainsi la sécurité sociale américaine représenterait tout ce que Cuba éviterait par idéologie : l’inégalité de traitement et par conséquent le rejet des plus nécessiteux. A l’inverse, tous les Cubains sans distinction auraient accès aux mêmes soins, aux mêmes médicaments et aux mêmes prix, c’est-à-dire de façon gratuite ou quasi gratuite. Une scène montre l’état d’ahurissement dans lequel sont les citoyens américains lorsqu’ils découvrent que les médicaments sont parfois cent fois moins cher dans les pharmacies cubaines qu’aux États-Unis. Le film en lui-même a créé de nombreuses polémiques qui sont révélatrices de la complexité à analyser un tel système. Par exemple, pour beaucoup d’observateurs on a affaire à un système à 3 vitesses : les services proposés seraient différents si l’on est membre du parti, touriste ou bien Cubain ordinaire, d’où les extraordinaires services dont ont bénéficié les amis de Moore. D’un autre côté, d’après The Guardian, le 18 décembre 2010 un câble diplomatique a été publié par WikiLeaks révélant que le film de Moore avait bien été diffusé à Cuba, contrairement aux communiqués officiels, et certaines sources ajouteraient même que les Cubains ont plutôt apprécié le film. Que penser de tout cela ?

2-Des sources d’informations fragilisées par le pouvoir en place

Arrivé ici, il devient nécessaire d’un point de vue épistémologique de se poser la question de la fiabilité de telles sources. En fait, ce problème nous a suivi depuis le début de notre enquête ; pour cette raison fondamentale, il constituera ce dernier développement. Il faut d’abord souligner l’incohérence de certaines informations. Par exemple, d’après un article de Romandie News, l’État cubain a lancé en 2008 un programme d’investissement de 190 millions de dollars pour moderniser son industrie pharmaceutique et espère pouvoir exporter 220 millions de dollars de médicaments génériques. Parallèlement, de nombreux guides touristiques reconnus conseillent à leurs lecteurs d’emmener leurs propres médicaments s’ils comptent voyager à Cuba. Le pays souffrirait en fait d’un cruel manque de médicaments, ce qui ne nous permettrait pas de qualifier le circuit pharmaceutique de performant. Quels chiffres utiliser ? Sur qui se fier ? Une première approche serait de dire que puisque l’État cubain est une dictature, il est difficile de se fier aux chiffres officiels. A l’inverse, on pourrait dire comme Moore que les informations critiques à l’égard du système et du gouvernement cubains sont le produit des dissidents du régime, résidant à Miami pour la plupart (voir l’affaire du câble publié par WikiLeaks). D’autre part, même si l’on fait confiance aux chiffres avancés tels qu’un taux de mortalité à 5,3 pour mille, on peut se demander ce que cache de tels chiffres. D’après le site « cubantrip », de nombreux témoignages de médecins exilés confirment une surveillance médicale très intense pendant la grossesse des femmes enceintes, notamment concernant les risques de malformations ou d’anomalies du fœtus. Au moindre doute, un avortement serait proposé à la femme enceinte, et fermement recommandée en cas de refus. Il est nécessaire d’ajouter à cela que l’avortement est une thématique difficile à aborder dans le cas cubain, entre autre, car il est libre et gratuit et qu’il serait culturellement considéré comme un moyen de contraception ordinaire. Faire une recherche sérieuse sur un tel sujet demande donc d’écarter tout ce qui serait susceptible d’aborder des points essentiellement politiques ou culturels, ce qui constitue une tâche épineuse à accomplir.

Si l’on devait faire un bilan, on pourrait dire que le système de santé cubain vit aujourd’hui en grande partie grâce au capital santé accumulé durant les années d’aide soviétique. De même que les campagnes de vaccination massive ont permis d’éradiquer la polio, la diphtérie et la rougeole. De cette façon, Castro a réussi à éviter les fléaux qui ravagent un grand nombre de capitales d’Amérique latine : pas d’enfants livrés à eux-mêmes traînant dans la rue ni de bidonvilles gangrenant la périphérie des agglomérations. Dans ce cas, nous pouvons légitimement nous demander pourquoi le système n’est pas pleinement satisfaisant. Un bilan global qui peut être proposé est celui apparu dans un article du site « cubantrip », pour qui ce ne sont pas les infrastructures, le personnel ou les lits qui manqueraient, mais bien les médicaments, le matériel chirurgical et même parfois l’électricité. Nous proposons de conclure sur une analyse récapitulative de notre développement : le système de santé brillerait sur de nombreux points tels que la qualité de la formation de médecins ou la gratuité ponctuelle de certains services. Cependant, il ne serait pas capable de répondre entièrement à une demande soumise aux aléas de l’approvisionnement du matériel et du personnel propre à Cuba et, sous certains aspects, à une fausse gratuité qui affecte les plus démunis. Il convient toutefois de rappeler la difficulté, spécifique à Cuba, de détenir une information pertinente et incontestable, et donc de mener une analyse saisissant entièrement les enjeux réels. Mais après avoir pris conscience de cela, il faut tout de même oser analyser.

Basé donc sur des critères idéologiques difficiles à assumer économiquement, le système survit toutefois grâce à l’exportation de services sanitaires et à une diffusion de ses formations universitaires aujourd’hui mondialement reconnus. Ce capital humain a sûrement dû coûter énormément à l’État, mais l’on pourrait dire que maintenant qu’une base reconnue est constituée, il ne s’agit plus que d’entretenir cet avantage. Ceci nous permet de faire une projection sur l’avenir en faisant l’hypothèse que le système peut encore survivre longtemps : en vendant un tel capital, les principes d’égalité de traitement et de gratuité peuvent être défendus encore quelques temps, même si la traduction concrète de ces principes ne correspond pas vraiment à la théorie. Les Cubains ne devrait pas s’attendre à un avenir radieux en ce qui concerne la prise en charge de leur santé, mais le système politique et économique qui en est responsable est encore en mesure de pérenniser.

Panchire  Anaximandre

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 février, 2013 |Pas de commentaires »

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D’ARMES

La Russie a vendu pour plus de 15 milliards de

dollars d’armes

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D'ARMES dans REFLEXIONS PERSONNELLES russie-iran-s300_177

Les exportations d’équipements militaires de la Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète, ont atteint un niveau record de 15,2 milliards de dollars en 2012. Ce chiffre, qui doit encore être affiné fin janvier/début février, dépasse de 12% les objectifs du gouvernement.

Ce résultat représente en outre une croissance de 15% par rapport à l’année 2011, durant laquelle Moscou avait livré pour 13,2 milliards de dollars d’armements, a déclaré lundi Alexandre Fomine, directeur du Service Fédéral de Coopération Militaro-Technique, cité par les agences de presse russes.

La Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète après les Etats-Unis, a plus que doublé ses ventes à l’étranger par rapport au début des années 2000.

Ventes à la Syrie

Le pays compte parmi ses plus gros clients l’Inde et la Chine. Il continue de vendre des équipements à la Syrie, mais affirme qu’il s’agit essentiellement de systèmes de défense antiaérienne et non d’armes à proprement parler. M. Fomine a précisé que l’Afghanistan, le Ghana, la Tanzanie et Oman figuraient parmi les nouveaux clients de l’industrie russe en 2012.

En décembre, le président russe Vladimir Poutine s’était félicité du niveau record des exportations militaires et avait indiqué que les nouveaux contrats signés en 2012 (pour des livraisons éventuellement ultérieures) représentaient également, comme les livraisons, plus de 15 milliards de dollars.

Fin décembre 2012, il a profité de son voyage officiel en Inde, premier importateur mondial, pour signer des accords de plusieurs milliards de dollars, essentiellement pour des hélicoptères et des avions de chasse.

(ats / 21.01.2013 11h49)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

COMMENT REGLER LE PROBLEME DE L’OBSOLESCENCE DES INDIVIDUS: ATTAQUER LES PAUVRES ET LES BOUCHES INUTILES ET LES ASSIEGER PAR L’AUTERITE (William MANSON / Dissident Voice / Traduction: Dominique MUSELET / legrandsoir.info)

Attaquer les pauvres et les bouches inutiles
et les assiéger par l’Austérité

COMMENT REGLER LE PROBLEME DE L'OBSOLESCENCE DES  INDIVIDUS: ATTAQUER LES PAUVRES ET LES BOUCHES INUTILES ET LES ASSIEGER PAR L'AUTERITE (William MANSON / Dissident Voice / Traduction: Dominique MUSELET / legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES foulejpg

Comment régler le problème de l’obsolescence des individus

(William MANSON, Dissident Voice)

Mémorandum : Interne (Confidentiel)
Problème : Grand excédent de main d’oeuvre
Solution : Austérité (soit, dans les faits, l’annihilation d’une classe sociale).

Il y a un problème gênant qui refuse de disparaître : que faire de « l’excédent de population » (pour paraphraser Scrooge*, le Malthusien**) ? Je veux dire que dans notre économie post-industrielle du 21ème siècle, des dizaines de millions de personnes – des être humains, n’est-ce pas ? – ont désormais peu de « valeur marchande » pour ne pas dire plus du tout. Deux facteurs en sont principalement responsables : l’automatisation de haute technologie et la délocalisation (la fuite de capitaux, « la course au coût le plus bas »). Leurs compétences professionnelles traditionnelles sont devenues hors de prix, inutiles, dépassées et désuètes. On ne peut plus les exploiter comme salariés (sous-payés) ni comme consommateurs. Ils ne font rien, ils sont malheureux, agités et sujets à des accès spasmodiques de rage qui engendrent de l’agitation sociale.

Que faire ? On parle ici d’environ 20% de la population des Etats-Unis.

Selon la perspective idéologique du néocapitaliste – pour qui la « valeur » individuelle est totalement circonscrite à la « valeur marchande » – ils « ne valent rien ». (Souvenez-vous des paroles de Margaret Thatcher : « Il n’y a pas de société civile »). On ne peut pas juste…. les tuer – bien que ce soit certainement le moyen le plus simple, le plus efficace et le moins coûteux de se débarrasser du problème. L’élite qui représente 1% (ou plutôt le dixième de 1%) pourrait même continuer à profiter, dans une impunité quasi-totale, des crimes et des abus commis par les machines à extorquer l’argent que nous appelons Entreprises. Mais il y a des restes de contraintes légales et normatives qui rendent difficiles le meurtre prémédité. (Avec toutefois une exception dont on ne parle jamais mais qui n’en est pas moins flagrante : le bombardement et la destruction de milliers de gens innocents dans des endroits comme l’Irak et l’Afghanistan.)

Donc, je repose la question : que faire ?

Rien qu’aux Etats-Unis, le chômage structurel (plus le « sous-emploi » du temps partiel) touche près de 20% de la population. Et selon les dernières statistiques de l’UNICEF, 23% des enfants étasuniens vivent désormais dans la pauvreté.

Il y a une variante très efficace de la « doctrine du choc » qu’on peut résumer ainsi : « En ces temps d’incertitude financière – ou plutôt de crise ! – nous ne pouvons tout simplement plus « nous permettre » d’aider tous ces gens. Après tout, personne ne devrait être « en droit » de bénéficier de services à coûts réduits financés par le gouvernement comme la sécurité sociale et le logement (de standing inférieur) ».

En un mot il s’agit de l’Austérité. Quand ces gens n’auront plus aucune ressource, un coup de pied bien appliqué suffira à les chasser de la société. Réduits au désespoir, ils voleront un miche de pain (au sens figuratif) et cette armée de Jean Valjean pourra alors enfin rapporter un peu d’argent – en devenant des hôtes de longue durée de l’hôtellerie carcérale étasunienne (LLC). Mais la désespérance et l’absence d’avenir peuvent aussi pousser ces malheureux dans d’autres formes d’exclusion sociale autodestructrices et (souvent) mortelles comme l’alcoolisme, la drogue, l’emploi d’armes à feu et les « accidents ». Pour parler comme les militaires, d’abord on a attaqué les pauvres et les bouches inutiles et maintenant on les « assiége » par l’Austérité.

Tout cela n’est que du commerce : il faut faire un maximum de profit, c’est tout. Ces gens n’ont « aucune valeur » n’est-ce pas ? En plus ils nous irritent, nous contrarient, et nous voulons « nous en débarrasser ». C’est bien cela n’est-ce pas ? Alors il ne faut plus tergiverser. L’histoire regorge d’exemples qui vous aideront à affiner votre stratégie pour mener à bien cette entreprise.

William MANSON

Il a écrit « The Psychodynamics of Culture » (Greenwood Press).

Notes :
* Scrooge est le capitaliste avare du Conte de Noël de Dickens :http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_chant_de_No%C3%ABl
** http://www.alternatives-economiques.fr/essai-sur-le-princi e-de-population-thomas-robert-malthus_fr_art_222_25313.html

Pour consulter l’original http://dissidentvoice.org/2012/12/obsolete-people-a-disposab…

Traduction : Dominique MUSELET

URL de cet article 18829
http://www.legrandsoir.info/comment-regler-le-probleme-de-l-obsolescence-des-individus.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 2 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE SCANDALEUX ARRANGEMENT FINANCIER AVEC LA BANQUE HSBC PROUVE QUE LA GUERRE CONTRE LA DROGUE N’EST QU’UNE FARCE (Matt TAIBBI / rollingstone.com)

Le scandaleux arrangement financier avec la banque HSBC prouve

que la guerre contre la drogue n’est qu’une farce. (Rolling Stone)

LE SCANDALEUX ARRANGEMENT FINANCIER AVEC LA BANQUE HSBC PROUVE QUE LA GUERRE CONTRE LA DROGUE N'EST QU'UNE FARCE (Matt TAIBBI / rollingstone.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES hsbc_8cs_1

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Matt TAIBBI
photo : Lanny BREUER, Ministère de la Justice US.

Si vous avez déjà été arrêté pour une affaire de drogues, si vous avez déjà passé ne serait-ce qu’une nuit en prison pour la possession d’une dose de marijuana ou de « matériel destiné à la consommation de la drogue » dans votre sac de sport, le Ministre de la Justice et vieux copain de Bill Clinton, Lanny Breuer, a un message pour vous : allez vous faire foutre.

Cette semaine Breuer a signé avec le géant bancaire un accord qui constitue l’insulte suprême à tous les gens ordinaires qui ont vu leurs vies basculer à la suite d’une affaire de drogue. Bien que HSBC ait avoué le blanchiment de milliards de dollars des cartels de la drogue colombiens et mexicains (entre autres) et la violation de toute une série de lois importantes sur les pratiques bancaires, Breuer et le Ministère de la Justice US ont choisi de ne pas poursuivre la banque, optant pour la signature d’un accord historique de 1,9 milliards de dollars, ce qu’un commentateur a fait remarquer comme étant  l’équivalent de cinq semaines de chiffre d’affaires de la banque.

Les transactions de blanchiment étaient menées si ouvertement qu’elles auraient probablement pu être repérées depuis l’espace. Breuer a admis que les trafiquants de drogue se présentaient dans les filiales mexicaines de HSBC et « déposaient des centaines de milliers de dollars en espèces, en une seule journée, sur un seul compte, en utilisant des boites fabriquées expressément pour passer par les trous dans les fenêtres des guichets ».

Cela vaut la peine d’être répété : pour déposer efficacement autant d’argent sale que possible dans une banque « sérieuse » comme la HSBC, les trafiquants de drogues avaient expressément fait fabriquer des boites pour passer par les fenêtres des guichets. Même les hommes de Tony Montana (personnage du film Scarface, NdT) qui transportaient des sacs remplis de billets vers une « American City Bank » imaginaire à Miami étaient plus subtils que les cartels qui blanchissaient leur argent via une des institutions financières les plus respectées de Grande-Bretagne.

Sans être explicite, le raisonnement du gouvernement US derrière l’abandon de poursuites contre la banque est apparemment basé sur le risque que l’emprisonnement pour trafic de drogue des dirigeants d’une « importante institution charnière » pourrait menacer la stabilité du système financier. Le New-York Times l’exprime ainsi :

« Les autorités fédérales et centrales ont choisi de ne pas inculper HSBC, une banque basée à Londres, pour une vaste opération de blanchiment qui durait depuis longtemps, par crainte que les inculpations ne déstabilisent la banque et, par conséquent, ne mettent en danger tout le système financier ».

Pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’un tel raisonnement est totalement faussé. Lorsqu’on prend la décision de ne pas poursuivre des banquiers pour des crimes qui se chiffrent en milliards de dollars et en relation avec le trafic de drogue et le terrorisme (certains des clients Saoudiens et Bengalis de HSBC ont des liens avec le terrorisme, selon une enquête du Sénat), ceci n’a pas pour effet de protéger le système bancaire mais tout le contraire. Elle terrifie tous les investisseurs et épargnants en donnant l’impression que même les banques les plus « réputées » peuvent en réalité être instrumentalisées par des dirigeants qui se mettent au service (on ne le répétera jamais assez) d’assassins et de terroristes. Plus choquant encore, la réaction du Ministère de la Justice en apprenant cette affaire a été de faire exactement la même chose que les cadres de HSBC faisaient avant de se faire prendre : accepter de l’argent en échange de son silence.

Ils se sont non seulement vendus aux trafiquants de drogue, mais l’ont fait pour une somme modique. On va entendre l’administration Obama cette semaine se vanter comment elle a infligé une amende record à HSBC, mais ce sera une plaisanterie. Certaines amendes vont vous faire littéralement exploser de rire. Voici un extrait du communiqué de Breuer :

« En conclusion de l’enquête gouvernement, HSBC a … « récupéré » en différent les primes de certains de ses plus hauts dirigeants américains des services juridiques et de lutte contre le blanchiment, et a accepté de différer partiellement les primes de ses plus hauts dirigeants pendant une période de cinq ans. »

Wouaaah… Ainsi les dirigeants qui ont passé des décennies à blanchir des milliards de dollars verront leur primes partiellement différées pendant cinq ans ? Vous vous foutez de nos gueules ? C’est ça, la punition ? Les négociateurs du gouvernement n’ont pas pu faire preuve de fermeté et obliger les dirigeants de HSBC à abandonner totalement leurs primes imméritées ? Ils ont du négocier un paiement différé « partiel » ? Chaque procureur digne de ce titre aux Etats-Unis doit être en train de vomir ses tripes devant une telle négociation. Quelle était donc l’offre initiale du Ministère de la Justice – que les dirigeants limitent leurs vacances aux Caraïbes à neuf semaines par an ?

On peut se poser la question, quelle est l’amende appropriée pour une banque telle que HSBC ? Quelle est la somme qu’il faut soutirer à une société qui a éhontément tiré profit de ses affaires avec des criminels pendant des dizaines d’années ? N’oublions pas que nous avons affaire à une société qui a avoué toute une série de délits bancaires graves. Le procureur les tient par les couilles. Alors, quelle est la somme qu’il faudrait leur infliger ?

Pourquoi ne pas prendre tout ? Pourquoi ne pas saisir jusqu’au dernier centime gagné par la banque depuis le début de ses activités illégales ? Que diriez-vous de vous pencher sur chaque compte de chaque dirigeant concerné par cette affaire et confisquer toutes les primes qu’il a jamais gagnées ? Saisissez ensuite leurs maisons, leurs voitures, leurs tableaux achetés aux enchères chez Sotheby, leurs vêtements, toute la petite monnaie qui traîne, absolument tout. Prenez tout et n’y réfléchissez pas à deux fois. Ensuite, vous les jetterez en prison.

Ca vous paraît sévère ? Le seul problème est que c’est exactement ce qui arrive aux gens ordinaires lorsqu’ils sont pris dans une affaire de drogue.

Il serait intéressant, par exemple, de demander aux habitants de Tenaha, Texas, ce qu’ils pensent de l’accord passé avec la HSBC. C’est la ville où la police locale contrôlait régulièrement les automobilistes (en majorité noirs) et, lorsqu’ils trouvaient de l’argent, leur offrait l’alternative suivante : ils pouvaient soit laisser la police saisir leur argent, soit être accusés de blanchiment et de trafic de drogues.

Nous pourrions poser la question à Anthony Smelley, de l’Indiana, qui a obtenu une indemnisation de 50.000 dollars pour un accident de la route et qui transportait environ 17.000 dollars de cette somme lorsqu’il a été arrêté. Les flics ont fouillé son véhicule et ont fait intervenir des chiens renifleurs : les chiens ont donné l’alerte à deux reprises. Aucune drogue n’a été trouvée, mais la police a quand même confisqué l’argent. Même après que Smelley ait présenté les documents pour prouver d’où venait l’argent, les officiels de Putnam County ont tenté de garder l’argent en arguant qu’il aurait pu utiliser cet argent pour acheter de la drogue dans le futur.

Non, ce n’est pas une blague. Ca arrive tout le temps, et il arrive même que le propre Ministère de la Justice de Lanny Breuer soit de la partie. Pour la seule année de 2010, le Ministère Public a déposé près de 1,8 milliards de dollars dans les comptes du gouvernement provenant de saisies, la plupart en relation avec le drogue. Voici les propres statistiques du Ministère :

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Aux Etats-Unis, si vous êtes contrôlé en possession d’une somme d’argent et que le gouvernement pense qu’il peut s’agir d’argent de la drogue, l’argent sera saisi et servira dés le lendemain à acheter un tout nouveau véhicule de service au Shériff ou Chef de Police local.

Et ça c’est uniquement la cerise sur la gâteau. Si vous êtes connecté d’une manière ou d’une autre avec la drogue, le véritable prix que vous aurez à payer est une amende outrageusement exorbitante. Ici à New York, un procès sur sept est une affaire de marijuana.

L’autre jour, alors que Breuer annonçait sa petite remontrance contre les blanchisseurs d’argent de la drogue les plus prolifiques du monde, j’étais dans un tribunal à Brooklyn en train d’observer comment ils traitaient les gens. Un avocat de la défense a expliqué l’absurdité des arrestations pour drogue dans cette ville. En fait, à New York, les lois sur la drogue sont relativement tolérantes en ce qui concerne l’herbe – la police n’est pas censée vous arrêter en cas d’usage privé. Alors comment fait la police pour contourner le problème et procéder à 50.377 arrestations par an, uniquement dans cette ville ? (chiffres de 2010 ; en 2009, le nombre était de 46.492)

« Ce qu’ils font, c’est qu’ils vous arrêtent dans la rue et vous demandent de vider vos poches » a expliqué l’avocat. « Au moment même où une pipe ou un brin d’herbe sort de votre poche… boom, ça se transforme en usage public. Et ils vous arrêtent. »

Les personnes passent des nuits en prison, ou pire. A New-York, même s’ils vous relâchent après une courte peine pour un délit, vous devez payez 200$ et subir un prélèvement de votre ADN – qu’il faudra payer aussi (50$ de plus). Cela dit, il ne faut pas chercher bien longtemps pour trouver des affaires où des peines draconiennes, stupides, sont infligées pour des affaires de drogue non-violentes.

Demandez à Cameron Douglas, le fils de Michael Douglas, qui s’est vu infliger une peine de 5 ans de prison pour simple possession. Ses geôliers l’ont maintenu en isolement 23 heures par jour pendant 11 mois et ont refusé les visites d’amis ou de proches. Le détenu typique pour une affaire de drogue non-violente n’est pas le fils blanc d’une célébrité, mais généralement un usager appartenant à une minorité et qui reçoit des peines bien plus lourdes que les gosses de riches pour les mêmes délits – on se souvient tous du controverse de crack-contre-cocaïne lorsque les instructions délivrées par les autorités fédérales et nationales faisaient que les usagers de crack (la plupart issus des minorités) se voyaient infliger de peines pouvant aller jusqu’à 100 fois celles infligées aux usagers de cocaïne, à majorité blanche.

Une telle partialité institutionnelle constituait un scandale raciste, mais cet accord avec HSBC vient de tout balayer. En abandonnant des poursuites contre des blanchisseurs majeurs d’argent de drogue sous prétexte (prétexte totalement absurde, soi-dit en passant) que leur inculpation pourrait mettre en péril le système financier mondial, le gouvernement vient d’officialiser le deux-poids deux-mesures.

A présent ils disent que si vous n’êtes pas un rouage important du système financier global, vous ne pourrez pas vous en tirer, pour quoi que ce soit, même une simple possession. Vous serez emprisonné et tout l’argent qu’ils trouveront sur vous sera confisqué sur le champ et servira à l’achat de nouveaux joujoux pour la GIGN locale qui sera déployée pour défoncer des portes des maisons où vivent d’autres économiquement insignifiants dans votre genre. En d’autres termes, si vous n’avez pas un job essentiel au système, le gouvernement considère que vos biens peuvent être confisqués et employés à financer l’appareil de votre répression.

D’un autre côté, si vous êtes quelqu’un d’important, et que vous travaillez pour une grosse banque internationale, vous ne serez pas poursuivi même si vous blanchissez neuf milliards de dollars. Même si vous êtes activement complice avec des gens placés au sommet du trafic international de drogues, votre punition sera de loin plus légère que celle d’une personne placée tout en bas de la pyramide. Vous serez traité avec plus de respect et de compréhension qu’un junkie affalé sur les banquettes du métro à Manhattan (occuper deux sièges constitue un délit dans cette ville). Un trafiquant de drogue international est un criminel et généralement aussi un assassin ; un drogué qui marche dans la rue est une de ses victimes. Mais grâce à Breuer, nous sommes officiellement passés à une politique d’emprisonnement des victimes et de tolérance envers les criminels.

Nous touchons le fond du fond. Cela n’a aucun sens. Il n’y a aucune raison qui justifierait que le Ministère de la Justice n’arrête pas toutes les personnes chez HSBC impliquées dans le trafic, les inculpe pour crimes, et fasse appel aux organismes de contrôle pour assurer la continuité de l’activité de la banque pendant la période de transition. Il s’avère que la HSBC a du procéder au remplacement de pratiquement tous ses hauts dirigeants. Les coupables n’étaient donc apparemment pas si indispensables que ça à la bonne marche de l’économie mondiale.

Il n’y a donc aucune raison pour ne pas les inculper. Le fait qu’ils ne le soient pas est un signe de lâcheté et de corruption pure et simple, et rien d’autre. En approuvant cet accord, Breuer a détruit toute l’autorité morale du gouvernement pour poursuivre quiconque dans une affaire quelconque de drogue. La plupart des gens savaient déjà que la guerre contre la drogue n’est qu’une farce. C’est désormais officiel.

Matt TAIBBI

http://www.rollingstone.com/politics/blogs/taibblog/outrageo…

Traduction « lorsqu’on disait bankster, on ne croyait pas si bien dire » par VD pour le Grand Soir.

URL de cet article 18756
http://www.legrandsoir.info/le-scandaleux-arrangement-financier-avec-la-banque-hsbc-prouve-que-la-guerre-contre-la-drogue-n-est-qu-une-farce-rolling-stone.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be)

GAZA :

GAZA: LE MOYEN ET LE MESSAGE (Santiago ALBA RICO /rebelion.org / avanti4.be) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mosadeegaza

le moyen et le message

(Santiago ALBA RICO)
Gaza n’est ni un pays, ni la partie d’une nation, ni une bande de terre et encore moins un ensemble d’êtres humains : c’est un simple investissement. Israël – et je le dis sans la moindre pointe d’ironie – n’est pas en train d’appliquer une politique génocidaire en Palestine : elle veut tuer des enfants, mais pas tous les enfants ; elle veut détruire des écoles et des hôpitaux, mais non pas empêcher radicalement toute forme de survie ; elle veut affamer ses habitants, mais non pas les tuer tous par la faim.

N’oublions pas que c’est Ariel Sharon, le même qui avait joué pendant des mois au chat et à la souris avec Yasser Arafat dans la Mouquata, qui a appliqué le fameux « plan de déconnexion » en 2005 pour transformer Gaza en une immense Mouquata de 1.500.000 habitants. Gaza est très importante pour Israël.

C’est l’urinoir où les dirigeants sionistes soulagent leurs plus bas instincts ; c’est le petit frère désarmé qu’ils frappent quand ils voulaient frapper son grand frère plus costaud ; c’est la poubelle où ses politiciens ensevelissent leurs déchets : c’est le mur où ils collent leurs affiches électorales ; c’est leur jeu vidéo guerrier ; c’est la vitrine de leur marché d’armement : c’est l’otage pour toute négociation ; c’est la condition même – avec un système compliqué de respiration artificielle – de conservation de l’Etat sioniste.

Comme le répète l’écrivain libanais Elias Khoury, « Israël achète du temps en échange du sang » et ce sont les Gazaouis qui dépensent ce sang. Gaza est la banque centrale d’Israël ; sa réserve de devises. Elle est indispensable. « Déconnectée », sous blocus, démembrée, parfois frappée, mais indispensable. Israël ne veut pas détruire Gaza, ni assassiner tous ses habitants. On pourrait croire que Tel Aviv est en train de bombarder ses édifices et de tuer ses enfants, mais en réalité elle est en train de « soigner » son outil favori, d’affiner son instrument, de remodeler sa musculature. Elle est en train de tirer tout le parti dont elle peut tirer de Gaza en rentabilisant toutes ses « prestations ».

Comme le disent les analystes, Israël est en train d’envoyer des « messages ». Les messages d’Israël sont tellement évidents et prévisibles qu’il ne faut pas être un savant pour les déchiffrer. Il est bon qu’ils soient clairs pour que tous les comprennent.

L’un d’eux est adressé aux électeurs israéliens, afin qu’ils craignent « l’antisémitisme islamique » et se sentent soulagés d’avoir un gouvernement fort, implacable avec l’ennemi, mais aussi avec les dissidents.

Un autre message est adressé à l’Egypte et à tous les pays musulmans – de la Tunisie à la Turquie – qui, après les bouleversements et les changements de ces deux dernières années, pourraient être tentés de réviser leurs relations avec Israël.

Un autre message est dirigé à l’Iran, une manière de lui montrer les dents à partir de son camp d’entraînement habituel.

Non moins important est le message destiné à Obama, afin de poursuivre l’alignement étasunien inconditionnel vieux de 40 ans, en lui rappelant par la voie des faits qu’Israël est son unique véritable allié dans la région et l’unique garant de ses intérêts.

Le dernier message, et le principal, s’adresse à tout le monde : Israël, le plus artificiel et imposé des Etats, est le seul qui soit véritablement « indépendant » dans le monde et il est disposé à tout – bombes, assassinats, guerres apocalyptiques –, sans le moindre égard pour le droit international, pour les règles humanitaires, aux équilibres diplomatiques, au pragmatisme politique et à la morale commune, et cela dans l’unique but de préserver son identité raciste et coloniale.

Si le moyen est le message, les messages d’Israël ont une dimension inhumaine et criminelle. Mais ils ont aussi, pour la première fois sans doute depuis 1948, un accent désespéré. Derrière les hypocrites et obscènes déclarations de soutien occidental à l’agresseur, nous entendons une inquiétude nouvelle et nous percevons une réaction insolite de dégoût. Israël se sent moins à l’aise ; elle est plus isolée.

Comme le rappelait à juste titre Ilan Pape quelques jours avant les nouvelles attaques contre Gaza, la véritable préoccupation du régime sioniste se centre sur les changements qui ont ébranlé le statu quo dans la région.

Le « printemps arabe » constitue une menace sérieuse, stratégique et politique, pour sa survie.

Paradoxalement, c’est sous la poussée des peuples arabes contre les dictatures locales qu’Israël s’est enfin inscrit dans le Proche Orient : c’est une « dictature arabe » comme les autres qui s’oppose, avec les mêmes moyens que Moubarak, Ben Ali ou Bachar Al-Assad, à la démocratisation du monde arabe.

De là découle ses alliances, actives ou passives, avec tous les dictateurs, et de là provient son effort réalisé pour soutenir, en tant que base arrière, toutes les contre-révolutions.

De là découle également son intérêt à alimenter tous les fanatismes sectaires qui, comme dans le cas d’Al Quaeda, peuvent empêcher la constitution souveraine de gouvernements arabes démocratiques, dont la légitimité dégradera celle du gouvernement d’Israël au yeux de l’opinion publique et en feront des interlocuteurs inévitables pour les puissances occidentales dans un cadre nouveau d’alliances régionales.

Mais Israël est ainsi faite. Sa faiblesse est une bonne nouvelle qui devrait nous réjouir. Mais nous en sommes incapables. Parce ce que ce qui donne la véritable mesure du danger que représente Israël pour la paix mondiale, c’est précisément sa capacité – et sa détermination – à transformer une bonne nouvelle en la pire qui soit : des enfants tués, des familles détruites, des maisons en ruines.

Gaza est le message que nous devons tous entendre.

S’il existe un acteur irrationnel dans la région, ce n’est pas Al Quaeda, ni Bachar Al Assad, aussi irrationnel et criminel soit-il, mais bien Israël, et son isolement régional multiplie les dangers pour tout le monde.

Gaza est le message

Israël – nous dit la missive – a aussi peu de scrupules qu’Al Quaeda et beaucoup plus d’armes que Bachar Al Assad, y compris des armes nucléaires, et elle est infiniment plus « indépendante » que les Etats-Unis. Lorsque cela se révèle nécessaire pour défendre un projet dont la racine « idéologique » ne répond à aucune raison ni pragmatisme d’aucune sorte, elle est disposée à utiliser tous les moyens, contre n’importe qui, sans craindre les conséquences.

L’autre message, le dernier et le premier, est proclamé de l’autre côté, par les Palestiniens, qu’il ne faut pas oublier. Face à cette pluie de feu et à ces frappes chirurgicalement infanticides, contre ce Goliath soudard qui veut les transformer en urinoir, en poubelle, en panneau électoral, en jeu vidéo, en vitrine et en monnaie d’échange, les rares roquettes que lancent les Palestiniens depuis Gaza ne sont qu’une simple, élémentaire, naturelle, rageuse et douloureuse déclaration de dignité humaine. Puissent les Israéliens être capables un jour de le comprendre, d’entendre ce message de la Palestine, comme l’ont déjà entendu tous les peuples arabes et une bonne partie des peuples de la terre.

Santiago ALBA RICO

Source : http://www.rebelion.org/noticia.php…

Traduction française Ataulfo Riera pour Avanti4.be : http://www.avanti4.be/analyses/arti…

Santiago Alba Rico est un écrivain et philosophe marxiste. Il a vécu plusieurs années au Caire et réside aujourd’hui en Tunisie.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

LE GRAND CANYON DANS L’ARIZONA EN TIMELAPSE…MAGNIFIQUE !

LE GRAND CANYON DANS L’ARIZONA

LE GRAND CANYON DANS L'ARIZONA EN TIMELAPSE...MAGNIFIQUE ! dans REFLEXIONS PERSONNELLES grand-canyonfsfs

Le Grand Canyon est situé dans l’Arizona, aux États-Unis.
Au total, 80 000 photos prises sur une période de 7 jours.
La musique est signée Figgy et le titre est «Don’t Waste»

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 novembre, 2012 |4 Commentaires »

NOUS ACCUSONS ! LA SOURDE OREILLE DES GRANDS MEDIAS SUR LA SITUATION ET LA GRAVITE DES ATROCITES COMMISES PAR ISRAEL A GAZA (Borer, Bustros, Chomsky, Heap, Kelly, Noonan, Prevost; Stresing, Tuller)

Nous accusons !

La sourde oreille des grands médias sur la

situation et la gravité des atrocités commises par

Israël à Gaza.

NOUS ACCUSONS ! LA SOURDE OREILLE DES GRANDS MEDIAS SUR LA SITUATION ET LA GRAVITE DES ATROCITES COMMISES PAR ISRAEL A GAZA (Borer, Bustros, Chomsky, Heap, Kelly, Noonan, Prevost; Stresing, Tuller) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gazzzzzaHagit BORER, Grande Bretagne 
Antoine BUSTROS, Canada 
Noam CHOMSKY, USA 
David HEAP, Canada 
Stephanie KELLY, Canada 
Máire NOONAN, Canada 
Philippe PREVOST, France 
Verena STRESING, France 
Laurie TULLER, France

-samedi 17 novembre 2012-

Tandis que les nations d’Europe et d’Amérique du Nord

commémoraient, le 11 novembre 2012, les pertes militaires de

guerres passées et présentes, Israël ciblait des civils.

Le 12 novembre 2012, à l’orée d’une nouvelle semaine, les lecteurs étaient inondés, pendant leur petit-déjeuner, de comptes rendus déchirants relatant les pertes humaines militaires passées et actuelles. Cependant, on semblait taire le fait essentiel selon lequel les pertes humaines les plus importantes lors des conflits armés contemporains touchent les populations civiles.

Le matin du 12 novembre était également marqué par une absence criante d’information relatant les attaques militaires sur Gaza qui se sont poursuivies pendant tout le week-end. Une recherche superficielle confirme cette omission sur le réseau de télévision canadien Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et les journaux canadiens le Globe and Mail, la Gazette de Montréal et le Toronto Star. De même en ce qui concerne le New York Times et la BBC.

Selon le rapport du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme daté du 11 novembre 2012, cinq civils palestiniens, dont trois enfants, avaient été tués dans la Bande de Gaza dans les 72 heures précédentes, en plus de deux membres de la sécurité palestinienne. Quatre de ces décès étaient dus à des tirs d’obus de Tsahal sur des enfants jouant au football. De plus, 52 civils ont été blessés, dont six femmes et 12 enfants. (Depuis que nous avons commencé à rédiger ce texte, le nombre de victimes palestiniennes a d’ailleurs augmenté et continue de croître.)

Les articles qui rapportent les meurtres commis se concentrent en grande majorité sur l’élimination des membres de la sécurité palestinienne.

Par exemple, un article de l’Associated Press (AP) publié par la CBC le 13 novembre 2012, intitulé Israel mulls resuming targeted killings of Gaza militants (« Israël réfléchit à la reprise des éliminations ciblées de militants de Gaza ») ne fait aucune mention des morts et des blessés parmi la population civile. Il caractérise les meurtres « d’assassinats ciblés ». Le fait que les pertes humaines soient dans une large mesure des victimes civiles indique qu’Israël n’est pas tant engagée dans des meurtres « ciblés » que dans des assassinats « collectifs », commettant ainsi à nouveau le crime de punition collective.

Un autre article de l’AP paru au bulletin d’informations de la CBC le 12 novembre et intitulé Gaza rocket fire raises pressure on Israel government (« Des tirs de roquettes mettent la pression sur le gouvernement israélien ») est accompagné de la photo d’une femme israélienne regardant un trou dans le plafond de son salon. Et là encore, aucune image, ni aucune mention des nombreuses victimes et des cadavres à Gaza. Dans le même ordre d’idées, la BBC titrait, le 12 novembre, Israel hit by fresh volley of rockets from Gaza (« Israël frappée par une nouvelle pluie de roquettes tirées depuis Gaza »). La même tendance se retrouve dans les grands journaux européens.

La couverture des événements récents et actuels insiste principalement sur les roquettes tirées depuis Gaza, dont aucune n’a causé de blessés ni de morts.

Ce qui est sciemment laissé de côté, ce sont les bombardements touchant la bande de Gaza qui, eux, ont causé de nombreuses victimes, dont plusieurs morts et blessés graves. Nul besoin d’être un expert en science des médias pour comprendre qu’on a affaire au mieux à des reportages bâclés et biaisés, et au pire à une désinformation pure et simple basée sur une mauvaise foi délibérée visant à déformer les faits pour tromper les lecteurs.

De plus, les articles mentionnant les victimes palestiniennes à Gaza rapportent systématiquement que les opérations militaires israéliennes avaient répondu à des tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza ayant occasionné des victimes du côté des soldats de Tsahal.

Cependant, si l’on examine la chronologie des événements, la flambée de violence actuelle a débuté le 5 novembre 2012 quand un innocent âgé de 20 ans et souffrant apparemment de troubles mentaux, Ahmad al-Nabaheen, a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir, et ils pensent que son décès est très certainement dû à cette attente. Puis, le 8 novembre, un garçon âgé de 13 ans qui jouait au football devant sa maison a été tué par les Forces d’Occupation Israéliennes qui avaient fait une incursion dans le territoire de la Bande de Gaza avec des chars d’assaut et des hélicoptères.

Le fait que quatre soldats israéliens aient été blessés à la frontière le 10 novembre faisait donc partie d’une série d’événements incluant la mort de civils de Gaza, et n’en constituait en aucun cas l’élément déclencheur.

Nous, les signataires de ce texte, sommes récemment rentrés d’un séjour dans la Bande de Gaza. Certains d’entre nous sommes en contact direct avec des palestiniens vivant à Gaza à travers les réseaux sociaux.

Pendant deux nuits d’affilée, les palestiniens de Gaza ont été privés de sommeil à cause de survols incessants de drones et d’avions F16 et de bombardements aveugles de leur territoire densément peuplé.

L’objectif de ces opérations semble clair : il est de terroriser la population, objectif atteint d’ailleurs, comme nous pouvons l’affirmer grâce aux témoignages de nos contacts sur place. S’il n’y avait pas eu de messages affichés sur Facebook, nous n’aurions pas conscience du degré de terreur ressenti par les civils palestiniens ordinaires de Gaza.

Ceci contraste vivement avec ce que le monde sait de la terreur ressentie par les citoyens israéliens victimes des tirs de roquettes. Selon un rapport envoyé par un médecin canadien qui se trouvait à Gaza et qui a apporté son aide au service d’urgences de l’hôpital de Shifa durant le week-end, « les blessés étaient tous des civils présentant de multiples blessures de perforation provenant d’éclats d’obus : lésions cérébrales, blessures au cou, hemo-pneumothorax, tamponnade péricardiale, rupture de la rate, perforations intestinales, membres déchiquetés, amputations traumatiques. Tout ceci sans aucun écran de contrôle, avec peu de stéthoscopes, une seule machine à ultrasons… Plusieurs victimes souffrant de blessures graves mais n’engageant pas leur pronostic vital ont été renvoyées chez elles avant d’être examinées de nouveau le lendemain matin à cause du nombre considérable de blessures à traiter. La profondeur des blessures dues aux éclats d’obus donnait froid dans le dos. De petites blessures au demeurant, mais avec des dégâts internes massifs… Et tout cela avec très peu de morphine disponible pour atténuer la douleur. » Apparemment, ce genre de scènes n’est pas digne d’être rapporté par le New York Times, la CBC ou la BBC.

Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux ; ceci a été amplement documenté.

Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne.

Benyamin Netanyahu est en ce moment même en train de recueillir le soutien diplomatique des pays occidentaux en vue d’attaques à venir sur Gaza, ce qui nous fait craindre qu’une nouvelle opération du même type que « Plomb Durci » se profile à l’horizon.

En fait, les événements les plus récents confirment qu’une telle escalade est déjà en état de marche, tel que le montre le décompte des morts aujourd’hui. L’absence d’indignation populaire massive face à ces crimes est une conséquence directe de la dissimulation systématique des faits et de la manière distordue dont ces crimes sont rapportés.

Nous souhaitons exprimer notre indignation concernant la couverture médiatique scandaleuse de ces événements dans les grands médias.

Nous appelons les journalistes du monde entier travaillant pour des antennes de ces grands médias à refuser d’être instrumentalisés à travers cette politique systématique de manipulation.

Nous appelons également les citoyens à s’informer en consultant les médias indépendants et à laisser leur conscience s’exprimer ouvertement de la manière qu’ils jugent la plus efficace et appropriée.

Hagit BORER, Grande Bretagne 
Antoine BUSTROS, Canada 
Noam CHOMSKY, USA 
David HEAP, Canada 
Stephanie KELLY, Canada 
Máire NOONAN, Canada 
Philippe PREVOST, France 
Verena STRESING, France 
Laurie TULLER, France

Voir en ligne : l’article original en anglais
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 novembre, 2012 |1 Commentaire »

UN APPEL GAZAOUI DESESPERE A UNE COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMPLICE (Ziad MEDOUKH / assawra.info)

Un appel gazaoui désespéré à une Communauté

Internationale complice

UN APPEL GAZAOUI DESESPERE A UNE COMMUNAUTE INTERNATIONALE COMPLICE (Ziad MEDOUKH / assawra.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES gazapng

(Ziad MEDOUKH)

(assawra.info)

arton1527-3f8ad CONSEIL DE SECURITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Cet appel est adressé par un simple citoyen palestinien de Gaza

à la communauté internationale officielle qui ne se décide pas à

réagir afin de mettre fin à l’agression israélienne poursuivie

contre la population civile de Gaza , agression qui a fait des

dizaines de morts et des centaines de blessés, en majorité des

civils.

« Je sais bien que cet appel ne sera pas entendu par ces pays et par ces organisations internationales, qui ferment les yeux devant les attaques israéliennes permanentes contre les enfants et les femmes de Gaza.

Mais, devant le sang de nos enfants et de nos femmes qui continue de couler sur la terre de Gaza,

Mais, devant les corps déchiquetés de ces civils palestiniens innocents, tombés suite à des bombardements israéliens aveugles,

Mais, au nom des Palestiniens de Gaza qui souffrent de cette escalade militaire israélienne, je m’adresse :

Au Conseil de Sécurité qui prétend assurer la sécurité dans le monde : à Gaza, les habitants ne trouvent d’abris pour échapper aux raids israéliens intensifs lancés toutes les cinq minutes sur des maisons appartenant à des civils… où est cette sécurité ?

Aux Nations-Unies qui essayent d’assurer la paix dans le monde entier : jusqu’à quand l’impunité de cet état israélien hors la loi, qui agresse les Palestiniens tous les jours, et qui assassine la paix au mépris de toutes les décisions internationales ?

Aux Etats-Unis, le plus grand pays du monde : jusqu’à quand va-t-il soutenir l’état d’Israël dans toutes ses violations des droits des Palestiniens ?

A l’Europe, au nom des Droits de l’homme et de la démocratie : c’est vous qui avez encouragé cet état agressif à continuer sa politique coloniale, cet état qui bafoue les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Au lieu de sanctionner cet état d’apartheid, vous êtes en train de défendre et de justifier ses attaques.

Aux pays du Printemps Arabes, au nom de vos révolutions et de votre nouveau pouvoir basé sur le changement : pourquoi laissez-vous les Palestiniens de Gaza seuls et abandonnés dans leur prison à ciel ouvert, face à la lâcheté et la barbarie de cette armée aveugle ?

Puisque vous ne bougez pas, puisque vous ne réagissez pas, puisque vous n’arrivez ni à dénoncer ni à critiquer Israël, cet état colonial va poursuivre ses attaques, et sa guerre contre les civils de Gaza.

Vous avez perdu votre crédibilité, et vous êtes en train de laisser notre région à l’arbitraire de cet état qui se moque de vous et de vos décisions.

Heureusement, qu’en ce monde, il y a des personnes de bonne volonté et une société civile consciente qui se mobilisent pour que cesse la violence israélienne contre Gaza et contre la Palestine.

Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante. »

Ziad MEDOUKH
Vendredi, 16 novembre 2012

Mobilisation en France :
http://www.assawra.info/spip.php?ar…

GAZA:

Les frappes aériennes israéliennes tuent 11 civils

GAZA (Sipa-AP) — Au moins onze civils ont été tués, dont des femmes et des enfants, dans une frappe aérienne israélienne menée sur Gaza, selon des médecins palestiniens. La frappe a rasé un immeuble de deux étages appartenant à la famille DALOO.

Quatre femmes et quatre jeunes enfants feraient partie des civils tués, selon le responsable de la santé Ashraf al-Kidra.

Des secours débordés ont retiré les corps des enfants, dont un nouveau-né, des ruines, alors que les survivants et les passants hurlaient leur désespoir. Plus tard, les quatre enfants ont été transportés à la morgue à l’hôpital de Shifa à Gaza.

La cible de l’attaque aérienne n’était pas claire.

Selon Ashraf al-Kidra, ces nouveaux décès portent à 66 dont 32 civils le nombre de Palestiniens tués dans l’offensive israélienne.

(Sipa / 18.11.2012 19h10)                                                                                   

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

IRAN, ISRAEL, ETATS-UNIS: L’OPTION MILITAIRE (Eric VILAIN)

Iran, Israël, États-Unis : l’option militaire

IRAN, ISRAEL, ETATS-UNIS: L'OPTION MILITAIRE (Eric VILAIN) dans REFLEXIONS PERSONNELLES iran-3-24af7  (Eric Vilain)

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Il y a un consensus dans ce qu’on appelle pudiquement la « communauté internationale » pour obliger l’Iran à mettre fin à son programme nucléaire militaire. On considère que les principaux pays industrialisés ont le droit de mettre en œuvre un programme nucléaire civil et militaire, mais pas l’Iran. Le fait qu’on parle d’« option militaire » pour mettre fin à ce programme en Iran, mais pas en Corée du Nord, n’est sans doute pas un hasard.

Le problème est que l’Iran ne veut manifestement rien savoir, et que les pays occidentaux (ce qui exclut la Russie et la Chine) ne semblent pas capables d’imaginer ce qu’ils pourraient fournir à l’Iran en échange de l’arrêt, ou du moins d’un certain contrôle international, de sa politique nucléaire. Ce quelque chose pourrait être, par exemple, une certaine reconnaissance internationale, une certaine légitimité de l’Iran en tant qu’État sur la scène internationale. Il va de soi que les États-Unis ne sont absolument pas disposés à entrer dans ce jeu-là, parce que s’il en était ainsi ils se verraient privés d’un épouvantail qui est très utile à leur politique internationale. Le même raisonnement vaut pour Israël, à cette différence près que cet épouvantail sert à leur politique intérieure. Le jour où il n’y aura plus de tensions extérieures pour maintenir l’union nationale en Israël, les autorités israéliennes auront à faire face aux innombrables contradictions sociales qui minent le pays.
Israël ne se trouve pas dans une situation particulièrement favorable. Les négociations avec les Palestiniens piétinent. La situation en Syrie se dégrade : tout laisse à penser que la chute de Bachir al-Assad conduira à la mise en place d’un régime islamiste, comme en Égypte – ou d’une façon générale comme partout où les dictateurs ont été renversés. L’avenir de la Jordanie est incertain. Le renversement de Moubarak en Égypte a ouvert la porte à un régime islamiste dont le nouveau président, Mohamed Morsi, va s’empresser de se rendre à Téhéran où se déroule la rencontre du Mouvement des Non-Alignés.

Tout cela conforte en Israël le syndrome de Massada : environ un millier de Juifs révoltés s’étaient retranchés dans la forteresse de Massada, assiégée par les Romains. Lorsque, après sept mois de siège, en l’an 73, les Romains pénétrèrent dans la forteresse, les assiégés s’étaient suicidés. Par extension, le syndrome de Massada est cette attitude paranoïaque qui caractérise un groupe qui se sent assiégé dans un environnement hostile qui veut sa perte, et qui conduit à un acte désespéré. Si les autorités israéliennes, les médias israéliens confortent ce sentiment d’être assiégé – un sentiment largement entretenu par la politique d’expansion territoriale d’Israël depuis sa création –, il n’est pas impossible que la décision d’une frappe contre l’Iran soit prise.

Significativement, Obama ne s’est pas rendu en Israël pendant son mandat – un fait sans doute unique dans l’histoire contemporaine. Ce qui ne l’a pas empêché d’envoyer d’innombrables émissaires pour assurer les autorités israéliennes que les États-Unis prennent la chose très au sérieux et pour leur enjoindre de ne pas entreprendre de frappe préventive. Le gouvernement Obama choisit pour l’instant l’option diplomatique mais se trouve face aux Israéliens qui pensent que l’Iran progresse plus vite qu’on ne le pense vers la construction de l’arme nucléaire.
La politique de Netanyahu consiste clairement à mettre la pression sur Obama, à le discréditer pour soutenir son concurrent conservateur, Romney, lui-même entouré de néoconservateurs enchantés à la perspective d’une guerre. Aussi, l’éventualité ne peut pas être écartée d’une attaque israélienne avant les élections aux États-Unis, dans le but d’influer sur le scrutin en faveur du candidat qui aura pris position pour une frappe préventive : en effet, dans ce cas, les États-Unis seraient contraints d’intervenir eux aussi pour soutenir leur allié.

Pendant l’été, le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense, Ehud Barak, ont proclamé haut et fort la possibilité d’une attaque préventive israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Certains milieux, dits « autorisés » aux États-Unis, semblent précisément penser que cette attaque préventive israélienne est une option possible. Un spécialiste Etats-Unien du Moyen-Orient, Richard N. Haass, président du Conseil des Affaires Etrangères, affirme que les États-Unis tentent de calmer les Israéliens, mais « l’une des nombreuses inconnues est à quel point les États-Unis peuvent rassurer les Israéliens, étant donné ce que les Israéliens considèrent comme les enjeux » 1. La question se résumerait à définir les risques réciproques et les conséquences possibles d’un Iran possédant l’arme nucléaire, d’une part, et d’une attaque préventive israélienne de l’autre. Or une attaque préventive destinée à détruire les installations nucléaires iraniennes serait totalement inefficace si elle n’avait pas recours à l’arme nucléaire – tout en ne garantissant aucunement que toutes les installations iraniennes soient détruites.

Ces éventualités doivent être évaluées uniquement avec la grille de lecture des intérêts stratégiques étatsuniens et des liens particuliers qui rapprochent Israël et les États-Unis. La principale préoccupation des officiels israéliens en ce moment est de savoir si Obama ou Romney se décideront à entreprendre une attaque contre l’Iran – sachant que parler d’« attaque contre les installations nucléaires iraniennes » est une attaque contre l’Iran, un acte de guerre dont les conséquences pourraient être incalculables.
Il va sans dire que les Israéliens préféreraient que ce soient les États-Unis qui prennent l’initiative de l’attaque. Ils s’imaginent sans doute que cette solution susciterait à l’encontre d’Israël des réactions moins hostiles de la part des pays environnants – comme si on ne connaissait pas depuis longtemps les liens entre les deux pays. C’est la politique du « armons-nous et partez », et on fait faire le sale boulot par le copain. Il est vrai que depuis des années l’Arabie Saoudite insiste auprès des États-Uniens pour qu’ils attaquent l’Iran.
Une attaque israélienne contre l’Iran conduirait à l’implication immédiate des États-Unis dans le conflit, ne serait-ce que pour empêcher l’Iran de répliquer. En somme, le message qui serait envoyé serait celui-ci : « Certes, Israël vous a attaqué, mais vous n’avez pas le droit de répliquer, et si vous le faites, c’est vous qui serez le responsable de l’escalade conduisant au déclenchement d’une nouvelle guerre mondiale. »
Un rapport Etats-Unien rédigé par des officiels du gouvernement, des experts de la sécurité nationale et des officiers, révèle que des frappes US contre l’Iran pourraient secouer le régime, politiquement, et endommager sa capacité à répliquer, mais les Iraniens se montreraient capables de répliquer, directement, ou par l’intermédiaire de substituts, de telle manière que cela pourrait déclencher une guerre dans tout le Moyen-Orient. En outre, cela retarderait, mais n’arrêterait pas les efforts iraniens pour créer la bombe atomique.

L’un des arguments avancés contre l’intervention militaire étatsunienne est que les musulmans perçoivent déjà les États-Unis comme étant antimusulmans, après l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan. Des frappes contre l’Iran risqueraient de mettre le feu aux poudres auprès des populations musulmanes : les réactions après la vision d’un film antimusulman sur internet ne seraient alors que peu de chose en comparaison d’une réaction massive des musulmans de la planète. « Les planificateurs et les experts devraient prendre en compte que les émeutes et les troubles qui ont suivi la vision d’extraits d’un obscur film sur le web seraient une fraction de ce qui pourrait arriver après une frappe – par les Israéliens ou par les États-Unis – sur l’Iran », déclara un officier supérieur états-unien, le général Gregory Newbold, un des rédacteurs du rapport et ancien chef des opérations 2.
Si les « experts » et commentateurs occidentaux pensaient que le renversement des dictateurs, lors du Printemps arabe, serait suivi de la mise en place de régimes politiques fondés sur le modèle démocratique occidental et favorables à l’Occident, nous nous trouvons maintenant devant une situation où ce sont des régimes islamiques, ou fortement teintés d’islamisme, qui ont remplacé les dictatures (qui étaient pro-occidentales, il faut le répéter) ; mais on a également des masses arabes qui ont fait l’expérience d’une révolution politique contre leurs anciens dictateurs et qui pourraient très bien déclencher une autre révolution contre les États-Unis et, pourquoi pas, le monde occidental d’une façon générale. Ce n’est donc pas une formule de style que de dire qu’une attaque préventive d’Israël déclencherait une véritable guerre mondiale.

Le problème reste que les auteurs du rapport susmentionné ne font absolument aucune proposition, et se contentent de vouloir informer et de stimuler la réflexion aux États-Unis sur les objectifs d’une attaque militaire contre l’Iran. Le rapport souligne la faible probabilité d’empêcher l’Iran de fabriquer une bombe atomique par la force militaire si celle-ci est limitée à une combinaison de frappes aériennes, d’attaque cybernétiques, d’opérations de commando, etc. Ce qui sous-entend qu’il faudra faire plus. Une attaque militaire ne ferait que retarder de deux à quatre ans la réalisation du programme nucléaire iranien, vider les caisses de l’État, créer des tensions sociales, mais les rédacteurs ne pensent pas que cela aboutira à un changement de régime ou à une capitulation : au contraire, cela accroîtrait la motivation du régime à fabriquer la bombe, afin d’empêcher de futures attaques.
La neutralisation du régime iranien et de son influence dans la région impliquerait l’occupation du pays, exigeant d’énormes ressources en hommes et en argent : « Considérant la grande dimension et la forte population de l’Iran, la force du nationalisme iranien, nous estimons que l’occupation de l’Iran exigerait une mobilisation de ressources de personnels plus grande que ce que les États-Unis ont connu pendant les dix dernières années dans les guerres en Iran et en Afghanistan réunies », dit le rapport.
Il ne fait pas de doute qu’en ce moment les autorités Etats-Uniennes ne sont pas enthousiastes à l’idée d’une guerre avec l’Iran – car c’est bien de cela qu’il s’agit –, préférant l’option diplomatique. Il existe cependant, en Israël et aux États-Unis mêmes, des fanatiques qui ne souhaitent qu’une chose : lancer des frappes prétendument « préventives » contre l’Iran. Il est possible qu’il y ait en Iran des hommes qui préféreraient voir à la tête des États-Unis une administration néoconservatrice plutôt que des personnes favorables à une issue pacifique, car comme pour Israël, la cohésion politique et sociale du pays est fondée sur le sentiment d’être assiégés. Ainsi s’expliquerait l’absence actuelle de toute perspective diplomatique : on attend que les élections mettent le républicain Romney à la tête du pays.

Conclusion:

On peut dire que la situation actuelle est la conséquence ultime d’une politique engagée il y a des dizaines d’années.
1. Une politique américaine consistant à écraser toute velléité de constitution au Moyen-Orient d’un pôle régional ayant sa dynamique propre, et à refuser l’idée qu’il faille négocier d’égal à égal avec ce pôle.
Deux exemples suffiront à illustrer ce fait :
– Lorsque le chef du gouvernement iranien Mohammad Mossadegh tenta, en 1953, de garantir à son pays le contrôle sur la production de pétrole et nationalisa l’Anglo-Iranian Oil Company, une réaction internationale immédiate ferma le marché au pétrole iranien 3. La CIA Etats-Unienne et le MI6 britannique organisèrent alors un coup d’État pour renverser Mossadegh… ce qui permit à la Standard Oil Etats-Unienne d’entrer sur le marché iranien.
– L’Égypte avait été tellement vassalisée à la politique internationale des États-Unis que, lorsque le président Moubarak, en 1990, s’était posé en médiateur pour empêcher la guerre avec l’Irak et pour trouver une solution arabe au conflit, l’éditorialiste du Washington Post avait écrit : « Ayant d’abord tenté de jouer les médiateurs, le président Hosni Moubarak semble maintenant vouloir gagner du temps. Washington est en droit d’attendre mieux de la part d’un pays qui accepte chaque année des États-Unis 2 milliards de dollars… » (Cité par l’International Herald Tribune, 10 août 1990.). 
2. Une politique israélienne d’expansion territoriale qui exclut toute possibilité de
dialogue avec les pays environnants, créant une situation de tension permanente dans la région. Cette politique a été très clairement définie par un certain Jobotinsky en 1923 dans un texte intitulé « Le mur d’acier, nous et les Arabes ».

Ce serait être extrêmement naïf de penser que ce qui a été dit en 1923 a pu évoluer : « Il ne peut être question d’une réconciliation volontaire entre nous et les Arabes, ni maintenant ni dans un futur prévisible. Toute personne de bonne foi, mis à part les aveugles de naissance, a compris depuis longtemps l’impossibilité complète d’aboutir à un accord volontaire avec les Arabes de Palestine pour la transformation de la Palestine d’un pays arabe en un pays à majorité juive. […] Nous ne pouvons offrir aucune compensation contre la Palestine, ni aux Palestiniens ni aux Arabes. Par conséquent, un accord volontaire est inconcevable. Toute colonisation, même la plus réduite, doit se poursuivre au mépris de la volonté de la population indigène. Et donc, elle ne peut se poursuivre et se développer qu’à l’abri du bouclier de la force, ce qui veut dire un mur d’acier que la population locale ne pourra jamais briser. Telle est notre politique arabe. La formuler de toute autre façon serait de l’hypocrisie 4. »

L’éventualité d’une guerre qui découlerait inévitablement de la décision de lancer une attaque contre l’Iran n’est pas quelque chose qu’on puisse écarter. La question qui se pose à nous est : quelle serait l’attitude du gouvernement français. Il nous semble important de faire savoir que cette possibilité reste envisageable, et qu’il faut nous y préparer par une mobilisation… préventive. Il ne fait pas de doute que dans les mois qui vont suivre, il faille alerter l’opinion, commencer à organiser une riposte afin de ne pas nous trouver dépourvus, comme nous l’avons été en 1990 lors du déclenchement de la guerre contre l’Irak 5.

1. « Israel, Iran, and the Military Option », www.cfr.org/middle-east/israel-iran-military-option/p28879
2. « Expert Report : US Strikes on Iran Would Risk Major War »,http://news.yahoo.com/report-us-str…
3. Nationaliser est une chose, assurer le suivi en est une autre. Mossadegh avait omis de prendre en compte le fait que l’Iran manquait de techniciens pour faire le travail et qu’il n’avait pas de pétroliers pour transporter le pétrole.
4. Cité par Ralph Shoenman, L’Histoire cachée du sionisme, Sélio, 1988.
5. Cf. René Berthier, L’Occident et la guerre contre les Arabes, L’Harmattan, 1994, disponible à Publico.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 septembre, 2012 |Pas de commentaires »
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