COÛT D’UN ACCIDENT NUCLEAIRE: L’IRSN VA PUBLIER SES TRAVAUX DETAILLES / RELANCE DU DEBAT SUR LA RESPONSABILITE FINANCIERE DES OPERATEURS / ENVISAGER L’INENVISAGEABLE POUR LE NUCLEAIRE !…COMMENTAIRES DE LAMIREAU THIERRY (Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »)

Coût d’un accident nucléaire:

COÛT D'UN ACCIDENT NUCLEAIRE: L'IRSN VA PUBLIER SES TRAVAUX DETAILLES / RELANCE DU DEBAT SUR LA RESPONSABILITE FINANCIERE DES OPERATEURS / ENVISAGER L'INENVISAGEABLE POUR LE NUCLEAIRE !...COMMENTAIRES DE LAMIREAU THIERRY (Réalisateur du film

L’Institut de Radioprotection et de Sûreté

Nucléaire va publier ses travaux détaillés

PARIS – L’IRSN va publier les résultats détaillés de ses travaux sur le coût d’un accident nucléaire, après la publication par le Journal du Dimanche sur la base d’un rapport de 2007 d’un chiffrage maximum de 5.800 milliards d’euros, qu’il affirme être fort peu réaliste.

Ce rapport confidentiel de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), cité par le Journal du Dimanche (JDD), évaluait le coût d’une catastrophe nucléaire, en incluant les pertes économiques mais aussi les coûts environnementaux et les dépenses de santé.

Selon ce rapport établi en 2007, le coût d’un accident majeur pouvait aller de 760 milliards d’euros pour un cas de base à 5.800 milliards d’euros, soit l’équivalent de trois années de PIB, dans le cas d’une situation particulièrement catastrophique.

Le chiffre de 5.800 milliards d’euros correspondait au pire des scénarios possibles, dans lequel 5 millions de personnes devaient être évacuées, tandis que les répercussions économiques se faisaient sentir sur une zone de 850.000 km2, abritant 90 millions de personnes au total.

Le rapport reconnaissait également, selon le JDD, que l’ampleur de la contamination, et donc son coût, pourrait varier fortement en fonction des conditions météorologiques, des vents dirigés vers les zones habitées constituant le pire des scénarios.

Dans un communiqué publié dimanche 10 mars 2013, l’IRSN affirme que le chiffre de 5.800 milliards d’euros est fort peu réaliste.

L’objectif principal de ce rapport était d’établir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées, et non d’obtenir un coût réaliste d’un accident nucléaire majeur, explique l’IRSN.

Le chiffre de 5.800 milliards d’euros correspond à une analyse à la fois majorante et rudimentaire, s’appuyant sur des hypothèses et des outils très simplifiés pour le transfert des rejets dans l’atmosphère, poursuit l’Institut.

Nous avions à l’époque utilisé un code rudimentaire ne prévoyant qu’une seule météo, celle prévalant au site de l’accident, a précisé à l’AFP l’économiste Patrick Momal, auteur du rapport qui n’a jamais été publié.

La météo extrême prévue dans l’étude de 2007 n’est pas réaliste, a-t-il ajouté.

Dans une nouvelle étude rendue publique il y a un mois, l’IRSN a évalué le coût d’un accident nucléaire similaire à celui survenu en mars 2011 à Fukushima à environ 430 milliards d’euros.

Il s’agit d’un cas médian pour un accident nucléaire majeur avec des rejets radioactifs, a indiqué M. Momal, avec une fourchette allant de 250 milliards à 1.000 milliards d’euros au maximum pour le scénario le plus grave.

L’utilité de ces travaux ne réside pas principalement dans l’affirmation de coûts très élevés, mais dans la compréhension la plus fine possible des composantes de ces coûts, qui pourraient pour partie être réduits par des ajustements des acteurs économiques et des acteurs de la gestion de la crise, a souligné l’IRSN.

Les résultats détaillés de ces travaux seront publiés prochainement dans des revues spécialisées, a précisé l’Institut.

L’article du Journal du Dimanche a conduit Europe-Ecologie-Les Verts à réclamer un audit complémentaire indépendant et pluraliste.

De son côté, Greenpeace a demandé à la Ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, de publier immédiatement l’intégralité du rapport afin de le verser au débat en cours sur la transition énergétique.

Confirmant la prochaine publication de ces travaux, le Ministère a souligné être favorable à la transparence la plus large car elle est un élément fondamental de la sûreté nucléaire.

(©AFP / 10 mars 2013 18h23)

Nucléaire:

fukushima21 AFCN dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Relance du débat sur la responsabilité

financière des opérateurs

BRUXELLES – L’évaluation du coût d’un accident nucléaire en France a relancé le débat sur la responsabilité financière des opérateurs des 145 réacteurs exploités dans quinze pays de l’Union Européenne (UE) et des propositions de la Commission Européenne sont attendues pour la fin de l’année 2013.

La Commission envisage de présenter une proposition concernant l’assurance et la responsabilité nucléaire dans le courant 2013, a rappelé lundi Marlène Holzner, porte-parole du Commissaire Européen à l’Energie Gunther Oettinger.

Cette proposition devrait être formulée dans la seconde moitié de l’année, a-t-elle précisé.

Un rapport confidentiel de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) en France, dont a fait état le Journal du Dimanche, évalue le coût d’un accident nucléaire majeur en France entre 760 et 5.800 milliards d’euros si la population doit être évacuée.

La France est le premier Etat nucléaire de l’UE avec 58 réacteurs pour 19 centrales.

En cas d’accident, il y a des victimes. Qui va les indemniser? Les situations sont très différentes selon les Etats, souligne la Commission, qui examine les possibilités de contraindre les opérateurs à prendre en charge une partie des coûts.

La Commission Européenne a déjà imposé la réalisation de tests de résistance dans toutes les centrales de l’UE après la catastrophe de Fukushima au Japon il y a deux ans.

Ces tests ont dicté des améliorations à apporter à la sécurité et obligé les Etats à préparer des plans d’action assortis de calendriers qui seront évalués dans le courant de 2013. La Commission présentera un rapport en juin 2014 sur la mise en oeuvre de ces plans.

Selon la Commission, les investissements nécessaires sont évalués entre 10 et 25 milliards d’euros pour le parc de réacteurs de l’UE.

Les opérateurs doivent équiper toutes les centrales de dispositifs sismiques, mieux protéger leurs installations, notamment les groupes électrogènes, contre les inondations, prévoir des systèmes d’éventage-filtration et doter leur installation d’une salle de commande de secours.

Certains Etats ont déjà commencé à mettre en oeuvre les recommandations concernant leurs centrales, a souligné M. Oettinger, cité par sa porte-parole.

Les leçons du drame de Fukushima nous imposent de renforcer notre législation en matière de sûreté nucléaire, a-t-il ajouté, précisant qu’il présentera des propositions dans les prochains mois.

En décembre, le directeur sortant de l’Agence Fédérale Belge de Contrôle Nucléaire (AFCN), Willy de Roovere, a jeté un pavé dans la mare en se déclarant opposé à la construction de nouvelles centrales nucléaire dans l’UE. Je ne pense pas que dans le contexte actuel, du nouveau nucléaire ait du sens et qu’il soit acceptable en Europe, a-t-il soutenu.

(©AFP / 11 mars 2013 15h31)

Envisager l’inenvisageable pour le nucléaire

fukushima3jpg AGRICULTURE

PARIS – Envisager l’inenvisageable: c’est sur ce concept que la France va entamer des travaux dans les prochaines années sur ses centrales nucléaires pour en garantir la sécurité, a déclaré lundi 11 mars 2013 la Ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Delphine Batho.

Il y a des travaux de sûreté importants qui vont être engagés pour la raison suivante: la meilleure sûreté, c’est d’envisager l’inenvisageable, a déclaré la Ministre sur France Info, deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Et donc, c’est ce qui en train d’être fait avec ce concept de noyau dur, d’imaginer que les fonctions vitales d’une centrale nucléaire, c’est-à-dire que le refroidissement du réacteur doit fonctionner même dans des conditions extrêmes d’accident absolument inimaginables, a-t-elle expliqué.

C’est ça la prescription de l’Autorité de Sûreté Nucléaire Française et les travaux qui vont avoir lieu dans les prochaines années, a encore dit la Ministre qui entend, en outre, proposer un important volet concernant la sûreté nucléaire dans le cadre de la loi sur la transition énergétique prévue à l’automne.

La France compte 58 réacteurs, et en 2011, 78,7% de la production d’électricité était assurée par le nucléaire. Une part que le président François Hollande souhaite réduire à 50% en 2025.

En juin 2012, l’ASN, s’appuyant sur les conclusions de son audit post-Fukushima, avait présenté ses prescriptions détaillées pour renforcer la sûreté des installations nucléaires avec une facture évaluée à 10 milliards d’euros.

Elle avait notamment préconisé la création d’une force d’action rapide, un dispositif d’urgence permettant d’envoyer des équipes spécialisées et du matériel sur un site accidenté en moins de 24 heures.

Elle avait aussi préconisé la création d’un noyau dur dans chaque centrale nucléaire, une sorte de salle de commande bunkerisée avec un ensemble de procédures garantissant la fonctionnement du site en cas d’aléas extrêmes de type inondation ou séisme par exemple.

(©AFP / 11 mars 2013 10h42)                                                                                                          

COMMENTAIRES:                                                                                                                     

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

fukushima3 ASN

L’IRSN affirme que « le chiffrage de 5800 milliards d’euros est fort peu réaliste ». L’IRSN, comme souvent, prend les gens pour des demeurés ! Si une catastrophe majeure se produit sur le site d’une centrale nucléaire ou sur un site militaire du genre de LA HAGUE c’est au moins toute la FRANCE qui sera polluée et contaminée !

Combien d’habitants en FRANCE ?…On voit bien que le coût financier serait encore plus important.

« L’objectif principal de ce rapport était d’établir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées, et non d’obtenir un coût réaliste d’un accident nucléaire majeur, explique l’IRSN. »

Donc, l’IRSN ne prévoit pas ce qui pourrait s’approcher le plus de la réalité.

« Etablir une analyse de sensibilité des conséquences économiques par rapport à différentes situations analysées »…c’est un peu léger pour être sérieux !

« La météo extrême prévue dans l’étude de 2007 n’est pas réaliste. »                                

La réalité est toujours plus grave que les prévisions de technocrates !                  

« L’utilité de ces travaux ne réside pas principalement dans l’affirmation de coûts très élevés, mais dans la compréhension la plus fine possible des composantes de ces coûts, qui pourraient pour partie être réduits par des ajustements des acteurs économiques et des acteurs de la gestion de la crise, a souligné l’IRSN. »

On ne prend donc pas en considération la réalité et l’on considère, en d’autres termes, que l’on pourrait faire comme à TCHERNOBYL et à FUKUSHIMA:

Demander à la population de subir et d’accepter la radioactivité et la contamination constantes afin de consommer des produits radioactifs et de faire redémarrer l’économie !

Affirmer: « Envisager l’inenvisageable » est une pure idiotie car les catastrophes majeures nucléaires se produisent toujours dans une situation non prévue par l’homme !

« Imaginer que les fonctions vitales d’une centrale nucléaire, c’est-à-dire que le refroidissement du réacteur doit fonctionner même dans des conditions extrêmes d’accident absolument inimaginables. »

Cette phrase est absolument ridicule car dans une telle situation il se déroule ce qui s’est passé à TCHERNOBYL et à FUKUSHIMA…tout explose !

Et puis, rappelons que les pratiques actuelles de EDF vont dans un sens opposé à la sécurité , ce qui fragilise encore plus le système notamment avec la sous-traitance en cascade.

L’IRSN MENT…

ainsi que TOUS les « responsables » politiques.

Bien qu’annoncée…

la TRANSPARENCE N’EXISTE PAS ET N’EXISTERA JAMAIS

DANS LE MONDE DU NUCLEAIRE ! 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 mars, 2013 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: 42% DES FRANCAIS INQUIETS A PROPOS DES CENTRALES NUCLEAIRES (AFP)

Nucléaire:

NUCLEAIRE: 42% DES FRANCAIS INQUIETS A PROPOS DES CENTRALES NUCLEAIRES (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

42% des Français inquiets à propos des centrales

PARIS – Un peu moins de la moitié des Français, 42% exactement, se disent inquiets à propos des centrales nucléaires de notre territoire, dans un sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France.

Tout en restant relativement élevé, le niveau d’inquiétude suscitée par les centrales nucléaires françaises a néanmoins sensiblement reflué depuis deux ans.

Ainsi quand en avril 2011, soit deux semaines après l’accident de Fukushima (Japon), 56% des Français se déclaraient inquiets à légard des centrales situées dans notre pays, ils ne sont plus aujourdhui que 42%, soit 14 points de moins.

L’essentiel du recul de l’inquiétude a été enregistré dès l’été 2011, date à laquelle 45% des personnes interrogées se disaient inquiètes, soit une baisse de 11 points en quelques mois seulement.

Dans le détail, le niveau d’inquiétude varie assez peu selon les tranches d’âge ou la catégorie socioprofessionnelle (45% parmi les CSP+ et dans les milieux populaires). En revanche, comme sur la plupart des sujets ayant trait à la santé et à la technologie, le clivage homme/femme est très net: si seulement 33% des hommes ressentent de l’inquiétude, cette proportion atteint 50% parmi les femmes.

On observe également une sensibilité à ce risque potentiel très variable selon l’orientation politique. Comme on pouvait sy attendre, c’est dans les rangs des sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts que l’inquiétude est la plus forte (66%), quand elle est partagée par près dun sympathisant du PS ou du Front de Gauche sur deux (48% et 49%) et largement minoritaire à droite: 28% à lUMP et 35% au FN.

Sur l’évolution de la part du nucléaire dans la production énergétique du pays, les Français apparaissent divisés, même si une courte majorité (54%) pense qu’il faut la maintenir car c’est elle qui assure notre « indépendance énergétique » (!), contre 46% qui souhaitent qu’on la réduise car le nucléaire est dangereux.

Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 mars 2013 auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et basé sur la méthode des quotas.

(©AFP / 09 mars 2013 11h00)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP)

Japon:

JAPON: MANIFESTATION ANTINUCLEAIRE A TOKYO AVANT LE 2EME ANNIVERSAIRE DE FUKUSHIMA (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima

Photo: AFP/TEPCO

Manifestation antinucléaire à Tokyo

avant le 2ème anniversaire de Fukushima

TOKYO – Des milliers de manifestants ont défilé samedi 9 mars 2013 à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon, près de deux ans jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les participants se sont d’abord rassemblés dans un parc du centre de la capitale: la foule comprenait des résidents de la région de Fukushima (nord-est du Japon) et des personnalités, dont le Prix Nobel de Littérature Kenzaburo Oe.

Les protestataires ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au pouvoir depuis la victoire de son parti aux élections législatives de décembre, à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays.

Les organisateurs ont affirmé que 15.000 personnes avaient participé à la manifestation, tandis que la police n’a fourni aucune estimation dans l’immédiat.

M. Abe, dont le Parti Libéral-Démocrate (droite) a de proches relations avec les milieux d’affaires, prône le redémarrage des réacteurs dont la sécurité aura été établie.

Seuls 2 des 50 réacteurs de l’archipel sont actuellement en fonctionnement, le parc nucléaire faisant l’objet de vérifications de sécurité poussées depuis l’accident de Fukushima.

Le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre: sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire, ont expliqué les organisateurs dans un communiqué.

Le gouvernement de centre-gauche sortant, dirigé par Yoshihiko Noda et battu dans les urnes en décembre 2012, avait promis pour sa part d’abandonner l’énergie nucléaire d’ici à la fin des années 2030.

Nous exigeons le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires, ont ajouté les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

Leur initiative a eu lieu deux jours avant le deuxième anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (nord-est) et entraîné un accident nucléaire majeur à la centrale Fukushima Daiichi.

Cette catastrophe nucléaire a représenté le pire désastre pour le secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Elle a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.

(©AFP / 09 mars 2013 10h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mars, 2013 |Pas de commentaires »

SANTE AU TRAVAIL. ANNIE THEBAUD-MONY: « NOUS SOMMES FACE A UNE FORME DE CRIME ORGANISE » (Caroline CASTETS / lenouveleconomiste.fr)

Santé au travail :

SANTE AU TRAVAIL. ANNIE THEBAUD-MONY:

Annie Thébaud-Mony,

« Nous sommes face à une forme de crime

organisé »

 (Caroline CASTETS / 4 décembre 2012)

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics,

Annie Thébaud-Mony, Directrice de Recherche au CNRS, dresse

un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante.

Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

“Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

Car pour l’heure, en ce qui concerne la santé et la sécurité, le code du travail n’est pas appliqué. Il pose un certain nombre de principes qui ne sont pas respectés, à commencer par le principal : l’obligation faite depuis plus d’un siècle aux employeurs de garantir la santé de leurs salariés. Cette obligation a pourtant été rappelée à l’occasion du drame de l’amiante en 2002, l’affaire ayant débouché sur une certaine prise de conscience en montrant qu’il existait un réel problème de prévention face à un risque qui, pourtant, était identifié depuis longtemps. En prenant la mesure de cette catastrophe sanitaire, la Cours de Cassation a réactivé cette obligation des employeurs d’assurer la santé des salariés au quotidien.

Or je constate chaque jour que, sur ce plan, rien n’a changé. Que nous restons face à une situation d’urgence sanitaire qui n’est absolument pas prise en compte par les politiques. Voilà pourquoi j’ai refusé la décoration qui m’a été proposée. Parce qu’elle aurait dû intervenir au terme de mon travail ; en marquer l’aboutissement. Et comment parler d’aboutissement alors que perdure cette situation d’urgence, que l’on attend encore que des décisions soient prises et des mesures adoptées ? Tant qu’il en sera ainsi, je ne pourrai ni me reposer, ni recevoir une médaille.

Sécurité versus rentabilité

Non seulement il n’y a aucune amélioration mais l’on voit s’installer chez les entreprises un discours fataliste fondé sur l’argument de la crise économique et consistant à dire : vu la situation catastrophique, nous avons d’autres priorités que d’améliorer les conditions de travail. Ce raisonnement prouve que la sécurité des salariés est perçue comme une dépense, non comme un investissement et que, dans un contexte tendu, elle devient une sorte de luxe que les entreprises estiment ne pas avoir les moyens de s’offrir.

Pire, elle est perçue comme une option alors qu’encore une fois, il s’agit d’une obligation. Résultat, ceux qui, comme moi, militent pour une autre gestion des risques sont uniquement perçus comme cherchant à alourdir les charges de l’entreprise. Pourtant on oublie une chose essentielle : c’est que l’assurance maladie – et par conséquent le contribuable – finance la négligence des industriels. Il faut savoir que dans le domaine des pathologies lourdes liées à l’environnement de travail, certains médicaments valent 1 000 euros la dose. Ce qui explique que les maladies professionnelles représentent chaque année des dépenses de plusieurs milliards d’euros.

A défaut de parvenir à se faire entendre sur l’aspect humain de la situation, je n’hésiterai pas à avancer cet argument économique auprès des pouvoirs publics pour dénoncer l’attitude moyenâgeuse de certains industriels pour qui les gains escomptés de certaines réductions de coûts d’exploitation légitiment tout, y compris la mise en danger de la vie d’autrui.

Impunité

Cette situation est d’autant plus révoltante qu’elle s’est jusqu’à maintenant accompagnée d’une impunité totale. Celle-ci vient d’être remise en question il est vrai avec le jugement rendu contre AZF mais il aura fallu une catastrophe exceptionnelle et onze années d’un procès exceptionnel pour y parvenir, alors qu’on dénombre chaque jour en France deux morts par accident du travail, une dizaine des suites d’un cancer lié à l’amiante et, chaque année, des milliers d’autres décès liés au cocktail de cancérogènes et toxiques en tous genres que les travailleurs respirent et, au-delà, les riverains des usines, des centrales nucléaires, des lignes à haute tension, etc.

Pour illustrer la dangerosité de certains lieux de travail, il y a ce cas récent de deux salariés partageant un même bureau sur le site d’une centrale nucléaire et atteints tous deux d’une tumeur au cerveau. Ce type de concordance est fréquent et lorsque l’on commence à enquêter, il n’est pas rare que l’on découvre d’autres cas atteints de la même pathologie, ce qui rend le lien avec l’environnement de travail évident. Comme c’est le cas chez les dockers. Parmi les 130 dockers du port de Nantes – qui manipulent en continu et sans protection les caisses de bois traitées aux pesticides, les bananes traitées au chlore et la ferraille qui dégage de l’oxyde de fer – 35 cas de cancers du rein ont été dénombrés. Je ne vois pas comment, avec une telle proportion, on peut encore parler de hasard.

Travail de lobbying

Pour établir des liens entre environnement de travail et cancers, nous avons mené un travail dit de systématisation face à l’exposition, en nous appuyant sur des données chiffrées. C’est essentiel pour établir ce qu’on appelle des présomptions d’imputabilité permettant au salarié qui développe une pathologie correspondant à une exposition propre à l’entreprise dans laquelle il travaille de la voir instantanément reconnue comme maladie du travail. Notre retard dans ce domaine s’explique par le fait que, pour établir ce type de tableau des maladies professionnelles, il faut un accord entre patronat et syndicat, ce à quoi, en France, un conflit d’intérêts évident nous empêche de parvenir.

Et pour cause : les experts du patronat emploient toute leur énergie à nier l’évidence. Exemple : on n’a toujours pas pu faire inscrire le cancer du larynx dans le tableau des maladies professionnelles alors qu’on le sait directement lié à une exposition à l’amiante et qu’il a été reconnu comme tel par d’autres organisations sanitaires il y a dix ans déjà. Dans ce domaine, nous nous heurtons à un véritable travail de lobbying qui, pour moi, justifie de parler de crime organisé de la part des grands industriels et des experts, doublé d’une situation de non-assistance à personne en danger.

L’amiante

Le traitement de l’amiante, qui est le plus connu des cancérigènes, est révélateur de cet état de fait. Les premiers cas sont identifiés à la fin du XIXe siècle et, dès 1930, les industriels disposent de toutes les données scientifiques attestant de sa dangerosité. Trente ans plus tard, un chercheur américain rend ces données publiques et en 1971 les entreprises du secteur s’organisent pour entreprendre une véritable campagne de désinformation sur les effets sanitaires de l’amiante, le tabac devenant un formidable alibi invoqué pour expliquer les maladies contractées par les salariés et la notion d’“usage sécuritaire” de l’amiante étant avancée pour empêcher une réglementation sévère de son usage, ce qui n’est rien de plus qu’un slogan de propagande industrielle puisqu’il a été établi qu’une fois l’amiante extraite de la mine et réduite en poudre, il n’existait aucune possibilité de limiter sa dangerosité.

Et le déni continue. Pour preuve, cette véritable bataille judiciaire qui, de 1997 à 2012, a opposé mouvements associatifs et pouvoirs publics dans une affaire de déconstruction d’une ancienne usine de transformation d’amiante, à Aulnay-sous-Bois. Tout ce que demandaient les associations, c’était l’application stricte de la réglementation de 1993 sur l’enlèvement d’amiante, à savoir : le confinement total du site durant les travaux afin de limiter la poussière au maximum et donc, les risques de contamination. Pour obtenir qu’il en soit ainsi, autrement dit pour que la loi soit respectée et appliquée, il a fallu plusieurs procédures judiciaires et surtout, il a fallu que la société civile se mobilise. Sans cela, on aurait démonté l’usine sans aucune précaution, ce qui aurait mené à une contamination des populations environnantes.

La sous-traitance du risque

Les secteurs présentant le plus de risques pour la santé des salariés sont connus. Il s’agit de la chimie et du nucléaire, bien sûr, mais aussi du BTP, de la réparation automobile, du travail des métaux, de l’imprimerie et de toutes les formes de maintenance industrielle. Le point commun étant que, dans l’ensemble de ces secteurs, on sous-traite les risques. La situation est simple : les entreprises considèrent que, à partir du moment où une activité est sous-traitée, la gestion des risques qui y est liée ne relève plus de leur responsabilité mais de celle de l’entreprise sous-traitante.

Et c’est là que l’on se heurte à un vide juridique. Le travail étant prescrit aux employés d’une autre entreprise avec laquelle le donneur d’ordres entretient une relation client-fournisseur, cela modifie les relations de travail entre le dirigeant de la première entreprise et les salariés de la seconde et, de ce fait, déplace les responsabilités. A cette situation déjà pernicieuse s’ajoute le fait que, bien évidemment, le sous-traitant en charge de cette activité de maintenance aura obtenu le marché parce qu’il aura répondu à un appel d’offres qui, au final, privilégiera toujours l’entreprise pratiquant les tarifs les plus avantageux. Et où les entreprises qui pratiquent ces tarifs avantageux parviennent-elles à faire des économies pour réduire leurs coûts d’exploitation ? Toujours sur les mêmes postes : la prévention et la sécurité des salariés.

AZF

Le drame d’AZF est un parfait exemple des situations parfois hallucinantes que l’on peut rencontrer dans l’univers de la maintenance industrielle. Le site utilisait des dérivés chlorés après avoir eu recours, des années plus tôt, à des engrais. Or il existe une incompatibilité totale et bien connue entre les nitrates contenus dans les engrais et le chlore. Ces produits n’auraient donc jamais dû être en contact. Mais l’entreprise ayant sous-traité la gestion de ses déchets sans alerter les personnes en charge sur la nature des produits et résidus qu’elles manipulaient, nitrates et chlore ont fini par se retrouver dans un même hangar, ce qui a abouti à l’explosion dans les minutes qui ont suivi.

On sait que, au cours de l’enquête, TOTAL a tout fait pour éviter que cette piste chimique soit retenue ; c’est pourquoi le fait que le procès ait finalement abouti à la condamnation de l’industriel pour ne pas avoir géré les risques liés à ses activités de maintenance – activités qu’il a sous-traitées sans donner aucune consigne de sécurité ni même aucune information – est essentiel.

Pour moi, cela fait d’AZF le premier procès de la sous-traitance qui, j’espère, servira d’avertissement à tous les industriels qui se montrent totalement irresponsables dès lors qu’il s’agit de gérer leurs déchets. Tant qu’on est dans la production, ils s’en tiennent à leurs obligations légales : ils protègent leurs salariés et leur outil de travail. Mais dès lors qu’il est question de déchets, ils ne veulent plus dépenser un euro en prévention et gestion du risque car pour eux, la gestion des déchets, c’est typiquement ce qui coûte et ne rapporte pas. Résultat : 80 % de la dose collective d’irradiation, en France, sont supportés par des salariés du secteur de la sous-traitance.

C’est pourquoi je m’apprête à présenter à Mme Duflot un cahier intitulé “Etat des lieux et propositions” dans lequel figure, entre autres, une demande de voir interdire le recours à la sous-traitance sur tout site dangereux, afin que le risque ne soit plus sous-traité mais géré en interne.

Stratégie de contournement

Chaque grande filière industrielle – la chimie, le nucléaire, la métallurgie… – a développé sur la gestion des risques une même stratégie de contournement par la sous-traitance, laquelle se traduit par une délégation du danger et de la responsabilité. Ceci, tout en incitant les entreprises de sous-traitance à réduire leurs coûts – et donc, à rogner sur la sécurité – afin de remporter leurs appels d’offres. Ce qui prouve que, pour l’heure, l’intérêt économique l’emporte sur la préservation de la vie humaine et confirme qu’en matière de santé et sécurité des salariés, nous sommes face à une forme de crime organisé.

Prenons l’exemple des centrales nucléaires qui sous-traitent des opérations à très hauts risques comme la décontamination des piscines où l’on refroidit les réacteurs – piscines qui, une fois vidées, restent tapissées de poussières radioactives. Il existe des robots capables de retirer une partie importante de ces poussières mais ils coûtent cher et c’est pourquoi beaucoup de responsables du secteur refusent de les utiliser, préférant sous-traiter ce travail à des ouvriers qui se retrouvent à genoux au fond de la piscine avec un chiffon ! Bien sûr ils portent une combinaison mais la combinaison protège contre l’inhalation de la poussière. Pas contre l’irradiation.

Même chose chez France Telecom qui, durant des années, a installé un peu partout – sur les lignes, les poteaux, chez les abonnés… – des millions de parasurtenseurs contenant des sources radioactives. Lorsque l’utilisation des sources radioactives a été interdite, en 1978, rien n’a été fait pour les retirer et les salariés n’ont pas été avertis de leur dangerosité, si bien que beaucoup ont été irradiés. La situation a été dénoncée à plusieurs reprises et à plusieurs reprises France Télécom est parvenu à étouffer l’affaire.

Cynisme

Lorsque j’ai été auditionnée au Comité sur la Transparence du Nucléaire sur la question de la sous-traitance, j’ai livré toutes ces informations en m’appuyant sur les différentes études attestant de l’exposition des travailleurs de ce secteur à un risque avéré. A la fin de la séance, les industriels ont expliqué que, si tout allait bien, ils seraient en mesure de réduire la sous-traitance dans quelques années ; ce qui n’est rien d’autre que la manifestation d’un cynisme intolérable. La preuve qu’une fois de plus, ils pensent et agissent dans un sentiment d’impunité total. Paradoxalement, ils sont plus prudents sur les questions environnementales – sans doute parce que plusieurs cas récents, comme le procès de l’Erika, ont prouvé qu’ils s’exposaient dans ce domaine à un véritable effet boomerang – que sur celles de la préservation de vies humaines et même de la protection de certaines populations. Le comble étant que, pour économiser sur la prévention et la sécurité, ils sont prêts à engager des sommes folles dans des études scientifiques censées apporter la preuve qu’il ne se passe rien.

Crime industriel et désastre volontaire

Le fait que les industriels soient conscients des risques liés à leur activité et qu’en toute connaissance de cause ils y exposent certains salariés fait qu’il ne s’agit plus seulement de négligence mais d’une véritable organisation de la déresponsabilisation. Cela fait trente ans que je cherche à dénoncer cette réalité ; à rendre visible une situation que, côté industriels, tout le monde s’emploie à dissimuler et dont, de toute évidence, les pouvoirs publics n’ont toujours pas pris la mesure. C’est pourquoi je m’apprête à adresser au gouvernement des propositions très concrètes dont une visant à modifier le code pénal pour y introduire les notions de « crimes industriels » et de « désastre volontaire » sur lesquelles un tribunal italien a récemment condamné deux industriels de l’amiante, non seulement à verser de fortes indemnités mais aussi à des peines de prison fermes.

Introduire ces deux notions dans le Code Pénal français, voire européen, impliquerait que, dès lors qu’un risque est connu, y exposer qui que ce soit fasse l’objet de sanctions pénales. Cela permettrait d’aller au-delà de la notion déjà existante de mise en danger de la vie d’autrui – qui doit être démontrée pour chaque plaignant – en plaçant d’emblée la plainte sur un niveau collectif. Comme cela a été le cas en Italie où la notion de désastre volontaire a été instruite pour quelque 6 000 parties civiles et où le procureur en personne a ouvert l’instruction, permettant à la justice italienne de s’autosaisir de ce drame de l’amiante. Alors qu’en France, cela fait quinze ans que le procès contre les industriels de l’amiante attend d’être ouvert ».

Sociologue du travail et chercheuse à l’INSERM, Annie Thébaut–Mony se spécialise dans les maladies professionnelles et la sécurité des salariés dès le début de sa carrière. Trente ans plus tard, elle continue à dénoncer, en bloc, les effets de l’amiante et de la radioactivité, l’inertie des pouvoirs publics et l’impunité des industriels dans un engagement sans faille qui, le 31 juillet 2012, la poussera même à refuser la Légion d’Honneur.

Directrice du GISCOP (Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle), responsable d’un programme d’études comparées en santé du travail et membre de l’IRI (Institut de Recherches Interdisciplinaires sur les Enjeux Sociaux) elle est, en outre, présidente de l’Association Henri Pézerat sur les liens entre santé, travail et environnement, porte-parole de BAN Asbestos France, un réseau international de lutte contre l’utilisation de l’amiante et auteure de plusieurs ouvrages sur la santé au travail dont « L’Industrie nucléaire, sous-traitance et servitude » paru en 2000 et, 7 ans plus tard, « Travailler peut nuire gravement à la santé ».

Caroline CASTETS

Publié le 04/12/2012 |

Source: lenouveleconomiste.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 27 février, 2013 |Pas de commentaires »

TCHERNOBYL. « L’IMPOSSIBLE PROCES »: UN SPECTACLE ET UNE TOURNEE

BONJOUR,

TCHERNOBYL.
SUITE À LA LECTURE DE VOTRE LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À PROPOS DE LA GUERRE AU MALI, JE SOUHAITAIS ENTRER EN CONTACT AVEC VOUS.

Je suis moi même Haut Savoyard et peut-être sommes-nous voisins.
Je suis metteur en scène de théâtre et militant anti nucléaire depuis toujours.

Je suis allé une dizaine de fois en Biélorussie et en Ukraine sur les terres contaminées par Tchernobyl et je suis un compagnon de lutte de Yuri Bandajevski.

Enfin, je suis un des initiateurs du collectif « INDEPENDENT WHO » (pour l’indépendance de l’ OMS) qui assure une vigie depuis bientôt 7 ans devant le siège de l’OMS à GENEVE.
Je vous mets en pièce jointe une information concernant la tournée de « L’IMPOSSIBLE PROCÈS » du 20 avril au 25 mai 2013.

Il reste quelques dates disponibles.

Les conditions d’accueil sont faciles techniquement, financièrement et humainement.

Cordialement,

Bruno BOUSSAGOL

 L’ IMPOSSIBLE PROCÈS

UN SPECTACLE ET UNE TOURNÉE

 

Ce procès est exceptionnel !

Les samedi 3 et dimanche 4 novembre 2012 à 17h a été créé « L’IMPOSSIBLE PROCÈS » à la Cour des 3 Coquins de Clermont-­‐Ferrand durant les JOURNÉES D’ÉTUDES DU RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE.

Exceptionnel car il tente de déterminer les responsabilités, trois ans après l’accident du Blayais survenu dans la nuit du mardi 3 Novembre 2015.

Un Boeing 747 de la compagnie Royal Air Maroc immatriculé EI-CSY, en provenance de Casablanca, vol AT 764, arrivée prévue à Paris Orly à 4h15, s’est écrasé sur la centrale nucléaire du Blayais, située sur la commune de Braud et Saint-Louis, dans le département de la Gironde. Il y avait à son bord 2 pilotes, personnels navigants techniques, – 4 hôtesses-stewarts, personnels navigants commerciaux  – 140 passagers dont 2 bébés ; il n’y a eu aucun survivant.

Sur scène un tribunal. Le Président (Patrick Gay-Bellile) mène les débats. Il y a la procureure (Véronique Pilia), l’avocat (Jean-Louis Debard) et le prévenu (Bruno Boussagol). Une narratrice (Noémie Ladouce) intervient une dizaine de fois pour commenter le procès et apporter des informations complémentaires nécessaires à la bonne compréhension de l’histoire.

Le Président ouvre la séance :

« Aujourd’hui, samedi 3 novembre 2018, nous jugeons, au nom du Peuple français, l’Industrie Electronucléaire Française, représentée ici par Monsieur le Très Haut Commissaire à l’Energie Nucléaire Civile, Monsieur De Pressac François, Directeur Président du Très Haut Commissariat à l’Energie Nucléaire Civile, pour risque causé à autrui, non assistance à personne en danger, et homicide involontaire ».

Suivent 1h40 d’échanges argumentés (une dizaine de spécialistes se sont investis pour apporter des éléments scientifiques, romanesques et juridiques permettant d’étayer le texte final établi par Jean-­‐ Louis Debard).

Après un entr’acte de 30mn, la séance reprend mais dans la salle et avec des victimes, des témoins, des « experts » du nucléaire vivants dans la ville où a lieu le procès. C’est l’occasion de présenter « à la barre » les problématiques et/ou procès qui mobilisent les militants locaux.

Les contributions recueillies durant la « tournée »seront publiées ultérieurement dans un ouvrage.

Ce procès est une tentative de mettre le théâtre au cœur du débat citoyen.

LA TOURNÉE :

Du 20 AVRIL AU 25 MAI 2013

Les comédiens sont disponibles du 20 avril au 25 mai 2013 pour la tournée proprement dite.

Quelques dates éparses en dehors de celles proposées sont possibles.

Déjà au LAVOIR MODERNE PARISIEN les 11, 12 janvier 2013 à 20h et le dimanche 13 à 16h30 et le samedi 19 janvier à Reims.

LE VERDICT SUR L’ESPLANADE DU TROCADÉRO : LE 25 MAI 2013

La tournée devrait s’achever le samedi 25 mai 2013 sur le parvis du Trocadéro à Paris avec l’ensemble des specta(c)teurs de la « tournée » qui livreront ensemble leur verdict.

Ce serait l’occasion d’un dernier procès public en plein air pour plusieurs milliers de jurés, victimes, experts et témoins accompagnés de leurs soutiens.

 COMMENT ACCUEILLIR LE PROCÈS

Pour l’association, la structure ou le collectif qui accueille, il faut prévoir :

1/ Une salle de spectacle. Mais pourquoi pas un tribunal.

Une salle type polyvalente ou Maison du Peuple est aussi possible avec un minimum

d’aménagement (en particulier garantir une bonne visibilité de la scène pour les spectateurs).

2/ 6 chambres individuelles et 1 double. Le logement chez l’habitant est possible.

3/ les repas (petit déjeuner, déjeuner et diner) également pour 8 personnes.    

4/ le coût des salaires, des charges sociales et de l’assurance est de 1 300 euros.

5/ les frais de transports (un mini bus en location pour le déplacement des décors et des 8 personnes) devraient être de l’ordre de 200 euros par étape.

Ce qui revient à 1 500 euros par représentation soit par exemple 150 personnes payant 10 euros. Pour les associations ne souhaitant pas faire un prix fixe, une entrée à prix libre et une buvette bien dynamique pendant l’entr’acte peuvent garantir cette somme.

6/ Afin de limiter les risques financiers, une formule avec minimum garanti de 900 euros est proposée. Si les recettes globales (entrée et bar) dépassent cette somme, elles sont reversées à la compagnie à concurrence de 1 500 euros. Au delà des 1 500 euros, les bénéfices restent au groupe qui accueille.

7/ proposer à un maximum de 4 personnes une intervention durant la seconde partie. Cette intervention doit être écrite afin de figurer dans l’ouvrage qui sera publié à l’issue de la tournée (dans l’après midi, le metteur en scène aide les intervenants à lire ou jouer leur intervention).

RÉALISATION : BRUNO BOUSSAGOL

TEXTE : JEAN-LOUIS DEBARD

AVEC : NOÉMIE LADOUCE, VÉRONIQUE PILIA, PATRICK GAY-BELLILE, JEAN-LOUIS DEBARD ET BRUNO BOUSSAGOL

ET LA PARTICIPATION DE : CHRISTIANE THERR, MARINETTE MINNE et JEAN-PIERRE MINNE.

Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questionnements. Par mail : cokoller@bluewin.ch

Par téléphone : 06 08 23 60 20

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 16 février, 2013 |Pas de commentaires »

« NUCLEAIRE SOCIAL CLUB » (La Parisienne Libérée / mediapart.fr)

« Nucléaire Social Club »

(La Parisienne Libérée / médiapart.fr)

LEquipe de France du Nucléaire n’a pas l’air de trouver la porte vers la sortie…

NUCLÉAIRE SOCIAL CLUB
Paroles et musique: la Parisienne Libérée

Certains préfèrent les éoliennes
Le photovoltaïque
Font du biogaz et s’offrent même
Des barrages hydrauliques

Ces doux rêveurs de la transition
Sont tous des fanatiques
Nous on respecte la tradition
100 % atomique !

On a racheté une vieille centrale
Avec les copains
On l’a retapée, c’était génial
On a tout repeint
Elle produit assez d’énergie
Pour chauffer nos immeubles
C’est une PME entre amis
Le Nucléaire Social Club


Il n’y a pas eu besoin d’ingénieur
On a fait tous les plans
Se bricoler un réacteur
C’est facile, finalement

Le cœur, la cuve et puis l’enceinte
Un peu de vapeur d’eau
De l’extérieur une fois repeinte
On dirait un château !

On a racheté une vieille centrale
Avec les copains
On l’a retapée, c’était génial
On a tout repeint
Elle produit assez d’énergie
Pour chauffer nos immeubles
C’est une PME entre amis
Le Nucléaire Social Club


On trouve l’uranium sur le net
Ou bien dans le Limousin
Le yellow cake, on a la recette
Et ça ne coûte presque rien

Pour les déchets, il suffit de prévoir
D’avance quelques bidons
On les refroidit dans la baignoire
Et on les stocke à la maison !

Nucléaire Social Club (bis)

Tout ça grâce au partenariat
Entre le FSI
ALSTOM, EDF, AREVA
EIFFAGE et puis VINCI

Ils ont adoré notre idée
Ils étaient tout émus :
L’E-P-R de proximité
Ça leur a vachement plu !

On a racheté une vieille centrale
Avec les copains
On l’a retapée, c’était génial
On a tout repeint
Elle produit assez d’énergie
Pour chauffer nos immeubles
C’est une PME entre amis
Le Nucléaire Social Club

CONTEXTE
Mardi 29 janvier 2013, Arnaud Montebourg et Delphine Batho se sont rendus à l’usine Valinox (exactement comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en septembre 2010). Le compte-rendu de leur visite en Bourgogne est consultable ici. Ils ont annoncé plusieurs mesures destinées à dynamiser la filière nucléaire, dont la création d’un fonds d’investissement pour soutenir les PME du secteur. Ce fonds bénéficiera de plusieurs dizaines de millions d’euros d’argent public par l’intermédiaire du FSI. Cette démarche a provoqué la colère des écologistes – lire les communiqués de CAP21 et d’EELV. Pour comprendre ce qu’est le FSI, vous pouvez lire cet article de Mediapart [abonnés] et consulter le wiki.

RÉFÉRENCES
La chanson fait référence de diverses manières à la démarche d’Enercoop (coopérative d’électricité non-nucléaire, vidéos disponibles ici et ) et au cannabis social club (action collective de lutte contre la prohibition du cannabis).

AUTRES CHANSONS
En écrivant le « Nucléaire Social Club », nous avons aussi pensé à la java des bombes atomiques de Boris Vian, à la chanson de Marc Havet à l’ombre de la centrale et à ce faux clip de propagande choisis le nucléaire produit par une école du spectacle.
Ce clip est la suite d’une petite série de chansons qui évoquent les questions de l’énergie nucléaire et la nécessaire sortie du nucléaire : les rois de l’uranium, à Fukushima, prélèvement automatique, kayak à Fukushima…
Retrouvez sur cette page toutes NOS CHANSONS ANTINUCLÉAIRES

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 février, 2013 |2 Commentaires »

JAPON: LA PLUS GRANDE CENTRALE NUCLEAIRE SOUS LA MENACE DE FAILLES

Japon:

JAPON: LA PLUS GRANDE CENTRALE NUCLEAIRE SOUS LA MENACE DE FAILLES dans REFLEXIONS PERSONNELLES centrale

La plus grande centrale nucléaire sous la

menace de failles

TOKYO – La plus grande centrale nucléaire du Japon pourrait être en tout ou partie condamnée à la fermeture à cause de la présence de failles à proximité qui risquent d’être considérées comme actives en application de nouvelles normes de sûreté, a-t-on appris vendredi.

Le complexe atomique de Kashiwazaki-Kariwa, qui compte sept réacteurs, est actuellement à l’arrêt à la suite du séisme de Niigata en 2007 et du fait des nouvelles mesures de précaution prises après l’accident de Fukushima provoqué par un séisme et un tsunami le 11 mars 2011.

Toutes les centrales du Japon sont en ce moment stoppées, à l’exception de celle d’Ohi (ou Oi, ouest) dont deux unités sur quatre sont en marche.

Mais Kashiwazaki-Kariwa, exploitée par Tokyo Electric Power (TEPCO) à l’instar du site de Fukushima, est partiellement construite au-dessus de failles géologiques.

L’opérateur les considère comme inactives, cependant la nouvelle Autorité de Sûreté Nucléaire, établie en septembre 2012, pourrait requalifier du fait d’un durcissement des normes actuellement à l’étude.

L’autorité envisage en effet de définir comme active une faille qui a bougé dans les 400.000 dernières années, au lieu des 120.000 à 130.000 ans en vertu des règles actuelles, a expliqué un responsable à l’AFP.

Les nouvelles lignes directrices seront mises en vigueur en juillet 2013, puis nous allons réévaluer sur cette base la sûreté de chacune des installations nucléaires du Japon, a-t-il indiqué, précisant qu’aucune décision ne serait prise tant que les nouvelles règles ne seront pas appliquées.

Au moins deux failles aujourd’hui considérées comme inactives sont susceptibles de basculer dans la catégorie active, ce qui pourrait rendre inexploitables les réacteurs situés au-dessus, selon les enquêtes du quotidien Yomiuri Shimbun et d’autres médias.

Un porte-parole de TEPCO a confié que la compagnie allait effectuer de nouvelles études géologiques dans le sous-sol de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa pour en préciser la nature.

Kashiwazaki-Kariwa n’est pas, tant s’en faut, la seule installation nucléaire nippone soupçonnée d’être construite sur un terrain à hauts risques à cause de failles géologiques.

Cinq autres centrales font actuellement l’objet d’enquêtes de terrain poussées qui pourraient déboucher sur des interdictions de redémarrage, de même que le surrégénérateur expérimental de Monju.

Le gouvernement plaide pour la remise en services des centrales, par souci d’approvisionnement en électricité, mais uniquement dans le cas de réacteurs jugés sûrs par l’autorité statutairement indépendante.

(©AFP / 25 janvier 2013 13h41)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

RISQUES DE CANCERS SOUS ESTIMES POUR LES ENFANTS EXPOSES AUX REJETS ET AUX CONTAMINATIONS DE FUKUSHIMA: LES EFFETS DES « FAIBLES DOSES » RADIOACTIVES SUR L’HUMAIN (independentwho.org):UNE VIDEO TRES EXPLICITE

Risques de cancer sous estimés pour les enfants

exposés aux rejets de Fukushima

RISQUES DE CANCERS SOUS ESTIMES POUR LES ENFANTS EXPOSES AUX REJETS ET AUX CONTAMINATIONS DE FUKUSHIMA: LES EFFETS DES

Dans cette video Arnie Gundersen évoque le rapport BEIR (Effets Biologiques des Radiations Ionisantes) de l’Académie Nationale des Sciences des Etats Unis.

Ce rapport indique les risques pour la santé lors de l’exposition à de faibles doses de radioactivité. Arnie Gundersen a choisi d’évoquer ce rapport suite à 2 nouveaux faits inquiétants en provenance du Japon. Il explique pourquoi à leurs sujets, on peut considérer que les chiffres donnés sont sous estimés. Dans cette même video Ian Goddard parle, en se basant sur les études les plus récentes, des dernières découvertes concernant les faibles doses. Il prévoit un accroissement important du nombre des cancers chez les enfants exposés aux rejets de Fukushima, chez les jeunes filles particulièrement.

Cette vidéo est mise en ligne sur la chaîne d’IndependentWHO, un collectif créé en 2007 qui lutte pour que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) remplisse sa mission de protection des populations touchées par la contamination radioactive.
Pour plus d’informations :
http://www.independentwho.org

Merci à Fairewinds pour la video et à kna pour le sous-titrage
http://fairewinds.com/
http://www.dailymotion.com/user/kna60/1

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

APPROVISIONNEMENT EN URANIUM: UN PROBLEME MAJEUR QUI S’ANNONCE ! (Michael DITTMAR /realinfos)

Uranium:

APPROVISIONNEMENT EN URANIUM: UN PROBLEME MAJEUR QUI S'ANNONCE ! (Michael DITTMAR /realinfos) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mine_d_uranium_large

Il n’y en aura bientôt plus pour tout le monde…!

Image de prévisualisation YouTube

Les prix de l’uranium explosent. Est-ce normal ?
Quelle est la production et  la consommation d’uranium pour les centrales nucléaires dans le monde ? Quels seront les pays gagnants ou perdants ? Michael DITTMAR apporte son éclairage.

Ux U3O8 Prix © UxC.com

http://uxc.com/review/uxc_Prices.aspx

Peak uranium pour 2013: L’offre peine à suivre

Durant les 15 dernières années, l’uranium a navigué dans une fourchette de 7$ (années 90) à plus 140$ en 2008. Suite à la crise économique actuelle, l’uranium est retombé à 40$.

L’intérêt principal de l’uranium pour les spéculateurs réside dans la grosse pénurie de production prévue dès 2013 et le ratissage quasi général de la Chine de tout stock restant dans le monde. (lire La Chine fait main basse sur l’uranium d’Areva au Niger).

Beaucoup d’analystes s’accordent à dire que la demande pousse traditionnellement à la hausse ou à la baisse les prix des commodities (matières premières). Cependant quand l’offre est à la source du problème, c’est la situation idéale et rêvée par tous les spéculateurs. Leur chance de gains se démultiplie. L’uranium est un cas d’école parfait qui souligne avec bonheur les courbes et les espoirs des traders.

production_uranium CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Graphique: Le Kazakhstan est l’Arabie Saoudite de l’uranium mais sa production devrait arriver à son peak dans les prochaines années. Dès 2013, la situation sera également tendue au niveau de l’utilisation des stocks militaires russes et américains.

Les coûts de production explosent

Pendant la guerre froide, la production d’uranium fut très abondante et les prix restèrent au plancher pendant de trop nombreuses années. Cet aspect a totalement décimé la production minière durant les années 90.

Aujourd’hui alors que les stocks d’uranium militaires se tarissent, les prix flambent et devrait aider l’industrie minière. Cependant, de nombreuses années sont nécessaires pour mettre en service de nouvelles unités de production et les risques techniques sont élevés.

Tout est une question de timing. Si les probables nouvelles mines arrivent trop tard, de nombreux projets de centrales nucléaires seront mis aux oubliettes reléguant l’intérêt des investisseurs dans le secteur minier. C’est donc bien sur l’uranium qu’il faut miser ! Oubliez les mines et les constructeurs de centrales.

Le déficit de production devrait se produire dès 2013 avec la fin de l’accord entre la Russie et les USA. Il s’agit encore une question de timing: Quand monter dans le bon wagon pour s’assurer du maximum de rentabilité de son investissement?

L’uranium: un fort potentiel de hausse

Par le passé, la production minière était facile, avec des gisements généreux pour des frais d’extraction minimaux. Cette configuration s’apparente à deux gouttes d’eau au pétrole. Aujourd’hui, les gisements sont minimaux et il faut aller de plus en plus profond et loin pour trouver le précieux minerai. Les coûts d’exploitation explosent. En parallèle, les centrales nucléaires auront besoin de 90’000 tonnes en 2014. La question qui brûle les lèvres est : comment faire pour satisfaire tout le monde et pourrons-nous satisfaire tout le monde ?

Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi les analystes et les investisseurs pensent que l’uranium a des bases solides de croissances pour les prochaines années. Pour tous ceux qui ont déjà investi dans l’uranium, la hausse des derniers mois les conforte dans leurs achats mais chacun espère dépasser le record de 2008.

Finalement, si l’on compare l’uranium aux autres matières premières, la hausse de 70% des derniers mois reste en retrait. Aujourd’hui l’uranium est encore très bon marché. Sa marge de progression est très prometteuse, d’autant plus que les centrales nucléaires devront se battre pour acquérir leur carburant pour ne pas tomber en panne. L’uranium a le potentiel de dépasser les 200$.

Mais le jeu comporte des risques. Si un accident nucléaire sérieux devrait se produire dans une centrale, la chute pourrait être brutale et rapide.

Par Laurent Horvath, Janvier 2011. Reproduction autorisée avec la mention 2000Watts.org
Cet article n’engage pas la responsabilité de 2000Watts.org ou de son auteur en cas de perte ou de gains boursiers.

Graphique: prix de production estimée de l’uranium

production_Uranium_couts CHINE

http://www.2000watts.org/index.php/home/edito/528-investisseur-parier-sur-luranium-en-2011.html

FALEA ou la colonisation minière au Mali.

http://survie.org/francafrique/mali…

Déclaration des élus des douze communes du Cercle de Keniéba à propos de l’exploitation future de l’uranium dans la commune de FALEA.

http://www.falea21.org/spip.php?art…

Entretien avec Many Camara. FALEA 21 (Mali) 1/2

http://video-streaming.orange.fr/ac…

Source: Realinfos

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: UN POISSON PRESENTE UN NIVEAU IMPRESSIONNANT DE RADIOACTIVITE…PAS ETONNANT

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: UN POISSON PRESENTE UN NIVEAU IMPRESSIONNANT DE RADIOACTIVITE...PAS ETONNANT dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushima Un poisson présente un niveau impressionnant

de radioactivité…pas étonnant

TOKYO – Un poisson pêché à des fins de contrôle près de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima présente un niveau impressionnant de contamination radioactive, plus de 2.500 fois supérieur à la limite légale fixée par le Japon, a annoncé, vendredi 18 janvier 2013, l’opérateur du site.

La compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO) a déclaré avoir mesuré dans un poisson appelé murasoi une quantité de césium radioactif égale à 254.000 becquerels par kilogramme, soit 2.540 fois la limite de 100 becquerels/kg définie pour les produits de la mer par le gouvernement.

Le poisson, proche des sébastes, a été capturé dans la baie à proximité de la centrale Fukukshima Daiichi située sur la côte nord-est du Japon, au bord du Pacifique.

Ce complexe nucléaire a été victime le 11 mars 2011 d’un gigantesque tsunami qui a saccagé quatre des six réacteurs, dispersant dans la nature d’importantes quantités de substances radioactives.

Pour éviter que les poissons hautement contaminés ne partent trop loin au risque d’être consommés par d’autres espèces ou pêchés, TEPCO va installer de nouveaux filets alentour.

Plusieurs restrictions ont frappé ou concernent encore des aliments de la préfecture de Fukushima et de province voisines, le gouvernement ayant durci l’an passé les normes légales.

(©AFP / 18 janvier 2013 15h17)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 janvier, 2013 |1 Commentaire »
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