LA MUTATION INQUIETANTE DES FRUITS ET DES LEGUMES DANS LA REGION DE FUKUSHIMA…ET CHEZ LES HUMAINS ? (Gentside)

Et chez les humains ?…

LA MUTATION INQUIETANTE DES FRUITS ET DES LEGUMES DANS LA REGION DE FUKUSHIMA...ET CHEZ LES HUMAINS ? (Gentside) dans REFLEXIONS PERSONNELLES fukushimaUne tomate exposée aux radiations de Fukushima

Cet épis de maïs a une forme anormale depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Exposé aux radiations de Fukushima, ce radis a pris la forme d'une main

Exposé aux radiations de Fukushima, ce concombre a une pousse étrange

Cet homme tient dans ses mains des aubergines exposées aux radiations de Fukushima

Après son exposition aux radiations de Fukushima, cette mandarine a pris une teinte assez étrange

Le fruit local, la plaquemine, a vu son volume quadrupler depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Ce grain de blé a pris une forme étrange depuis son exposition aux radiations de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette salade a triplé de volume

Ces pêches sont comme des soeurs siamoises depuis qu'elles ont été exposées aux radiations de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette grappe de cerises ne présente pas un ou deux fruits mais au moins cinq

Ces fleurs poussent les unes sur les autres après l'incident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

Cette fleur de pissenlit présente une forme étrange depuis le sol de Fukushima est exposé aux radiations

Une des fleurs de ce tournesol a poussé sur une autre depuis l'incident de Fukushima

Après l'incident nucléaire de Fukushima, cette rose a pris une forme bien singulière

Un bouton d'or à la forme bien spécifique a poussé après l'incident de Fukushima

Exposée aux radiations de Fukushima, cette plante a étrangement poussé

Les radiations nucléaires de Fukushima ont transformé le génome de cette grenouille. Elle n'est plus verte mais bleue claire

Source: Gentside

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DE LA VAPEUR S’ECHAPPE DU BÂTIMENT DU REACTEUR 3…CAUSE INCONNUE ! (AFP)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DE LA VAPEUR S'ECHAPPE DU BÂTIMENT DU REACTEUR 3...CAUSE INCONNUE ! (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa4

De la vapeur s’échappe du bâtiment du réacteur

3, cause inconnue…

TOKYO (Province de Tokyo) – De la vapeur a été vue, jeudi matin 18 juillet 2013, s’échappant du bâtiment du réacteur numéro 3 de la centrale atomique ravagée de Fukushima, a indiqué l’opérateur du site qui ignorait toujours plusieurs heures plus tard l’origine de ce nouvel incident.

C’est un mince filet (!) qui s’échappe, ce n’est pas un nuage, a expliqué à l’AFP un porte-parole.

Cette vapeur a été aperçue à 8H20 locales (mercredi 23H20 GMT) apparemment en provenance d’une piscine de stockage de matériel au 5e et dernier niveau du bâtiment du réacteur numéro 3, a précisé la compagnie Tokyo Electric Power (TEPCO) dans un bref courriel, sans plus de détails.

Le dégagement a été repéré via une caméra par du personnel d’une entreprise tierce. Les instruments de mesure de radioactivité alentour n’ont pas montré de changement significatif, selon la même source.

Ni la température du réacteur, ni les mesures des systèmes de contrôle de radioactivité ne se sont élevées. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une situation d’urgence, mais nous continuons d’enquêter, a encore précisé à l’AFP le porte-parole ajouté.

Nous avons l’intention d’effectuer des mesures de radioactivité au-dessus du bâtiment du réacteur ainsi que des prélèvements de poussière à proximité, a ajouté TEPCO dans un deuxième courriel.

Le refroidissement du réacteur et de la piscine attenante de désactivation du combustible usé se poursuit normalement, a simultanément assuré la compagnie.

Le réacteur 3 est un des trois de la centrale (sur six) dans lesquels le combustible nucléaire a fondu après le séisme et le tsunami dévastateurs du 11 mars 2011. C’est sans doute le plus endommagé de l’ensemble, car il a aussi subi une explosion d’hydrogène qui a soufflé le toit du bâtiment mi-mars 2011, laissant une partie des installations à l’air et des monceaux de détritus au-dessus.

Il règne en outre à proximité de ce réacteur qui fonctionnait au MOX (mélange d’oxydes d’uranium et plutonium) un très haut niveau de radioactivité qui ne facilite pas les interventions.

L’incident encore inexpliqué de jeudi rappelle une fois de plus que la situation reste instable dans cette centrale en péril, même si elle est considérée comme étant « sous contrôle » depuis décembre 2011, lorsque les autorités ont décrété que les six réacteurs étaient en état dit « d’arrêt à froid. »

Depuis, quelque 3.000 travailleurs continuent chaque jour de préparer le démantèlement, un chantier de 40 ans, tout en se démenant face aux multiples avaries qui se déclenchent presque quotidiennement, tant est vulnérable le site qui continue de dégager des éléments radioactifs sous plusieurs formes.

TEPCO et les entreprises impliquées dans cette crise font notamment face à de très gros problèmes d’eau contaminée, d’une part celle issue de l’arrosage continu qu’il faut stocker dans des citernes et décontaminer, et d’autre part celle qui s’est accumulée en sous-sol et est soupçonnée de s’écouler dans l’océan Pacifique voisin.

Depuis des mois, des experts demandent que soient prises des mesures pour fiabiliser les équipements vitaux qui ont été mis en place dans l’urgence dans les premiers mois de crise. 

Des transformateurs et distributeurs électriques sont encore dans des camions à proximité des bâtiments, à la merci de nouveaux caprices de la nature ou de l’appétit des rats qui ont envahi le site. 

Mi-mars, un de ces rongeurs avait causé un court-circuit et entraîné une panne qui avait paralysé durant près de 30 heures une partie des systèmes de refroidissement des piscines de désactivation du combustible usé, provoquant le plus grave incident recensé depuis fin 2011.

(©AFP / 18 juillet 2013 05h07)

 Fukushima:

Nouvelle émission de vapeur

autour du bâtiment 3

TOKYO (Province de Tokyo) – Une nouvelle émission de vapeur, la deuxième en une semaine, a été détectée, mardi matin 23 juillet 2013, autour du bâtiment du réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé la compagnie exploitante TEPCO. 

La vapeur a été aperçue autour du cinquième étage du bâtiment éventré vers 09H00 du matin (00H00 GMT), a précisé Tokyo Electric Power (TEPCO).

La compagnie a précisé que les mesures effectuées n’avaient révélé aucune augmentation d’émanations radioactives, ajoutant que de l’eau de refroidissement continuait d’être injectée dans le réacteur de ce bâtiment et dans sa piscine de stockage du combustible.

Jeudi dernier, un filet de vapeur s’était déjà échappé toute la journée du même bâtiment du réacteur 3, le plus endommagé des six de la centrale Fukushima Daiichi. Il avait disparu vendredi.

TEPCO avait indiqué que ces rejets pourraient être dus à l’évaporation d’eau de pluie, et qu’aucune élévation de la radioactivité n’avait été constatée, pas plus qu’une quelconque augmentation soudaine de température dans la cuve du réacteur.

Par ailleurs, TEPCO a reconnu lundi pour la première fois que des eaux souterraines radioactives accumulées au pied de la centrale accidentée s’étaient écoulées dans l’océan Pacifique voisin.

La compagnie avait annoncé début juillet que de fortes doses d’éléments radioactifs toxiques avaient été détectées dans ces eaux souterraines, mentionnant notamment une multiplication par 110 du niveau de césium 134 mesuré dans un puits de prélèvement entre les réacteurs et la mer.

Elle avait soutenu dans un premier temps que ces eaux polluées avaient été largement contenues par les bases en béton et armatures en acier des fondations de la centrale, semblant écarter au départ une diffusion massive dans la mer.

La centrale Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo, a été ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011: du combustible a fondu dans trois des six réacteurs du site, d’où la présence de nombreux éléments radioactifs aux alentours.

(©AFP / 23 juillet 2013 09h43)  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 18 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: DES ELEMENTS RADIOACTIFS A NOUVEAU DECOUVERTS DANS L’EAU (ATS)

Fukushima:

FUKUSHIMA: DES ELEMENTS RADIOACTIFS A NOUVEAU DECOUVERTS DANS L'EAU (ATS) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa2

Des éléments radioactifs

à nouveau découverts dans l’eau

De très fortes doses d’éléments radioactifs toxiques ont de nouveau été détectées dans les eaux souterraines accumulées au pied de la centrale nucléaire de Fukushima, selon l’opérateur japonais TEPCO. Les analyses ont permis d’établir la présence de tritium à des doses dix fois plus élevées que le taux limite admis.

« Selon les échantillons analysés le 5 juillet 2013 (…), nous avons détecté un niveau record de 600 000 becquerels par litre » de tritium, dix fois supérieur aux recommandations gouvernementales de 60 000 becquerels par litre, a indiqué samedi Tokyo Electric Power Co (TEPCO) dans un communiqué.

« Nous poursuivons nos efforts pour empêcher que la pollution prenne de l’ampleur (…) et allons renforcer tout le processus de contrôle », a promis l’opérateur.

Fin juin 2013, TEPCO avait annoncé avoir mesuré un niveau de 3000 becquerels par litre pour les éléments radioactifs produisant des rayons béta, comme le strontium 90, dans le liquide extrait d’un nouveau point de prélèvement situé entre les réacteurs et la mer. A ce moment-là, il avait constaté la présence de tritium à un niveau huit fois supérieur à la dose autorisée.

Ces substances radioactives s’étaient échappées des réacteurs de la centrale de Fukushima, ravagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel. Elles avaient ensuite pollué les eaux souterraines.

(ats / 07.07.2013 12h44)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

DU CESIUM POUR LES REPAS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ? (Pierre FETET /fukushima.over-blog.fr)

DU CESIUM POUR LES REPAS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ? (Pierre FETET /fukushima.over-blog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa23 CENTRALES NUCLEAIRES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Dans le cadre de la promotion des produits de Fukushima, la chaîne de télévision publique japonaise NHK a lancé une campagne internationale pour obtenir l’appui de gens aussi variés que des journalistes, des blogueurs et… des chefs cuisiniers. C’est ainsi qu’aux frais du contribuable japonais, des personnes du monde entier se sont déplacées et se déplacent au Japon pour participer à des émissions de promotion diffusées à la télévision.

Selon le journal L’Est Républicain (édition Est Magazine du 7 avril 2013, p. 21), une délégation de chefs s’est ainsi rendue dans la région de Fukushima « afin d’aider les pêcheurs et agriculteurs locaux à redonner une image positive de leurs produits ».

Bernard Vaussion, le chef de l’Elysée, faisait partie de ce voyage promotionnel.

Celui-ci s’est rendu à Aizuwakamatsu en février 2013, à plus de 90 km à l’ouest de la centrale de Fukushima Daiichi, et non pas « à une quarantaine de kilomètres de la centrale » comme cela est relaté dans le journal. Cet écart participe au discours général de l’article signé Jean-Charles Verguet qui énonce un autre mensonge plus grave :

« Les fruits, les légumes, la viande, les poissons du secteur victimes de l’accident nucléaire, ne présentent plus de risques sanitaires » et qui rapporte les paroles d’un autre acteur du projet, Gilles Bragard :

« Il n’y a plus de radioactivité nocive (sic) en dehors de la zone d’exclusion autour de la centrale ».

 CESIUM

Bernard VAUSSION faisant la promotion de produits de Fukushima

Avec cet article diffusé en grand tirage dans l’est de la France, le gouvernement japonais, par l’intermédiaire d’un voyage doré filmé par la NHK, atteint son objectif : diffuser l’idée que la radioactivité disparaît au bout de quelques années, que l’on peut vivre à Fukushima comme partout ailleurs dans le monde, et qu’au final, un accident nucléaire de temps en temps, c’est un risque acceptable.

Ce n’est pourtant pas l’avis des femmes de Fukushima qui s’expriment dans cette vidéo rassemblant leurs témoignages (sous-titrage en français):

Désormais, il y a deux Japons, séparant deux manières de voir la catastrophe nucléaire:

Il y a ceux qui, conscients du danger des radiations, évacuent ou qui demandent à être évacués, et il y a ceux qui pensent que la décontamination est possible, qu’elle peut être efficace, et qu’il est possible de vivre en territoire contaminé. On sait pourtant depuis Tchernobyl que les faibles doses rendent malades les enfants, mais on fait comme si cette triste expérience n’existait pas.

Bernard Vaussion, peut-être sans le savoir vraiment, a donc choisi de promouvoir la consommation de produits faiblement radioactifs. Il a participé à la préparation d’un repas de gala sous les caméras avec des personnalités japonaises des arts et du spectacle. Il y avait 200 personnes à ce repas de solidarité faiblement radioactif, dont l’ambassadeur de France au Japon Christian Masset. Bien sûr, tous ces gens ne risquent rien car ce ne sont pas quelques becquerels en plus qui vont les rendre malades, ils ne vivent pas en territoire contaminé et ils ne sont pas obligés de vivre avec cet apport radioactif journalier et cette angoisse permanente.

Bien sûr, tous ceux qui vont s’empresser de critiquer ce billet n’habitent pas en territoire contaminé, ils ne risquent rien mais sont tous d’accord pour que les autres, loin de chez eux, soient contaminés à leur place. Bien sûr Bernard Vaussion ne va pas préparer de plats contaminés à François Hollande, ni à sa propre famille d’ailleurs.

La promotion de la bouffe au césium, c’est bon uniquement pour les Japonais. Quoique… Le jour où il y aura un accident nucléaire en France, la situation sera identique, il y aura tellement de monde à évacuer que cela ne sera pas possible et qu’on demandera à la majeure partie de ne pas bouger. Et là, il faudra des volontaires pour manger en direct à la télévision des légumes radioactifs, cuisinés par des grands chefs soumis à la volonté du pouvoir.

Ni Bernard Vaussion, ni François Hollande n’ont compris les dangers réels de la contamination interne. Les deux, indirectement ou directement, font la promotion de l’énergie nucléaire. La stratégie de communication du village nucléaire est décidément un cancer de notre société. Elle utilise tous les moyens dans les milieux pédagogiques, culturels, artistiques, sportifs, scientifiques, économiques et politiques pour gangréner les esprits. Elle envahit le web, les médias, les institutions.

Alors petit rappel pour ces deux personnes intelligentes et pour toutes les autres qui auraient tendance à oublier la situation actuelle:

- Il faut attendre 300 ans, et non pas 2 ans, avant que le césium perde toute sa radioactivité.

- La contamination interne permanente rend malade les gens, surtout les enfants.

- On n’a pas le droit de jouer avec la santé des enfants.

- 27 ans après Tchernobyl, 3 enfants sur 4 ne sont plus en bonne santé en Biélorussie.

- 2 ans après Fukushima, déjà 12 enfants de Fukushima ont un cancer de la thyroïde et 15 sont suspectés.

Pour ceux dont les connaissances sur la radioactivité sont limitées, il faut lire de toute urgence le vademecum réalisé par Georges Magnier (site Vivre après Fukushima).

Si vous êtes victime d’un accident nucléaire, vous n’aurez plus le temps de le consulter, et vous serez démunis face à une situation que vous ne comprendrez pas.

Télécharger le petit vademecum du nucléaire (500 Ko)

Pour terminer, car il faut bien répondre à la question du titre:

Non, pas de césium pour le Président de la République, ni pour les petits Français qui mangent dans les écoles françaises du Japon. Nicolas Sarkozy n’est pas allé à Fukushima, François Hollande non plus.

Comme son prédécesseur, il a annoncé au Japon le renforcement du partenariat franco-japonais dans le nucléaire, comme si la catastrophe en cours n’avait eu aucun impact sur sa conscience. Et pendant ce temps, Edison International prenait la décision de fermer la vieille centrale de San Onofre (Californie)…

Pierre FETET

L’origine des denrées est contrôlée de la même manière que pour le menu de demi-pension ( Aucun produit en provenance du nord de Tokyo (Aomori, Akita, Iwate, Yamagata, Miyagi, Gunma, Niigata, Fukushima, Tochigi, Ibaraki, Saitama, Chiba, Tokyo, Kanagawa, Shizuoka) n’est commandé).

Lycée français international de Tokyo

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Photo d’entête: les chefs sous le feu des caméras de la NHK (source)

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Aller plus loin: Message à François Hollande de la part de ressortissants japonais résidant en France.

Pierre FETET

commentaires:

MC-Tokyo

Ces gens sont des criminels ! Alors que des groupes de parents se forment sur tout le territoire japonais pour la protection des enfants, il y a des abrutis de tout poil qui viennent vanter la qualité de produits des zones contaminées que personne n’achète dans les magasins au Japon. Ces gens nous empoisonnent, deux fois, une première fois avec ces produits et une deuxième fois avec leur connerie qui n’a vraiment plus de limite.

MC-Tokyo

Les dirigeants de la France collaborent avec des dirigeants du Japon pour que les Japonais acceptent de bien vouloir manger des produits contaminés, sans se plaindre. Alors que le Lycée franco-japonais qui accueillent des enfants français, ne sert pas de produits des zones contaminées.!!! Ça me dégoûte ! Les gosses japonais peuvent bien manger des saloperies, tant que les petits Français ne sont pas concernés. Ça s’appelle du rascisme, ni plus ni moins.
http://www.lfitokyo.org/index.php/infos-parents/restauration-scolaire

Roland

Une honte ! Cette démarche criminelle porte atteinte non seulement aux professionnels de la gastronomie mais à tous les Japonais et tous les Terriens. Elle contrarie le devoir de chaque citoyen: presser les autorités locales, le gouvernement japonais, de tout mettre en oeuvre pour maîtriser, au fil d’un long parcours, qui mobilisera de nombreuses générations, les suites de la catastrophe nucléaire de Fukushima, apporter aux personnes contaminées le meilleur suivi sanitaire, accompagner les personnes contaminées, leurs proches, aider la reconversion des agriculteurs, des pêcheurs de la région, privés de leur gagne-pain, définir le nouveau bouquet énergétique, préparer la sortie du nucléaire.
J’espère qu’à l’occasion des questions orales, le gouvernement français sera interpellé sur cette démarche, qui ajoute au crime contre l’humain.

Noémie

Merci pour votre atricle encore une fois très instructif, avec un super lien! Vous faites un excellent travail pour lequel vous n’aurez jamais de médaille ou de remerciement officiel. Rien d’autre que notre appréciation anonyme. Bon courage, ne lâchez rien!

Lionel

En fait de contamination par la voie alimentaire, où en est-on des nouvelles de la famille impériale ?
Les deux enfants étaient très malades et l’Empereur avait des complications cardiaques.
En matière de faire les malins, il y a déjà plus d’un an un journaliste japonais d’une célèbre émission télé avait mangé en direct des légumes de la région de Fukushima, il est mort quelques mois plus tard d’un leucémie foudroyante et sa pauvre assistante aux dernières nouvelles n’allait pas beaucoup mieux !

Sylvie 80

A été mis en ligne par l’IRSN , le 28/05/2013 , un rapport de 240 pages intitulé:

 » Guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire »
Je vous assure que c’est « passionnant » ! lien pour lire ou télécharger : http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/surveillance-environnement/Pages/Guide-ACTA_aide-decision-gestion-milieu-agricole-accident-nucleaire.aspx

A mon avis, il faut le faire circuler / connaître au maximum afin que les Français prennent conscience du désastre qui suivra l’accident nucléaire en France-

Amitiés
Sylvie

JAnonymous

Pour repondre a MC-Tokyo et le rassurer, l’intendance du lycée francais [international, ah ah] de tokyo n’attend qu’une baisse de la vigilance des parents, grace au lobbying de l’IRSN a 12000kms de Fukushima et l’arrivée de nouveaux parents persuadés par les medias que la catastrophe est finie, pour remettre au menu les fruits de saison de la region contaminée. A suivre à la rentree, voire même pendant les vacances.

Et sinon, je suis vraiment sidéré par l’attitude des dirigeants francais. Qu’est-ce qui peut pousser ces gens-là, de tout bord politique y compris EELV qui est bien dans la coalition de la majorite gouvernementale, à faire la promotion du nucleaire ? Est-ce que l’industrie nucleaire et ses retombées secondaires (ce n’est même pas une blague, je parle de retombées financières) sont supérieures à, disons, la somme des industries agroalimentaires et de tourisme ? Parce que s’il y a une catastrophe nucléaire en France, vous pouvez oublier le tourisme et l’exportation de vin.

Petit exercice ? Relisez les articles de 2011 et 2012 en remplacant « Fukushima Dai Ichi » par « Fessenheim », « préfecture de fukushima » par « Alsace », « Tohoku » par « Alsace-Ruhr-Lorraine » et « Japon » par « Europe de l’Ouest »…

Merci Sylvie pour le lien, c’est effectivement passionnant. Chiffre d’affaire de l’industrie de la betterave : 3 milliards d’euros, viticulture : 9.5 milliards dont 5 à l’export, et ce sont les seuls chiffres de ce rapport. Marche de la soi-disant centrale Turque : 16,7 milliards à partager entre Mitsubishi, Areva, etc… si elle est vraiment construite un jour. Soit à peu près deux ans de production viticole.

Bon accident à tous !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 juin, 2013 |Pas de commentaires »

HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

HOLLANDE:

HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbb

(photo: REUTERS)

Paris ne fait pas pression sur Tokyo pour

relancer le nucléaire !

TOKYO – La France ne fait pas pression, en aucune façon sur le Japon pour qu’il réactive ses centrales nucléaires a assuré, samedi 8 juin 2013, le président français François Hollande lors d’une conférence de presse à Tokyo.

Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique, nous ne voulons pas intervenir sur les choix du Japon, a encore insisté le président qui achève une visite d’Etat de trois jours dans l’archipel, un séjour marqué par des accords de partenariats, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Quel que soit le choix du Japon, nous avons à coopérer pour plus de sûreté, pour avoir le plus haut niveau, pour qu’il n’y ait aucun doute sur la fiabilité des centrales, a argué M. Hollande, rappelant que les autorités françaises de régulation étaient en contact avec leurs homologues nippones sur ce sujet.

La coopération est aussi, selon lui, essentielle pour le démantèlement de centrales, ce qui devrait se matérialiser par la création d’une coentreprise entre le français AREVA et le japonais ATOX pour le démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par un séisme et un tsunami en mars 2011.

Notre industrie doit être à la pointe et elle l’est.

Nous travaillons ensemble et chaque pays décide.

Le gouvernement nippon de droite de Shinzo Abe, en place depuis six mois, a manifesté sa volonté de réactiver tous les réacteurs nucléaires qui seront jugés sûrs par l’autorité de régulation, indépendante du pouvoir exécutif.

Actuellement, seulement deux tranches (sur un parc de 50) sont exploitées dans l’archipel, les autres étant maintenues à l’arrêt en attendant la conclusion d’examens basés sur de nouvelles normes plus sévères qui entreront en vigueur en juillet.

Les compagnies, qui ont été contraintes de stopper leurs centrales, espèrent que plusieurs redémarreront à brève échéance, mais tant elles que le gouvernement devront obtenir la compréhension de la population et le feu vert des élus locaux concernés.

M. Hollande a en outre rappelé que les partenariats franco-japonais dans ce secteur important servent aussi à favoriser la vente d’équipements de haut niveau technique et de plus grande sûreté à des pays tiers, comme en Turquie où la coentreprise ATMEA de AREVA et du japonais MITSUBISHI HEAVY INDUSTRIES (MHI) a obtenu des négociations exclusives pour la construction de quatre réacteurs en Turquie.

Nous avons beaucoup bénéficié du concours du gouvernement français et de l’aide de l’Etat japonais pour décrocher ce marché, a confirmé devant M. Hollande le patron de MHI, Hideaki Omiya.

J’espère que nous pourrons avoir le soutien des deux gouvernements pour nous implanter dans d’autres régions, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine et notamment au Brésil, a-t-il poursuivi.

Concernant la France, M. Hollande a assuré qu’il tiendrait ses engagements pour réduire la part de l’énergie d’origine nucléaire, dans le but passer de 75% à 50% dans la production d’électricité d’ici à 2025, à un rythme que le débat décidera.

(©AFP / 08 juin 2013 11h08)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Tout au contraire… si… la FRANCE fait pression sur le JAPON pour qu’il réactive ses centrales nucléaires, pour un partenariat très actif au JAPON et pour s’implanter dans d’autres régions.

FUKUSHIMA et TCHERNOBYL n’ont pas suffi !

Il y aura d’autres catastrophes nucléaires au JAPON et ailleurs comme aux ETATS-UNIS et en FRANCE !

HOLLANDE sera RESPONSABLE et COUPABLE des futures atrocités induites par les futures catastrophes nucléaires.

Je ne suis pas un dingue: je suis simplement conscient et informé quant à la situation de l’état des centrales nucléaires dans le monde.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 juin, 2013 |Pas de commentaires »

MINES D’URANIUM: LA PROPAGANDE A L’ETAT PUR PAR AREVA. UN VERITABLE SCANDALE ! + DOCUMENTS TECHNIQUES CRITIQUES + IMAGES EXCLUSIVES DU FILM « URANIUM EN LIMOUSIN » DE THIERRY LAMIREAU (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Mines d’uranium:

Produire plus

et

produire mieux ?

-Plateau de propagande

par AREVA-

MINES D'URANIUM: LA PROPAGANDE A L'ETAT PUR PAR AREVA. UN VERITABLE SCANDALE ! + DOCUMENTS TECHNIQUES CRITIQUES + IMAGES EXCLUSIVES DU FILM aaaaaaaaa12 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLESbbbbbbbb3 CEAccccccccjpg CENTRALES NUCLEAIRES

aaaaaaaaa11 COGEMAQuelques documents d’information sur les

mines d’uranium:

fichier pdf Les vaches pondent des oeufs…Les déchets RADIOACTIFS son…

fichier pdf Abandon matière très radioactive par AREVA

fichier pdf Effets de l’exploitation minière d’uranium au NIGER Rappor…

fichier pdf Mines d’uranium au NIGER rapport SHERPA 230405

fichier pdf Effets des radiations sur le vivant Georges PETAVY Science et Vie de 1975

Les mines d’uranium, la contamination par le

radon, la mobilisation antinucléaire :

Deux ou trois choses que je sais d’elles

 (Michèle GRANIER / CLADE)

aaaaaaaaa9 ENREGISTREMENTS SONORESbbbbbbbb ENVIRONNEMENTImage attachée

bbbbbbb1 FRANCEaaaaaaa GAZ RADIOACTIF RADONbbbbbbbb4 MALIccccccc MINES D'URANIUMaaaaaaaa NIGERbbbbbbbb1 NUCLEAIREddddddddd PHOTOSeeeeeee POLITIQUEaaaaaaaaa10 POLLUTIONS PHYSICO CHIMIQUESaaaaaaaaaaa2 POLLUTIONS RADIOACTIVEScccccccc RADIOACTIVITEbbbbbbbb2 RADIUM

(Michèle GRANIER / CLADE)

Propos d’une militante antinucléaire

Le 11 Février 2009 l’émission télévisée -Pièces à Conviction- a frappé l’opinion sur le thème “ Uranium : le scandale de la France contaminée ”. Le Limousin et ses mines d’Uranium – Division Minière de la Crouzille en Haute-Vienne – se réveille à nouveau en première ligne, occasion pour lui de revenir sur la mobilisation des populations depuis 1975, contre l’extraction minière débutée en 1948 par le C.E.A puis COGEMA, et AREVA pour la “ remise en état des sites ” et l’installation d’une ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), cadeau d’adieu si l’on peut dire, d’un entreposage de 199 900 tonnes d’uranium appauvri, résidu de l’enrichissement de l’uranium nécessaire à la fabrication du combustible, récemment rebaptisé pompeusement “ gisement énergétique pour les générations futures ”! Grand-merci pour Elles. Mais nous n’avons sans doute pas tout vu, il est question d’un URANIUM-LAND sur l’ancien site SIMO de concentration du minerai, qui – me dit-on à l’office du Tourisme, devrait attirer justement les touristes : Welcome au Pays de l’Uranium ! Gageons que le passé ressuscité par AREVA ne manquera pas de nous surprendre – nous qui savons encore comment c’était- et comblera d’aise les promoteurs. Mais qu’ils ne croient pas ce faisant, gagner notre pardon pour les exactions commises au nom du progrès nucléaire !

Pour faire bonne mesure l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) revient à la charge sur le sujet du Radon, ce qui vaut une manchette en première page du Populaire du Centre du 7 octobre 2009 : “ LE RADON NUIT GRAVEMENT A VOTRE SANTE ”, et une explication limpide “ le gaz radioactif, deuxième cause du cancer du poumon, n’est pas inoffensif à faibles doses. L’Organisation Mondiale de la Santé a décidé de diviser par 10 le seuil admissible de radon dans les bâtiments. Le Limousin est particulièrement concerné ”.
Tout ceci n’est pas vraiment nouveau pour les Limousins, pourtant Le Populaire signale que les scientifiques chargés du dossier radon en Limousin ont été déçus “ par une certaine indifférence de la population ”.

A vrai dire à la place de ces gens je me demanderais si je n’arrive pas un peu tard avec ce “ scoop ”. Il y a un moment déjà que la population sait que le radon est un problème de santé, et qu’elle a fini de croire COGEMA dont le crédo d’exploitant minier disait “ le radon est naturel donc pas dangereux !! ” Oui, l’arsenic aussi, n’empêche que dans le Poitou voisin, une dame appelée Marie Besnard a été soupçonnée d’avoir empoisonné des gens avec un élément chimique “ naturel ” !

A la veille de la mise en place par le Préfet de Région du Limousin, d’une CLIS « Commission Locale d’Information et de suivi » en Creuse, à Guéret, qui doit se pencher sur la réhabilitation des sites miniers creusois (au nombre de 20), exploités par des opérateurs privés tels que TCM, MOKTA… dont COGEMA avait repris les concessions, sites restés en l’état depuis 20 ans, il convient de remettre l’ouvrage sur le métier, et de témoigner de deux ou trois choses concernant le radon du Limousin. Revenons donc sur quelques aspects de la mobilisation antinucléaire datant des années 70, pour rappeler qu’elle a existé, je dirais en temps voulu, et que nous ne l’oublierons pas, car la vérité était bien de son côté. Honte à ceux qui ont voulu la ridiculiser pour sauvegarder l’exploitation minière tant qu’elle fut “ rentable ”, et au prix de la santé de la population.

LE CONTEXTE

En juin 1975, le n°693 de Science & Vie, annonce en couverture “ UN 1er BILAN : EFFETS DES RADIATIONS SUR LE VIVANT “. Sur fond de centrale atomique un bras armé d’une épée dont la lame scindée en trois flèches alpha, bêta, et gamma, prend pour cible un corps humain, dont les organes exposés par irradiation ou contamination sont visibles. L’article de 12 pages est rédigé par Georges Pétavy, biologiste du “ Groupe d’Orsay ”.
Rétrospectivement ces douze pages destinées au grand public sont une mise en garde qui n’a pas été prise en considération. Pourtant les voies de contamination et d’irradiation du vivant et les effets sur le corps humain étaient suffisamment connus et graves, pour renoncer au lancement du programme électronucléaire, sans état d’âme !
Cet article cite J.W. Gofman et A.R. Tamplin et la polémique déclenchée en 1969 par leurs estimations des effets d’une irradiation industrielle correspondant à un supplément de dose de 170 millirem/an [1,7 millisievert] soit annuellement pour la population des États-Unis :
– 32 000 morts supplémentaires par leucémies et cancers divers (évaluation optimiste émise en 1969 et en 1970) ;

- 104 000 morts supplémentaires pour les mêmes causes (évaluation pessimiste publiée en 1971)
[Dans le livre Les Barons de l’Atome (Peter Pringle et James Spigelman, traduction française éd. Seuil 1982), à propos de cette estimation est rappelée une discussion entre Gofman et son supérieur hiérarchique :
“ Jack, me dit-il, je vous reconnais absolument le droit, et même le devoir, de calculer qu’une certaine quantité de radiations causera 32 000 cancers terminaux supplémentaires chaque année. “ Puis il ajouta, à ma plus grande déception : “Qu’est-ce qui vous fait penser que ces 32 000 morts n’en valent pas la peine ?” J’en suis réduit à supposer qu’il pensait aux bénéfices espérés par la communauté nucléaire (…). Parfait exemple de technologie déshumanisée.
“ Mike, répondis-je, la raison est toute simple. Si je me surprends à penser que quelque chose peut valoir 32 000 cancers par an, je prendrai mon diplôme médical sous le bras et j’irai le porter au doyen de l’école de médecine où j’ai fait mes études en lui disant : Je ne le mérite pas” .]

Georges Pétavy annonçait dès 1975 un “ pari sur la santé publique. Les premières victimes seront, bien sûr le personnel des installations nucléaires et leur descendance, ainsi que, dans l’ensemble de la population, les enfants, particulièrement sensibles aux contaminations internes (…) ”. Il parle de l’induction de leucémies et cancers : réactions naturelles de défense amoindries contre les cellules malignes (ce qui est le fait des rayonnements ionisants), et de l’induction de mutations génétiques, citant Müller en 1928, qui découvrit l’effet génétique du rayonnement X (et donc des gamma) en irradiant des mouches du vinaigre. Un encadré “ Mines d’uranium : le Radon y provoque des cancers du poumon ” et de rappeler des statistiques effectuées sur les mineurs de Bohême, de 1895 à 1912 et de 1929 à 1938, montrant que l’incidence des cancers du poumon était de 30 à 50 fois supérieure à celle observée dans la population de Vienne. (…) les conditions d’aération qui permettent une évacuation plus rapide des émanations de radon, ont permis de diminuer le taux d’incidence des cancers pulmonaires chez ces travailleurs, qui demeure toutefois 5 fois supérieure à la normale dans les mines d’uranium américaines ”.

FLASH-BACK SUR QUELQUES ASPECTS DE LA LUTTE

ANTINUCLÉAIRE EN LIMOUSIN

En 1975 l’extraction de l’uranium bat son plein en Limousin. L’industrie minière dope l’économie de la Haute-Vienne, pourtant il y a quelques ombres au tableau. L’extraction du minerai pollue les ruisseaux… la poussière se répand partout, des mineurs sont malades… La contestation enfin se manifeste ! Nous l’évoquerons très succinctement, avec à l’appui pour l’illustrer le cas d’une école maternelle à Bessines s/Gartempe, siège de la Division Minière de la Crouzille. L’exemple de la maternelle de Bessines en aura été l’illustration première, d’autres suivront, Limoges, Compreignac, Pontarion…

Acte I: la mobilisation des associations 1979-1992

Il y a 30 ans, l’APMA (Association de Protection des Monts d’Ambazac), distribuait un tract consécutif au déversement de déchets radioactifs en provenance de l’Usine du Bouchet - en région parisienne- dans la mine à ciel ouvert du Brugeaud (Bessines), fosse en cours de remplissage avec les déchets de la SIMO (Usine de concentration du minerai d’Uranium -le yellow cake). Ce tract rendait compte de l’expertise faite en octobre – novembre 1978, suite à une plainte déposée par l’APMA contre la COGEMA, à savoir que : “ La production de RADON qui résulte des teneurs en Radium, est très inquiétante : 6,5 Curies par jour. La quantité globale d’Uranium stockée dans ces déchets est d’environ 3,2 tonnes. ” [6,5 Ci/jour soit 240 milliards de becquerels par jour].
– L’APMA annonçait son intention de poursuivre son action en justice. Plainte rejetée, par ordonnance de non-lieu du 15/6/83 et ses conclusions – portées à la connaissance de l’APMA en 1991, fortuitement, lors de l’inventaire des déchets stockés sur la Division Minière de la Crouzille – ses conclusions insistaient sur le fait que les 50 curies de Radium, et les résidus issus du traitement de minerais riches (0,6%, à 20% U) en provenance du Bouchet, ne représentaient que peu de choses par rapport à ce qu’il “ y a déjà ”. Naturellement ces transports de résidus avaient commencé fin 73, et se sont terminés en 78.

La mobilisation des associations allait battre son plein en 1979 (car trop de radium dans l’eau de Limoges). Une enquête de “ 50 Millions de Consommateurs” sur les mines d’uranium et leurs eaux d’exhaure contaminant les réserves d’eau potable de la ville, était relayée par Libération. L’émotion gagne la population ! Il y a de quoi : la teneur en Radium 226 dans l’eau potable de la ville de Limoges est égale à trois fois la recommandation de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) soit 10 picocuries par litre, teneur “ ramenée ” à 0,37 Bq/litre, chiffre moins traumatisant bien qu’il traduise exactement la teneur en picocuries mesurée, la magie du changement d’unité de mesure !
– Un livret de 10 pages sur les Mines d’uranium en Limousin, édité par le CLAN, (Collectif Limousin pour une Alternative au Nucléaire) fut distribué en Limousin. Rédigé avec l’aide de Michel Genestout (embauché par la Direction Régionale à l’Architecture et à l’Environnement du Limousin et chargé des eaux de Limoges, il sera révoqué deux jours après son entrée en fonction sur la demande du Chef de la Division Minière, Monsieur Avril, auprès de Monsieur Petin Directeur DRAE). “ Le trop grand succès de Michel Genestout auprès des associations ” fut l’argument utilisé pour justifier cette répression.

Les Associations n’en restèrent pas là puisque ces militants organisèrent dans la foulée le PREMIER RASSEMBLEMENT EUROPÉEN SUR L’URANIUM à Bessines du 4 au 6 juillet 1980, animé par Michel Genestout. Les participants sont venus des Pays-Bas, de Finlande, du Groenland, du Danemark, de Grande-Bretagne, d’Italie, de Suède, d’Espagne, d’Allemagne de l’Ouest, et de France : Savoie, Haute-Loire, Aveyron, Deux-Sèvres, Puy de Dôme, Loire-Atlantique, Ile de France, Haute-Vienne.

ACTE II: 1991, l’école maternelle Gérard Philipe à Bessines, un

cas d’école !

Cette fois l’association qui monte au créneau est la CRII-RAD Marche-Limousin, présidée par Martine Deguillaume, en compagnie de l’Association de Protection du Pays de St-Pardoux d’Anna Elsink, et Thierry Lamireau, les Amis du Limousin Vert de Christian Pénicaud, l’Association de Défense du Pays Arédien de Bernadette Prieur, et le secours sur le terrain d’une habitante de Bessines, Jeannette Gorbi dont le courageux soutien ne faiblira pas. Le cas de la maternelle de Bessines conduira le Préfet, J. P. Proust à mettre en place une CLI (Commission Locale d’Information) le 7 janvier 1992.
La pollution de la maternelle étant due au radon le tract édité par le CLAN en1979, qui mériterait une nouvelle édition, sera cité brièvement pour l’affaire qui nous occupe. On retiendra :

“(…) le radon est un gaz dangereux. Accumulé en “ quantité suffisante ” dans les poumons il provoque chez l’homme le cancer du poumon. Nous n’avons connaissance d’aucun dosage de teneur en radon dans l’atmosphère du Limousin (…) ”

Voilà c’est dit, le radon est dangereux ! Merci à eux, car s’il avait fallu attendre que l’info soit faite par les responsables – ceux que l’on dit crédibles, qui sont dans les bureaux de la DRIRE, de la DDASS… Ou dans les Conseils des municipalités, des départements et régions, – nous serions peut-être bien morts idiots !

Or, comme indiqué précédemment c’est le 7 octobre 2009, que la manchette du Populaire du Centre annonce la couleur “ le radon nuit gravement à votre santé ”. Il était temps, car il faut bien dire que cette vérité là fut menée à mal pendant les 30 ans qui se sont écoulés depuis la plainte de l’APMA. 
L’OMS donc, recommande de diviser par 10 le seuil admissible de radon dans les habitations : le Limousin est particulièrement concerné (selon Le Populaire) Sur ce sujet qui a fâché tant de responsables, élus, Préfets, Administrations : DDASS – DRIRE, et contrarié tant d’industriels, à commencer par COGEMA, jusqu’aux offices de tourisme, la lumière se fait enfin ! Oui le radon est dangereux, les antinucléaires avaient raison.

D’abord prenons la température des opinions qui se sont exprimées lors de la double expertise ALGADE*/CRII-RAD sur la Division Minière de la Crouzille, conclusions remises en 1994.

a) Le dit des autorités:
Le radon a été l’occasion de vilipender les opposants à l’exploitation minière, suspectés d’alarmer la population sans raison, alors que les informations officielles délivraient un tranquillisant dont le credo n’a guère varié d’un Préfet à l’autre, d’un Chef de la Division Minière au suivant : Cette radioactivité est naturelle donc sans danger pour la population ! Et puis nous respectons les limites imposées par la réglementation française.

b) le dit de l’expert:
En novembre 1994, la société ALGADE concluant son expertise, menée en parallèle avec celle de la CRII-RAD, déclare :
“ les niveaux de radioactivité qui ont été mesurés ponctuellement sur les vecteurs air et eau dans l’environnement des sites COGEMA en Limousin, ne remettent pas en cause l’appréciation de la situation telle qu’elle est traduite par les réseaux de contrôle réglementaires depuis plus de 10 ans, et qui permettent de la qualifier de normale et conforme à la réglementation française en vigueur, c’est-à-dire sans impact sanitaire.

a+b) La synthèse autorité + expert:
Si la Société ALGADE est si sûre d’elle, la DRIRE, chargée de rédiger la synthèse de la double expertise CRII-RAD / ALGADE, se fera donc un devoir de retenir les seules conclusions de la filiale COGEMA, retenant l’affirmation : “ la situation (…) la qualifier de normale (…) c’est-à-dire sans impact sanitaire ”.

c) Le dit de l’exploitant:
En se reportant au courrier du 11 juin 1991 émanant de P.F. MOUREAU Chef de Division, et adressé à la CRII-RAD, concernant le site de l’Usine SIMO – soit plusieurs lieux de stockage de résidus – on constate que la formulation de COGEMA est quelque peu différente de celle d’ALGADE :
L’ensemble des installations fonctionne normalement, la surveillance de l’environnement est assurée et montre que l’impact des différents stockages sur la population est conforme aux prescriptions. [C’est moi qui souligne].

d) Le dit du Préfet:
Heureusement pour le moral de la population, le 21 juin 1991, le Préfet de Région, Henri ROUANET, dans un communiqué, précise : “ dans un article d’un quotidien régional du 21 juin 1991, un certain nombre d’affirmations concernant les déchets du site SIMO ont été avancées et sont susceptibles de soulever des inquiétudes illégitimes auprès de la population.”
L’activité du radium sur le site (8681 grammes) soit 320 000 milliards de becquerels, ne pose pas de problème pour le Préfet:
“ il convient de souligner que cette radioactivité est naturelle et ne présente aucun danger pour la population. Le contrôle des rejets liquides et une surveillance atmosphérique de l’environnement du site sont strictement organisés, conformément à la loi, depuis de nombreuses années. ”
Notons qu’ALGADE signale en 1994 que les contrôles auraient plus de 10 ans -voir ci-dessus en (b), ce qui en 1991 les ferait remonter à plus de 7 ans, “ de nombreuses années ” pour le préfet !

e) Le feuilleton de la maternelle de Bessines, en 1992:
La Directrice de l’Ecole, alertée par la CRII-RAD Marche-Limousin, questionne la Mairie responsable du bâtiment sur le taux de radon, si toutefois l’école est concernée, auquel cas les élèves et les institutrices seraient exposés. L’école est située en surplomb de la N20, empruntée par les camions de boues de résidus detraitement du minerai, qui sont déversés dans la Mine à Ciel Ouvert (MCO) de Bellezanne, tous les jours ouvrables c’est une noria de camions qui passe, tout en laissant tomber des boues sur les trottoirs et la chaussée, certaines maisons sont même arrosées par ces boues qui deviennent poussiéreuses par temps sec.
Au moment où nous appelons l’attention de la Directrice, un seul dosimètre de site sur la rue qui monte à la maternelle, avant ses bâtiments, et sur le trottoir d’en face quelques mètres avant l’Ecole… C’est le Centre de Radioprotection des Mines, CRPM, qui intervient, pendant les vacances de Toussaint, et communique ses conclusions par courrier du 14 décembre 1992, à M. Desmoulins, secrétaire de Mairie :
“(…) en lui transmettant les mesures de radon effectuées après travaux, le 1er décembre. Les niveaux mesurés, après mise en place de siphons sur les canalisations des sanitaires sont compris entre 20 et 140 Bq/m3, avec en moyenne dans les zones occupées par le personnel et les enfants, 90 Bq/m3.
Toutefois, nous avons pu constater une concentration en radon de 420 Bq/m3 sur la grille d’évacuation des eaux usées des sanitaires “ côté droit ”, ce qui montre qu’il est nécessaire de maintenir ces siphons en eau (…). Le dosimètre alpha de site, (…) installé le 12 décembre 1992 pour deux mois permettra de vérifier l’évolution des concentrations (…) ”.
Ce courrier est signé Y. VAUZELLE. Notons au passage que voilà une surveillance toute récente, le bons sens aurait voulu que l’on se préoccupe de ce bâtiment dès sa mise en service. Le bourg de Bessines surplombe la Gartempe sur sa rive gauche, tandis que la mine à ciel ouvert MCO du Brugeaud, et la SIMO lui font face, rive droite.
Mais mille péripéties vont venir troubler la vie de cette école. Et l’expertise montrera que le CRPM avait fourni des mesures très optimistes. Ainsi, à la rentrée de Pâques 1994, dans un article de La Montagne du 8 mars 1994, on apprend que ALGADE fait des mesures supplémentaires, que la teneur en radon a été divisée par 2 (moins de 500 Bq/m3 au lieu de 1000) grâce à “ l’installation la semaine dernière d’un dispositif de ventilation (…). Mais quel qu’en soit le prix, l’opération sera réalisée, si elle s’avère nécessaire (pose de drains sous la chape) car “seule importe la santé des enfants” a souligné, hier, le maire de Bessines, Bernard Brouille ”…
On se dira : tout de même plus de deux ans pour quelques siphons et une ventilation ? Mais heureusement la bonne nouvelle c’est que le même article signale que les Autrichiens se soignent… au radon. À doses homéopathiques peut-être ?

Précisions: Le Conseil Départemental d’Hygiène, en sa séance du 4 Mars 1994 reflète bien l’état d’esprit des élus, que je me permets de citer “Monsieur Brouille – Maire de Bessines – informe les membres du vœu du Conseil Municipal de Bessines. Ce dernier souhaite qu’une étude comparative soit réalisée dans la région Limousin pour savoir si d’autres écoles ou d’autres habitations connaissent le même problème. Si les résultats font apparaître que la région de Bessines est seule concernée du fait de la présence des mines d’uranium, il sera demandé à la COGEMA de partir. En ce qui le concerne, il pense que le problème du radon existe ailleurs qu’à Bessines. Il souhaite toutefois que le vœu du conseil municipal soit repris par le Conseil Départemental d’Hygiène dans un souci d’apaisement. ”
Et 4 paragraphes plus loin: “ Monsieur Brouille informe les membres qu’un comité de suivi est constitué depuis lundi avec des parents d’élèves, des élus et des représentants de la Sté Algade. Des appareils de mesure ont été posés chez des élèves et les mesures révèlent des taux de radon pour beaucoup supérieurs à ceux trouvés à l’école (jusqu’à 5000 Bq/m3) ”.
Bessines-la-Jolie, et ses cures de radon 365 jours par an, à plein temps !

Enfin, en 1998, Les Cahiers de COGEMA du mois de février, sur le réaménagement des sites miniers, sous le titre Recherches et Expertises pour Garantir la Pérennité, je note une étude initiée en 1995-1997, dont je n’ai point le résultat, intitulée “ La diffusion du radon dans les sols et la discrimination du radon naturel et du radon d’origine industrielle ” dans le cadre d’un PIC (Programme d’Intérêt Commun) avec l’IPSN. Tout un programme ! Et en plus je parie qu’on va s’apercevoir que le radon naturel est responsable de tout, parce que l’autre…
Voir plus haut le vœu du Conseil Municipal de Bessines, dont on sait qu’il n’a pas été suivi du départ de COGEMA. CQFD.

Et aujourd’hui:

Tout ça pour vous dire que désormais les Limousins sont pris en charge par LIMAIR et PEARL, société créée à Limoges en 2005 dans le berceau de la Fac de Sciences. La ravissante jeune fille qui traque le radon sur le plateau de Millevaches déclare “ Nous avons été un peu déçus au début par une certaine indifférence de la population lors de la douzaine de réunion d’informations que nous avons tenues ”. Qui l’eut cru !!!

Michèle GRANIER,

CLADE,
6, rue Porte Panet 87000 Limoges.
Extrait du bulletin n° 119 du Comité Stop Nogent-sur-Seine.

* A propos d’ALGADE, témoignage de Roger Belbéoch invité par le conseil municipal de Bessines afin d’analyser les 4 projets COGEMA sur Bessines (site de stockage d’uranium appauvri, laboratoires pour le conditionnement de nitrates de thorium, le traitement de produits uranifères contenant du mercure, l’enrichissement d’uranium) : « Parmi les présents, le responsable d’ALGADE, filiale de COGEMA chargé des mesures de radioactivité. Au cours de mon exposé je parle des dangers du radon et le responsable ALGADE réagit violemment et déclare “ Le radon est un gaz neutre et est donc sans danger ”. »

Pour en savoir plus sur cette période:
– le film de Thierry Lamireau, “ Uranium en Limousin ”.
Le Limousin radioactifSciences et Vie n°899, août 1992.
– Gazette Nucléaire 117/118, août 1992 : Recours en annulation à l’encontre de la SIMO déposé par la FLEPNA, 19 novembre 1991 ; droit de réponse au Figaro de Martine Deguillaume 13 janvier 1992 ; texte de Christian Pénicaud.

« URANIUM EN LIMOUSIN »

Disponibilité en DVD du film documentaire

de

Thierry LAMIREAU

AAAAAAAAAA

Ce film retrace l’histoire de l’exploitation minière de l’uranium en LIMOUSIN, depuis l’après-guerre jusqu’aux stockages de déchets radioactifs tels que l’uranium « appauvri ».
50 millions de tonnes de « résidus de traitement », 200 kilomètres de galeries et des millions de « stériles » ne peuvent laisser l’environnement indemne.
Ces déchets contiennent plus de 80% de la radioactivité initiale du minerai et rendent cette radioactivité susceptible de dispersion contrairement à la gangue minérale initiale.
L’infiltration des eaux entraîne les radioéléments dont certains sont classés parmi les plus radiotoxiques.
Les vents dispersent le gaz radioactif RADON et soumettent les populations environnantes aux doses radioactives.
C’est remettre aux générations futures la responsabilité de la gestion de ces sites dont la radioactivité restera augmentée pour des millions d’années. »
Le film (copyright 1995) a reçu de très nombreux prix internationaux et nationaux. Il a été diffusé une fois sur PLANETE CABLE en 1995 et a ensuite été censuré sous pression du Ministère de l’Industrie (sous DSK !) et des services du Premier Ministre de l’époque. Il est sur internet en basse résolution.
Si des gens sont intéressés, je peux leur fournir un exemplaire DVD avec jaquette couleur au prix de 25 euros (port compris). J’en suis l’auteur unique et depuis 2001 j’enchaîne de graves pathologies à cause de mes multiples irradiations sur les sites nucléaires.

L’adresse pour le DVD:

LAMIREAU Thierry 
12, chemin du Panorama 74960 CRAN GEVRIER

Pour rappel, parce que j’avais écrit un article sur les mines d’uranium, en 2009 avait eu lieu la fameuse émission « Pièces à conviction » (FRANCE 3 Elise LUCET) sur les mines d’uranium qui avait fait tant de bruit. Je participais d’ailleurs à l’émission.

 Quelques images de mon documentaire

« URANIUM EN LIMOUSIN »

NOTA:

Si vous copiez ces images, merci d’indiquer

copyright: Thierry LAMIREAU

20070403-151405.bmp REFLEXIONS PERSONNELLES

Un fût d’uranium « appauvri » dans des boues radioactives

sur le site de JOUAC (Nord Haute-Vienne).

20070403-151331.bmp1 SANTE PUBLIQUE

Ancienne mine d’uranium de BELLEZANE

remplie de boues hautement radioactives et chimiques.

(Près de BESSINES/Haute-Vienne).

20070403-151914.bmp1 uranium20070403-152119.bmp URANIUM APPAUVRI

M.René FRUGIER, ancien mineur.ccccccccc VIDEOS

20070403-152205.bmp1

Très ancienne mine d’uranium sur le site de MARGNAC.

Lieu où de très nombreux déchets radioactifs

extérieurs à la région LIMOUSIN ont été enfouis.

20070403-152209.bmp

De très nombreux sites sont laissés à l’abandon

avec des pollutions majeures des eaux, des sols et de l’air.

(Site de MARGNAC/Haute-Vienne).

20070403-152250.bmp 

Travail des mineurs dans les mines d’uranium.

20070403-152521.bmp20070403-152525.bmp

Boues radioactives à BESSINES sur le site du BRUGEAUD…

Au-dessus de la rivière GARTEMPE…

polluée par les produits chimiques et radioactifs.

20070403-152532.bmp

Détail des boues radioactives

au-dessus de la rivière GARTEMPE à BESSINES.

aaaaaaaa2

Fonctionnement du processus d’évacuation de la radioactivité

dans les sols.

20070403-152646.bmpvieilles-sagnes

Sur cette grille, le compteur GEIGER indiquait:

60000 impulsions par minute…

alors que le maximum tolérable des normes internationales est de…

10 impulsions par minute !

20070403-152818.bmp

Site nucléaire de BESSINES en pleine exploitation avant sa destruction.

Sur ce lieu était traité le minerai d’uranium

pour en sortir le « yellow cake » à destination de l’enrichissement

avant intégration dans les centrales nucléaires.

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Site nucléaire de BESSINES.

20070403-152823.bmp

Exploitation du minerai d’uranium près de BESSINES

On voit, au loin, le gaz radioactif RADON qui sort d’un aérateur.

20070403-152827.bmp

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Site nucléaire de BESSINES.

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Site nucléaire de BESSINES.

20070403-153101.bmp

Site nucléaire de BESSINES:

Le minerai est déposé en tas pour un tri.

La voie ferrée est là pour recevoir l’arrivée de déchets radioactifs

provenant d’autres régions françaises et de l’étranger.

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Dosimètre de site placé par COGEMA/AREVA/ALGADE.

Dosimètres toujours placés là où la radioactivité est moins importante…

pour dire que tout va bien et que l’industrie ne pollue pas !

20070403-153217.bmp

Aérateur évacuant le gaz radioactif RADON

près de maisons habitées ou expropriées.

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Rivière VINCOU déviée pour favoriser l’exploitation de l’uranium.

Près des mines d’uranium de MARGNAC 

sur la commune de COMPREIGNAC (Haute-Vienne).

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Puits de MARGNAC et canaux radioactifs

de déviation des cours d’eau avec traitements chimiques.

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Traitement chimique des eaux près des mines d’uranium.

Lieu: MARGNAC. Traitement au Baryum.

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Déviation des écoulements des eaux 

et traitement chimique car…trop radioactives !

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Ecoulement des eaux polluées près du puits de MARGNAC.

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Ecoulement des eaux dans des bassins de décantation.

Les eaux sont très polluées par les composés chimiques et radioactifs.

Lieu: Mines de MARGNAC.

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20070403-153253.bmp

Déchets et fûts radioactifs jetés dans une ancienne mine à MARGNAC.

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Déchets et fûts concassés ou pas: tout est très radioactif…

et laissé dans la nature sans aucune protection.

Lieu: ancienne mine de MARGNAC.

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Conduites de traitement des eaux près du site de déchets radioactifs de LAVAUGRASSE.

Près de l’usine nucléaire de BESSINES (Haute-Vienne)

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Usine nucléaire de BESSINES.

Traitement chimique des produits radioactifs.

20070403-153300.bmp

Fûts radioactifs jetés dans des boues radioactives.

Lieu: Mine de JOUAC (Nord Haute-Vienne).

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Bassins de dépôts de boues radioactives et chimiques.

Lieu: Mines de JOUAC.

Les eaux, sols, champs, cultures et animaux sont continuellement

contaminés par ces pollutions majeures de l’environnement.

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Camion partant de l’usine SIMO/COGEMA/AREVA

du site nucléaire de BESSINES pour aller jeter les boues radioactives

dans l’ancienne mine de BELLEZANE.

20070403-153513.bmp

Camion rempli de boues radioactives

passant, sans protection, dans les rues de BESSINES.

Une contamination majeure s’est produite dans toutes les habitations

et dans les jardins.

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Entrée de la mine de BELLEZANE (BESSINES)

20070403-153555.bmp20070403-153605.bmp

Les camions déversent les boues radioactives dans la mine de BELLEZANE.

20070403-153610.bmp20070403-153614.bmp

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La mine de BELLEZANE remplie de déchets radioactifs.

Une pollution majeure des eaux, des sols et de l’air…

pour des millions d’années.

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Boues radioactives dans les mines de JOUAC.

Une pollution majeure des eaux, des sols et de l’air.

20070403-153630.bmp20070403-153635.bmp

Vue très rapprochée des boues radioactives…

J’étais dans les boues: compteur GEIGER bloqué !

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Mines d’uranium de JOUAC.

Lixiviation in situ avec de l’acide pour récupérer les jus contenant

encore de l’uranium.

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Boues radioactives et chimiques à l’air libre: JOUAC.

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Détail de boues radioactives à JOUAC.

Compteur GEIGER bloqué, irradiation MAXIMALE.

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Détail très rapproché des boues radioactives.

Irradiation très forte.

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Le compteur GEIGER compte les chocs radioactifs et ne s’arrête plus !…

DANGER maximum pour ma santé !

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Fûts radioactifs laissés à l’abandon dans la nature

près des mines d’uranium de MARGNAC…

et près de chemins de randonnée.

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Fûts concassés radioactifs laissés à l’abandon.

Anciennes mines d’uranium de MARGNAC.

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Fûts radioactifs sur le site nucléaire de BESSINES.

Fûts provenant du site canadien « CIGAR LAKE ».

Photo prise clandestinement:

Irradiation personnelle puis irradiation supplémentaire

sur le site nucléaire de BESSINES

pour ne pas se faire arrêter par les vigiles et la gendarmerie.

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Site nucléaire de BESSINES.

Au loin: fûts radioactifs d’uranium « appauvri ».

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Fûts rouillés radioactifs d’uranium « appauvri »

provenant de l’ancien site nucléaire du BOUCHET (région parisienne).

Lieu de la photo: Site nucléaire de BESSINES.

Prise de risque personnelle très importante.

Irradiation MAXIMALE.

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L’on pourrait croire que ce lieu est bucolique.

Non, c’est une ancienne mine d’uranium !…

Là où l’on a vu les photos précédentes sur le site de MARGNAC.

20070403-154246.bmp

En bas, c’est désormais un chemin de randonnée !

Au-dessus à droite, ce sont les « stériles miniers »…

Désormais recouverts par les feuillages à l’automne.

Et pourtant, de ces « stériles », sortent encore 75% 

de la radioactivité initiale. 

Lieu: Anciennes mines de MARGNAC

(Commune de COMPREIGNAC/Haute-Vienne)

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Le village de COMPREIGNAC.

Bourré de radioactivité à cause des mines d’uranium…

à cause du gaz radioactif RADON.

J’ai habité 10 ans au-dessus de la mairie.

Dans l’appartement, il y avait 1200 Bq/m3 !

Ma plainte de l’époque contre la mairie…

avait été classée sans suite !

COMMENTAIRE:

Vous l’aurez compris, pour faire ce film, pour prendre des milliers de photos, 

pour faire plaisir à des journalistes qui voulaient des scoops, pour me faire « exploiter » par des « écologistes » en col blanc (élus du Conseil Général ou du Conseil Régional), je me suis irradié pendant 25 années d’actions militantes.

Ces photos sont UNIQUES et EXCLUSIVES !

J’ai réalisé seul ce film parce qu’une équipe de FRANCE2 « Envoyé Spécial », dirigée par la journaliste Isabelle STAES, n’avait pas eu le courage de passer outre les pressions exercées en 1992 par le Ministère de l’Industrie et les services du Premier Ministre de l’époque.

Désormais, depuis 2001, j’enchaîne de graves pathologies à cause d’irradiations multiples et répétées.

Je dénonçais les dangers de la radioactivité et…je ne me protégeais pas !

Comme si, inconsciemment, je croyais être « protégé » par mon action de « lanceur d’alerte »!

Je regrette toutes ces actions car depuis, rien n’a changé !

J’y ai donc laissé ma santé, une femme (divorce) et j’ai perdu tant de moments avec mes deux filles…

Donc, pour toutes ces raisons, merci de ne pas oublier de noter

mon nom si vous utilisez ces quelques photos.

Voir ici le film URANIUM EN LIMOUSIN:

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

            Ici un reportage de FRANCE 3 LIMOUSIN:

http://www.ina.fr/video/LM00001313536/dossier-la-memoire-est-au-fond-de-la-mine-video.html

là un reportage de FRANCE 3 nationale:

https://www.youtube.com/watch?v=zJokzr8nryk

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 juin, 2013 |4 Commentaires »

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S’ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EDF autorisé à utiliser du MOX

dans tous les réacteurs nucléaires du Blayais:

 Une pure FOLIE !

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S'ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa21

PARIS – EDF a été autorisé par le gouvernement à utiliser du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium provenant de combustibles usagés, dans deux réacteurs supplémentaires de sa centrale du Blayais (Gironde), selon un arrêté publié jeudi dernier au Journal Officiel.

Cet oxyde mixte d’uranium et de plutonium, spécialité française fabriquée par AREVA et employée dans l’Hexagone depuis 1987, était déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale proche de Bordeaux.

Il pourra désormais être employé dans les autres réacteurs, le 3 et le 4, précise le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué, ce qui porte à 22 sur 58 le nombre de réacteurs français moxés.

Après la demande d’EDF d’utiliser plus de MOX au Blayais en avril 2010, l’Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard que le dossier soit complété. Après une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sécurité Nucléaire a finalement émis un avis favorable en octobre 2012.

L’ASN a notamment considéré que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi, souligne le ministère.

Le MOX est dans le viseur des écologistes et de certains scientifiques, la radioactivité du plutonium étant considérablement plus élevée que celle de l’uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d’accident nucléaire. Il était ainsi employé dans un des réacteurs accidentés (le numéro 3) de la centrale japonaise de Fukushima.

Son « avantage » réside précisément à réutiliser du plutonium obtenu au terme de la combustion d’uranium enrichi, AREVA mettant en avant ce rôle de « recyclage ». Au total, le MOX contient entre 5 à 10% de plutonium.

Les quatre réacteurs du Blayais ont chacun une puissance de 900 mégawatts. Il fond partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

(©AFP / 30 mai 2013 09h31)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le MOX est une « technique » qui ne permet pas vraiment de « recycler » certains composés radioactifs puisque les déchets qui en découlent sont encore plus complexes à gérer notamment à cause de la radioactivité et de la chimio-toxicité.

La centrale nucléaire du BLAYAIS est très exposée à la montée des eaux (l’on est déjà d’ailleurs passé près d’une catastrophe sur ce site). Rajouter du MOX dans les coeurs des réacteurs est d’une INCONSCIENCE FOLLE.

En effet, l’un des réacteurs de FUKUSHIMA contenait du MOX…On a pu en  constater les résultats, une fois la radioactivité libérée dans l’atmosphère !

Insérer du MOX dans les réacteurs français conduit à une fragilisation du parc nucléaire français.

Cela accélère la venue d’une CATASTROPHE NUCLEAIRE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

CROISSANCE: CERTAINS SYNDICATS REFORMISTES ET PATRONAT DEFINISSENT LES FILIERES D’AVENIR…OU COMMENT SE PROSTITUER ET TRAHIR LE TRAVAILLEUR DE BASE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Croissance:

CROISSANCE: CERTAINS SYNDICATS REFORMISTES ET PATRONAT DEFINISSENT LES FILIERES D'AVENIR...OU COMMENT SE PROSTITUER ET TRAHIR LE TRAVAILLEUR DE BASE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbbbbb6

Certains syndicats « réformistes » et patronat

définissent les 

« filières d’avenir »…

Ou comment se prostituer

et trahir le travailleur de base !

(Photo: AFP)
Trois organisations patronales – MEDEF, CGPME, UPA – et trois syndicats – CFDT, CFTC, CFE-CGC – ont publié un rapport commun pour relancer la croissance, un texte dont s’est dite «fière» la présidente du Medef Laurence Parisot et qui constitue un nouveau «cap» pour le dialogue social selon le leader de CFDT Laurent Berger.

Le rapport de 165 pages, intitulé «Réinventer la croissance», a été présenté au siège du MEDEF par les six organisations.

« Ce soir, je suis fière d’être avec les représentants syndicaux pour présenter ce que j’appellerai un livre », a affirmé Mme Parisot en vantant les mérites du «dialogue social» pour «faire avancer le pays» et «sans lequel on n’aboutit a rien».

Mme Parisot a mis en garde contre les «dangers» qui menacent la méthode du dialogue social qui «a beaucoup d’adversaires», à la fois «à gauche et droite», parmi le patronat et parmi les syndicats, a-t-elle dit en allusion à la CGT et à FO qui ont refusé de prendre part aux débats pour l’élaboration de ce rapport.

La présidente du MEDEF, qui quittera ses fonctions début juillet 2013, a rappelé l’opposition de «forces politiques» à l’accord sur la sécurisation de l’emploi du 11 janvier 2013 signé par le patronat et les trois syndicats « réformistes ».

De son côté, Laurent Berger a souligné que le dialogue social, «facteur de progrès» est «en train de passer un cap» et a rappelé l’interdépendance entre l’économique et le social. Le rapport, a-t-il dit, sera l’un des «documents sur la table de la conférence sociale des 20 et 21 juin 2013».

Dans ce rapport, le patronat et les syndicats souhaitent notamment une nouvelle «gouvernance économique» qui suppose une meilleure définition du champ d’intervention de «l’Etat» qui devra être «stratège» et «respectueux des avis des partenaires sociaux».

Pour Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, «l’originalité première» de ce texte est que syndicats et patronat ont «fait ensemble un constat commun et des propositions communes».

Le rapport, fruit d’une délibération depuis janvier 2012, définit plusieurs secteurs prioritaires pour les choix d’investissements: les nouvelles technologies, l’économie verte, l’énergie, la mobilité (transports, infrastructures), les activités liées au patrimoine et aux savoir-faire français, les besoins liés à l’allongement de la vie et à la santé.

Il avance des recommandations pour chacun des secteurs. Pour relever le défi technologique, il propose notamment de cibler prioritairement les PME et de réhabiliter le goût de la recherche dès le premier cycle de l’enseignement supérieur.

En matière d’énergie, patronat et syndicats préconisent le développement des énergies renouvelables sans rejeter le nucléaire. Ils demandent «une réflexion et une concertation approfondies» avant toute décision de fermeture de centrale, «dès lors que les impératifs de sûreté sont respectés», et estiment qu’il faut continuer les programmes de recherche en matière de technologie nucléaire.

Le rapport juge également qu’il ne faut pas fermer la porte au gaz de schiste et suggère de poursuivre la recherche sur la sécurisation des techniques d’exploitation.

Pour permettre à l’économie verte de créer des emplois, syndicats et patronat proposent de stabiliser les politiques publiques (fiscales, réglementaires) et d’anticiper les nouveaux métiers liés au passage à cette économie.

En matière d’infrastructures, le rapport estime qu’il faut donner la priorité à l’entretien et à la modernisation du réseau ferroviaire, plutôt qu’à la création de lignes nouvelles.

Le texte préconise le développement des activités liées aux savoir-faire français en corrigeant notamment les distorsions de concurrence qui pénalisent les productions françaises.

Le vieillissement de la population et les besoins en matière de santé sont autant de leviers de croissance et les partenaires sociaux proposent d’anticiper les comportements de consommation des nouveaux retraités et d’avancer des solutions de santé intégrant les nouvelles technologies et les services à la personne.

Il s’agit du deuxième texte économique commun des six organisations après celui sur la compétitivité en 2011.

© 2013 AFP
COMMENTAIRE:
(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)
Les fossoyeurs de notre société sont en marche !
Le citoyen et le travailleur ne trouveront pas leur compte dans ces compromissions de haut vol.
Certains syndicats se « prostituent » en signant de tels accords et trahissent les principes fondamentaux du fonctionnement de notre société.
Ce n’est pas une « sécurisation de l’emploi » c’est, au contraire, une fragilisation du monde du travail.
L’appauvrissement  des travailleurs  arrive à grands pas…comme en Grèce, en Espagne, en Italie, etc.
Vouloir garder le nucléaire et utiliser l’exploitation du gaz de schiste montre
l’inconscience de ces individus !
HONTE aux syndicats mouillés dans de tels engagements.
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE…(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

FUKUSHIMA:

FUKUSHIMA: LE RAPPORT DE LA HONTE...(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaa50

Le rapport de la honte

émanant de chercheurs de l’ONU

« Les émissions radioactives après la catastrophe à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima en 2011 ne devraient pas avoir de conséquences sur la santé à l’avenir(1), a estimé, vendredi 31 mai 2013, un Comité de chercheurs de l’ONU à Vienne.

« L’exposition aux radiations qui a suivi l’accident nucléaire à Fukushima-Daiichi n’a pas entraîné d’effet immédiat(2) sur la santé », a déclaré le Comité Scientifique de l’ONU sur les Conséquences des Emissions Radioactives (UNSCEAR).

« Il est peu probable de pouvoir y attribuer à l’avenir des conséquences sur la santé pour la population globale et la grande majorité des travailleurs, pour qui l’historique de l’exposition aux radiations a été établi », a ajouté l’UNSCEAR.

Le Comité, qui présentait les principales conclusions d’un rapport qui sera publié ultérieurement, a salué la réaction du gouvernement japonais immédiatement après la catastrophe (3).

« Les mesures prises par les autorités pour protéger la population (évacuation et protection sous abri) ont réduit de manière significative l’exposition aux radiations, qui aurait été dans le cas contraire multipliée par 10″, selon l’UNSCEAR.

« Aucune mort liée à l’exposition aux radiations n’a été observée auprès des 25.000 travailleurs envoyés sur le site de l’accident(4).

Au vu du faible nombre de travailleurs très exposés, il est peu probable de pouvoir détecter dans les prochaines années une augmentation des cas de cancers de la thyroïde dû aux radiations », a ajouté le comité. 

Consécutif à un séisme de magnitude 9 et à un tsunami géant, l’accident de Fukushima avait provoqué en mars 2011 d’importantes émissions radioactives dans l’air, les eaux et les sols de la région de la centrale, située à 220 km au nord-est de Tokyo. »(5)

(1) Cela enlève toute éventuelle plainte devant les Tribunaux…pas mal comme idée !

(2) Mais à long terme ?

(3) Quelle réaction ? Le Gouvernement japonais a été et est toujours totalement dépassé par les événements.

(4) Un énorme mensonge et une véritable manipulation des consciences.

(5) Etrange: Après la minimisation et la négation des faits, les auteurs du rapport parlent « d’importantes émissions radioactives dans l’air, l’eau et le sol !… »

Les nucléocrates de tous les pays de la terre ont un « gène spécial » en eux:

LE MENSONGE ! .

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 31 mai, 2013 |Pas de commentaires »

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC): « LES CENTRALES NUCLEAIRES DES USA NE SONT PAS SÛRES ET DEVRAIENT S’EFFACER DU PAYSAGE »

Grégory JACZKO :

GREGORY JACZKO (ANCIEN DIRECTEUR DE LA NRC):

A Fort Calhoun, une crue du Missouri a provoqué une inondation début juin 2011 (Nati Harnik/AP)

« Les centrales nucléaires des USA

ne sont pas sûres

et devraient s’effacer du paysage »

L’ancien Directeur Général de la NRC 1 Gregory Jaczko a fait récemment deux déclarations remettant en cause la soi-disant sécurité infaillible des centrales nucléaires américaines.

“Les centrales américaines ne sont pas sûres”

Le 29 mars 2013, M. Jaczko a déclaré que:

Les USA devraient stopper la totalité de leurs réacteurs nucléaires car il est impossible aux régulateurs [la NRC] de garantir qu’un accident majeur ne puisse survenir [sur le sol des États-Unis]”. L’ancien directeur de la NRC a également estimé que la commission actuelle a “sérieusement endommagé” la réputation internationale de l’agence en matière de sécurité et a accusé ouvertement l’équipe dirigeante actuelle de ne pas “réagir en profondeur” au niveau des accidents majeurs pour se contenter de placer des rustines sur un vieux pneu.

Les 104 réacteurs américains sont défectueux selon M. Jaczko

Le 8 avril 2013, le NYT a reporté que M. Jaczko a réitéré ses propos à la tribune de la Conférence sur les Règlementations Nucléaires de Washington. Selon l’ancien responsable de la NRC, la totalité des 104 réacteurs nucléaires opérant actuellement sur le sol américain seraient défectueux et présenteraient “une faille de sécurité qui ne peut être solutionnée”. Cette constatation – qui a récemment sauté aux yeux de M. Jaczko – nécessiterait selon lui la mise hors service de l’ensemble du parc nucléaire américain et son remplacement par une nouvelle génération de réacteurs, plus petits et plus sûrs.

Une prise de conscience récente

L’ancien responsable de la NRC avait prêté serment le 22 janvier 2009 pour démissionner de son poste en mai 2012 non sans avoir longuement et patiemment réclamé que les modifications techniques des réacteurs définies suite à la catastrophe Japonaise de Fukushima-Daiichi soient intégralement appliqués au parc nucléaire américain. M. Jaczko avait également été le seul membre de la NRC à s’opposer fermement à la mise en service de nouveaux réacteurs sur le sol des USA en estimant nécessaire que toutes les leçons de l’accident Japonais soient tirées ; tous les autres membres de la NRC ayant désavoué M. Jaczko et donné leur accord sur cette autorisation, le chairman de la NRC n’avait d’autre issue que de démissionner de la NRC, ce qu’il a fait le 21 mai 2012.

“Vous ne pouvez logiquement acheter un véhicule dont vous savez que le garagiste a essayé de réparer les freins sans y parvenir ; vous allez évidemment attendre que le garagiste ait réussi et terminé son intervention.”

M. Jaczko fait évidemment ici mention du fait qu’il est impossible d’arrêter complètement et rapidement un réacteur nucléaire et que sa propre puissance résiduelle – celle dégagée par les produits de fission du combustible – est largement suffisante pour induire éventuellement son auto-destruction accompagnée d’une radiopollution majeure, sans que personne ne puisse agir sur la situation.

Les évacuations Japonaises “simplement inacceptables”

Dans un long entretien accordé à l’Asahi et publié dans ses colonnes le 14 mars 2013, M. Jaczko estime que l’évacuation de plusieurs villes et villages suite à la catastrophe de Fukushima-Daiichi représente un “événement inacceptable” pour les populations évacuées car, selon son analyse que nous partageons volontiers, rien n’est plus douloureux que le fait de devoir abandonner sa maison indépendamment de la cause qui motive cette décision.

Selon M. Jaczko, la technologie électronucléaire utilisée actuellement devrait être totalement repensée en plaçant au premier plan la sécurité ; rien ne devrait pouvoir être décidé pour l’avenir sans qu’il soit possible d’affirmer qu’il existe exactement zéro chance qu’un tel accident se produise à nouveau.

“Si nous ne pouvons gérer le problème des déchets alors… arrêtons simplement de produire de l’électricité nucléaire”

Gregory Jaczko conclut son entretien avec l’Asahi en évoquant le délicat problème des déchets nucléaires qui le laissent plus que songeur ; il estime que des problèmes récurrents de perte de barrières radiologiques, par exemple par la dégradation probable des assemblages de combustible (ou, dans l’actualité récente, des problèmes d’étanchéité au niveau de réservoirs renfermant des déchets radiotoxiques) représenteront un problème majeur d’ici à quelques centaines d’années, et que s’il s’avère que ces problèmes ainsi que celui d’un stockage géologique éventuel ne peuvent être résolus 2, alors la seule réponse doit résider dans l’abandon pur et simple de l’énergie nucléaire.

Sources:

Ex-Regulator Says Reactors Are Flawed – NYT, 8413

Safety: Jaczko Calls for Phaseout in US, Says Plants Aren’t Safe– Energy Intel, 29313

STATEMENT ON THE RESIGNATION OF NRC CHAIRMAN GREGORY JACZKO – CALPIRG, 21512

INTERVIEW: Former U.S. nuke watchdog chair says regulators must stay independent – Asahi, 14313


(322) 

  1. Nuclear Regulatory Agency : Agence de Régulation Nucléaire des USA 
  2. Il semble que tout le monde trouve un tel site de stockage nécessaire… ailleurs 
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 29 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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