REPUDIONS CETTE EUROPE MERCANTILE ! (MICHEL SANTI / http://www.gestionsuisse.com)

Répudions cette Europe mercantile !

REPUDIONS CETTE EUROPE MERCANTILE ! (MICHEL SANTI / http://www.gestionsuisse.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa24

La Chine est parfaitement consciente que les excédents de sa balance commerciale et de sa balance des paiements sont générateurs de déséquilibres à l’échelle planétaire. Voilà pourquoi elle tente – et, ce, depuis 2009 ! – de procéder à des réajustements visant à promouvoir sa consommation intérieure censée prendre au moins partiellement le relais de ses exportations dans la pérennisation de sa croissance.

Ces tentatives et mesures sont entreprises même depuis près d’une décennie, quoiqu’à un rythme inconstant du fait des incertitudes et de la volatilité macro économiques induites par la crise. Il n’en demeure pas moins que c’est la Chine qui, unes des premières, avait annoncé en 2009 un stimulus massif – représentant pas moins de 10% de son P.I.B. ! – et visant à soutenir son économie menacée au summum de la crise, soit en 2009. Cette nation n’a certes pu résister à certaines tentations protectionnistes, comme d’autres du reste. De même, ses investissements intérieurs n’ont-ils pas toujours été judicieux, productifs ou rationnels. Le processus de ré équilibrage n’en est pas moins entamé, la Chine ayant résolument emprunté la voie complexe consistant à promouvoir sa consommation intérieure grâce au levier de la majoration des revenus de son immense masse salariale.

En cela, la Chine se montre donc à la mesure de son rôle prépondérant dans une économie globale qu’elle sait inter dépendante. Ses dirigeants successifs sont ainsi pleinement conscients que le passage d’une économie émergente ou en voie de développement au stade d’une économie intégrée et développée ne peut se réaliser sainement que par la diminution de sa dépendance aux exportations.

Une économie dynamique appartenant à un pays respectable ne saurait effectivement dépendre ad vitam aeternam de la croissance du reste du monde. Autrement dit, il est du devoir des nations importantes de ce monde – d’abord pour leurs propres citoyens – de moins greffer leur prospérité sur celles des autres. Les responsables politiques chinois semblent même vouloir aujourd’hui emprunter la voie suprême, à savoir encourager leurs citoyens à dépenser une partie de leur épargne séculaire en diminuant les incertitudes, c’est-à-dire en améliorant nettement les couvertures sociales et de santé.

Le leadership chinois a donc bien intégré cette hyper fragilité macro économique mondiale en grande partie provoquée par les déséquilibres inhérents aux grandes nations. Autrement dit, qu’il est crucial pour la Chine et pour ses partenaires d’établir une certaine harmonie entre consommation domestique et commerce extérieur.

Quel contraste saisissant avec l’exemplaire Allemagne qui n’a de cesse de se faire l’ardent et farouche défenseur de la rectitude fiscale et budgétaire et qui fait montre d’un authentique délire obsessionnel pour améliorer la compétitivité. Le tout dans le seul et unique objectif de relancer les économies européennes grâce à aux exportations. Elle qui peine tant à consentir des augmentations de salaire à sa masse salariale. Elle qui refuse d’admettre que l’austérité et que le tout-à-l’exportation ne sauraient fonctionner à l’échelle du continent européen. Elle fait en effet pâle figure comparée à la Chine qui a procédé à des augmentations de 17% de ses salaires en 2012 ! Restreindre la consommation de ses sujets pour concentrer toutes ses forces vitales à l’exportation d’un côté ou accepter d’intégrer le jeu global consistant à encourager progressivement sa demande intérieure ? La Chine et l’Allemagne ont manifestement choisi.

Pendant que l’une entraîne l’Europe dans une spirale déflationniste. Alors qu’elle accuse les pays du Sud d’avoir échoué…faute d’avoir instauré suffisamment d’austérité ! Tandis qu’elle force l’ensemble des peuples européens à se prosterner devant l’autel des réformes structurelles supposées nous mener directement au paradis de la compétitivité. Tout en précarisant à l’extrême ses propres travailleurs dont le tiers est réduit à l’état de mendiants sociaux. Et dans un contexte où elle récuse avec effroi la damnation des politiques expansionnistes qui permettraient une relance de sa consommation intérieure.

La Chine, pour sa part, réduit insensiblement sa dépendance à la demande extérieure, encourage sa consommation et lance des programmes sociaux.
Pour avoir fait le choix de se prescrire aux injonctions allemandes, l’Europe – cette « première économie mondiale » – se résigne donc aujourd’hui à parasiter l’activité économique globale en acceptant de dépendre pleinement des capitaux extérieurs. L’Europe est-elle seulement consciente que, ce faisant, elle accepte d’être infectée par le syndrome allemand du « petit pays », voire du pays émergent, qui se contente de vivre au crochet des autres grâce au levier des exportations ? Est-ce donc là toute l’ambition de l’Union Européenne ?

Michel SANTI

économiste (http://www.gestionsuisse.com)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 25 mai, 2013 |Pas de commentaires »

CAHUZAC A DISSIMULE…UN PEU MOINS DE 685 000 EUROS: A CE TARIF IL DOIT ALLER EN TAULE CAR C’EST UN TRUAND ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr / rtl.fr)

CAHUZAC a dissimulé…

« Un peu moins de 685.000 euros »:

A ce tarif là il doit aller en taule

car c’est un TRUAND !

Jérôme Cahuzac sur RTL, le 21 mai 2013.

-Jérôme Cahuzac sur RTL, le 21 mai 2013-

(Crédit: Frédéric BUKAJLO Abaca PRESS pour RTL)

Invité de Jean-Michel APHATIE ce mardi matin sur « RTL », Jérôme CAHUZAC s’est expliqué sur les sommes qu’il a dissimulées.

« Un peu moins de 685.000 euros en totalité », ce sont « les sommes dissimulées qui l’ont été pour l’essentiel il y a presque 20 ans, à une époque où je n’étais pas élu et où je n’envisageais pas de l’être », argue l’ancien Ministre du Budget sur RTL. Avant d’ajouter consciemment : « Ce qui n’enlève rien à la gravité de la faute que j’ai pu commettre« .

« La condamnation est à la hauteur des sommes faramineuses évoquées. » Jérôme Cahuzac

Cette histoire qu’il qualifie d’ « ancienne », Jérôme CAHUZAC compte la livrer en totalité à « justice ». « C’est (…) pour moi, la possibilité de dire ce qu’il s’est passé. Une rumeur apparaît non vérifiée, elle est reprise puis ça devient un fait, une annonce et une accusation. Et à aucun moment je n’ai la possibilité de dire ce qu’il en est. Mais le mal est fait et la condamnation est à la hauteur des sommes faramineuses évoquées », ajoute-t-il.

L’origine des sommes

CAHUZAC A DISSIMULE...UN PEU MOINS DE 685 000 EUROS: A CE TARIF IL DOIT ALLER EN TAULE CAR C'EST UN TRUAND ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr / rtl.fr)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa34

« C’est mon travail qui m’a permis, hélas, de gagner ces sommes, et hélas, de ne pas les déclarer » explique Jérôme CAHUZAC sur RTL.

Quant à ses « motivations » d’ouvrir un compte en Suisse, l’ancien Ministre du Budget botte en touche : 

« Est-ce qu’on peut avoir une motivation qui puisse paraître rationnelle ou intelligente devant tant de stupidité ? » Et de conclure sur le sujet : « Il y a un peu plus de 20 ans, ces actions étaient, je le crains d’une banalité bien triste (…) dans le milieu professionnel que je pouvais fréquenter mais je ne veux pas porter d’accusation particulière. »

http://www.dailymotion.com/video/x102ldy

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 mai, 2013 |2 Commentaires »

POURQUOI LES REGIMES DE RETRAITE SONT-ILS EN FAILLITE ? (Robert BIBEAU / http://www.robertbibeau.ca)

Pourquoi les régimes de retraite

sont-ils en faillite ?

POURQUOI LES REGIMES DE RETRAITE SONT-ILS EN FAILLITE ? (Robert BIBEAU / http://www.robertbibeau.ca) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaaa6

retraites-a8295 CAPITALISME dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Robert BIBEAU

Les ouvriers et les employés, du moins ceux qui ont la possibilité de travailler malgré le chômage qui assaille l’économie, font face à un problème gravissime – leurs régimes de retraite sont menacés d’insolvabilité. C’est le cas aux États-Unis, au Canada et au Québec.

La crise générale du système capitaliste

Les régimes de retraite – qu’on ne retrouve habituellement que dans les pays développés d’Occident – sont des concessions que les capitalistes monopolistes ont accordées aux ouvriers et aux employés afin de les apaiser après les grands soulèvements des années 1968-1972. Ce sont des chaînes dorées pendues au cou des salariés afin de les maintenir en servage dans les usines et pour leur faire oublier leurs conditions de métayers exploités de qui on soutire la plus-value et les profits. L’immense exploitation, par les monopoles impérialistes transnationaux, de tous les peuples néo-colonisés d’Afrique et d’Asie a permis aux riches d’accorder cette concession aux ouvriers des pays avancés. Mais depuis des années la conjoncture s’est dégradée.

Depuis le début du millénaire les affaires des milliardaires tournent à l’envers. La crise économique de 2008 a marqué la fin d’un cycle et l’ouverture d’un nouveau cycle dans le développement impérialiste. Ce n’est pas la crise de 2008, pas plus que la prochaine, qui a entraîné la débâcle économique. Ces crises à la chaîne sont la conséquence de la crise générale du système de production qui ne parvient plus à se reproduire. La crise financière, boursière et monétaire qui s’accélère est l’expression ostentatoire de cette débandade du mode de production et la preuve indiscutable du déplacement du centre de gravité du système impérialiste mondial de New-York vers Shanghai, la nouvelle Mecque de l’impérialisme international.

La crise des régimes de retraite n’est qu’une conséquence ultime de la crise générale du système d’économie politique décadent. La solution des milliardaires – par la voix de leurs « experts » universitaires et des petits hommes d’affaires est la même que pour toute autre affaire – faire payer les ouvriers pour la dégringolade des régimes de pensions accompagnant la déroute du système impérialiste en banqueroute.

L’état des lieux

Au Québec le système de pension pour les aînés est structuré en trois étages. Au premier étage, se trouve le régime de la Sécurité de la vieillesse. Il s’agit d’une prestation mensuelle offerte à la plupart des citoyens canadiens mise en place par le gouvernement fédéral à même les impôts soutirés aux ouvriers, et comprenant la Pension de la sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, et l’Allocation au conjoint. En vertu de ce régime plus d’un million trois cent mille québécois et québécoises reçoivent chacun un montant annuel de 6 553 $ imposable. Eh oui, imposable, pas question de planquer cette « fortune » dans un paradis fiscal.

Le deuxième étage est constitué d’un régime à cotisation variable pour tous les travailleurs – le Régime des rentes du Québec – sous gestion du gouvernement québécois, administré fiduciairement par la Caisse de Dépôt. Au 31 décembre 2011, le Régime des rentes du Québec comptait quatre millions de cotisants et 1,5 million de bénéficiaires d’une rente de retraite. À 65 ans, la rente maximale peut aller jusqu’à 12 150 $ par année imposable. Encore une fois pas de fraude fiscale vers les Iles Caïmans avec cette « fortune » économisée par les salariés (1).

Le troisième étage regroupe les initiatives engagées par les employés en vue de financer leur retraite, soit les régimes complémentaires établis par des travailleurs du secteur public ou du secteur privé auxquels s’ajoutent pour le tiers (33%) d’entre eux des économies personnelles telles que les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) (2).

La crise des régimes de retraite

Depuis le tournant du siècle, rien ne va plus pour ces régimes de retraite, principalement ceux à prestations déterminées (3).

Alors que dans les années 1990 ces régimes accumulaient des surplus, l’accentuation de la crise économique a complètement changé la donne. Alors que les employeurs s’attribuaient fréquemment des congés de cotisations en raison des forts rendements boursiers, depuis l’approfondissement de la crise ces régimes se sont mis à accumuler des déficits. Aujourd’hui, on observe que :

• un tiers des Canadiens n’ont aucune épargne-retraite personnelle et ils sont encore plus nombreux au Québec ;
• à la fin de 2011, 93 % des régimes de retraite à prestations déterminées étaient sous-capitalisés, selon le Bureau du Surintendant des Institutions Financières du Canada ;
• ces problèmes touchent surtout le secteur privé, mais aussi le secteur public, principalement les municipalités (le quart du déficit global).

« Face à cette situation, bien des régimes canadiens ont été modifiés pour transférer le risque des employeurs sur le dos des salariés. Ainsi, le nombre de salariés bénéficiant de régimes à prestations déterminées (dont le risque est assumé par l’employeur à même la plus-value arrachée aux ouvriers, NDLR) diminue tandis que le nombre de ceux qui participent à des régimes à cotisations déterminées (dont le risque est assumé par le salarié à même son salaire, NDLR) explose. Au Québec le nombre d’adhérents à des régimes à cotisations déterminées a plus que doublé (hausse de 135 %) entre 1992 et 2011, tandis que le nombre d’adhérents à des régimes à prestations déterminées diminuait légèrement (de 5 %) » (4).

Le Québec compte quatre millions de salariés, dont 1,9 million (47%) qui ne participent à aucun régime de retraite collectif ni même à aucun régime personnel (5). D’autre part, 1,4 million de travailleurs participent à l’un ou l’autre des 750 régimes complémentaires de pension, soit 513 000 salariés dans le secteur privé et 866 000 employés dans le secteur public.

Au moins soixante-dix pour cent (70%) de ces régimes de pension sont dans l’impasse financière sévère et leur dette cumulée totalise 41 milliards de dollars. Voilà l’héritage des congés de cotisation que les patrons se sont accordés d’autorités (!)

Devant cette faillite appréhendée la solution des riches est connue – il faut hausser les « taxes » de retraite, presser davantage le citron de l’ouvrier consommateur-contribuable-taxable à merci. Mais pas facile de hausser les cotisations de ceux qui sont toujours mis à contribution par l’impôt, les taxes, les cotisations, les frais des services et des transports publics, les « tickets modérateurs », les taxes municipales, les cotisations syndicales, etc. Surtout, que rien ne garantit que ces augmentations de cotisations sauveront leurs régimes de pension en perdition.

Un comité d’ »experts »

Un comité d’experts sur l’avenir du système de retraite québécois a donc été mis sur pied comme chaque fois qu’un gouvernement souhaite préparer l’opinion publique à pressurer l’ouvrier et à « produire du consentement » chez les gens.

retraites-a8295 ECONOMIE

Le Comité présidé par M. Alban D’Amours a déposé son rapport le 22 avril 2013. Ces « experts » ont identifié quatre causes pour expliquer l’insolvabilité des régimes :

1) « Les travailleurs vivent trop vieux, s’ils mouraient plus nombreux ça irait mieux ». Ridicule, comme vous l’imaginez. Les actuaires et les démographes qui dans les années quatre-vingt ont calculé les primes à payer et les indemnités à recevoir ont parfaitement apprécié cette hausse de longévité. Tout comme ils ont prévu que dans les sociétés occidentales avancées nous avons aujourd’hui atteint un palier de longévité qu’il sera difficile de dépasser pour au moins quelques années.

2) « Les ouvriers et les employés n’économisent pas suffisamment ». Comment thésauriser quand le salaire gagné suffit à peine à assurer la reproduction de la force de travail et les commodités de la famille ; que l’emploi est sans cesse menacé par le chômage généralisé ; et que le salaire est comprimé par la concurrence des chercheurs d’emplois harcelés par les nervis d’Emploi Canada qui coupent dans les prestations d’assurance chômage ?

3) « Les employés ne paient pas assez et ils sont trop gourmands quand vient le temps d’encaisser la pension qu’ils se sont payés avec prestations déterminées ». Les hommes d’affaires-commissaires suggèrent que les employés devraient renoncer aux avantages acquis avec l’argent qu’ils ont épargné. Pourtant, une enquête fédérale révèle que 22 % des foyers canadiens vivent sous le seuil de pauvreté dont nombre de familles de personnes âgées-retraitées. Pour le gouvernement canadien, est pauvre tout individu disposant de moins de 18 421 $ par année. Cette somme pourrait sembler énorme aux ouvriers du tiers-monde mais le coût de la vie étant ce qu’il est au Canada ce montant suffit à peine à survivre misérablement (6).

4) « La durée de la vie active en nombre d’années de travail-cotisant au régime de retraite diminue constamment » rajoute Maître Alban. En effet, le chômage frappe si durement que l’employé cotise moins d’années. Par contre, nombre de travailleurs retardent leur prise de retraite au-delà de l’âge autorisé (65 ans) et nombreux sont ceux qui retournent travailler après avoir pris leur retraite car la pension reçue ne suffit plus pour survivre.

De fait, les régimes de pension des travailleurs, sont strictement des fonds d’épargne collectifs, auxquels seuls l’ouvrier contribue, même quand les cotisations transitent par la plus-value, expropriée par l’employeur, puis rétrocédée et déposée dans ces « bas de laine pour thésauriser » comme les appelaient les anciens canadiens. Les fonds de pension sont victimes de la crise économique du système capitaliste. Ces immenses fonds de capitaux, gérés par les capitalistes financiers qui se payent une commission au passage, sont par eux dilapidés à spéculer sur le marché boursier en déroute et à renflouer leurs entreprises en banqueroute. Rien de ce qu’ils pourront imaginer pour sauver leur système ne fonctionnera. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il s’effondre inexorablement emportant dans l’horreur les épargnes des travailleurs.

Les vrais raisons de l’insolvabilité des régimes de pension

1. Au Canada la crise a détruit au moins 677 000 emplois depuis 2008, autant de cotisants en moins dans les régimes de retraite collectifs.

2. De plus, toute proportion gardée, les salaires réels sont pour ainsi dire gelés depuis des années. Comme les cotisations sont calculées en pourcentage du salaire gagné, si le salaire n’augmente pas les cotisations n’augmentent pas.

3. La crise des « subprimes » et des « produits boursiers-dérivés frauduleux » de 2008 a fait disparaître des milliers de milliards de dollars d’épargne que les institutions de gestion des fonds de pension – Caisse de Dépôt et de Placement du Québec, Fonds de Solidarité FTQ et CSN notamment – avaient engagées dans ces paris risqués de la loterie boursière frauduleuse.

4. Enfin, la crise économique a fait s’effondrer les rendements des placements et a mené à la faillite de nombreuses entreprises qui ont emporté les fonds de pension des ouvriers dans leur délocalisation, en fuite vers l’Asie-Pacifique (7).

5. De plus, à cause des immenses dettes souveraines qui grèvent la plupart des États capitalistes, les taux d’emprunt courant sont maintenant très bas, ce qui entraîne que les rendements sur les placements financiers sont diminués. Pour le moment le capital industriel rapporte, du moins pour un certain nombre de monopoles très concurrentiels comme Samsung qui vient de déclarer 4,9 milliards d’euros de bénéfices pour le premier trimestre de 2013, alors que le capital financier spéculatif donne des rendements très décevants (8).

Un exemple parmi d’autres de la fraude des pirates des fonds de pension, le monopole américain Singer, installé à Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 1906, a décidé de délocaliser son usine vers l’Asie. Il a fermé ses portes par étapes entre 1964 et 1986 emportant avec lui le régime de retraite des salariés. Les travailleurs ont aussitôt entrepris de longues procédures judiciaires pour récupérer leurs dollars économisés et spoliés. S’ensuivit une enfilade de procès qu’ils ont gagnés si bien qu’après vingt ans de procédures les quelques vieux ouvriers toujours vivants ont reçu une petite indemnité tout juste suffisante pour les enterrer. Voilà l’impérialisme dans toute sa nudité (9).

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Voilà les raisons profondes de la faillite des fonds de pension publics ou privés. Voilà ce que le Comité de pseudos experts sur les régimes de retraite a voulu taire à la grogne populaire. Le système économique impérialiste est en faillite et toutes les bases financières sur lesquelles il repose s’effritent emportant avec elles les fonds de pension des travailleurs comme elles emportent tout le reste.

La Comité d’« experts » a accouché d’une recommandation pour « renflouer » les fonds de pension minés par la crise économique et le krach boursier. Ces gens d’affaires et autres thuriféraires, tous parangons du capital parasitaire, proposent non pas de forcer les entreprises à verser leur dû à même la plus-value extorquée et de renflouer les fonds de pension qu’ils ont pillés, mais de créer un nouveau fonds de pension, la « Rente Longévité » qui accaparera 3,3% supplémentaire du salaire des ouvriers – déjà lourdement grevé – l’équivalent de 4 milliards de dollars par année de cotisation supplémentaire arrachée aux salariés déjà paupérisés, argent que les institutions financières administreront en prenant leur quote-part au passage et qu’elles placeront dans des fonds boursiers risqués qui failliront un jour ou l’autre (10).

Les ouvriers n’ont aucun contrôle ni aucun pouvoir sur la gouvernance et le développement du mode de production impérialiste, ni sur l’administration du système bancaire-financier-boursier, même pas sur la gestion de leur propre régime de pension dont l’administration est accaparée par des trusts financiers monopolisés ; ils ne sont donc pas responsables de l’effondrement de ce mode de production moribond. Il est hors de question que nous exigions la gestion de ces fonds de pension, qui ne peuvent que s’étioler en même temps que le système impérialiste dans son entièreté, peu importe qui l’administrera. L’autogestion de la crise impérialiste n’est ni une option, ni une solution.

Les ouvriers doivent se préparer à renverser toute cette coterie de pseudos génies chargés de les embrouiller, de les culpabiliser et de leur imposer un nouveau régime de « sécurité » ; un nouveau régime de pension-longévité qui ne peut que finir dans le caniveau et dans l’insécurité comme tous les précédents, tous ceux existants et tous les suivants.

 


COMPLÉMENT D’INFORMATION: 

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

1. R. Bibeau (10.04.2013) D’un paradis fiscal à l’autre ils font fructifier leur capital. http://les7duquebec.org/7-au-front/dun-paradis-fiscal-a-lautre-ils-fon…

2. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/

3. À prestation déterminée signifie que le travailleur qui cotise à ce régime un temps déterminé est assuré de recevoir un montant précis – déjà fixé et garanti au moment de sa retraite et jusqu’à sa mort. À cotisation déterminée c’est l’ouvrier qui assume le risque. Il sait combien il dépose chaque mois dans sa cagnotte d’épargne mais il ne sait nullement combien il touchera au moment de sa retraite.

4. http://www.politicoglobe.com/2012/11/amelioration-des-regimes-de-retraite/

5. Sauf évidemment au Régime fédéral de sécurité de la vieillesse et au Régime des rentes du Québec, tous deux obligatoires pour tout citoyen et pour chaque travailleur.

6. http://www.pauvrete.org/seuildepauvrete.html

7. http://www.tuac.ca/index.php?option=com_content&view=article&i…

8. http://www.museevirtuel-virtualmuseum.ca/sgc-cms/histoires_de_chez_nou…?
id=story_line&lg=Francais&fl=0&ex=395&sl=2785&pos=1

9. http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130426.OBS7292/apple-samsun…

10. Le rapport http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/salle_presse/2012/Pages/20121106.aspx&usg=AFQjCNHYuMC5BeuMpIo4kh7P-rlXI9gpXA et aussi article dans le quotidien Le Devoir. http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/375995/4-milli…

URL de cet article 20528
http://www.legrandsoir.info/pourquoi-les-regimes-de-retraite-sont-ils-en-faillite.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2013 |Pas de commentaires »

L’ESCLAVE CRYPTE (http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/05/14/lesclave-crypte/)

L’esclave crypté

L'ESCLAVE CRYPTE (http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/05/14/lesclave-crypte/) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbbbbbbb

arton20590-fe22f AUSTERITE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Gaëtan PELLETIER

Tout progrès est ambigu, à la fois chance et péril. C’est nous qui choisissons. Le progrès technique nous donne actuellement la possibilité de gagner plus, de vivre mieux, de travailler moins. Et comme nous avons libéré la cupidité des hommes, avec la libéralisation du secteur financier, ce sont les effets pervers qui l’emportent. Ce qui devrait être un instrument de libération des hommes devient un moyen d’asservissement. L’homme devient la variable d’ajustement de l’augmentation des dividendes. Tant qu’on n’aura pas tranché le nœud gordien du pouvoir de la finance, rien ne sera possible. Parce que le rapport de force agira toujours dans cette direction, et le côté pervers du progrès technique l’emportera toujours. Sous la pression des événements et des drames qui se multiplieront, serons-nous amenés à le faire à temps ? Sans cela, nous courrons à la catastrophe. Il faut continuer à alerter et à travailler dans ce sens. ( René Passet, Bastamag )

Le grand pouvoir de ce monde repose désormais sur la magie contemporaine. Un mélange d’huile de serpents « humanoïdes » (sic), scandant des slogans à travers une presse quadriplégique, une télévision-mitraillette et une médecine franchement douteuse, qui ne sont pas sans rappeler les expériences étranges des saignées et des incantations autour du corps malade.

Magie contemporaine ?

Étrangement, nous avons rétrogradé, sans le savoir, dans une ère de sorciers « mono-vêtus », nouveaux prêtres de la religion : ils s’habillent pareillement, camouflés en une cravate et veston. Une discrétion équivoque…

Le déclenchement de cette fabulation pernicieuse ? « Science ». Il y a un rapport entre le shaman bariolé et l’armada de politiciens écrasés par la foi en un néolibéralisme « développeur » : puisque tout est « science », l’économie l’est également.

La politique – celle qui se targue de pouvoir et de changement- n’est plus qu’un produit – exempt du « clan science ». Leur pouvoir se résume à calfeutrer à la hâte les nids de poules creusés par la vitesse d’exécution du totalitarisme de l’économie. Et dans sa foi, sa poursuite à appliquer une recette désuète, le résultat est que l’homme d’État n’est désormais qu’un esclave, mains liées, encagées dans un bateau ivre. Pendant que passent, au-dessus de lui ou d’elle, les drones rieurs. Manettes à distance.

Les machines à mutiler 1.0

Shaman 2

Les guerres mutilent.

Voici trois images de la fin de la guerre 39-45

Russie 1

Russie 2

Russie 4

C’était nécessaire, direz-vous, de se débarrasser du nazisme. C’est ce que le citoyen en a retenu… Mais cette guerre fut déclenchée par des « besoins économiques » d’extension afin de faire prospérer l’Allemagne. Les méchants nazis n’étaient que des avares de terres… Hitler s’entoura d’assoiffés de pouvoir qui eurent chacun leur but « personnels ».

Bien avant l’attaque de Pearl Harbor, le président américain avait déjà entrepris des ententes avec l’Angleterre pour « vendre » des armes, pour une dette ultérieure. Hitler, en délaissant la cible « Angleterre », se rua vers l’U.R.S.S. , ses champs de blé et les puits de Stalingrad.

Il a simplement compris que la richesse réelle était ailleurs…

L’interprétation historique vous dira qu’il avait fait erreur. Il avait tout simplement oublié son sens « pratico-pratique ».

La machine à mutiler 2.0

N’ayant plus de « méchants » à combattre, les « méchants javellisés aux idéologies trafiquées » décidèrent alors de crypter les causes des guerres. Et c’est « ici » que cela se passe.

Enigma_1940

Si les Nazis ont utilisé une machine Enigma pour crypter leurs messages, le cryptage « moderne » de transferts d’information a noyé toute compréhension de l’humain, devenu le poisson le plus salé et fumé de la création. Si vous faites un mélange de la « présentation » de la situation terrestre globale, vous ne pouvez pas saisir et analyser réellement ni la somme, ni les composants, ni les changements rapides, ni les mensonges, ni les religions. Ni les réactions humaines, encore plus complexes…

De fait, on a créé enfin cette tour de Babel – et dans un but précis-, pour subjuguer quiconque irait se « mêler » à essayer de voir clair dans l’ignominie mondialiste. L’Histoire, pour ne pas laisser de traces, est passée à la déchiqueteuse de minute en minute, d’heure en heure, de jour en jour. Ajoutez à cela le mouvement perpétuel dans un quasi instantéisme, toute capacité de saisir le mouvement de l’Histoire est du domaine de l’impossibilité.

La machine à crypter, Énigme, version 21e siècle a rendu quadriplégique la masse de politiciens-chiots de poche. Ils sont assis et ils parlent.

La machine à mutiler est camouflée, cryptée, invisible, furtive. On vous montrera des corps – aux fins de propagande -, pouvant servir à attiser vos haines, mais on ne vous montrera pas la mutilation psychologique et économique, de vie quotidienne du citoyen d’un pays qui n’existe que sur papier.

On se penchera sur « l’Énigme » des plans d’austérité, de la pauvreté, sans trop de finesse, et le plus étrange est qu’on fera appel à l’entreprise privée pour délivrer les pays riches appauvris.

Pour être à jour, il faut se lever hier…

Une société qui n’a pas de questionnement sur son avenir ignore son passé.

Il n’y a que le camouflage qui change.

La réussite de demain est dans le décryptage de l’Histoire.

C’est la raison pour laquelle on l’a toujours trafiquée, et que dans les écoles on refuse d’y donner l’importance qu’elle a.

La Terre est une boule de cristal sur laquelle nous vivons tous. Le secret de l’avenir réside sans doute dans ses millions d’années pendant lesquelles elle a permis le développement et la réussite de la race humaine. C’est un grand livre rond que nous nous refusons de lire.

P.S.: Il reste cette merveille électronique sur laquelle j’écris en ce moment. Aux mains de tous, il n’est ni meilleur ni pire. C’est un outil magique, mais il peut également servir à nous berner sur notre liberté d’expression. Une pancarte électronique, c’est également un miroir dangereux pour les petits « sauvages » qui peuvent hurler pendant qu’ils se font mutiler sans cadavres.

C’est le progrès. Il faudra l’arrêter un jour.

Gaëtan PELLETIER

14 mai 2013

Mutilation « moderne »:

BANGLADESH, 2013. L’usine effondrée….

Bangladesh

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/05/14/lesclave-crypte/

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LE SENAT UNANIME POUR INSCRIRE LE PREJUDICE ECOLOGIQUE DANS LE CODE CIVIL (AFP)

Le Sénat unanime pour inscrire le préjudice

écologique dans le code civil

LE SENAT UNANIME POUR INSCRIRE LE PREJUDICE ECOLOGIQUE DANS LE CODE CIVIL (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa6

Naufrage de l’AMOCO CADIZ en 1978 (Photo: Marine Nationale)

PARIS – Le Sénat a adopté à l’unanimité, jeudi 16 mai 2013, une proposition de loi du sénateur UMP Bruno Retailleau visant à inscrire le préjudice écologique dans le Code Civil.

« Plus jamais ça! » s’est exclamé le sénateur de Vendée évoquant les marées noires trop nombreuses depuis le Torrey Canyon en 1967, l’Amoco Cadiz en 1978 jusqu’à l’Erika en 1999 et plus récemment le Prestige. Il a fallu 13 ans dans la procédure de l’Erika avant que la Cour de Cassation ne reconnaisse le préjudice écologique, défini comme une atteinte aux actifs environnementaux non marchands. Il est plus que temps d’inscrire cette notion dans notre Code Civil a-t-il plaidé.

Le rapporteur PS, Alain Anziani, élu de Gironde, autre département touché par les catastrophes, a soutenu la proposition. L’arrêt Erika a montré que notre législation ne suffisait pas a-t-il dit. Existe-t-il un préjudice écologique pur ? Je le crois, a-t-il répondu en citant l’exemple de l’ourse Cannelle dernière représentante de son espèce abattue par un chasseur dans les Pyrénées.

Chantal Jouanno pour les centristes et Joël Labbé pour les écologistes ont également apporté leur soutien enthousiaste à la proposition de loi.

Celle-ci comporte un seul article qui déclare que toute personne qui cause un dommage à l’environnement est tenue de le réparer. Il stipule aussi que la réparation s’effectue prioritairement en nature, c’est-à-dire par la remise en état.

La Ministre de la Justice, Christiane Taubira, au nom du gouvernement, s’en est remis à la sagesse du Sénat. Elle a toutefois indiqué qu’elle présentera un projet de loi sur le sujet à la fin de l’année, à partir des travaux d’un groupe de travail interministériel qui lui seront remis le 15 septembre 2013. Elle s’est engagée à intégrer les travaux des sénateurs dans son projet de loi.

Nous devons creuser le problème, a-t-elle souligné, pointant notamment le fait que les modalités d’exécution de la réparation en nature des dommages prévue par le texte, ses conditions précises, son suivi ne sont pas précisées.

L’important, c’est qu’on puisse déboucher, peu importe que ce soit par une proposition de loi ou un projet de loi, a déclaré M. Retailleau.

Pour qu’il puisse poursuivre son parcours parlementaire son texte doit encore être inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale.

Bruno Retailleau (UMP) et Alain Anziani (PS) se sont vivement félicités de ce vote lors d’une conférence de presse commune après la séance. C’est une grande question de ce siècle et le Code Civil doit s’adapter, a souligné M. Retailleau. On savait réparer le dommage causé à autrui il fallait savoir réparer le dommage causé à la nature, a renchéri M. Anziani.

C’est un pas de géant pour la protection de l’environnement. Faire entrer le préjudice écologique dans le Code Civil c’est en faire un fondement indiscutable, a estimé Laurent Neyret, professeur du Droit de l’Environnement lors de cette conférence de presse.

(©AFP / 16 mai 2013 15h30)

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REFORME DU TRAVAIL OUTRE-RHIN: INGE HANNEMANN MET EN GARDE LA FRANCE ! (Olivier RENAULT / La Voix de la Russie /Source: http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Reforme-du-travail-outre-Rhin-Elle-met-en-garde-la-France/)

Réforme du travail outre-Rhin:

REFORME DU TRAVAIL OUTRE-RHIN: INGE HANNEMANN MET EN GARDE LA FRANCE ! (Olivier RENAULT / La Voix de la Russie /Source: http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Reforme-du-travail-outre-Rhin-Elle-met-en-garde-la-France/) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbb

Elle met en garde la France !

arton20608-1690f ALLEMAGNE dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Olivier RENAULT

Elle s’appelle Inge Hannemann. Depuis deux semaines, elle fait les titres des journaux de l’autre côté du Rhin. Elle a travaillé comme conseillère au Pôle Emploi allemand de Hambourg de 2005 à début 2013. Elle a été suspendue pour activité politique. En 2006, en constatant les méthodes carrément violentes instiguées en interne, qui constituent de facto des violations des droits fondamentaux à l’égard de ses compatriotes au chômage, elle va, au péril de sa vie, se révolter et refuser de sanctionner des hommes et des femmes, jeunes ou plus âgés.

C’est la nouvelle mère courage qui, parlant le français et passionnée par le pays des Droits de l’Homme, veut venir en France rencontrer le syndicat du Pôle Emploi, SNU-FSU, pour mettre en garde contre les nouveaux plans sur le chômage en France directement importés du modèle Hartz IV.

Depuis 2013, Inge Hannemann, licenciée pour activité politique, est menacée d’être internée en psychiatrie.

Angela Merkel et son second couteau, Ursula von der Leyen, de la CDU, qui a été une Ministre de la Famille au bilan médiocre et qui dirige le Ministère du Travail aujourd’hui, aurait calé Inge Hannemann dans la lunette de son fusil. Devenant une affaire d’État, le blog d’Inge Hannemann, altonabloggt, et ses divers entretiens dans la presse commence à échauder Berlin. Huit millions de chômeurs en colère, qui pourraient se réveiller et prendre conscience de l’infamie dans laquelle ils sont jetés, inquiètent le pouvoir. De nombreux citoyens allemands enfoncent la tête dans les épaules tant la pression devient trop grande. Mais ils sont de plus en plus nombreux à montrer, grâce aux réseaux sociaux, leur volonté de révolte. La politique de communication du gouvernement rappelle les heures noires de la fin du Reich ou de la phase de la RDA où il fallait faire croire au succès final.

Pays sous propagande 

Le rapport sur la pauvreté, publié en mars 2013 par Ursula von der Leyen, a été falsifié par le gouvernement.

Chaque jour, 100 enfants sont retirés de leur famille par le Jugendamt pour pauvreté ou « difficultés » des parents. Les citoyens et de nombreux retraités sont recyclés dans une fabrique à la frontière polonaise et le gouvernement continue de dire que finalement, tout va bien en Allemagne.

Vendredi 3 mai 2013, la CDU a publié un tract sur sa page facebook et affirme que le chômage est en-dessous des 3 millions de demandeurs d’emploi. C’était sans compter avec la liberté du Net, où les internautes sont venus publier leur dégoût et insultes sous la publication.

On pouvait notamment y lire:

« A nouveau la si chère propagande d’État ! Voulez-vous continuer ainsi jusqu’à la victoire finale de cet État central européen ?  

Cher CDU, êtes-vous tous aveugles dans votre parti ou prenez-vous des drogues ?  

Les fonctionnaires ont réussi à retirer les chômeurs des statistiques.  

Celui qui y croit est lui-même responsable. C’est pas possible, si ça continue je vais dans la rue !  

Qu’est-ce qui se passe donc dans le pays ? Pas un responsable politique pour dire quelque chose ?  La manière dont le peuple souffre, personne ne veut le voir ! »

Mère courage

L’action politique de Inge Hannemann est devenue une Affaire d’État.

Trois avocats et des communicants se chargent de la conseiller. Son objectif est la fin de Hartz IV, un programme mis en place par les socialistes allemands qui appauvrit le pays, disloque les familles et fait régner la peur dans la société.

« La Arbeitsagentur produit de la pauvreté et viole les droits fondamentaux. Plusieurs paragraphes de la loi fondamentale sont violés. Je vois la misère, les actes de répression et une grande division de la société se produire ».

Par amour pour son peuple, Inge Hannemann ne peut pas accepter de voir plusieurs millions d’Allemands vivre ainsi. Elle sait la nécessité pour son pays d’avoir des enfants. Avec cette politique menée par Berlin, l’avenir du pays est menacé. Trop de parents avec leurs enfants sont déjà menacés de glisser dans la case « esclave ».

Inge Hannemann dénonce le travail par intérim car financé par le gouvernement. « Les sociétés d’intérim reçoivent durant trois mois de l’argent de la Arbeitsagentur. Le salarié, lui, ne touche pas cet argent. Les gens sont donc embauchés pour trois mois et sont ensuite virés car la boîte d’intérim embauche de nouveaux chômeurs pour toucher les primes.

La Ministre du Travail, Ursula von der Leyen, est assez incompétente. Je dénonce les chiffres sur le chômage annoncés par le gouvernement. Nos médias parlent de trois millions alors que nous avons huit millions de chômeurs en Allemagne ! ».

Et de mentionner l’exemple suivant:

« Un jour j’ai eu dans mon bureau un chômeur très malade. Il ne pouvait pas bien entendre et marcher. Il respirait à l’aide d’une machine. Les médecins du Pôle Emploi ont déclaré qu’il pouvait travailler tout en restant sur un lit ! ».

Volonté de la faire taire 

Son employeur a tenté à plusieurs reprises de l’envoyer passer une expertise psychologique puis psychiatrique à l’occasion d’un burn-out.

Inge Hanneman a refusé de se soumettre car « je sens qu’avec leurs expertises, ils pourraient me déclarer malade mentalement ». Depuis 4 semaines, son ordinateur et son téléphone ne marchent plus correctement. « Mes communications téléphoniques sont subitement interrompues quand je parle aux journalistes. Pendant des heures, je ne peux plus téléphoner. Les mails n’arrivent plus correctement. Ceux qui veulent me contacter reçoivent un message comme quoi mon compte mail est fermé ».

Avertir la France

Inge Hannemann veut venir en France pour rencontrer ses collègues du Pôle Emploi et le syndicat SNU-FSU.

« En France, ils ont déjà instauré le système du Hartz IV. Depuis 2005, le Pôle emploi peut sanctionner les chômeurs qui refusent de prendre un emploi proposé par le Pôle Emploi ».

Le Hartz IV a été instauré par Schröder, du SPD. Il ressemble au système du RSA mais en plus strict, pénalise les chômeurs et permet aux agents du Pôle Emploi de décider de la vie des personnes à la recherche d’un emploi. En plus de donner un travail obligatoire aux demandeurs d’emploi, les services du Pôle Emploi ont une fonction de police et effectuent des contrôles dans les appartements des chômeurs et en particulier ceux de la catégorie Hartz IV. En outre, ils dénoncent les familles au Jugendamt.

« Ils vont sonner chez les gens sans prévenir. Ils mettent un pied à travers la porte et rentrent. Puis ils regardent partout, dans les tiroirs et même dans le linge et dans les sous-vêtements. Tout est passé au crible. Il faut avertir les Français ! »

Elle veut aussi aller aux Pays-Bas pour avertir et dénoncer un système de camp de travail où les droits fondamentaux n’existent plus.

Olivier RENAULT  

(La Voix de la Russie)

Source: http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Reforme-du-travail-outre-Rhin-Elle-met-en-garde-la-France/

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HOLLANDE A L’OFFENSIVE ?…NON, L’INDIVIDU PIEDS ET MAINS LIES ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr /ats)

FRANCE:

HOLLANDE…

« à l’offensive »?

Christophe Ena/AP/SIPA

Impopulaire et fragilisé par l’entrée en récession de l’économie en France, le Président François HOLLANDE s’est engagé, jeudi 16 mai 2013, à placer « l’an II » de son mandat sous le signe de « l’offensive ». Il a notamment promis une « initiative » pour sortir l’Europe de sa « langueur ».

Au cours d’une conférence de presse, la seconde de son quinquennat, François Hollande a en premier lieu livré un plaidoyer en faveur de son action depuis un an à la tête d’un Etat qui a « démontré sa crédibilité budgétaire, qui a amorcé le redressement de sa compétitivité et entrepris la réforme du marché du travail », adoptée définitivement par le Parlement mercredi 15 mai 2013.

« L’an I a été entièrement consacré à la défense de notre souveraineté, la remise en ordre de notre économie, la sauvegarde de notre modèle social et la réparation des injustices », a déclaré M. Hollande. Son grand oral a eu lieu en présence du gouvernement de Jean-Marc Ayrault au grand complet, auquel il a renouvelé sa confiance.

Un remaniement est « possible », mais « pas d’actualité », a-t-il précisé alors que les critiques se multiplient sur le manque de cohésion de son équipe pléthorique (une quarantaine de ministres).

« Initiative européenne »

« L’an II, ce doit être l’offensive », a-t-il ajouté. Le président français a notamment annoncé qu’il allait lancer une « initiative européenne », prônant la mise en place d’un « gouvernement économique » de la zone euro avec un « véritable président », qui serait dotée d’une « capacité budgétaire » et dont la mission serait l’harmonisation fiscale et la lutte contre la fraude fiscale.

A l’unisson avec la chancelière allemande Angela Merkel, il s’est engagé à donner corps à une union politique dans les deux ans, sans en préciser les contours.

Tombé à un niveau d’impopularité inédit pour un président sous la Ve République, François Hollande a affiché sa détermination à faire sortir le pays de la crise, répétant son engagement d’inverser la courbe du chômage avant la fin 2013. Un objectif jugé intenable par les économistes.

(ats / 16.05.2013 19h15)


COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

HOLLANDE à l’offensive ?…

Non, l’individu pieds et mains liés !

Six mois après, il a remis ça.

François HOLLANDE a tenu, ce jeudi 16 mai 2013, sa deuxième grande conférence de presse du quinquennat: deux heures de questions-réponses entre le Président et les 400 journalistes accrédités pour l’événement.

Christophe Ena/AP/SIPA

(Christophe ENA/AP/SIPA)
« A quelques nuances près, l’exercice reste le même qu’en novembre dernier. A quelques nuances près. Car six mois plus tard, le contexte n’est plus tout à fait le même. Le pays vient d’entrer en récession, les chiffres du chômage battent des records, le pouvoir d’achat a régressé de 0,9% en un an, le gouvernement a dû renoncer à ses objectifs de croissance et de déficit et la cote de François Hollande est au plus bas. » (marianne.net)
HOLLANDE est satisfait: il a fait du bon travail en un an !

Il a « livré un plaidoyer en faveur de son action depuis un an à la tête d’un Etat qui a démontré sa crédibilité budgétaire, qui a amorcé le redressement de sa compétitivité et entrepris la réforme du marché du travail. »

Non, Monsieur le Président, c’est justement le contraire. A travers vos dires, et surtout vos actions et inactions, vous n’êtes pas crédible, il n’y a pas de redressement, la compétitivité et la croissance sont des leurres ! Quant à la « réforme du marché du travail » c’est tout simplement mettre l’individu à la trappe…pieds et mains liés.

« L’an I a été entièrement consacré à la défense de notre souveraineté, la remise en ordre de notre économie, la sauvegarde de notre modèle social et la réparation des injustices »…ceci est une plaisanterie !

Notre économie est progressivement détruite, notre modèle social est une véritable « peau de chagrin » et les injustices s’accentuent à une vitesse vertigineuse !

Votre « gouvernement économique » sera une véritable tromperie pour les peuples européens comme tant d’autres sujets dans ce domaine.

Vos conseillers ont encore fait fort dans le style « communication ! » 

Le mot est donné à tous comme une vérité: « l’offensive ! » Vos députés et sénateurs socialistes aux ordres inondent les médias de ce mot magique: c’est désolant, petit et puéril.

Combien sont payés vos conseillers pour trouver de telles inepties ?…

La HOLLANDIE a encore de beaux jours devant elle !…et les petites gens tombent de plus en plus dans la spirale de la pauvreté.

Monsieur le Président, non seulement vous êtes un CRIMINEL (cf.utilisation des armes à l’uranium « appauvri » dans la guerre au MALI) mais en plus, vous êtes un incapable !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

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L’ALLEMAGNE OU LE DOGME DU SALARIE LOW COST (Michel SANTI / http://www.marianne.net)

L’Allemagne ou le dogme du salarié low cost

 (MICHEL SANTI)

Des salariés de Volkswagen protestent en 2004 contre le plan de restructuration de Peter Hartz alors à la tête des Ressources Humaines du constructeur automobile   - CHRISTOF STACHE/AP/SIPA

(Des salariés de Volkswagen protestent en 2004 contre le plan de restructuration de Peter Hartz alors à la tête des Ressources Humaines du constructeur automobile – CHRISTOF STACHE/AP/SIPA)
Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

Peter Hartz en 2007 - FABIAN BIMMER/AP/SIPA

(Peter Hartz en 2007 – FABIAN BIMMER/AP/SIPA)
Ces réformes sinistres ont été initiées le 16 août 2002 par un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, qui a présenté au chancelier allemand Gerhard Schröder ses propositions relatives aux réformes du marché du travail.Dix ans plus tard, la société allemande se retrouve profondément transformée par ces réformes.

L'ALLEMAGNE OU LE DOGME DU SALARIE LOW COST (Michel SANTI / http://www.marianne.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaajpg2

En effet, une étude de l’OCDE, publiée à fin 2012, conclut à un accroissement spectaculaire de l’inégalité des revenus en Allemagne, bien plus que dans n’importe quel autre pays membre de cette organisation.

Ayant très finement manœuvré, la commission Hartz a réussi à créer dans son pays un marché du travail subsidiaire – ou parallèle – dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux.

De fait, ces réformes privent les chômeurs allemands de tous leurs droits aux allocations chômage. Ils sont dès lors réduits à l’état de mendiants sociaux !

Ainsi, ce n’est qu’après une année entière de chômage que le travailleur est en droit de demander une misérable allocation mensuelle de 347 euros par mois, à la seule condition toutefois d’avoir préalablement épuisé son épargne et à la condition expresse que son conjoint soit incapable de subvenir à ses besoins.

Pourquoi ne pas évoquer également l’obligation lui étant imposée d’accepter n’importe quel emploi, indépendamment de ses qualifications et de ses revenus antérieurs ?

Hartz est donc tout à la fois un piège et la meilleure voie pour la pauvreté, ou pour un état de précarité absolue inconcevable et intolérable dans un pays riche comme l’Allemagne. Une étude réalisée par l’Association à l’aide sociale paritaire allemande dévoile effectivement que les trois-quarts des personnes touchées par ces lois restent à jamais tributaires de Hartz.

Par ailleurs, la simple menace de tomber dans Hartz contraint les chômeurs à accepter des emplois à salaire bas, à temps partiel, dénués de toute sécurité, de droits à la retraite et autres allocations.

Le dogme allemand du travailleur « low cost » était donc né de ces réformes… Et, de fait, seuls 29 millions d’Allemands (sur près de 42 millions de travailleurs) disposent aujourd’hui d’emplois soumis au régime de la sécurité sociale, pendant que quelque 5,5 millions d’entre eux travaillent à temps partiel, et que plus de 4 millions gagnent moins de 7 euros de l’heure !

Un vieil homme vivant dans la précarité à Berlin - JANDKE/CARO FOTOS/SIPA

(Un vieil homme vivant dans la précarité à Berlin – JANDKE/CARO FOTOS/SIPA)
Le secteur allemand des bas salaires tire par le fond tous les salaires du secteur industriel en agissant comme une sorte de levier infernal. Le travailleur y subit des conditions similaires à celles encore en vigueur dans le Tiers-monde et dans les pays émergents.La compétitivité elle-même – maintes fois invoquée – n’est-elle pas une notion floue désignant la capacité d’un pays et de ses entreprises à affronter la concurrence ? La compétitivité par le bas – en réalité dévaluation interne – consiste à baisser les prix à l’exportation en diminuant les coûts à la production. Le débat public se concentre donc sur le coût du travail tandis que le coût du capital n’est jamais évoqué, alors que les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 10 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières.

Ce niveau historiquement record depuis la Seconde Guerre mondiale, par rapport à 5,5% en 1999, permet de conclure que la part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années.

Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement ne tient pas la route. Elle passe en effet sous silence la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires de capital, quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.

Voilà pourquoi les droits des salariés subissent une attaque sans précédent. Voilà pourquoi les coûts doivent être comprimés si le but est bien de gagner des parts de marché à l’export. Tels sont à l’évidence les impératifs si le but est bien de toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et en finalité les parieurs en bourses…

Cette logique débouche sur des contradictions inextricables, illustrées par le discours orwélien des industriels et des patrons d’entreprise expliquant que lutter contre les plans de licenciements revient à…lutter contre l’emploi !

Comprenons une fois pour toutes que compétitivité ni rime pas nécessairement avec chômage, avec précarité, ni avec explosion des inégalités, contrairement à ce que marchés et patrons imposent aux salariés et aux travailleurs depuis plus de vingt ans. Rebellons-nous contre les allégations de la Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, qui se demandait en 2005 dans le Figaro : « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? »

De telles déclarations consacrent la défaite du politique. En effet, l’une de ses missions devrait être la détermination des règles du jeu économique et la mise sous tutelle du néo-libéralisme qui n’est qu’une manœuvre visant à mettre l’Europe en pilotage automatique d’une concurrence supposée régler toutes les problématiques.

Remplacer la culture de l’Etat par l’obsession du chiffre revient à fouler aux pieds l’essence même du travail, pourtant source de toute valeur économique.

(Michel SANTI)

Economiste, auteur de Splendeurs et misères du libéralisme, (éd. l’Harmattan)

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JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP)

Japon:

JAPON: FAILLE ACTIVE CONFIRMEE SOUS UN REACTEUR NUCLEAIRE A TSURUGA + RELANCE DE MONJU GELEE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa4

Faille active confirmée sous un réacteur

nucléaire à Tsuruga

TOKYO – Un des deux réacteurs d’une centrale atomique actuellement stoppée à Tsuruga (ouest du Japon) est situé sur une faille géologique active, a confirmé mercredi 15 mai 2013, dans un rapport final un panel d’experts de l’autorité de régulation nucléaire nippone.

Hormis en cas de nouvelles données (peu probables) venant infirmer ce jugement, le réacteur ne devrait pas obtenir l’assentiment de sûreté, ce qui interdirait son redémarrage. Le cas échéant, la compagnie Japan Atomic Power sera alors forcée d’étudier son démantèlement.

Les quatre experts mandatés par l’autorité ont procédé à des examens sous le site, études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu’elle est active.

A la suite de réunions avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l’organisme de régulation, avait déjà laissé entendre en décembre 2012 que l’autorité aurait de facto du mal à garantir la sécurité du site.

En janvier 2013 pourtant, les conclusions du panel d’experts avaient été ajournées dans le but de prolonger les débats sur ce point litigieux, la compagnie réfutant l’hypothèse d’une faille active.

Mercredi après-midi, une nouvelle réunion s’est tenue pour acter le fait que la faille devait être considérée comme active. C’est la première fois que les examens en cours sur plusieurs sites nucléaires japonais débouchent sur un tel résultat.

Les conclusions des experts vont désormais être transmises aux décisionnaires de l’autorité qui émettra un jugement définitif, a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’institution.

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l’arrêt par mesure de précaution dans l’attente de nouvelles normes de sûreté en phase finale d’élaboration et qui devraient entrer en application en juillet 2013.

Ces dispositions durcies font suite à l’accident nucléaire de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun réacteur ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre 2012.

Des experts sont aussi consultés sur d’autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d’Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement en opération, ayant obtenu en juin dernier l’aval de l’Etat pour être relancées pendant 13 mois.

Ils ont par ailleurs fait part de l’existence probable d’une faille active à proximité de la centrale Higashidori (nord), mais n’ont pas encore établi le rapport final, tandis que l’exploitant, Tohoku Electric Power, conteste les assertions des géologues choisis par l’autorité. Si leurs conclusions sont confirmées, la compagnie pourrait être contrainte à de nouveaux travaux de sécurisation avant une éventuelle remise en exploitation.

Des enquêtes sont aussi prévues pour trois autres sites, dont le prototype de surgénérateur de Monju, également situé à Tsuruga.

Alors qu’environ 160.000 personnes ont dû fuir leur domicile après l’accident de Fukushima, la population nippone souhaite en majorité que s’applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

(©AFP / 15 mai 2013 11h29)

Japon:

aaaaaaaaa12 CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Les préparatifs de relance du surgénérateur

de Monju gelés de facto

TOKYO – L’autorité de régulation nucléaire du Japon a décidé mercredi 15 mai 2013 d’ordonner à l’exploitant de n’effectuer aucune manipulation destinée à la remise en service du surgénérateur atomique expérimental de Monju, tant que la gestion de sa sûreté, jusqu’ici bâclée, ne sera pas améliorée.

L’autorité va sous peu officiellement transmettre un ordre en ce sens à l’Agence Publique de l’Energie Atomique (JAEA), gérante du site.

Cette interdiction d’usage des installations, qui rend caduc le projet de réactiver Monju d’ici à mars 2014, fait suite à des enquêtes qui ont montré des négligences d’entretien.

L’exploitant n’a pas procédé dans les délais aux contrôles de sécurité périodiques de près de 10.000 des 39.000 pièces d’équipement du site, selon un récent rapport.

L’autorité exige que l’opérateur de ce prototype de surgénérateur situé à Tsuruga (ouest) modifie en profondeur ses règles d’entretien, estimant que les lois ont été transgressées à maintes reprises.

Le gendarme du secteur n’autorisera ainsi pas l’exploitant à effectuer les tâches nécessaires au redémarrage, comme le remplacement du combustible nucléaire ou le déplacement des barres de contrôle.

Le surgénérateur à neutrons rapides de Monju, qui emploie un mélange d’oxydes de plutonium et uranium (MOX), est de nouveau stoppé depuis un incident survenu en août 2010. Il venait alors tout juste d’être remis en fonction à l’essai, après 14 ans et demi d’arrêt dû à un grave accident en 1995 (fuite de sodium et incendie).

Mis en chantier en 1985, ce prototype avait été lancé en 1994 et, malgré un grand nombre d’avaries et les arrêts prolongés, l’exploitant pensait qu’il pourrait être pleinement opérationnel d’ici à mars 2014, un objectif désormais absolument irréaliste.

La survenue en mars 2011 de l’accident de Fukushima a en outre entraîné une réorganisation de la réglementation des installations nucléaires dont pâtit aussi Monju, d’autant qu’il fait en plus l’objet d’enquêtes géologiques en raison de craintes de présence de faille active.

(©AFP / 15 mai 2013 05h32)

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LA FRANCE EN RECESSION: PRESSION ACCRUE SUR HOLLANDE QUI ADMET UNE SITUATION GRAVE ! (AFP)

La France en récession:

LA FRANCE EN RECESSION: PRESSION ACCRUE SUR HOLLANDE QUI ADMET UNE SITUATION GRAVE ! (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaa7-1024x735

Pression accrue sur Hollande

PARIS – La France est entrée en récession avec le recul de 0,2% de son produit intérieur brut au premier trimestre, qui fait suite à une contraction d’ampleur similaire au dernier trimestre 2012, a annoncé mercredi 15 mai 2013 l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques.

Cette mauvaise nouvelle économique accroît la pression sur le Président socialiste François Hollande, qui rencontre mercredi à Bruxelles la Commission Européenne, à la veille d’une conférence de presse semestrielle à Paris au cours de laquelle il devrait réaffirmer ses orientations politiques et économiques.

Mercredi matin, le Ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a réaffirmmé l’objectif de croissance du gouvernement à 0,1% pour 2013 et la perspective d’une inversion de la courbe du chômage, à plus de 10% en 2012, avant la fin de l’année.

La récession n’est pas une surprise et est largement due à l’environnement de la zone euro, a-t-il déclaré.

Une récession correspond techniquement à un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs. Pour l’ensemble de l’année 2012, l’INSEE a conservé son estimation d’une croissance nulle, après avoir révisé à la baisse la croissance du troisième trimestre 2012 (0,1% au lieu de 0,2%).

L’acquis de croissance pour 2013 est de -0,3% ce qui signifie que si la croissance était nulle sur les trois derniers trimestres, l’activité économique de la France se contracterait de 0,3% sur l’année.

Le gouvernement maintient néanmoins sa prévision de croissance à 0,1% sur l’année 2013, a indiqué mercredi à l’AFP le Ministère de l’Economie.

Par ailleurs, la baisse record subie l’an dernier par le pouvoir d’achat des ménages français a été encore plus forte qu’initialement annoncé. L’INSEE, qui l’avait évaluée à 0,4% fin mars, a revu son estimation et fait désormais état d’un recul de 0,9%.

L’institut a également revu à 0,4% la baisse de la consommation des ménages l’an dernier, précédemment estimée à 0,1%.

Il a maintenu en revanche son estimation d’un déficit public ramené à 4,8% du PIB en 2012 et d’une progression de la dette, à 90,2% du PIB.

Sans surprise, le déficit public de la France (Etat, sécurité sociale, collectivités locales) reste évalué par l’INSEE à 4,8% du PIB en 2012 contre 5,3% en 2011, grâce à une hausse des recettes plus rapide que celle des dépenses.

La diminution du déficit est imputable essentiellement à l’Etat (-7,7 milliards) et aux administrations de sécurité sociale (-0,8 milliard) mais le déficit des collectivités locales s’accroît lui de 1,6 milliard d’euros, détaille l’Institut.

La dette continue de grimper, à 90,2% du PIB (1.833,8 milliards d’euros), en 2012, après 85,8% (1.716,9 milliards d’euros) l’année précédente.

(©AFP / 15 mai 2013 10h48)

Récession en France:

Hollande admet une situation grave

PARIS – Le président François Hollande a admis que la situation économique de la France était grave mais que la récession dans laquelle elle est entrée était moins profonde que celle connue en 2008-2009, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

La situation économique est grave, rien ne sert de la minimiser, a déclaré le chef de l’Etat lors du Conseil des ministres. Mais, a-t-il souligné, la panne de la croissance concerne l’Europe toute entière, a expliqué Mme Vallaud-Belkacem qui rapportait les propos du chef de l’Etat, lors de son point de presse hebdomadaire.

M. Hollande a notamment pointé la chute de la demande européenne pour expliquer ces mauvais indicateurs, même si la France a été moins impactée que ses voisins, selon la porte-parole.

La France est officiellement entrée en récession après l’annonce mercredi du recul de 0,2% de son produit intérieur brut au premier trimestre, qui fait suite à une contraction d’ampleur similaire au dernier trimestre 2012.

Cette mauvaise nouvelle économique accroît la pression sur François Hollande, qui doit rencontrer dans la journée à Bruxelles la Commission européenne qui le presse d’engager des réformes en échange d’un délai de deux ans pour tenir ses engagements budgétaires.

Ces chiffres, le Président de la République a considéré qu’ils nous obligeaient et confortaient en même temps nos initiatives pour relancer la croissance en Europe, selon Mme Vallaud-Belkacem.

Un peu plus tôt, le Ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, avait lui aussi estimé que l’entrée de la France en récession n’était pas une surprise et était largement due à l’environnement de la zone euro.

C’est maintenant qu’il faut muscler encore nos dispositifs économiques, mobiliser toute notre énergie pour créer des emplois et faire en sorte que nous ayons une économie qui soit plus souple, plus compétitive, plus réactive, plus créative, plus innovante. C’est ce que fait le gouvernement, a-t-il expliqué.

Tout cela doit nous inciter à avoir une politique européenne qui se mobilise pour la croissance et pour l’emploi, a poursuivi le ministre

Ce n’est pas la France qui est sur la sellette, c’est notre sort collectif qui est en jeu, a-t-il aussi dit, assurant que la France se porte un peu mieux que le reste de la zone euro.

La zone euro est en récession avec une baisse de 0,2% du PIB au 1er trimestre 2013, selon Eurostat.

(©AFP / 15 mai 2013 11h56)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 15 mai, 2013 |1 Commentaire »
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