LES VRAIS VISAGES DU TERRORISME EN AFRIQUE (Komla KPOGLI / legrandsoir.info)

Les vrais visages du terrorisme en Afrique

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Komla KPOGLI

Au moment, où l’on nous informe que le terrorisme menace l’Afrique et qu’au nom de la lutte contre ce terrorisme, on dit mener actuellement une « guerre humanitaire » au Mali, examinons ce qu’est réellement le terrorisme sous les tropiques.

Après 4 siècles de razzias négrières transatlantiques et arabo-musulmanes, plus d’un siècle de colonisation, les populations africaines rentrèrent en lutte pour leur libération. Mais ces luttes furent court-circuitées et les meneurs matinalement assassinés et remplacés par des guignols sanguinaires dont l’unique mission est de confirmer le continent dans l’orbite de ceux qui l’ont investi depuis lors pour le priver de toutes ses ressources, à commencer par les ressources humaines qui, après avoir servi dans les champs de coton, dans les mines, sur les chantiers loin d’Afrique, doivent continuer par travailler à leur bien-être cette fois-ci sur le continent lui-même.

Sous le contrôle de surveillants drapés en costume-cravate comme le maître. Malheur aux peuples gouvernés par des esclaves triés sur le volet et affranchis pour les besoins de la cause par le maître qui les habille à son image créant ainsi chez ces « surveillants » l’illusion qu’ils sont devenus ses égaux. Le pouvoir de la terreur que le maître a attribué à ces contremaîtres se révèle si destructeur que certains africains n’hésitent pas à regretter ouvertement le remplacement du colon aux yeux bleus par ceux qui, par la couleur de peau, semblaient être leurs frères.

Jeunesse renvoyée en exil par la Méditerranée où si elle ne fait pas tirer dessus par les garde-frontières du dispositif Frontex, elle se fait bouffer par des requins, prédation, avidité, mépris envers les populations, violence incessante, destruction méthodique de toute idée tournée vers l’endogène…voilà quelques-unes des méthodes de gouvernement des satrapes. Voici un bref résumé du terrorisme de certains parmi eux. Le lecteur nous excusera de n’avoir pas les cité tous. C’est par manque de place, et pour aucune autre raison. C’est pourquoi le lecteur est prié de compléter la liste, voire énumérer les crimes qui n’ont pu être cités ici.

1. Gnassingbé 1er + Gnassingbé 2 : 50 ans au pouvoir au Togo, au moins 50.000 morts directs par violences militaro-policières, Assassinat de Sylvanus Olympio puis retour du Togo dans les escarcelles de la France, au moins 1.000.000 de togolais tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

2. Bongo 1er + Bongo 2è : 46 ans au pouvoir au Gabon, au moins 20.000 morts directs, au moins 1.000.000 d’africains au Gabon tués de diverses manières (financement des partis politiques en France de l’extrême droite à l’extrême gauche, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

3. Paul Mvondo Biya : au pouvoir au Kamerun depuis 31 ans, au minimum 40.000 morts directs, au moins 1.000.000 d’africains du territoire de Kamerun tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

4. Blaise Compaoré : Assassin de Thomas Sankara, de Norbert Zongo et leurs compagnons, au pouvoir depuis 26 ans, au moins 15.000 morts directs, au minimum 1.000.000 d’africains du Burkina Faso tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

5. Denis Sassou Nguesso (RPC – NdR), criminel multirécidiviste totalisant 29 ans au pouvoir, au moins 100.000 morts directs par violences militaro-policières, pilleurs professionnels de deniers publics avec sa famille et clients, au moins 1.000.000 d’africains tués de diverses manières (crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

6. Omar Guelleh, au pouvoir à Djibouti depuis 14 ans, mêmes crimes que les précédents terroristes.

7. Idriss Deby, au pouvoir au Tchad depuis 23 ans, mêmes crimes que les précédents.

8. Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis 1 an, criminel avec le FMI d’où il a piloté directement les criminels Plans d’Ajustements Structurels + parvenu à la présidence transporté dans les chars et bombardiers français, accompagnés de terroristes dirigés par Guillaume Soro depuis 10 ans, au moins 30.000 morts directs, au minimum 50.000.000 d’africains tués via le FMI et la Banque Mondiale que Ouattara a servis + crimes économiques, maintien du Franc CFA, coopération-suicide, absence d’infrastructures de base de santé, absence d’eau, délabrement mental collectif savamment entretenu…). Tortures + Maintien des frontières coloniales + Ecole coloniale + braquages électoraux incessants + Opposition et populations soumis à un terrorisme permanent + Sabotage de la culture africaine.

Etc…etc…Tous ces terroristes bénéficient dans leurs crimes de l’appui logistique, intellectuel, médiatique…de la France et de bien d’autres « Amis de l’Afrique » qui n’hésitent pas à directement combattre à leurs côtés contre les Africains qu’ils « sauvent » actuellement au Mali du terrorisme qui coupe mains et pieds. Qui libérera les africains de ces terroristes  ?

18 janvier 2013

KPOGLI Komla

http://lajuda.blogspot.com/

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |1 Commentaire »

MALI: LETTRE OUVERTE à FRANCOIS HOLLANDE (Christine POUPIN, Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU)

MALI :

Lettre ouverte à F.HOLLANDE

MALI: LETTRE OUVERTE à FRANCOIS HOLLANDE (Christine POUPIN, Olivier BESANCENOT, Philippe POUTOU) dans REFLEXIONS PERSONNELLES mali4

Christine Poupin, Olivier Besancenot, Philippe

Poutou : VIA A.C

(mardi 22 janvier 2013 – 12h35)

Monsieur Hollande, ,

Lors d’un point presse, le 15 janvier 2013, vous avez déclaré : « Qu’allons nous faire des terroristes ? Les détruire ! ». Déclaration choc, violente, et guerrière, qui rappellerait presque les intonations de Vladimir Poutine. Déclaration également quelque peu imprudente par son côté péremptoire. Car, au jeu de l’escalade verbale, les faits, eux, suivent un engrenage où, hélas, fréquemment les otages s’additionnent aux otages. La tragique prise d’otages qui s’est déroulée sur le site gazier de Tigantourine, en Algérie, qui nous révolte tous, en a donné, durant son dénouement, la dramatique illustration.

Alors qu’avez vous voulu prouver en utilisant ces mots ?

Que vous étiez aussi chef des armées, chef de guerre. Et surtout, que vous assumiez entièrement la guerre au Mali. Comme c’est attristant de constater que le rare domaine où vous ne vous autorisez pas d’hésitations, soit celui de la guerre. Dans la plus grande tradition, vous emboîtez joyeusement le pas de vos prédécesseurs. Qu’on se le dise, vous aussi, postulez à la stature de président de la Françafrique (France « A fric » pour reprendre l’expression de l’association Survie). Comme c’est consternant de se retrancher, comme à l’accoutumée, derrière des raisons humanitaires – qui ne se rappellent à vous que selon les circonstances – pour masquer à l’opinion les vrais intérêts colonialistes que la France défend dans ce conflit.

Alors, oui, Monsieur Hollande, dans le nord du Mali, des fanatiques religieux cherchent à imposer un régime odieux à la population malienne. Et oui, il y a des raisons de s’en émouvoir et de se sentir solidaires du peuple malien. La seule question qui vaille alors est de savoir si votre intervention militaire, menée en solo, risque d’améliorer ou d’aggraver la situation. Poser cette seule question dérange. Et pour cause.

Les premiers applaudissements, rituel des débuts de guerre, qui ont salué votre initiative, s’estompent rapidement et le murmure des premiers doutes s’installe déjà. Aurions-nous, sur ce sujet aussi, perdu la mémoire de notre histoire récente ?

Les différentes interventions militaires étrangères de ce type, qui se sont succédées ces 20 dernières années, en Irak, Afghanistan, Somalie, Libye, ont débouché sur une situation politique ingérable, chaotique, et le plus souvent sur une guerre civile doublée d’une catastrophe humanitaire. Car le décompte lugubre des milliers de morts ne s’arrête pas au cessez-le feu décrété par les puissances occidentales ; Il déroule inlassablement son lot de nouvelles victimes, énoncé en quelques secondes seulement durant nos journaux télévisés du soir. Au final, ces guerres qui prétendaient stopper, voire « détruire » le terrorisme, n’ont fait que renforcer bien souvent la position des plus déterminés, des plus extrémistes, et des plus radicaux d’entre eux. Quant à la défense du droit des femmes, qui oserait dire qu’elle s’est améliorée ? Et où ? En Irak, Afghanistan, Somalie, Libye ?

Monsieur Hollande, le monde politique vous tresse maintenant des lauriers.

De quoi se sentir porté par cet élan d’union nationale probablement recherché. Au point d’en perdre un peu le sens des proportions. Vous êtes vous seulement rendu compte du ridicule de la situation lorsque, sans rire, vous êtes arrivé paré de votre nouvel accoutrement de chevalier universel de la démocratie, arborant fièrement vos belles valeurs – les droits de l’homme, des femmes, la lutte implacable contre l’obscurantisme religieux – pour faire le point sur cette guerre, durant une conférence de presse tenue… aux Emirats arabes unis ? Là-bas, la législation s’applique selon la « charia », et fait encourir la lapidation pour adultère, blasphème ou homosexualité. Mais, qu’importe. La délégation du CAC 40 est sortie repue, gavée de juteux contrats. Et nous voulons tous croire que le sommet sur la défense de l’environnement, sponsorisé par Total et Exon a du tenir des propos percutants et plein de bon sens. Malheureusement, un sujet a cependant empoisonné vos entretiens : s’entendre enfin sur un prix avec la présidence des Emirats afin de vendre 6O avions Rafale. Le groupe Dassault le sait bien : faire la guerre, c’est un métier.

Aux Emirats arabes unis, comme au Mali, vous suivez inexorablement votre mission: assurer le bon commerce de la France. Nous découvrons donc que le Sahel n’est pas qu’un désert mais qu’il est le confluent géostratégique de nombreux échanges, licites comme illicites. Il est aussi la clé d’entrée frontalière fragile qui donne accès à des zones que la France tient à sécuriser, en premier lieu les mines d’uranium qu’exploite au Niger Areva, fleuron français de l’industrie nucléaire. Vous n’êtes pas un héros désintéressé dans cette guerre. Ni un pompier volontaire qui serait venu éteindre un feu qui, rappelons-le, a été entretenu sciemment ces dernières années par tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis le début des années 1980.

En effet, les politiques libérales, les plans d’ajustements structurels, liés à la dette malienne, dont le remboursement intéresse particulièrement la France, ont désagrégé la société, la privant de ses services publics, de ses industries, et de ses entreprises de services… L’état s’est délité, au point de quasiment disparaître dans le nord du Mali. En outre, les récents événements sont directement liés à la guerre en Libye.

Or, l’intervention militaire française en Libye n’a pas consisté à livrer gracieusement des armes à la révolution légitime du peuple libyen. La France est intervenue militairement en tant que puissance extérieure pour rappeler au futur pouvoir toute sa dépendance, et espérer autant de gestes en retour, notamment sur le marché pétrolier. Il a dépossédé par là même la révolution libyenne de la possibilité de s’approprier politiquement le contrôle des régions prises militairement. Ainsi, la région du Sahel a été brutalement déstabilisée et a libéré un afflux de combattants surarmés dans leur pays d’origine, notamment au Mali.

Enfin, vous êtes bien placé pour savoir que l’Etat français n’a pas vu d’un bon œil la destitution en mars 2012 du régime corrompu d’Amadou Toumani Touré, par une mutinerie militaire qui s’est transformée en coup d’état. Dès lors, la France n’a eu de cesse de priver l’armée malienne de ses propres appuis logistiques. La Cédéao, dirigée par Alassane Ouattara, qui doit beaucoup à la France pour son accession au pouvoir en Côte-d’Ivoire en 2011, a ainsi décidé d’un embargo, l’été dernier, sur des armes pourtant destinées aux militaires maliens, en bloquant des blindés, des munitions, des armes lourdes dans les ports de Dakar au Sénégal, et de Conakry en Guinée. Se défendre seul devient nécessairement plus compliqué.

Monsieur Hollande, le destin des maliens appartient aux maliens.

Et si une guerre est à mener, ce n’est sûrement pas à la France de s’autoproclamer sauveur au Mali. Le paternalisme français en Afrique n’a que trop duré. En France, l’Etat s’intéressait jusqu’alors aux Maliens surtout pour les expulser. Cette France-là serait soudainement touchée par les plus sincères sentiments humanitaires ?

Cette France qui n’arrive même pas à reconnaître sa responsabilité dans le génocide Tutsi qui s’est déroulé au Rwanda en 1994. Ne privons pas le peuple malien d’une solution politique que des voix réclament là bas avec insistance : le député Oumar Mariko de l’organisation SADI (Solidarités, Afrique, démocratie, indépendance), par exemple, ou l’ancienne ministre Aminata Traoré, qui a lancé, il y a plusieurs mois, un manifeste contre cette guerre au nom du droit des femmes. Car la société civile, syndicale et politique est une réalité incontournable au Mali.

En France, l’union nationale, au-delà des doutes exprimés sur le mandat français ou le peu de débat parlementaire, semble avoir contaminé quasiment tous les partis. A de trop rares exceptions près. Le meilleur moyen d’aider le peuple malien à mener son combat contre l’obscurantisme religieux, Monsieur Hollande, c’est que l’État français cesse de parler au nom des autres.

Le 18 janvier 2013

Christine Poupin, Olivier Besancenot, Philippe Poutou

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

URANIUM: EST-CE UN PAYS ? LES ORIGINES DU MAL (Vidéo / creativecommons.org)

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URANIUM: EST-CE UN PAYS ? LES ORIGINES DU MAL (Vidéo / creativecommons.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES cyclecombustiblemineg_zoom

EST-CE UN PAYS ?

LES ORIGINES DU MAL

(Creativecommons.org / sous-titrage français: Kna60) 

Actuellement, le combustible le plus utilisé pour la production d’énergie nucléaire est l’uranium, ce qui cause beaucoup de problèmes par les risques multiples qui en découlent au niveau mondial.

En Europe, l’énergie nucléaire est de plus en plus souvent célébrée comme pouvant sauver le climat….ce qui est une contre-vérité. Et de toute évidence, les centrales nucléaires ont besoin d’uranium.

L’Australie possède les plus importants gisements mondiaux de cette ressource.
A travers ce documentaire, nous voyagerons entre la France avec la CRIIRAD, l’Allemagne, et cette « Land Down Under » (Terre des Antipodes)[*] pour illustrer d’où vient l’uranium, où il va et ce qu’il en est des impacts et des déchets de cette exploitation minière.

[*] Référence au tube mondial des années 80 « Down Under » par le goupe de rock Australien Men at Work.
Extrait : http//en.wikipedia.org/wiki/File:Down_Under_by_Men_at_Work.ogg
D’après le sous-titrage Anglais par Trio Stubenrauch

http://www.dailymotion.com/video/xvfumc

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE MALI ET L’URANIUM: QUI SONT LES VRAIS « TERRORISTES »…UNE VIDEO A VISIONNER DANS LE MONDE ENTIER

LE MALI ET L’URANIUM:

LE MALI ET L'URANIUM: QUI SONT LES VRAIS QUI SONT LES VRAIS « TERRORISTES »…

UNE VIDEO A VISIONNER

DANS LE MONDE ENTIER

http://www.dailymotion.com/video/xww2x4

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

HOLLANDE LE GUERRIER: L’INTERVENTION IMPERIALISTE FRANCAISE AU MALI (Mohamed BELAALI)

François HOLLANDE le guerrier :

HOLLANDE LE GUERRIER: L'INTERVENTION IMPERIALISTE FRANCAISE AU MALI (Mohamed BELAALI) dans REFLEXIONS PERSONNELLES hollande8

L’intervention impérialiste française au MALI

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Mohamed BELAALI

Alors que le chômage et la précarité font ravage en France, François Hollande et son gouvernement, pour mieux masquer la faillite de leur politique économique et sociale, envoient leurs troupes au Mali ! « Nos forces armées ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes » déclarait solennellement le président français vendredi 11 janvier 2013 (1). La droite et l’extrême droite approuvent et applaudissent. Le plan Vigipirate passe du « rouge » au « rouge renforcé ». Il deviendra probablement « rouge écarlate » comme le sang qui va couler au Mali et dans la région ! Les médias bourgeois, sans relâche, propagent leur chauvinisme et distillent comme du venin leur propagande guerrière justifiant l’intervention militaire. Journalistes, hommes et femmes politiques, consultants, militaires et experts en tout genre déferlent sur les plateaux de télévision pour asséner leur « vérité », détournant ainsi l’attention des classes populaires des véritables problèmes qui les rongent au quotidien pour mieux servir les intérêts de la classe dominante.

Cette intervention a été décidée au moment même où la bourgeoisie française vient d’obtenir, grâce à François Hollande, tout ce qu’elle voulait en matière de licenciements, de flexibilité de l’emploi et des baisses des rémunérations des salariés (2). Pour les sociaux-démocrates au pouvoir, l’ennemi à combattre n’est pas la bourgeoisie qui fait payer aux peuples ici et en Afrique les terribles conséquences de son système de production, mais « le terrorisme ». Il faut donc, vaille que vaille, battre les tambours de la guerre et mobiliser toute la nation derrière son chef, François Hollande. Peu importe le coût de cette énième guerre des sociaux-démocrates.

Les politiques d’austérité, de contraintes budgétaires et des réductions des dépenses publiques sont réservées aux classes populaires. Quand on mène une guerre au service des grands groupes français, on ne compte évidemment pas .Tout le discours sur la lutte contre les déficits publics répété bêtement et inlassablement par les représentants de la classe dominante s’évapore comme par enchantement ! On trouve facilement et rapidement les fonds nécessaires pour financer cette opération qui, selon le chef de l’État, « durera le temps nécessaire ».

La guerre est ainsi déclarée, non pas contre le despotisme des marchés financiers, contre le chômage, contre la misère, contre les injustices sociales mais contre « le terrorisme » au… Mali ! C’est vraiment la préoccupation première des ouvriers, des chômeurs, des précaires, des travailleurs pauvres, des sans abris, bref de tous les laissés- pour-compte broyés par la machine capitaliste.

De plus en plus de citoyens rejettent la politique du gouvernement Hollande et se rendent compte qu’elle n’est, en fait, que le prolongement de celle menée par Sarkozy : une politique exclusivement au service de la classe dominante. La guerre apparaît alors comme un puissant moyen pour « fabriquer » tout du moins à court terme, un consensus permettant de perpétuer la même politique de classe.

Il faut donc inventer des ennemis extérieurs pour mieux servir les intérêts des puissants à l’intérieur : « Dans ces circonstances, le rassemblement des Français est une force supplémentaire pour la réussite de notre action », disait François Hollande.

Sur le plan international, l’instrumentalisation de l’occupation du nord-Mali sert d’abord les intérêts des bourgeoisies des pays impérialistes (France, Grande Bretagne et bien sûr les États-Unis notamment). Rappelons que l’occupation d’une partie importante du territoire malien est la conséquence directe de l’intervention impérialiste en Libye.

Sans l’intervention de l’OTAN dans ce pays, le Nord-Mali n’aurait probablement jamais été occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes (AQMI, Ansar Dine, Mujao, BokoHaram, etc.). Cette occupation est « rendue possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » (3). Précisons que ces États de l’Afrique de l’Ouest sont dirigés par des despotes entièrement au service de la bourgeoisie occidentale notamment française à l’image d’Alassane Ouattara, président actuel de l’organisation, ou de Macky Sall, président du Sénégal. Ils ont soutenu l’intervention impérialiste en Libye et en Syrie comme ils participent aujourd’hui à cette nouvelle « expédition néocoloniale française ». Ce sont les dirigeants de la CEDEAO qui ont imposé au Mali l’intervention française.

Il y a trop d’intérêts dans cette région du monde !

L’Afrique est aujourd’hui l’objet de grandes convoitises.

Paradoxalement, la population du Mali est classée parmi les plus pauvres de la planète par les Nations-Unies (son IDH la classe au175è rang sur 187 pays), alors que son sous-sol est l’un des plus riches du continent africain. Si l’or reste la première richesse du pays, les autres ressources, notamment pétrolières, sont aussi nombreuses que sous-exploitées.

Le Niger, dont la population vit dans l’extrême pauvreté, est l’un des plus grands producteurs mondiaux de l’uranium exploité par le groupe nucléaire français AREVA depuis une quarantaine d’années. En 2008, le groupe AREVA s’est emparé du « droit » d’exploiter la mine géante(5000 tonnes par an) d’Imouraren dont le démarrage est prévu pour 2014. On va taire par pudeur les conditions de travail misérables dans les mines les plus dangereuses du monde contrôlées par AREVA. Les révoltes ouvrières contre leurs conditions d’esclaves sont systématiquement réprimées sans jamais trouver le moindre écho dans les médias bourgeois.

Après la Côte d’Ivoire, la Libye, c’est le tour du Mali et peut-être demain l’Algérie qui risque d’être victime des rapaces impérialistes qui menacent en permanence la paix du monde au profit de leurs bourgeoisies respectives. Le Qatar, lui, joue le rôle du sous traitant des impérialiste. Hier en Libye, aujourd’hui au Mali et en Syrie, le Qatar continue à financer des groupes armés au bénéfices de ses maîtres impérialistes.

Les « terroristes » que l’on prétend combattre aujourd’hui sont le produit du capitalisme mondialisé. Les bourgeoisies occidentales, notamment américaine ont contribué largement à l’affaiblissement dans le monde arabe et musulman de toute pensée laïque et progressiste. Nombreux sont les ouvriers, paysans, intellectuels, artistes chanteurs ou de simples militants progressistes tombés sous les balles des fanatiques religieux armés et financés par des régimes réactionnaires et corrompus soutenus par les États-Unis.

Rappelons pour mémoire, que les Talibans d’aujourd’hui, on les appelait hier, lorsqu’ils combattaient l’armée Soviétique en Afghanistan, les Moujahidines de la liberté (combattants de la liberté). Les politiques libérales d’ajustement structurel imposées par le FMI et la Banque mondiale, bras financier de l’impérialisme, le soutien indéfectible de ces bourgeoisies à l’État sioniste d’Israël, la guerre en Irak et ses ravages (4) pour ne citer que ces exemples, ont jeté une partie de la population arabe et musulmane dans les bras de l’islam politique.

L’élan et la vitalité du soulèvement populaire dans le monde arabe ont été brisés par l’impérialisme. En Tunisie comme en Égypte, les bourgeoisies occidentales ont favorisé l’accès au pouvoir des mouvements obscurantistes et réactionnaires.

A Bahreïn, l’impérialisme américain a envoyé les chars de l’Arabie Saoudite pour mater et réprimer dans le sang l’une des plus belles et des plus pacifiques révolte du monde arabe (5).

La social-démocratie européenne, main dans la main avec l’impérialisme, a toujours mené des guerres, « tantôt ouvertes, tantôt dissimulées » contre les peuples de la planète pour servir les intérêts exclusifs de la bourgeoisie. Entre autres exemples, ils ont déclenché l’une des plus meurtrières guerre de l’histoire en 1914. Ce sont eux qui ont assassiné Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, figures emblématiques de la classe ouvrière allemande en 1919. « Les armes vont parler » disait François Mitterrand pour annoncer la première guerre du Golfe en 1991.

Ce sont encore eux qui ont brisé l’unité des peuples de la Yougoslavie.

« Le président de la République, en accord avec le gouvernement, a décidé la participation des forces françaises aux actions militaires, devenues inévitables, qui vont être engagées dans le cadre de l’Alliance atlantique » disait un communiqué conjoint du président J.Chirac et du premier ministre L. Jospin. Le 25 septembre 2012 aux Nations Unies, F. Hollande déclarait devant l’Assemblée générale « La première des urgences s’appelle la Syrie », l’autre urgence « qui doit nous mobiliser cette semaine, est le Sahel(…)

Oui, il faut que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel » (6). Le 11 janvier 2013, le même François Hollande envoie, au nom de la France, l’armée au Mali. Pour servir l’intérêt des puissants, les sociaux-démocrates ne reculent devant aucun moyen, y compris le plus abject, la guerre. A l’intérieur comme à l’extérieur, ils sont les ennemis des travailleurs.

A ces guerres impérialistes au service des classes dominantes, les ouvriers et l’ensemble des classes populaires du monde entier doivent opposer la guerre civile contre leur propre bourgeoisie et leurs alliés sociaux-démocrates.

Mohamed BELAALI

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 20 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MALI: FALEA OU LA COLONISATION MINIERE URANIFERE AU MALI (Juliette POIRSON / survie.org)

FALEA ou la colonisation minière au MALI

MALI: FALEA OU LA COLONISATION MINIERE URANIFERE AU MALI (Juliette POIRSON / survie.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES arevajpg

(Juliette POIRSON)
La commune de Falea, dans la région de Kayes au sud ouest du Mali est menacée par l’implantation d’une mine d’uranium et subit déjà les affres de la prospection. L’Association des Ressortissants et Amis de la Commune de Falea (ARACF) s’est lancée en 2010 dans un combat acharné contre l’exploitation uranifère.

Dans la commune de Falea qui regroupe 21 villages et ses 17 000 habitants, l’histoire de l’exploration du sous-sol ne date pas d’hier : dans les années 1970, déjà, la COGEMA et le Bureau de Recherche Géologique Minière en collaboration avec la société d’Etat malienne SONAREM avaient effectué travaux de prospection. L’exploitation n’avait pas semblé rentable à l’époque, notamment du fait de l’enclavement de la zone, des problèmes d’accès à l’eau et de l’énergie nécessaire au fonctionnement de la mine.

Depuis, le contexte mondial a changé et c’est désormais une véritable « colonisation minière » qui se joue à Falea en passe d’être dépecée : le permis d’exploration de la société canadienne Rockgate pour l’uranium, l’argent et le cuivre concerne plus du tiers de la superficie de la commune, auquel se rajoute celui de la sud-africaine Iamgold pour l’or sur la plus grande partie des deux tiers restant sans oublier celui de la bauxite. La surface préservée de toute exploration est réduite à peau de chagrin.

La situation qui a cours à Falea est le parfait reflet de la politique nationale de « diversification de la production minière », justifiée par le Ministère des Mines au nom de la lutte contre la pauvreté. Comment adhérer à ce discours quand les Maliens n’ont guère vu les retombées sociales et économiques positives qui auraient dû découler de la production d’or : le Mali est actuellement 3ème producteur d’or en Afrique, avec 8 mines aurifères en exploitation, la dernière ayant ouvert en février 2012.

En réalité, le Mali est pieds et poings liés aux demandes des multinationales et le Ministère des Mines, créé sous Alpha Oumar Konaré en 1995, au moment de la libéralisation du code minier et des réglementations en matière d’investissement sous l’impulsion de la Banque Mondiale, en est l’instrument docile.

Un ministère qui travaille de concert avec les sociétés minières comme l’a révélé le scandale consécutif à la mission d’information des eurodéputées écologiques Eva Joly et Michèle Rivasi en mars 2011 sous l’impulsion de l’ARACF. Les deux eurodéputées avaient alors rencontré le président Amadou Toumani Touré (ATT), qui avait prétendu ne pas être informé du projet uranifère à Falea et s’était même engagé à ne pas octroyer de permis d’exploitation et à favoriser le développement agricole.

Une déclaration très vite démentie sous la pression de son entourage tandis que Bamako bruissait de rumeurs sur le montant astronomique du bakchich qu’aurait déboursé Rockgate. Le lendemain, ATT limogeait son 1er ministre, Modibo Sidibe, le Ministre des Mines, Aboubacar Traore et le ministre des finances, Sanoussi Toure qui s’arrangeaient pour faire passer en Conseil des Ministres l’attribution des permis miniers lorsque le président était en déplacement. Mieux : le ministre des mines avait créé un cabinet fiscaliste pour conseiller les compagnies minières en même d’être actionnaire de certaines compagnies minières !

En plus de la compromission des élites, le code minier malien ne prévoit aucune contrainte pour les compagnies minières en termes de responsabilité environnementale et sociale pendant la phase d’exploration et de prospection.

Cette faiblesse législative rend le sous-sol malien extrêmement attractif. A cet égard la visite des sites de forage sur la commune de Falea est édifiante. La société française Foraco, basée à Marseille et cotée en bourse à Toronto, qui effectue les forages pour le compte de Rockgate, travaille dans un mépris total des populations et de l’environnement : absence d’information donnée aux riverains, forages faits à quelques mètres des habitations ou dans les champs des agriculteurs, pollution de puits par les boues issues du forage, rejets de carottes de forage dans le lit de la rivière…

AREVA, futur exploitant ?

L’ARACF fait un travail considérable pour la formation des populations riveraines et l’interpellation des élus et des institutions. Ainsi, le Forum Uranium Santé Environnement organisé à Bamako du 16 au 18 mars 2012, auquel Survie a pris part, visait à renforcer l’information des habitants de Falea et à mobiliser un réseau international d’acteurs antinucléaires ou militants pour une exploitation maîtrisée et juste des ressources.

Sur le terrain, une équipe de radioprotection a été formée sur place et la radio locale explique les dangers liés à la radioactivité et à l’implantation de sociétés minières. Les autorités locales militent désormais de leur côté contre l’exploitation de l’uranium : les 21 maires des villages de la commune de Falea ont signé un mémorandum à ce propos en mars 2012. L’association souligne aussi l’inconséquence que serait l’exploitation d’autant que la concentration en uranium du sous-sol est faible : le gisement de Falea contiendrait entre 5000 et 11 000 tonnes au total selon les estimations officielles – soit plus ou moins ce qu’extrait annuellement AREVA au Niger ; elle demanderait en outre des investissements importants pour drainer l’eau et produire l’électricité nécessaire. Le prix à payer pour les populations et l’environnement serait énorme.

Pour l’ARACF, il ne fait nul doute que Rockgate ne sera pas la société exploitante le cas échéant : cette société créée en 2004 n’a ni expérience ni expertise dans l’extraction et la production de l’uranium, toutes ses activités concernent l’exploration, et, fait étonnant, elle enregistre, année après année, des comptes déficitaires à tel point qu’elle aurait perdu 80% de sa cotation en bourse mais parvient pourtant à être recapitalisée.

Aussi, l’ARACF ne s’est pas étonnée que l’Ambassadeur de France en poste en 2011 au Mali, déclare à mesdames Joly et Rivasi qu’AREVA serait le futur exploitant de la mine d’uranium à Falea. Une déclaration à prendre au sérieux même si dans le contexte actuel les habitants pourraient bien être sauvés par les déboires d’AREVA – dont les projets miniers en Afrique sont gelés- mais aussi par le travail conséquent de l’ARACF et les changements politiques que Many Camara, un des animateurs de l’association, appelle de ses vœux pour le Mali.

Note 1:

Rien que pour l’uranium, trois zones uranifères sont connues : ce sont, outre Falea, dans les la zone des Iforas et la zone de Gao au Nord Note 2; environ 50 tonnes d’or produites par an, selon le Ministère des Mines Malien.

Juliette POIRSON

survie.org

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

NUCLEAIRE: COMMENT AREVA LAISSE MOURIR SES TRAVAILLEURS AU NIGER (Emmanuel HADDAD / bastamag.net)

NUCLÉAIRE

NUCLEAIRE: COMMENT AREVA LAISSE MOURIR SES TRAVAILLEURS AU NIGER (Emmanuel HADDAD / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES uranium

Comment AREVA laisse mourir ses travailleurs

au Niger

(Emmanuel HADDAD)

Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail : ces centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour AREVA. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires. Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence. Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ? 

arton2858-9ad55 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

L’extraction minière d’uranium au Niger serait-elle l’une des activités les plus sûres au monde ? Le leader français du nucléaire y exploite deux mines depuis le début des années 1970 et emploie aujourd’hui 2 600 personnes. Or, en un demi-siècle, seuls sept dossiers de maladies professionnelles d’employés travaillant dans les mines d’uranium d’Arlit et Akokan, dans le Nord-Niger [1], ont été validés par la Sécurité Sociale Nigérienne.

Et sur les sept travailleurs victimes de pathologies professionnelles, cinq sont des expatriés français, indique Ousmane Zakary, du Centre de Sécurité Sociale de Niamey. Seuls deux mineurs nigériens sont concernés, alors que le personnel nigérien constitue 98% des employés d’AREVA sur place. Une performance sanitaire !

L’extraction d’uranium ne serait-elle pas plus dangereuses pour la santé des travailleurs que la culture d’oignon ou de mil ? Les Français, dont une large part de l’électricité est produite grâce au minerai nigérien – qui alimente un tiers des 58 réacteurs nucléaires – doivent-ils se réjouir de l’attention portée par AREVA à la santé de ses salariés ?

« Les mineurs d’uranium sont exposés à des radiations ionisantes tant par irradiation externe qu’interne. Ils sont exposés dans les carrières d’uranium, les mines souterraines, les usines d’extraction de l’uranium, mais aussi à leur domicile et en ville », décrit pourtant Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad). L’organisme a réalisé de nombreuses analyses sur la présence de gaz radioactifs dans l’air, l’eau et l’alimentation à Arlit. Dans cette zone, 35 millions de tonnes de déchets radioactifs sont empilés à l’air libre depuis le début de l’exploitation. Au gré du vent, du gaz radon et ses dérivés s’en échappent. Des substances « classées cancérigènes pour l’homme par l’IARC [Centre International de Recherche sur le Cancer] dès 1988 », précise l’ingénieur en physique nucléaire.

Pas de suivi médical pour les anciens mineurs

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de maladies professionnelles déclarées ? Soit AREVA est effectivement exemplaire, soit ces maladies professionnelles sont dissimulées, écartées des études et des statistiques. Au Centre de Sécurité Sociale de Niamey, la capitale nigérienne, Ousmane Zakary esquisse une réponse. C’est le médecin des filiales d’AREVA en charge de l’extracion (la Somaïr et la Cominak) qui doit alerter la Sécurité Sociale de l’existence d’une maladie professionnelle au sein de son personnel. Puis un médecin du travail mène une contre-expertise. Or « de nombreux ouvriers se plaignent que le médecin de la Cominak leur pose des problèmes pour déclarer leur maladie professionnelle. On essaye de leur cacher leur situation de santé », témoigne Ousmane.

Pire : seuls les mineurs en activité peuvent recevoir une prise en charge sanitaire de l’État nigérien. « Il n’y a pas de suivi médical pour les anciens mineurs. Pourtant les maladies liées aux irradiations se déclarent souvent des années plus tard, décrit Ousmane. « Il y a quatre ans, le directeur adjoint d’AREVA au Niger et son DRH sont venus pour en savoir plus sur la situation des anciens mineurs ». Cette visite n’a rien changé : les anciens travailleurs des mines d’uranium du Niger ne sont toujours pas couverts par leur ancienne entreprise ou par l’État.

« Ils sont tous morts ! »

Pourtant, les témoignages de malades ou de familles d’anciens mineurs décédés affluent.« Mon mari faisait partie des premiers agents de la Somaïr. Tous ses collègues sont morts, de cancers, de problèmes de reins, de foie… Parmi ceux qui sont restés, beaucoup sont malades ou paralysés. Mais on ne peut pas dire que c’est lié directement à l’irradiation, il aurait fallu faire des études ! », se désole Hamsatou Adamou, sage-femme, responsable de la maternité du Centre Médical d’Arlit, puis de la Cominak.

Elle participe chaque semaine à la réunion de l’Association des Anciens Travailleurs du Secteur Minier et leur Famille (ATMSF), créée en 2009 par Boureima Hamidou. Cet ancien échantillonneur de la Cominak, victime de ce qu’il considère comme un licenciement abusif, cinq ans avant sa retraite, a décidé de se mobiliser pour les mineurs. Dans le local exiguë de l’association, des sexagénaires patientent, tous atteints de paralysie, souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles pulmonaires. Des survivants. La plupart des mineurs d’Arlit et Akokan qui ont travaillé entre les années 1970 et 1990 pour le compte d’AREVA ne sont plus là pour témoigner. « Ceux qui ont pris leur retraite début 1990 n’ont pas tenu deux ans. Ils sont tous morts ! C’était comme une épidémie ! », décrit Cissé Amadou, qui a travaillé vingt ans comme cadre pour la Somaïr à Arlit.

De l’uranium à pleines mains

Ancien ouvrier de la Cominak, Mamane Sani fait partie de ces chanceux qui ont survécu. Mais à quel prix… C’est l’heure de la prière. Le frêle homme vêtu de son boubou ne parvient pas à laver son pied gauche, selon le rituel musulman des ablutions. Depuis 1992, il est paralysé du côté gauche. Une maladie qui s’est déclarée « trop tard » pour être reconnue. La Cominak n’a pris en charge aucun frais de santé, malgré 25 ans passés à travailler pour la société minière. Dans son travail, Mamane était au contact direct avec le « yellowcake », un concentré d’uranium qui, une fois enrichi, permet de produire de l’énergie nucléaire.

Plusieurs anciens mineurs pointent l’absence de protection : « Je maniais directement l’uranium. Au début, les gants, on ne savait même pas ce que c’était. Il n’y avait pas non plus de masques. Tout ça est venu après », raconte Islam Mounkaïla, président de l’ATMSF, et opérateur de fabrication dans l’usine de transformation de la Cominak pendant 20 ans. Des témoignages assez éloignés des déclarations d’AREVA, premier employeur privé du pays, qui affirme avoir« intégré la sécurité comme une composante de son métier et mis en place une politique de prévention depuis le début de son implantation au Niger. »

AREVA condamnée pour « faute inexcusable »

AREVA a bien créé un Comité de Santé et Sécurité au Travail… En 1999, 45 ans après l’ouverture de sa première mine. Le port de gants et de masques de protection est aujourd’hui obligatoire pour tous les travailleurs miniers, souligne Boureima Hamidou, qui dénonce cependant le manque de formation chez les employés.

Un progrès bien tardif. « Pour une maladie professionnelle reconnue chez un salarié français ayant travaillé au Niger, combien de morts et de malades dus à la radioactivité – rendus invisibles par les choix d’organisation du travail – chez les travailleurs du Niger et dans la population riveraine des mines et des usines d’uranium dans ce pays ? » s’interroge Philippe Billard, de l’association Santé Sous-Traitance du Nucléaire-Chimie. L’ancien « nomade du nucléaire » réagissait à la mise en accusation d’AREVA, devant le Tribunal des Affaires Sociales de Melun, concernant le décès de Serge Venel, cadre de la Cominak de 1978 à 1985, mort d’un cancer. AREVA a été jugée coupable de « faute inexcusable » par la justice française. L’entreprise s’est empressée de faire appel.

Vers une action juridique d’envergure ?

Islam Mounkaïla, le président de l’ATSMF, se souvient bien de Serge Venel :« C’était mon chef opérateur. Nous étions beaucoup plus exposés que lui : en tant que mécanicien, il n’intervenait qu’en cas de panne ou d’incident, tandis que nous étions en permanence en contact avec le minerai », explique-t-il, entre deux crises de toux. Si les anciens mineurs nigériens ont souffert des mêmes pathologies que celle qui a emporté Serge Venel, une action juridique d’envergure serait envisageable pour obtenir réparation. « S’ils dédommagent la veuve de Serge Venel, nous sommes des milliers de personnes au Niger à partager son sort, en pire », avertit Boureima, qui attend avec impatience le résultat du procès en appel, qui aura lieu le 4 Juillet 2013 à la Cour d’Appel de Paris.

Ce procès servira-t-il la cause des travailleurs nigériens ? « La jurisprudence du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Melun pourrait parfaitement être transposée (…). Dans ce cas, la juridiction compétente serait le Conseil de Prud’hommes, en considérant, comme l’a fait le Tribunal de Melun, que la société AREVA était leur co-employeur. Cette demande pourrait être présentée par les travailleurs eux-mêmes ou par leur famille en cas de décès », explique l’avocat Jean-Paul Teissonnière, spécialisé sur ces questions.

Toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium

Une véritable bombe à retardement qu’AREVA s’est empressé de désamorcer en créant en décembre 2010 l’Observatoire de Santé de la Région d’Agadez (OSRA), en réponse aux revendications croissantes de la société civile d’Arlit, de Médecins du Monde et de l’association Sherpa. Ces ONG dénoncent depuis 2003 les atteintes à l’environnement et à la santé des travailleurs des mines d’AREVA au Gabon et au Niger.

L’objectif : offrir « un suivi post-professionnel des anciens collaborateurs exposés à l’uranium », décrit AREVA sur son site internet. Avec une consultation médicale – examen clinique, radiographie pulmonaire pour ceux exposés au minerai, analyse sanguine – tous les 2 ans. L’OSRA doit également assurer un suivi sanitaire des populations de la zone minière, avec une analyse des données indépendantes et scientifiques (registres médicaux des maladies constatées, rapports des hôpitaux, études de cas…) disponibles. Et doit conduire « une étude sur la mortalité des mineurs de 1968 à 2005 afin d’assurer une totale transparence sur l’impact sanitaire de l’activité minière actuelle et passée ».

Transparence, donc. Mais après un an de consultations médicales, toujours aucune trace de maladie liée à l’uranium ! « Nous avons relevé quatre dossiers problématiques, dont deux révélant des anomalies. Après analyse, le comité médical de l’OSRA a indiqué qu’il n’y avait pas de lien avec l’exposition à l’uranium, mais nous avons souhaité les prendre en charge tout de même. Et là, on entre dans l’action de santé publique, car on leur un offre un suivi médical, même s’il s’avère qu’ils n’ont pas de maladie professionnelle », se félicite Alain Acker, directeur médical d’AREVA.

Le sable, plus dangereux que l’uranium…

Dans un rapport [2], Greenpeace met pourtant en évidence une pollution radioactive dans l’air, dans l’eau et dans les nappes phréatiques, et un manque de sensibilisation de la population à Arlit, où « le taux de mortalité des maladies respiratoires (16%) est deux fois plus élevé que la moyenne nationale (8,5%) ». AREVA réagit en publiant son propre rapport, Areva et le Niger, un partenariat durable. On y apprend que « la communication de Greenpeace repose essentiellement sur les peurs du public et la désinformation », tandis que les affections allergiques sont dues « aux actions agressives du sable pour les yeux et les poumons et non à l’activité minière comme le laisse supposer Greenpeace » !

Quand le journaliste Dominique Hennequin revient du Niger et du Gabon avec un reportage à charge, Uranium, l’héritage empoisonné, diffusé sur la chaîne Public Sénat, il est rappelé à l’ordre par le porte-parole d’AREVA pour avoir osé affirmer que l’accueil organisé par la société minière lui rappelait la Corée du Nord… Mais comment parler de transparence, quand l’OSRA est financé à 100 % par AREVA? « Moins d’un tiers des anciens travailleurs des mines a été recensé : 472 à Arlit et 39 à Agadez. Sur ce tiers, seule une centaine a reçu une visite médicale, décrit Cissé Amadou, l’ancien cadre de la Somaïr.

Opération de communication

« Le pire, c’est que les visites ont été supervisées par le docteur Barazé, médecin de la Cominak pendant des années. Comment un docteur qui n’a jamais relevé de pathologie liée à l’irradiation chez des ouvriers, qui ont tous trépassé deux ans après leur départ de la mine, pourrait revenir sur son diagnostic aujourd’hui ? », poursuit Cissé Amadou. Après trois ans de partenariat avec l’OSRA, l’association Sherpa a annoncé le 18 décembre 2012 son retrait. Pour l’ONG, la nouvelle direction d’AREVA a « réduit pour l’essentiel l’exécution des accords à une opération de communication, sinon d’affichage. ».

L’avenir ce « dialogue exemplaire et sans précédent entre des Autorités nationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et un partenaire industriel responsable », selon les mots d’Alain Acker, directeur médical d’AREVA, semble bien compromis.

Pour Bruno Chareyron, de la CRIIRAD, le suivi post-professionnel de l’Observatoire de Santé est de toute manière biaisé, AREVA ne prenant en compte qu’une « liste périmée et incomplète » de maladies professionnelles induites par la radioactivité, estime l’ingénieur. « Les connaissances actuelles sur les effets des expositions chroniques à de faibles doses de rayonnement montrent que les atteintes à la santé concernent de nombreux types de cancers et l’ensemble des fonctions vitales. Il peut s’agir d’atteintes cardiovasculaires, de maladies rénales ou d’affections neurologiques, et pas seulement de cancer broncho-pulmonaire, de sarcome osseux ou de leucémie. » Autant de mots posés sur les maux d’Islam, qui souffre de « lourdeur dans la joue, la main et le genou droit », de Mamane, à moitié paralysé, d’Aboubacar Ilitimine, foreur à la Somaïr depuis 1976, qui souffre d’insuffisance rénale… Comme de nombreux anciens travailleurs miniers nigériens.

Ces anciens travailleurs pourraient aussi faire jouer leur « préjudice d’anxiété », pour obtenir des dommages et intérêts, comme ceux reconnus [3] pour les salariés non malades exposés à l’inhalation de poussières d’amiante. « Dans l’hypothèse où le lien de causalité serait trop difficile à établir, nous pourrions envisager devant le Conseil de Prud’hommes des demandes au titre du préjudice d’anxiété lié à une exposition fautive à la radioactivité, dans des conditions de danger que l’employeur, en l’occurrence AREVA, ne pouvait ignorer », expose Jean-Paul Teissonnière. L’avocat, spécialisé sur les questions sanitaires vient d’obtenir entre 5.000 et 30.000 euros de dommages et intérêts pour les salariés de la société Eternit non malades exposés à l’amiante. Qu’elle soit juridique ou politique, la solution qui permettra aux anciens travailleurs miniers nigériens d’obtenir une prise en charge médicale doit être trouvée au plus vite.

Emmanuel HADDAD

Lire aussi : L’industrie nucléaire française procède à un véritable pillage au Niger

Notes:

[1] Gérées par les sociétés Somaïr et Cominak, dont AREVA est l’actionnaire principal respectivement à 63,4% et 34%.

[2Abandonnés dans la poussière

[3] Par la Chambre Sociale de la Cour de Cassation du 11 mai 2010

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 14 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

L’INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU MALI VISE-T-ELLE A ASSURER, ENTRE AUTRES, LES INTERÊTS DE AREVA ? (Spencer DELANE / Mecanopolis)

L’intervention militaire française au Mali

vise-t-elle, entre autres,

à assurer les intérêts de AREVA ?

L'INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE AU MALI VISE-T-ELLE A ASSURER, ENTRE AUTRES, LES INTERÊTS DE AREVA ? (Spencer DELANE / Mecanopolis) dans REFLEXIONS PERSONNELLES photo-pour-illustrer-sujet-sur-le-malijpg

Pour bien comprendre un décision politique, il faut toujours suivre la piste de l’argent, c’est cela qui dirige le monde (malheureusement), et cette guerre au Mali n’est pas humanitaire, l’humanité n’est pas un concept politique, même chez les socialistes!

Les soldats français vont-ils risquer leur vie au Mali pour « la France » ? Pour empêcher « l’islamisation » de la région ? Pour défendre la « conditions des femmes et de la liberté d’expression », comme l’indiquait Bernard Kouchner sur BFMTV ce samedi, ou pour que AREVA puisse obtenir les droits d’exploitation d’une mine d’uranium de 5000 tonnes dans le sud-ouest du pays qu’elle convoite depuis de nombreuses années ?

L’intervention française, baptisée « Opération Serval », du nom d’un félin africain, a été décidée après que les islamistes d’Ansar Edine aient pris plusieurs positions dans le sud du pays, notamment la région de Komma, et menaçaient de prendre la capitale Bamako, et donc d’avoir un contrôle total du pays.

Une situation qui posait un problème à la France, non pas pour les raisons « humanitaires » si chères à Bernard Kouchner et autres BHL, mais plus vraisemblablement parce que la société AREVA, groupe industriel français spécialisé dans les métiers du nucléaire, en particulier l’extraction de minerai d’uranium, bataille depuis plusieurs années pour obtenir l’exploitation de quelques 5000 tonnes de minerai qui se trouvent à Faléa, une commune de 21 villages et 17000 habitants, située dans une région isolée à 350 kilomètres de Bamako.

L’histoire de l’exploration du sous-sol de la région de Faléa ne date pas d’hier: dans les années 1970, déjà, la COGEMA (l’ancien nom de AREVA) et le Bureau de Recherche Géologique Minière en collaboration avec la société d’Etat malienne (SONAREM) avaient effectué des travaux de prospection. L’exploitation n’avait pas semblé rentable à l’époque, notamment du fait de l’enclavement de la zone, des problèmes d’accès à l’eau et de l’énergie nécessaire au fonctionnement de la mine. Depuis, le contexte mondial a changé et c’est désormais une véritable « colonisation minière » qui se joue au Mali.

Depuis 2005, la société canadienne Rockgate a été mandatée par le gouvernement malien afin d’effectuer des forages et des recherches à Faléa. Rockgate a produit en 2010 un rapport préliminaire, qui a ensuite été complété par Golder Associates, une société internationale de « conseils dans les domaines connexes de l’énergie » qui indique « que le Mali offre un environnement de classe mondiale pour l’exploitation d’uranium ».

Depuis 2011, Rockgate a mandaté l’entreprise française Foraco, basée à Marseille et cotée en bourse à Toronto, pour l’aider dans l’expansion des explorations et forages à Faléa.

La France semble donc bien engagée sur le dossier de l’uranium malien. D’ailleurs, son ambassadeur, Christian Rouyer, déclarait il y a quelques mois: «qu’AREVA sera le futur exploitant de la mine d’uranium à Faléa. »

De là à penser que l’intervention militaire française au Mali vise principalement à protéger les intérêts d’AREVA, il n’y a qu’un pas !…

Spencer DELANE, pour Mecanopolis

Source: Mecanopolis

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 13 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

JAPON: RISQUE DE FAILLE ACTIVE SOUS LA SEULE USINE DE « RETRAITEMENT » DES DECHETS NUCLEAIRES

Japon:

JAPON: RISQUE DE FAILLE ACTIVE SOUS LA SEULE USINE DE Risque de faille active sous la seule usine

de retraitement de déchets nucléaires

TOKYO – L’usine de retraitement de combustible nucléaire de Rokkasho Mura (nord du Japon), construite en partenariat avec le groupe français AREVA et actuellement en phase de test, pourrait être située dans la zone d’une faille géologique active, ont mis en garde des experts nippons mercredi 19 décembre 2012.

Même si les avis sont divisés sur ce point, je pense qu’il existe une très forte probabilité de faille active, a déclaré à l’AFP le professeur Yasutaka Ikeda de l’Université de Tokyo, disant se référer à plusieurs éléments probants.

Selon lui la faille en question pourrait causer un séisme de magnitude de l’ordre de 8, mettant en grand danger les diverses installations nucléaires situées à Rokkasho où sont aussi entreposées d’importantes quantités de combustible atomique usé.

Le professeur Mitsuhisa Watanabe de l’Université Toyo partage le diagnostic de son confrère.

L’usine de Rokkasho, dont la construction a débuté en 1993, a vu sa mise en exploitation reportée une vingtaine de fois en raison de problèmes dans les dernières étapes du procédé de retraitement. Elle est désormais censée démarrer en octobre 2013 pour constituer un maillon essentiel dans la volonté du Japon de maîtriser l’ensemble du processus nucléaire.

Elle est aussi un lieu crucial dans le processus de traitement du combustible usé qui doit être extrait des piscines de désactivation de la centrale accidentée de Fukushima.

Depuis ce désastre provoqué par le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est, l’usine de Rokkasho fait l’objet de différents examens supplémentaires de sûreté, à l’instar de tous les sites nucléaires nippons.

Elle ne fait cependant pas partie de la listes des six installations actuellement visées par des enquêtes de terrain d’experts dépêchés par la nouvelle Autorité de Régulation Nucléaire chargée de durcir les critères de sûreté.

Toutefois l’autorité pourrait se saisir de ce cas et envoyer des spécialistes si cela est jugé nécessaire, a précisé à l’AFP un responsable de cette instance indépendante créée en septembre. Elle remplace une précédente entité placée sous tutelle ministérielle et accusée d’avoir failli à ses missions.

Quant à l’exploitant de l’usine de Rokkasho, Japan Nuclear Fuel, il a déclaré, le mois dernier, effectuer de nouveaux contrôles mais dans le but de confirmer ses conclusions antérieures sur le caractère non actif de la faille.

(©AFP / 19 décembre 2012 10h10)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

AREVA ET LA FRANCE A FRIC (Jimmy DALEEDOO)

AREVA et la France à fric

AREVA ET LA FRANCE A FRIC (Jimmy DALEEDOO) dans REFLEXIONS PERSONNELLES nigerec_4214desjeux

jimmy DALEEDOO

La multinationale AREVA est leader mondial de l’énergie nucléaire. Elle est implantée au Niger, depuis près de quarante ans.

Que fait AREVA au Niger ?

Cela fait presque 40 ans que cette multinationale exploite la matière première de ce pays qu’est l’uranium.
Deux sites d’extraction d’uranium sont implantés dans ce pays.
Un site à Arlit et un autre site à Akokan, situé dans le nord désertique du pays.
Un troisièmes site d’extraction d’uranium est prévu pour 2014.
Ce troisième site sera localisé à Imouraren.
Ce site d’extraction d’uranium va s’étendre sur près de 200 km2.
L’objectif est d’exploiter 15.000 t d‘uranium par an, et ceci sur 35 ans.
Avec ce site industriel, le Niger deviendrait le deuxième producteur mondial d’uranium.

Pour l’impérialisme français, l’uranium est évidemment vital pour son hégémonie.
L’enrichissement d’uranium est une des étapes pour la fabrication des bombes.
Les centrales nucléaires de la France fonctionnent, en partie, grâce à l’enrichissement d’uranium.

Quelles conséquences ?

Les ONG ont pointé du doigt le fait que les populations sont expropriées de leurs surfaces de vie. Un « périmètre sanitaire » couvrira une surface de 450 kilomètres. Ce périmètre sera inaccessible aux nomades et à leurs animaux. Et cela sans compensation.

Un puits à pompe solaire, devrait être mis en place. L’eau est une ressource rare dans la région. C’est une nappe fossile, qui se renouvelle à un rythme millénaire.
Ce puits va donc provoquer un assèchement rapide et s’ajouter à des difficultés existantes déjà excessives. Le site d’Imouraren représente un investissement de 2 milliards d’euros.

Le groupe AREVA a un carnet de commandes estimé à 45,6 milliards d’euros. Son chiffre d’affaires s’élève à 4,8 milliards d’euros.
AREVA a plusieurs actionnaires :
- le Commissariat a l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, actionnaire à 73.03%
- l’Etat français à 10.17%
- KIA à 4,82%
- Caisse des Dépôts et Consignations a 3.32%
- EDF à 2.24%
- FRA Epargne à 0.26%
- CALYON à 0.95%

Le président du directoire d’AREVA, Luc Oursel, présente un salaire de plus de 5 millions d’euros par an. Soit environ 495.000 euros par mois ! Ses avantages en nature, sont estimés à 3640 euros !

Et dans le même temps, au Niger, les enfants meurent. En ce moment, près de 400.000 enfants risquent de mourir de faim. Beaucoup d’enfants souffrent de carences micro-nutritionnelles et de troubles, dû au manque d’iode. Cela augmente la mortalité infantile déjà trop élevé. Sur 1000 naissances, il y a 125 décès ! Pour les autres enfants, l’éducation reste très mauvaise.Il n’y a quasiment pas d’école.
Les écoles qui existent n’ont pas d’installations sanitaires (ce qui provoque des maladies), pas de ventilation, pas de lumière.

Pour créer des sites industriels, l’impérialisme est ultra rapide, mais pour construire des écoles…..

Les filles ne vont quasiment pas à l’école. Beaucoup de petites filles sont livrées a la prostitution. La misère des familles pousse parfois a l’infanticide.

S’il y avait une réelle redistribution des richesses…

Plus de 60% de la population du Niger est touchée par la famine. L’eau potable reste rare et il n’y a pas de système d’assainissement.

Le gouvernement français nous présente ses extractions d’uranium avec un objectif économique. C’est celui du bénéfice mutuel.

Mais les conditions d’existence du peuple du Niger ne reflète pas du tout cela. L’impérialisme ne connait pas ce que veulent dire ces mots. La France est un pays rentier, agissant sur un pays débiteur. Un capitalisme monopoliste, agissant comme un pays usurier. Le prolongement du titre du livre du MEDEF « besoin d’aire »

AREVA est implantée dans ce pays depuis quarante ans.

Le Niger reste un des plus pauvres du monde.

Jimmy DALEEDOO                                                                  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 décembre, 2012 |Pas de commentaires »
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