EXCLUSIF: GAZ RADIOACTIF RADON, UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EXCLUSIF !

GAZ RADIOACTIF RADON :

UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER

L’AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS

QUI VONT INDUIRE DE TRES NOMBREUX

DECES EN DEMANDANT A L’ETAT UNE

ISOLATION IMPORTANTE DANS LES

HABITATIONS

 (Thierry LAMIREAU)

EXCLUSIF: GAZ RADIOACTIF RADON, UN PROJET DE LOI POUR ETOUFFER L'AFFAIRE ET DES ECOLOGISTES IGNORANTS QUI VONT INDUIRE DES MILLIERS DE CANCERS EN FRANCE (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES la-blague-radon-en-france

Un projet de Loi est reproposé à l’Assemblée Nationale,

dans le cadre du Plan National Santé Environnement,

sous la 14ème législature (octobre 2013) puis passera devant

une Commission.

Rappel de la situation:

 L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire),

COGEMA / AREVA, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), l’INVS

(Institut National de Veille Sanitaire), le Ministère de la Santé et

l’Etat français voudraient désormais se refaire une virginité par

rapport au problème de la radioactivité.

Lorsque j’ai personnellement alerté, par communiqués de presse (23 Avril et 14 Mai 2001), du danger du radon, ancun média n’a réagi. Pourtant, mon alerte était suffisamment claire.

La France venait, avec retard par rapport à une directive européenne, de publier le décret n° 2001-215 du 8 mars 2001 modifiant le décret n° 66-450 du 20 juin 1966 relatif aux principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants.

Depuis, de nombreuses études, dont la thèse de M. CATELINOIS (commise dans le cadre de la Faculté de Médecine PARIS-SUD en  date du 20 Septembre 2004), viennent démontrer que les très faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé.

Du fait de l’existence de populations hypersensibles et de l’effet « bystander » (spectateur), le risque aux faibles doses est supérieur au risque constamment proportionnel à la dose (Brenner et coll., 2003). L’effet « bystander » est caractérisé par un effet progressif aux faibles doses de rayonnements ionisants reflétant un nombre important de cellules non exposées ayant reçues un signal de dommage émanant de cellules adjacentes exposées au rayonnements ionisants. A plus forte dose, l’effet « bystander » est saturé : toutes les cellules potentiellement réceptrices du signal de dommage sont déjà affectées par les rayonnements ionisants.

Les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

Mais, malheureusement, la directive européenne et les décrets français actuels ne sont pas applicables au radon dans les habitations, mais au radon dans les mines, sur les lieux professionnels ou sur les lieux publics.

Ainsi, de cette manière, ils évacuent le plus gros morceau du problème sanitaire !

En outre, reconnaître officiellement aujourd’hui le risque radon, c’est avouer l’avoir caché hier : au moins depuis 1987, lorsque le radon a été classé « substance cancérigène pour les humains » par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC volume 3).

Les premiers documents en anglais de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) parlent du maximum d’inacceptabilité de 1 mSV/an correspondant à un équivalent de dose efficace annuelle de 10 Bq.m3 (10 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube)…ce qui est très faible.

Cependant, les études actuellement réalisées en Europe et en France ne reflètent pas assez la gravité du phénomène de Santé Publique RADON, pour plusieurs raisons.

Les bases élémentaires de radioprotection se réfèrent aux données radiologiques après HIROSHIMA et NAGASAKI : or l’on sait maintenant que les données sont fausses.

Même l’Académie des sciences (rapport RST n°4 année 2000) sous la plume de M. Maurice TUBIANA reconnaît les erreurs :

« Nous savons que les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection sont périmés mais nous ne voyons pas clairement quoi leur substituer ».

Le rapport « BEIR V » publié aux Etats-Unis conclut que les radiations atomiques sont beaucoup plus dangereuses qu’on ne le croyait. Le rapport de THOMAS et MC NEILL a montré que la CIPR sous estime le risque réel de 2 à 5 fois pour les cancers et de 10 fois pour les risques d’atteinte à la santé autres que le cancer.

Cela démontre que l’extrapolation linéaire sans seuil sous-estime la relation dose-réponse. Doit-on rappeler que déjà l’IRSN et COGEMA ont leurs propres études qui prouvent cela… COGEMA en LIMOUSIN avait notifié, dans son livre « RADON », que les actions des faibles doses étaient importantes (avec une courbe supralinéaire) sur l’état de morbidité et de mortalité des rats sur le site de RAZES, près des mines d’uranium…alors que des habitants et des mineurs s’irradiaient tranquillement à côté dans la région !…alors même que COGEMA, L’IRSN, et l’Etat indiquaient : « Le Radon : il n’y a aucun problème » !

Dans son étude, M. CATELINOIS indique :

« L’évaluation des risques proposée ici montre que l’exposition domestique au radon est probablement la seconde cause (après le tabagisme) de décès par cancer du poumon en France. La mortalité par cancer du poumon attribuable à l’exposition domestique au radon peut-être considérée prématurée puisque 50% environ des décès surviennent avant l’âge de 60 à 70 ans suivant les types de relation dose-réponse considérés.

Du fait de l’espérance de vie des français, cela implique un nombre très important d’années de vie potentiellement perdues à cause de l’exposition domestique au radon : la gestion du risque radon apparaît comme un enjeu majeur de santé publique en France.

 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l’exposition domestique au radon surviendrait parmi 76% des français qui sont exposés à des concentrations comprises entre 0 et 99 Bq.m3. 26% de décès parmi 15% d’individus pour 100 à 199 Bq.m3, 18% de décès parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq.m3 et 9% de décès pour 2% d’habitants pour plus de 400 Bq.m3 ».

Comme indiqué dans les documents de M. CATELINOIS on écrête les résultats parce que l’on ne se base que sur des moyennes. En outre, ce qui est aussi bien utilisé par M. CATELINOIS, l’IRSN, COGEMA / AREVA, certains journalistes et par beaucoup à cause d’une certaine propagande et ignorance, l’alibi du tabac pour minimiser les risques du radon ne tient pas longtemps face à l’analyse objective.

Le fumeur s’irradie fortement les poumons à cause des descendants radioactifs du radon contenus dans le tabac (cf. autopsies réalisées).

Parce que le tabac pousse dans la terre, il aspire et accumule le plomb, le polonium et le bismuth radioactifs qu’il libère lorsqu’une cigarette se consume. Ainsi, il y a donc une contribution importante des « faibles doses » radioactives aux 7000 morts par an dûs au tabac….pourrait-on quantifier un jour cela ?

Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France pose, sans fondement scientifique, un seuil à 1000Bq.m3 et un objectif de précaution à 400Bq.m3 : les nouvelles études (validées par l’IRSN et COGEMA !) montrent que c’est encore plus une supercherie institutionnalisée, un scandale dans le domaine de la Santé Publique. Ce qui compte présentement pour la population, ce ne sont pas les études diverses mais malheureusement les décrets français qui reprennent la conclusion scandaleuse du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France :

« Dans l’état actuel des connaissances, le problème radon dans les habitations et les établissements recevant du public ne peut pas être considéré comme un problème prioritaire de Santé Publique » !

Tout doit être revu et corrigé désormais : on ne doit pas écarter certaines régions et certains lieux pour effectuer des mesures comme le font le Ministère de la Santé et les DDASS. On doit tout mesurer et partout. Tous les endroits fréquentés par des enfants, lieux privés, stations thermales, etc.

La thèse de M. CATELINOIS indique des éléments intéressants :

«  La majorité des cancers du poumon  attribuables au radon en France proviendrait des expositions Il faudrait un changement radical dans le domaine du traitement du dossier de Santé Publique qu’est le RADON notamment par une refonte très importante des différents décrets. »

Pour rappel, ce sujet est aussi grave que celui de l’amiante.

Non seulement l’Etat français minimise le problème mais il triche sur les données pourtant soulignées par l’IRSN, AREVA / COGEMA et l’Institut de Veille Sanitaire dans leurs documents internes.

 Aucun organisme d’Etat ne souligne officiellement ce qui

pourtant s’écrit dans de nombreux rapports :

Les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection nationale et internationale sont périmés !

Ceci montre, sans aucun doute, que des instances comme l’IRSN et COGEMA / AREVA reconnaissent désormais l’action dévastatrice des faibles doses radioactives sur la santé de la population…c’est donc un SCOOP énorme !

Mais le problème majeur est que ces organismes ne font rien pour mettre en application ces descriptions afin de protéger la population avec des décrets très contraignants.

Un projet de Loi relatif à la protection des personnes contre

l’exposition au radon dans les habitations ?

Non, un projet mal fait mais surtout pas dérangeant…pour le

bon fonctionnement du nucléaire en France !

Ce projet de Loi, présenté par le Député-Maire Dominique DORD, reste très inachevé !

Il faut noter un très important retard sur le traitement du dossier dans notre pays…

28 années d’inaction des fonctionnaires de L’IRSN, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) clairement cités dans le projet de Loi.

On a vu les prises de position SCANDALEUSES de l’ASN par rapport à la catastrophe de FUKUSHIMA !
L’INVS a tout fait pour freiner le seuil de 100Bq/m3 comme l’IRSN sous la pression du lobbying nucléaire alors que nous savons désormais que même ce seuil est trop haut et que les cancers chez les enfants commencent à 30 Bq/m3 !

Ce projet de Loi

est une « supercherie » française.

31 départements seulement sont cités alors que les 2/3 de la FRANCE et les DOM / TOM sont concernés contrairement à la carte « officielle »…

La fausse carte française est un scandale d’Etat sur le RADON.

Il suffit de regarder les départements volcaniques d’outre mer, Martinique, Réunion et Guyane bourrées de RADON et qui apparaissent « blancs comme neige » (cf.cartes réelles du BRGM)…ou les départements de la Loire Atlantique, de l’Île-et-Vilaine.

Les exemples  de tromperie sanitaire aggravée de l’IRSN, INVS et de l’ASN sont nombreux.

Le texte du projet de Loi est un mauvais copié-collé de la Loi précédente RADON sur les ERP (Etablissements Recevant du Public) où tout reste sous le contrôle de l’ASN puisque les organismes de contrôle devront se faire agréer par l’ASN…c’est dire que directement ALGADE, l’IRSN, la SOCOTEC et APAVE se gardent, en tant que grandes sociétés privilégiées du monde nucléaire et du contrôle technique au Ministère de l’industrie, des marchés propriétaires et captifs pour renflouer leurs comptes…au détriment des organismes indépendants de l’Etat.

 La transparence de l’information sur la radioactivité dans notre

pays sera ainsi, à nouveau, censurée et manipulée.

Autre méthode stupide et réalisée sciemment:

Des dosimètres LR115 que l’on place à 1,50m de hauteur alors que des enfants dorment à 30 cm du sol sur des lits bas (crèches, maternelles): l’IRSN n’a rien fait pour modifier la norme dans les ERP.

Il faudrait placer ces dosimètres à cette hauteur dans la pièce de vie où l’on passe le principal temps en milieu domestique (la chambre).
Mais non, l’IRSN, auteur de ces normes stupides, ne transige pas: les dosimètres seront placés entre 1 et 2 mètres !…de préférence à 1,50m.
En outre, j’ai constaté que des « responsables » de certaines écoles et lycées trichaient avec les capteurs dosimétriques de mesure du RADON.
Il suffit de déplacer les capteurs en extérieur dans un carton ou de les mettre dans une pièce ventilée en permanence pour ne pas trouver de RADON…si on ne veut pas en trouver…belles techniques utilisée « sur ordre » par certains élus !…après avoir remis les dosimètres à leur place…ni vu, ni connu !

Un budget éventuel supplémentaire

et des peurs à gérer…

Beaucoup pensent qu’il vaut mieux « ne rien trouver » et surtout limiter le nombre de départements concernés.

Donc, avec ce projet de Loi, si on ne veut pas trouver du RADON on n’en trouvera pas !
Les capteurs ne sont pas transparents, ils sont opaques.

Jusqu’à maintenant, on ne connaissait les résultats du laboratoire qu’après les 60 jours légaux du dépistage du radon et on ne communique actuellement les résultats dans les ERP qu’à 2 personnes en cas de dépassement: le Préfet et le propriétaire ou le responsable du bâtiment.

Dans le projet de Loi c’est la même chose:

Uniquement le propriétaire ou le syndic en cas d’immeubles collectifs et le Préfet. C’est dire que les locataires ne seront presque JAMAIS tenus au courant de la présence de RADON dans un logement de propriétaire public ou privé !

 L’IRSN est complice…

de la non transparence de l’information nucléaire

L’IRSN a tout fait pour écarter les capteurs dynamiques qui affichent le résultat en temps réel dans la pièce…à la vue du public…comme le RAMON 2.2 (appareil grand public) ou comme avec les appareils professionnels (SUN NUCLEAR, DURRIDGE, ALPHAGUARD) qui affichent les résultats en continu et alertent immédiatement.

Le système français est basé sur la NON TRANSPARENCE DE L’INFORMATION NUCLEAIRE.
Le projet de Loi est « stupide » car il est réservé aux logements neufs alors que le parc principal est le logement ancien.

Des seuils fixés volontairement arbitrairement

Le seuil qui sera fixé en FRANCE sera de 300Bq/m3 au lieu des 100 Bq/m3.

300 Bq/m3 peut-être dangereux sur des expositions longues de plus de 30 ans avec des cancers parfaitement induits.
Donc, un seuil français qui n’apporte rien à la Santé Publique puisque le Haut Comité de Santé Publique, l’IRSN, l’INVS et l’ASN freinent des quatre fers sur l’abaissement des seuils à 100 Bq/m3 et encore moins à 30 Bq/m3… POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES ENCEINTES !

 Les laissés pour compte

Les laissés pour compte sont, bien évidemment, les logements anciens, les DOM / TOM, les départements uranifères (cf. la VRAIE carte de l’uranium du BRGM), les enfants.

Les élus jouent le rôle que AREVA leur donne via l’IRSN et l’ASN: pas d’abaissement des seuils !

L’Institut National sur le Cancer MENT parce que toujours noyauté par les mêmes censeurs.
Il y a en FRANCE entre 3000 et 7000 morts liés au RADON en FRANCE !…et encore avec une sous estimation de ma part car ce sont des projections statistiques basses.

Le classement des départements prioritaires

est une supercherie.

Tout est FAUX à la base (cf.cartes).

Pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des « stériles miniers », pas de prise en compte des gisements d’uranium, des schistes et micaschistes, des limons et argiles de dépôts des grands fleuves uranifères…
Le classement par commune est une autre supercherie limitée à 31 départements !

Il suffit de regarder, par exemple, le Morbihan où comme à ST.AVE ou PONTIVY l’on dépasse les 10 000 Bq/m3…ou dans le Finistère avec QUIMPER et BREST !

Que font les maires ? Ils laissent pourrir la situation…donc la Sante Publique liée au RADON depuis 2000.

On n’informe pas les habitants…merci L’IRSN, merci l’ASN !

Un Premier ministre complice

qui cache la vérité !

Et que dire de NANTES ?…département NON CLASSE où l’on trouve en plein centre ville entre 3000 et 5000 Bq/m3 !…l’ancien maire est…le Premier Ministre actuel !

Ce projet de Loi sera un moyen qui permettra de cacher un peu plus longtemps le problème sans que l’on veuille vraiment le régler.

Cette future Loi sera faîte pour faire « plaisir » à la pression de l’EUROPE et de l’OMS !…sans mettre réellement les moyens nécessaires.

Que faudrait-il faire ?

Il faudrait cartographier TOUS LES DEPARTEMENTS français (y compris les DOM / TOM), définir des seuils bas (100 Bq/m3 pour les adultes et 30 Bq/m3 pour les enfants). Les travaux devraient être reconnus et agréés également aussi par des organismes indépendants du lobby pro-nucléaire.

Il faudrait autoriser tous types de détecteurs TRANSPARENTS et en TEMPS REEL et OBLIGER à communiquer les résultats à TOUTES LES PERSONNES dans les locaux d’information…en toute transparence notamment aux locataires et aux futurs propriétaires.
Les dirigeants de la Santé Publique devraient être changés en FRANCE car ils sont pro-nucléaires en majorité et beaucoup viennent des Grands Corps d’Etat. Et certains sont même payés par des entreprises liées au nucléaire !
Les lois sont donc proposées « a minima ».
Puisque le « nucléaire est bon pour la FRANCE » le système français minimalise les contraintes législatives.
En outre, une fois le projet (quel qu’il soit) adopté…il faudra voir et lire…les DECRETS d’APPLICATION !

 Les écologistes induisent une augmentation

de la morbidité et de la mortalité !

Il faut noter que « Les Verts », partenaires du gouvernement et les écologistes des milieux associatifs, avec leur souhait de vouloir faire isoler au maximum les habitations françaises, vont induire une augmentation de la morbidité et de la mortalité en France puisque les lieux non connus envahis par le gaz radioactif Radon vont présenter une aggravation des niveaux de radioactivité !

Cette décision est donc totalement incohérente, inconsciente et criminelle !

 Une exigence auprès du Président de la République,

garant de la protection de la population française.

Parce que les faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé et sur notre vie, nous devons exiger de M. le Président de la République (et de ses Ministères concernés par le Problème radon), un changement total de gestion du problème majeur de Santé Publique qu’est le RADON.

C’est le prix de notre Santé.

Il faudra  un jour trouver les coupables de cette supercherie institutionnalisée…

Méfions-nous de ceux qui aujourd’hui se présentent en gestionnaires rigoureux pour demain, alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’hier.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

Auteur d’articles pour « La Gazette Nucléaire » du GSIEN

(Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

Enseignant

fichier pdf mem_these_Catelinois

fichier pdf irsn_radon_synthese-connaissances-resultats

fichier pdf irsn_radon_guide-mesure-radon-thermes

fichier pdf irsn_radon-dans-eau__caracteristiques

fichier zip irsn_radon_atlas-radon

fichier pdf Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

fichier pdf RADON

fichier pdf radon Editions INPES

fichier pdf Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

Cartographie: ATLAS du BRGM

0geologie-dom1a_01 ALGADE dans REFLEXIONS PERSONNELLES0geologie-dom2_0-1 APAVE

0geologie-des-dom-1b-guyanne-releve-radiametrique-aerien_0-300x239 AREVA

 

h_4_uraniumx1i1_2 ASN

carte-brgm-2012-de-france-de-luranium CIPR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 octobre, 2013 |11 Commentaires »

ARNAUD MONTEBOURG: LE VRP DU NUCLEAIRE EN TURQUIE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Arnaud MONTEBOURG:

Le VRP du nucléaire

en TURQUIE

(Thierry LAMIREAU)

ARNAUD MONTEBOURG: LE VRP DU NUCLEAIRE EN TURQUIE ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa3

(Photo: Arnaud MONTEBOURG / Wikipédia)

« La Turquie est un pays démocratique » dit Arnaud MONTEBOURG en TURQUIE !

Les prisonniers politiques enfermés dans les prisons de TURQUIE ont-ils le même avis ?

Et le génocide Arménien, MONTEBOURG, tu en fais quoi ?

En tout cas, MONTEBOURG est tellement satisfait qu’il va en TURQUIE pour faire la promotion du nucléaire français.

Accompagné de représentants d’AREVA et de GDF SUEZ, Arnaud MONTEBOURG discutera lors de ses entretiens avec le vice-premier ministre, les ministres de l’Économie et de l’Énergie d’un contrat potentiel de 15 milliards d’euros.

 Pertes de contrats

Depuis le printemps, AREVA et GDF-SUEZ sont en négociation exclusive avec Ankara pour la livraison à horizon 2023-2024 de quatre réacteurs de moyenne puissance Atmea, d’une capacité de 1 150 mégawatts à Sinop sur la Mer Noire. Cette commande majeure fait désormais l’objet de discussions commerciales qui doivent encore se prolonger plusieurs mois. La filière française ne progresse pas seule dans ce dossier puisque AREVA et GDF-SUEZ appartiennent à un consortium piloté par les Japonais MITSUBISHI  et ITOCHU.

C’est précisément avec MITSUBISHI que AREVA a développé l’Atmea depuis 2007. Ce réacteur est considéré pour certains marchés comme une alternative moins chère à l’EPR, le réacteur d’une capacité de 1650 MW. Dans le cadre du contrat turc, l’association entre AREVA et GDF-SUEZ montre qu’une filière française peut en cacher une autre: la plupart des projets nucléaires français à l’étranger sont en effet pilotés par EDF.

MONTEBOURG: je me souviendrai de toi s’il y a une catastrophe nucléaire en FRANCE…ou en TURQUIE !

MONTEBOURG doit être sourd et aveugle…mais non, c’est un politique qui va vendre sa soupe !

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 12 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

UN OBSERVATOIRE DU NUCLEAIRE QUE AREVA VOUDRAIT FAIRE DISPARAÎTRE ! (Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)

Un Observatoire du Nucléaire…

que AREVA voudrait faire disparaître !

(Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)

UN OBSERVATOIRE DU NUCLEAIRE QUE AREVA VOUDRAIT FAIRE DISPARAÎTRE ! (Observatoire du Nucléaire / Stéphane LHOMME)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa

Vendredi 20 décembre 2013 à 13h30

Rassemblement à 12h30 devant le Tribunal de Grande
Instance de Paris (4 boulevard du Palais, métro Cité)
Areva exige plus de 25 000 euros de pénalités…

Areva veut faire disparaître l’Observatoire du nucléaire mais… encore faut-il qu’il existe encore à la date du procès : l’Observatoire, qui n’a plus un sou en caisse, a besoin de 5400 euros (*) pour les trois mois de smic (octobre, novembre, décembre) de son unique salarié, Stéphane Lhomme, afin qu’il puisse continuer à travailler jusqu’au procès Areva… et en particulier préparer ce procès.
(*) un mois de smic = 1122 euros net pour la salarié, ce qui revient à 1800 euros TTC pour l’association.
Objectif 5400 euros : souscription pour sauver l’Observatoire du nucléaire… avant le procès Areva. 
Merci de votre aide. Informations et bilan financier : ici 
Résumé de l’affaire
Le 3 décembre 2012, l’opposition parlementaire nigérienne, l’ARN, dénonce par communiqué l’intervention intempestive du Ministre des finances dans le processus d’élaboration du budget national 2013, avec en particulier l’ajout d’un étonnant « don » d’Areva de 17 milliards de Francs CFA (environ 26 millions d’euros)… dont 10 milliards de FCFA (plus de 15 millions d’euros) sont directement affectés à l’acquisition d’un avion pour le Président du Niger, M. Issoufou.
Le 11 décembre 2012, par communiqué, sur la base de la démarche de l’ARN mais aussi d’autres documents obtenus entre temps, l’Observatoire du nucléaire dénonce « une manoeuvre de corruption, probablement sur le plan légal et assurément sur le plan moral, par Areva qui entend ainsi perpétuer sa mainmise sur les réserves d’uranium du Niger » et écrit au Ministre du Développement pour obtenir des explications.
Le 12 décembre 2012, l’Agence France Presse (AFP) traite l’affaire dans une longue dépêche dans laquelle on apprend qu’Areva nie : « Le groupe nucléaire français, qui exploite depuis des décennies l’uranium dans le nord du pays, a démenti le versement d’une aide budgétaire qui suscite la polémique.« 
Le 19 décembre 2012, Areva assigne l’Observatoire du nucléaire pour « diffamation » et exige environ 25 000  euros de pénalités (ce qui signifie à coup sûr la disparition de l’Observatoire du nucléaire, objectif évident d’Areva). Le procès est fixé dans un premier temps au 1er février 2013.
Le 7 janvier 2013, menacé de disparition, l’Observatoire du nucléaire fait savoir par communiqué qu’il écrit au Président de la République, au Premier ministre, et au Ministre du développement : l’Etat étant propriétaire d’Areva, les dirigeants politiques doivent dire la vérité sur le fameux « don ». Aucune réponse…
Le 13 janvier 2013, l’AFP publie une seconde dépêche sur l’affaire, dans laquelle on apprend que le directeur de cabinet du président nigérien a reconnu, au cours d’une conférence de presse, l’existence du fameux « don d’Areva ». La somme est en fin de compte de 35 millions d’euros : aux deux premières « tranches » de 16 et 10 millions, pour les budgets 2013 et 2014, s’ajoute un troisième versement de 9 millions pour 2015. Les autorités du Niger expliquent que ces sommes constituent un « dédommagement » du fait du retard pris par Areva pour l’ouverture de la mine d’uranium en projet à Imouraren.
Le 14 janvier 2013, l’Observatoire du nucléaire annonce par communiqué la mise en ligne d’un document confidentiel. Il s’agit du compte-rendu d’une rencontre discrète, entre le directeur de cabinet du président nigérien et trois hauts dirigeants d’Areva, qui a eu lieu le 9 novembre 2012 et au cours de laquelle Areva s’est effectivement engagée à verser 35 millions d’euros au budget du Niger. Ce versement est présenté par Areva comme permettant « la poursuite d’une coopération sereine entre l’Etat du Niger et Areva et prenant en compte le manque à gagner généré par le report probable du projet Imouraren« . C’est la publication de ce document dans un journal nigérien (en version papier) qui a amené le directeur de cabinet du président nigérien à reconnaître l’existence du versement, niée jusque là par Areva et par les autorités du Niger.
Le 14 janvier 2013 encore, l’AFP publie une dépêche titrée « Aide d’Areva au Niger : une ONG réitère ses accusations de corruption« , l’ONG en question étant l’Observatoire du nucléaire. On apprend dans la dépêche que, « interrogé par l’AFP, Areva a confirmé le versement d’une aide de 35 millions d’euros au Niger » : devant l’évidence, Areva est bien obligée de reconnaître l’existence de son versement controversé, malgré ses dénégations précédentes (autant dire ses mensonges).
Le 15 janvier 2013, sans attendre le verdict de la justice qu’elle a pourtant elle-même saisie, la société Areva met en demeure l’hébergeur Free pour l’amener sous 48 heures à censurer le site web de l’Observatoire du nucléaire. Après hésitation, Free renoncera à toute intervention, probablement convaincu par l’argumentation de l’association qui estime logiquement que c’est à la justice – et non à Areva ou à Free – de dire s’il y a ou non diffamation…
Le 21 janvier 2013, à dix jours du procès, et n’ayant pas obtenu la moindre réponse la part des autorités françaises, le directeur de l’Observatoire du nucléaire appelle au standard de France-inter et réussit à interpeller en direct le Ministre du Développement (Pascal Canfin, EELV), invité de la matinale. Mais ce dernier prend fait et cause pour Areva…
Le 1er février 2013, le tribunal renvoie l’affaire au… 20 décembre 2013, le planning étant semble-t-il obéré jusqu’à cette lointaine date. Pas de dépêche d’agence, pas d’article de presse… Difficile de ne pas rapprocher ce subit silence médiatique de l’intervention militaire française au Mali, déclenchée le 11 janvier 2013 officiellement pour « restaurer la démocratie », en réalité pour sécuriser les mines d’uranium « françaises » exploitées par Areva au nord-ouest Niger… près du Mali.
Le 9 mars 2013, l’AFP publie une nouvelle dépêche par laquelle Areva fait connaître une toute nouvelle version de l’affaire, comme si de rien n’était, comme si la multinationale n’avait pas menti auparavant (en particulier en commençant par nier l’existence du « don »), comme si la réunion secrète du 9 novembre 2012, et le document confidentiel qui en fait le compte-rendu, n’existaient pas. Profitant de l’actualité de l’intervention militaire française au Mali, Areva prétend désormais que le fameux versement n’avait pour autre but que de « sécuriser les mines d’uranium« . Il s’agit là d’une grossière réécriture de l’Histoire.
Le 18 mars 2013, l’Observatoire du nucléaire écrit à l’AFP pour signaler que la dépêche du 9 mars ne rend compte que de la nouvelle version d’Areva, faisant fi des éléments précédents et des autres points de vue (comme celui… de l’Observatoire) et pour suggérer une dépêche assurant le pluralisme (« Nous vous prions donc de trouver ci-dessous une mise au point afin que les lecteurs puissent noter la façon dont Areva s’arrange avec la réalité« ). Pas de réponse : l’Etat français étant le principal client de l’AFP, l’avenir permettra probablement de voir si l’agence a été sommée de s’aligner sur la « vérité d’Etat » (c’est à dire celle d’Areva).
20 décembre 2013 : procès d’Areva contre l’Observatoire du nucléaire, 13h30 au Tribunal de grande instance de Paris (4 rue du Palais). Rassemblement de soutien à l’Observatoire du nucléaire à partir de 12h30 devant le Tribunal.
 
Ce que demande Areva en justice (cf assignation):
- une amende de 5000 euros contre Stéphane Lhomme = 5 000 euros
- 3 publications dans la presse de 5000 euros HT chacune = 18 000 euros TTC
- frais de procédure et de déplacement = au minimum 2 000 euros
Total : au minimum 25 000 euros !
Objectif 5400 euros : souscription pour sauver l’Observatoire du nucléaire…
avant le procès Areva. Merci de votre aide ! Informations et bilan financier : ici
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

NSA: LES ETATS-UNIS ECOUTENT LE MONDE ENTIER…CE N’EST PAS UN SCOOP ! + ALBUM DE FAMILLE DE LA NSA (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr + bigbrowser.blog.lemonde.fr)

NSA:

NSA: LES ETATS-UNIS ECOUTENT LE MONDE ENTIER...CE N'EST PAS UN SCOOP ! + ALBUM DE FAMILLE DE LA NSA (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr + bigbrowser.blog.lemonde.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaa

Les Etats-Unis écoutent le monde entier…

où est l’info ?

(Thierry LAMIREAU )

Ces derniers jours, la presse nous inonde de cette information formidable: les Etats-Unis ont mis sur écoute le Monde entier et notamment des ambassades, des lieux fréquentés par des députés européens, etc.

Tu parles d’une nouvelle !

Cela fait partie des pratiques habituelles de tous les Etats comme…la France !

Le sieur HOLLANDE « monte sur ses grands chevaux » pour témoigner de son choc…belle hypocrisie.

L’espionnage a toujours existé et existera malheureusement  jusqu’à la fin du genre humain.

Et pour le coup, ce n’est pas réellement une preuve d’Humanité surtout chez des Etats qui se disent « alliés » !

Pourquoi espionner ?

Très simple:

Pour avantager son économie, ses entreprises, ses industries, pour ne pas se « faire doubler » dans les nouveautés des armements et pour faire pression lors d’éventuelles négociations sur un sujet particulier. Et puis, il est de bon ton de connaître les petits secrets des mouvements religieux, syndicalistes, environnementaux, etc. Ainsi, avec de telles informations, la manipulation des masses est nettement plus aisée !

En dehors des Etats, il y a également des individus et certaines « officines » qui pratiquent la mise sur écoute et l’espionnage.

EDF ou AREVA qui surveillent les militants antinucléaires, François MITTERRAND qui prenait un vif plaisir à mettre sur écoute certains citoyens !…ou encore SARKOZY qui s’invitait (si l’on peut dire) chez quelques petits « amis-ennemis » potentiels.

A mon petit niveau, lorsque j’étais en LIMOUSIN pour combattre les actions du CEA, de COGEMA (maintenant AREVA) et l’incurie de certains élus…mon courrier était ouvert, mon téléphone était sur écoute, les menaces de mort anonymes pleuvaient, les pneus de mon véhicule étaient crevés, mon ex-femme perdait son travail, les Renseignement Généraux me pistaient et parfois me convoquaient, la gendarmerie m’interrogeait, des rumeurs étaient lancées sur mon dos, etc.

Et actuellement, à travers différents articles critiquant la catastrophe annoncée liée à un problème majeur sur une centrale nucléaire française ou mes écrits concernant l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par l’Etat français…il est évident que l’on me « surveille ».

Lorsque, militant, je dénonçais l’action des Etats mettant sous surveillance de nombreux citoyens, la seule réponse des dits « écologistes » était que j’exagérais et que j’étais un parano !

Ces « écologistes » sont très naïfs comme tant d’autres.

L’espionnage est une pratique effectuée à la fois par des pays dits « démocratiques » et par des régimes totalitaires !

La DEMOCRATIE, de fait, n’existe pas.

C’est simplement l’emballage qui diffère pour plus anesthésier les populations.

Thierry LAMIREAU

lesoufflecestmavie.unblog.fr

 -ALBUM DE FAMILLE-

L’histoire de la NSA racontée en photos

L’existence de la NSA, l’agence de renseignement américaine au cœur du scandale PRISM, a été pendant des décennies un secret bien gardé. Avant d’espionner ses citoyens, la NSA a débuté en tant que simple agence de cryptage, destinée à casser les codes de ses ennemis pendant la seconde guerre mondiale, sous le nom de « Service des renseignements d’origine électromagnétique américain ». Ce n’est qu’au début des années 1950 qu’elle se dotera de l’acronyme qu’on lui connaît aujourd’hui.

Pour célébrer son 60e anniversaire l’année dernière, l’agence a élaboré une « chronologie interactive », une véritable mine d’or de photographies déclassifiées de ses débuts à aujourd’hui, qui n’ont pas échappé à l’attention des journalistes du site VICE. Dans un article très complet, ils publient des clichés de la NSA tirés de ses propres archives. Nous vous en proposons quelques-uns.

Ci-dessous, des cryptologues durant la seconde guerre mondiale.

NSA11 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Des cryptologues durant la seconde guerre mondiale.

Le Service des renseignements utilisait une machine nommée Bombe, développée en Grande-Bretagne, et qui servait à décrypter les messages nazis encodés. Ci-dessous, une opératrice utilisant la machine Bombe.

NSA2 ARMEMENTS

Une opératrice utilisant la machine Bombe durant la seconde guerre mondiale.

Ci-dessous, le lieu de stockage des archives de l’agence avant qu’elle ne construise le plus grand centre de données du pays dans l’Utah.

NSA3 CEA

La zone de stockage de la gare d’Arlington Hall.

Voici la base de Fort Meade dans le Maryland. « Le site a été choisi en raison de son éloignement de la capitale. En cas d’attaque nucléaire, celle-ci n’aurait pas été inquiétée », a expliqué la NSA.

NSA4 DEMOCRATIE

La NSA, centre d’opérations 1 (1957).

A la fin des années 1950 et jusque dans les années 1960, l’agence organisait tous les ans l’élection de Miss NSA. Ci-dessous, les concurrentes au titre.

NSA5 ECONOMIE

Les concurrentes au titre de Miss NSA.

Ci-dessous, voilà à quoi ressemblaient les bureaux de la NSA dans les années 1960.

NSA6 EDF

Les bureaux de la NSA dans les années 1960.

Petit échantillon des technologies de surveillance de la NSA dans les années 1970.

NSA7 ENVIRONNEMENT

Le KY-28 et le KY-8, des engins de cryptage.

La NSA a continué à s’étendre dans les années 1980. Ci-dessous, une vue aérienne de ses quartiers généraux.

NSA8 ESPIONNAGE

Quartiers généraux de la NSA dans les années 1980.

Parmi les rares photographies disponibles du centre opérationnel de la NSA aujourd’hui, celle-ci a été déclassifiée. Les agents y analysent chaque jour les données de millions d’appels téléphoniques d’Américains.

NSA9 ETATS-UNIS

L’étage du centre opérationnel de la Sécurité Nationale en 2012.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/06/27/album-de-famille-lhistoire-de-la-nsa-racontee-en-photos/

 Affaire SNOWDEN:

La France espionnerait aussi les

communications

Les services secrets extérieurs français, la DGSE, espionnent en toute illégalité les communications électromagnétiques en France et à l’étranger, a révélé jeudi 4 juillet 2013 le quotidien français « Le Monde » après enquête. Cette polémique fait écho à l’affaire d’espionnage international révélée par l’informaticien américain Edward Snowden.

Selon le quotidien, « la DGSE collecte systématiquement les signaux électromagnétiques émis par les ordinateurs ou les téléphones en France, tout comme les flux entre les Français et l’étranger ». Le journal en conclut que « la totalité des communications » des Français « sont espionnées ».

« L’ensemble des mails, des SMS, des relevés d’appels téléphoniques, des accès à Facebook, Twitter, sont ensuite stockés pendant des années », détaille le journal.

« Le Monde » précise encore que les sept autres services de renseignement, dont la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), les douanes ou Tracfin, un organe chargé de la lutte contre le blanchiment, y ont accès « en toute discrétion, en marge de la légalité ». Le « Big Brother français » est installé dans les sous-sols du siège de la DGSE, boulevard Mortier à Paris, révèle le journal.

Sur place, un supercalculateur enregistrerait des données techniques, des « métadonnées » permettant de dessiner d’immenses graphes de liaisons entre personnes à partir de leur activité numérique.

 Cadre juridique lacunaire

Le quotidien indique que les services du Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, la Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité et la Délégation Parlementaire au Renseignement « contestent tous les conclusions de cette enquête ».

De son côté, le Parlement Européen a exigé jeudi des « éclaircissements immédiats » de Washington sur les allégations d’espionnage des institutions et citoyens européens par les Etats-Unis. Il a confié à l’une de ses commissions le soin d’enquêter sur ces pratiques, mais n’a pas remis en cause les négociations prévues.

(ats / 04.07.2013 18h08)  

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

HOLLANDE:

HOLLANDE: PARIS NE FAIT PAS PRESSION SUR TOKYO POUR RELANCER LE NUCLEAIRE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbb

(photo: REUTERS)

Paris ne fait pas pression sur Tokyo pour

relancer le nucléaire !

TOKYO – La France ne fait pas pression, en aucune façon sur le Japon pour qu’il réactive ses centrales nucléaires a assuré, samedi 8 juin 2013, le président français François Hollande lors d’une conférence de presse à Tokyo.

Chaque pays détermine souverainement sa politique énergétique, nous ne voulons pas intervenir sur les choix du Japon, a encore insisté le président qui achève une visite d’Etat de trois jours dans l’archipel, un séjour marqué par des accords de partenariats, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Quel que soit le choix du Japon, nous avons à coopérer pour plus de sûreté, pour avoir le plus haut niveau, pour qu’il n’y ait aucun doute sur la fiabilité des centrales, a argué M. Hollande, rappelant que les autorités françaises de régulation étaient en contact avec leurs homologues nippones sur ce sujet.

La coopération est aussi, selon lui, essentielle pour le démantèlement de centrales, ce qui devrait se matérialiser par la création d’une coentreprise entre le français AREVA et le japonais ATOX pour le démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par un séisme et un tsunami en mars 2011.

Notre industrie doit être à la pointe et elle l’est.

Nous travaillons ensemble et chaque pays décide.

Le gouvernement nippon de droite de Shinzo Abe, en place depuis six mois, a manifesté sa volonté de réactiver tous les réacteurs nucléaires qui seront jugés sûrs par l’autorité de régulation, indépendante du pouvoir exécutif.

Actuellement, seulement deux tranches (sur un parc de 50) sont exploitées dans l’archipel, les autres étant maintenues à l’arrêt en attendant la conclusion d’examens basés sur de nouvelles normes plus sévères qui entreront en vigueur en juillet.

Les compagnies, qui ont été contraintes de stopper leurs centrales, espèrent que plusieurs redémarreront à brève échéance, mais tant elles que le gouvernement devront obtenir la compréhension de la population et le feu vert des élus locaux concernés.

M. Hollande a en outre rappelé que les partenariats franco-japonais dans ce secteur important servent aussi à favoriser la vente d’équipements de haut niveau technique et de plus grande sûreté à des pays tiers, comme en Turquie où la coentreprise ATMEA de AREVA et du japonais MITSUBISHI HEAVY INDUSTRIES (MHI) a obtenu des négociations exclusives pour la construction de quatre réacteurs en Turquie.

Nous avons beaucoup bénéficié du concours du gouvernement français et de l’aide de l’Etat japonais pour décrocher ce marché, a confirmé devant M. Hollande le patron de MHI, Hideaki Omiya.

J’espère que nous pourrons avoir le soutien des deux gouvernements pour nous implanter dans d’autres régions, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine et notamment au Brésil, a-t-il poursuivi.

Concernant la France, M. Hollande a assuré qu’il tiendrait ses engagements pour réduire la part de l’énergie d’origine nucléaire, dans le but passer de 75% à 50% dans la production d’électricité d’ici à 2025, à un rythme que le débat décidera.

(©AFP / 08 juin 2013 11h08)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Tout au contraire… si… la FRANCE fait pression sur le JAPON pour qu’il réactive ses centrales nucléaires, pour un partenariat très actif au JAPON et pour s’implanter dans d’autres régions.

FUKUSHIMA et TCHERNOBYL n’ont pas suffi !

Il y aura d’autres catastrophes nucléaires au JAPON et ailleurs comme aux ETATS-UNIS et en FRANCE !

HOLLANDE sera RESPONSABLE et COUPABLE des futures atrocités induites par les futures catastrophes nucléaires.

Je ne suis pas un dingue: je suis simplement conscient et informé quant à la situation de l’état des centrales nucléaires dans le monde.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 juin, 2013 |Pas de commentaires »

MINES D’URANIUM: LA PROPAGANDE A L’ETAT PUR PAR AREVA. UN VERITABLE SCANDALE ! + DOCUMENTS TECHNIQUES CRITIQUES + IMAGES EXCLUSIVES DU FILM « URANIUM EN LIMOUSIN » DE THIERRY LAMIREAU (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Mines d’uranium:

Produire plus

et

produire mieux ?

-Plateau de propagande

par AREVA-

MINES D'URANIUM: LA PROPAGANDE A L'ETAT PUR PAR AREVA. UN VERITABLE SCANDALE ! + DOCUMENTS TECHNIQUES CRITIQUES + IMAGES EXCLUSIVES DU FILM aaaaaaaaa12 AREVA dans REFLEXIONS PERSONNELLESbbbbbbbb3 CEAccccccccjpg CENTRALES NUCLEAIRES

aaaaaaaaa11 COGEMAQuelques documents d’information sur les

mines d’uranium:

fichier pdf Les vaches pondent des oeufs…Les déchets RADIOACTIFS son…

fichier pdf Abandon matière très radioactive par AREVA

fichier pdf Effets de l’exploitation minière d’uranium au NIGER Rappor…

fichier pdf Mines d’uranium au NIGER rapport SHERPA 230405

fichier pdf Effets des radiations sur le vivant Georges PETAVY Science et Vie de 1975

Les mines d’uranium, la contamination par le

radon, la mobilisation antinucléaire :

Deux ou trois choses que je sais d’elles

 (Michèle GRANIER / CLADE)

aaaaaaaaa9 ENREGISTREMENTS SONORESbbbbbbbb ENVIRONNEMENTImage attachée

bbbbbbb1 FRANCEaaaaaaa GAZ RADIOACTIF RADONbbbbbbbb4 MALIccccccc MINES D'URANIUMaaaaaaaa NIGERbbbbbbbb1 NUCLEAIREddddddddd PHOTOSeeeeeee POLITIQUEaaaaaaaaa10 POLLUTIONS PHYSICO CHIMIQUESaaaaaaaaaaa2 POLLUTIONS RADIOACTIVEScccccccc RADIOACTIVITEbbbbbbbb2 RADIUM

(Michèle GRANIER / CLADE)

Propos d’une militante antinucléaire

Le 11 Février 2009 l’émission télévisée -Pièces à Conviction- a frappé l’opinion sur le thème “ Uranium : le scandale de la France contaminée ”. Le Limousin et ses mines d’Uranium – Division Minière de la Crouzille en Haute-Vienne – se réveille à nouveau en première ligne, occasion pour lui de revenir sur la mobilisation des populations depuis 1975, contre l’extraction minière débutée en 1948 par le C.E.A puis COGEMA, et AREVA pour la “ remise en état des sites ” et l’installation d’une ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), cadeau d’adieu si l’on peut dire, d’un entreposage de 199 900 tonnes d’uranium appauvri, résidu de l’enrichissement de l’uranium nécessaire à la fabrication du combustible, récemment rebaptisé pompeusement “ gisement énergétique pour les générations futures ”! Grand-merci pour Elles. Mais nous n’avons sans doute pas tout vu, il est question d’un URANIUM-LAND sur l’ancien site SIMO de concentration du minerai, qui – me dit-on à l’office du Tourisme, devrait attirer justement les touristes : Welcome au Pays de l’Uranium ! Gageons que le passé ressuscité par AREVA ne manquera pas de nous surprendre – nous qui savons encore comment c’était- et comblera d’aise les promoteurs. Mais qu’ils ne croient pas ce faisant, gagner notre pardon pour les exactions commises au nom du progrès nucléaire !

Pour faire bonne mesure l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) revient à la charge sur le sujet du Radon, ce qui vaut une manchette en première page du Populaire du Centre du 7 octobre 2009 : “ LE RADON NUIT GRAVEMENT A VOTRE SANTE ”, et une explication limpide “ le gaz radioactif, deuxième cause du cancer du poumon, n’est pas inoffensif à faibles doses. L’Organisation Mondiale de la Santé a décidé de diviser par 10 le seuil admissible de radon dans les bâtiments. Le Limousin est particulièrement concerné ”.
Tout ceci n’est pas vraiment nouveau pour les Limousins, pourtant Le Populaire signale que les scientifiques chargés du dossier radon en Limousin ont été déçus “ par une certaine indifférence de la population ”.

A vrai dire à la place de ces gens je me demanderais si je n’arrive pas un peu tard avec ce “ scoop ”. Il y a un moment déjà que la population sait que le radon est un problème de santé, et qu’elle a fini de croire COGEMA dont le crédo d’exploitant minier disait “ le radon est naturel donc pas dangereux !! ” Oui, l’arsenic aussi, n’empêche que dans le Poitou voisin, une dame appelée Marie Besnard a été soupçonnée d’avoir empoisonné des gens avec un élément chimique “ naturel ” !

A la veille de la mise en place par le Préfet de Région du Limousin, d’une CLIS « Commission Locale d’Information et de suivi » en Creuse, à Guéret, qui doit se pencher sur la réhabilitation des sites miniers creusois (au nombre de 20), exploités par des opérateurs privés tels que TCM, MOKTA… dont COGEMA avait repris les concessions, sites restés en l’état depuis 20 ans, il convient de remettre l’ouvrage sur le métier, et de témoigner de deux ou trois choses concernant le radon du Limousin. Revenons donc sur quelques aspects de la mobilisation antinucléaire datant des années 70, pour rappeler qu’elle a existé, je dirais en temps voulu, et que nous ne l’oublierons pas, car la vérité était bien de son côté. Honte à ceux qui ont voulu la ridiculiser pour sauvegarder l’exploitation minière tant qu’elle fut “ rentable ”, et au prix de la santé de la population.

LE CONTEXTE

En juin 1975, le n°693 de Science & Vie, annonce en couverture “ UN 1er BILAN : EFFETS DES RADIATIONS SUR LE VIVANT “. Sur fond de centrale atomique un bras armé d’une épée dont la lame scindée en trois flèches alpha, bêta, et gamma, prend pour cible un corps humain, dont les organes exposés par irradiation ou contamination sont visibles. L’article de 12 pages est rédigé par Georges Pétavy, biologiste du “ Groupe d’Orsay ”.
Rétrospectivement ces douze pages destinées au grand public sont une mise en garde qui n’a pas été prise en considération. Pourtant les voies de contamination et d’irradiation du vivant et les effets sur le corps humain étaient suffisamment connus et graves, pour renoncer au lancement du programme électronucléaire, sans état d’âme !
Cet article cite J.W. Gofman et A.R. Tamplin et la polémique déclenchée en 1969 par leurs estimations des effets d’une irradiation industrielle correspondant à un supplément de dose de 170 millirem/an [1,7 millisievert] soit annuellement pour la population des États-Unis :
– 32 000 morts supplémentaires par leucémies et cancers divers (évaluation optimiste émise en 1969 et en 1970) ;

- 104 000 morts supplémentaires pour les mêmes causes (évaluation pessimiste publiée en 1971)
[Dans le livre Les Barons de l’Atome (Peter Pringle et James Spigelman, traduction française éd. Seuil 1982), à propos de cette estimation est rappelée une discussion entre Gofman et son supérieur hiérarchique :
“ Jack, me dit-il, je vous reconnais absolument le droit, et même le devoir, de calculer qu’une certaine quantité de radiations causera 32 000 cancers terminaux supplémentaires chaque année. “ Puis il ajouta, à ma plus grande déception : “Qu’est-ce qui vous fait penser que ces 32 000 morts n’en valent pas la peine ?” J’en suis réduit à supposer qu’il pensait aux bénéfices espérés par la communauté nucléaire (…). Parfait exemple de technologie déshumanisée.
“ Mike, répondis-je, la raison est toute simple. Si je me surprends à penser que quelque chose peut valoir 32 000 cancers par an, je prendrai mon diplôme médical sous le bras et j’irai le porter au doyen de l’école de médecine où j’ai fait mes études en lui disant : Je ne le mérite pas” .]

Georges Pétavy annonçait dès 1975 un “ pari sur la santé publique. Les premières victimes seront, bien sûr le personnel des installations nucléaires et leur descendance, ainsi que, dans l’ensemble de la population, les enfants, particulièrement sensibles aux contaminations internes (…) ”. Il parle de l’induction de leucémies et cancers : réactions naturelles de défense amoindries contre les cellules malignes (ce qui est le fait des rayonnements ionisants), et de l’induction de mutations génétiques, citant Müller en 1928, qui découvrit l’effet génétique du rayonnement X (et donc des gamma) en irradiant des mouches du vinaigre. Un encadré “ Mines d’uranium : le Radon y provoque des cancers du poumon ” et de rappeler des statistiques effectuées sur les mineurs de Bohême, de 1895 à 1912 et de 1929 à 1938, montrant que l’incidence des cancers du poumon était de 30 à 50 fois supérieure à celle observée dans la population de Vienne. (…) les conditions d’aération qui permettent une évacuation plus rapide des émanations de radon, ont permis de diminuer le taux d’incidence des cancers pulmonaires chez ces travailleurs, qui demeure toutefois 5 fois supérieure à la normale dans les mines d’uranium américaines ”.

FLASH-BACK SUR QUELQUES ASPECTS DE LA LUTTE

ANTINUCLÉAIRE EN LIMOUSIN

En 1975 l’extraction de l’uranium bat son plein en Limousin. L’industrie minière dope l’économie de la Haute-Vienne, pourtant il y a quelques ombres au tableau. L’extraction du minerai pollue les ruisseaux… la poussière se répand partout, des mineurs sont malades… La contestation enfin se manifeste ! Nous l’évoquerons très succinctement, avec à l’appui pour l’illustrer le cas d’une école maternelle à Bessines s/Gartempe, siège de la Division Minière de la Crouzille. L’exemple de la maternelle de Bessines en aura été l’illustration première, d’autres suivront, Limoges, Compreignac, Pontarion…

Acte I: la mobilisation des associations 1979-1992

Il y a 30 ans, l’APMA (Association de Protection des Monts d’Ambazac), distribuait un tract consécutif au déversement de déchets radioactifs en provenance de l’Usine du Bouchet - en région parisienne- dans la mine à ciel ouvert du Brugeaud (Bessines), fosse en cours de remplissage avec les déchets de la SIMO (Usine de concentration du minerai d’Uranium -le yellow cake). Ce tract rendait compte de l’expertise faite en octobre – novembre 1978, suite à une plainte déposée par l’APMA contre la COGEMA, à savoir que : “ La production de RADON qui résulte des teneurs en Radium, est très inquiétante : 6,5 Curies par jour. La quantité globale d’Uranium stockée dans ces déchets est d’environ 3,2 tonnes. ” [6,5 Ci/jour soit 240 milliards de becquerels par jour].
– L’APMA annonçait son intention de poursuivre son action en justice. Plainte rejetée, par ordonnance de non-lieu du 15/6/83 et ses conclusions – portées à la connaissance de l’APMA en 1991, fortuitement, lors de l’inventaire des déchets stockés sur la Division Minière de la Crouzille – ses conclusions insistaient sur le fait que les 50 curies de Radium, et les résidus issus du traitement de minerais riches (0,6%, à 20% U) en provenance du Bouchet, ne représentaient que peu de choses par rapport à ce qu’il “ y a déjà ”. Naturellement ces transports de résidus avaient commencé fin 73, et se sont terminés en 78.

La mobilisation des associations allait battre son plein en 1979 (car trop de radium dans l’eau de Limoges). Une enquête de “ 50 Millions de Consommateurs” sur les mines d’uranium et leurs eaux d’exhaure contaminant les réserves d’eau potable de la ville, était relayée par Libération. L’émotion gagne la population ! Il y a de quoi : la teneur en Radium 226 dans l’eau potable de la ville de Limoges est égale à trois fois la recommandation de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) soit 10 picocuries par litre, teneur “ ramenée ” à 0,37 Bq/litre, chiffre moins traumatisant bien qu’il traduise exactement la teneur en picocuries mesurée, la magie du changement d’unité de mesure !
– Un livret de 10 pages sur les Mines d’uranium en Limousin, édité par le CLAN, (Collectif Limousin pour une Alternative au Nucléaire) fut distribué en Limousin. Rédigé avec l’aide de Michel Genestout (embauché par la Direction Régionale à l’Architecture et à l’Environnement du Limousin et chargé des eaux de Limoges, il sera révoqué deux jours après son entrée en fonction sur la demande du Chef de la Division Minière, Monsieur Avril, auprès de Monsieur Petin Directeur DRAE). “ Le trop grand succès de Michel Genestout auprès des associations ” fut l’argument utilisé pour justifier cette répression.

Les Associations n’en restèrent pas là puisque ces militants organisèrent dans la foulée le PREMIER RASSEMBLEMENT EUROPÉEN SUR L’URANIUM à Bessines du 4 au 6 juillet 1980, animé par Michel Genestout. Les participants sont venus des Pays-Bas, de Finlande, du Groenland, du Danemark, de Grande-Bretagne, d’Italie, de Suède, d’Espagne, d’Allemagne de l’Ouest, et de France : Savoie, Haute-Loire, Aveyron, Deux-Sèvres, Puy de Dôme, Loire-Atlantique, Ile de France, Haute-Vienne.

ACTE II: 1991, l’école maternelle Gérard Philipe à Bessines, un

cas d’école !

Cette fois l’association qui monte au créneau est la CRII-RAD Marche-Limousin, présidée par Martine Deguillaume, en compagnie de l’Association de Protection du Pays de St-Pardoux d’Anna Elsink, et Thierry Lamireau, les Amis du Limousin Vert de Christian Pénicaud, l’Association de Défense du Pays Arédien de Bernadette Prieur, et le secours sur le terrain d’une habitante de Bessines, Jeannette Gorbi dont le courageux soutien ne faiblira pas. Le cas de la maternelle de Bessines conduira le Préfet, J. P. Proust à mettre en place une CLI (Commission Locale d’Information) le 7 janvier 1992.
La pollution de la maternelle étant due au radon le tract édité par le CLAN en1979, qui mériterait une nouvelle édition, sera cité brièvement pour l’affaire qui nous occupe. On retiendra :

“(…) le radon est un gaz dangereux. Accumulé en “ quantité suffisante ” dans les poumons il provoque chez l’homme le cancer du poumon. Nous n’avons connaissance d’aucun dosage de teneur en radon dans l’atmosphère du Limousin (…) ”

Voilà c’est dit, le radon est dangereux ! Merci à eux, car s’il avait fallu attendre que l’info soit faite par les responsables – ceux que l’on dit crédibles, qui sont dans les bureaux de la DRIRE, de la DDASS… Ou dans les Conseils des municipalités, des départements et régions, – nous serions peut-être bien morts idiots !

Or, comme indiqué précédemment c’est le 7 octobre 2009, que la manchette du Populaire du Centre annonce la couleur “ le radon nuit gravement à votre santé ”. Il était temps, car il faut bien dire que cette vérité là fut menée à mal pendant les 30 ans qui se sont écoulés depuis la plainte de l’APMA. 
L’OMS donc, recommande de diviser par 10 le seuil admissible de radon dans les habitations : le Limousin est particulièrement concerné (selon Le Populaire) Sur ce sujet qui a fâché tant de responsables, élus, Préfets, Administrations : DDASS – DRIRE, et contrarié tant d’industriels, à commencer par COGEMA, jusqu’aux offices de tourisme, la lumière se fait enfin ! Oui le radon est dangereux, les antinucléaires avaient raison.

D’abord prenons la température des opinions qui se sont exprimées lors de la double expertise ALGADE*/CRII-RAD sur la Division Minière de la Crouzille, conclusions remises en 1994.

a) Le dit des autorités:
Le radon a été l’occasion de vilipender les opposants à l’exploitation minière, suspectés d’alarmer la population sans raison, alors que les informations officielles délivraient un tranquillisant dont le credo n’a guère varié d’un Préfet à l’autre, d’un Chef de la Division Minière au suivant : Cette radioactivité est naturelle donc sans danger pour la population ! Et puis nous respectons les limites imposées par la réglementation française.

b) le dit de l’expert:
En novembre 1994, la société ALGADE concluant son expertise, menée en parallèle avec celle de la CRII-RAD, déclare :
“ les niveaux de radioactivité qui ont été mesurés ponctuellement sur les vecteurs air et eau dans l’environnement des sites COGEMA en Limousin, ne remettent pas en cause l’appréciation de la situation telle qu’elle est traduite par les réseaux de contrôle réglementaires depuis plus de 10 ans, et qui permettent de la qualifier de normale et conforme à la réglementation française en vigueur, c’est-à-dire sans impact sanitaire.

a+b) La synthèse autorité + expert:
Si la Société ALGADE est si sûre d’elle, la DRIRE, chargée de rédiger la synthèse de la double expertise CRII-RAD / ALGADE, se fera donc un devoir de retenir les seules conclusions de la filiale COGEMA, retenant l’affirmation : “ la situation (…) la qualifier de normale (…) c’est-à-dire sans impact sanitaire ”.

c) Le dit de l’exploitant:
En se reportant au courrier du 11 juin 1991 émanant de P.F. MOUREAU Chef de Division, et adressé à la CRII-RAD, concernant le site de l’Usine SIMO – soit plusieurs lieux de stockage de résidus – on constate que la formulation de COGEMA est quelque peu différente de celle d’ALGADE :
L’ensemble des installations fonctionne normalement, la surveillance de l’environnement est assurée et montre que l’impact des différents stockages sur la population est conforme aux prescriptions. [C’est moi qui souligne].

d) Le dit du Préfet:
Heureusement pour le moral de la population, le 21 juin 1991, le Préfet de Région, Henri ROUANET, dans un communiqué, précise : “ dans un article d’un quotidien régional du 21 juin 1991, un certain nombre d’affirmations concernant les déchets du site SIMO ont été avancées et sont susceptibles de soulever des inquiétudes illégitimes auprès de la population.”
L’activité du radium sur le site (8681 grammes) soit 320 000 milliards de becquerels, ne pose pas de problème pour le Préfet:
“ il convient de souligner que cette radioactivité est naturelle et ne présente aucun danger pour la population. Le contrôle des rejets liquides et une surveillance atmosphérique de l’environnement du site sont strictement organisés, conformément à la loi, depuis de nombreuses années. ”
Notons qu’ALGADE signale en 1994 que les contrôles auraient plus de 10 ans -voir ci-dessus en (b), ce qui en 1991 les ferait remonter à plus de 7 ans, “ de nombreuses années ” pour le préfet !

e) Le feuilleton de la maternelle de Bessines, en 1992:
La Directrice de l’Ecole, alertée par la CRII-RAD Marche-Limousin, questionne la Mairie responsable du bâtiment sur le taux de radon, si toutefois l’école est concernée, auquel cas les élèves et les institutrices seraient exposés. L’école est située en surplomb de la N20, empruntée par les camions de boues de résidus detraitement du minerai, qui sont déversés dans la Mine à Ciel Ouvert (MCO) de Bellezanne, tous les jours ouvrables c’est une noria de camions qui passe, tout en laissant tomber des boues sur les trottoirs et la chaussée, certaines maisons sont même arrosées par ces boues qui deviennent poussiéreuses par temps sec.
Au moment où nous appelons l’attention de la Directrice, un seul dosimètre de site sur la rue qui monte à la maternelle, avant ses bâtiments, et sur le trottoir d’en face quelques mètres avant l’Ecole… C’est le Centre de Radioprotection des Mines, CRPM, qui intervient, pendant les vacances de Toussaint, et communique ses conclusions par courrier du 14 décembre 1992, à M. Desmoulins, secrétaire de Mairie :
“(…) en lui transmettant les mesures de radon effectuées après travaux, le 1er décembre. Les niveaux mesurés, après mise en place de siphons sur les canalisations des sanitaires sont compris entre 20 et 140 Bq/m3, avec en moyenne dans les zones occupées par le personnel et les enfants, 90 Bq/m3.
Toutefois, nous avons pu constater une concentration en radon de 420 Bq/m3 sur la grille d’évacuation des eaux usées des sanitaires “ côté droit ”, ce qui montre qu’il est nécessaire de maintenir ces siphons en eau (…). Le dosimètre alpha de site, (…) installé le 12 décembre 1992 pour deux mois permettra de vérifier l’évolution des concentrations (…) ”.
Ce courrier est signé Y. VAUZELLE. Notons au passage que voilà une surveillance toute récente, le bons sens aurait voulu que l’on se préoccupe de ce bâtiment dès sa mise en service. Le bourg de Bessines surplombe la Gartempe sur sa rive gauche, tandis que la mine à ciel ouvert MCO du Brugeaud, et la SIMO lui font face, rive droite.
Mais mille péripéties vont venir troubler la vie de cette école. Et l’expertise montrera que le CRPM avait fourni des mesures très optimistes. Ainsi, à la rentrée de Pâques 1994, dans un article de La Montagne du 8 mars 1994, on apprend que ALGADE fait des mesures supplémentaires, que la teneur en radon a été divisée par 2 (moins de 500 Bq/m3 au lieu de 1000) grâce à “ l’installation la semaine dernière d’un dispositif de ventilation (…). Mais quel qu’en soit le prix, l’opération sera réalisée, si elle s’avère nécessaire (pose de drains sous la chape) car “seule importe la santé des enfants” a souligné, hier, le maire de Bessines, Bernard Brouille ”…
On se dira : tout de même plus de deux ans pour quelques siphons et une ventilation ? Mais heureusement la bonne nouvelle c’est que le même article signale que les Autrichiens se soignent… au radon. À doses homéopathiques peut-être ?

Précisions: Le Conseil Départemental d’Hygiène, en sa séance du 4 Mars 1994 reflète bien l’état d’esprit des élus, que je me permets de citer “Monsieur Brouille – Maire de Bessines – informe les membres du vœu du Conseil Municipal de Bessines. Ce dernier souhaite qu’une étude comparative soit réalisée dans la région Limousin pour savoir si d’autres écoles ou d’autres habitations connaissent le même problème. Si les résultats font apparaître que la région de Bessines est seule concernée du fait de la présence des mines d’uranium, il sera demandé à la COGEMA de partir. En ce qui le concerne, il pense que le problème du radon existe ailleurs qu’à Bessines. Il souhaite toutefois que le vœu du conseil municipal soit repris par le Conseil Départemental d’Hygiène dans un souci d’apaisement. ”
Et 4 paragraphes plus loin: “ Monsieur Brouille informe les membres qu’un comité de suivi est constitué depuis lundi avec des parents d’élèves, des élus et des représentants de la Sté Algade. Des appareils de mesure ont été posés chez des élèves et les mesures révèlent des taux de radon pour beaucoup supérieurs à ceux trouvés à l’école (jusqu’à 5000 Bq/m3) ”.
Bessines-la-Jolie, et ses cures de radon 365 jours par an, à plein temps !

Enfin, en 1998, Les Cahiers de COGEMA du mois de février, sur le réaménagement des sites miniers, sous le titre Recherches et Expertises pour Garantir la Pérennité, je note une étude initiée en 1995-1997, dont je n’ai point le résultat, intitulée “ La diffusion du radon dans les sols et la discrimination du radon naturel et du radon d’origine industrielle ” dans le cadre d’un PIC (Programme d’Intérêt Commun) avec l’IPSN. Tout un programme ! Et en plus je parie qu’on va s’apercevoir que le radon naturel est responsable de tout, parce que l’autre…
Voir plus haut le vœu du Conseil Municipal de Bessines, dont on sait qu’il n’a pas été suivi du départ de COGEMA. CQFD.

Et aujourd’hui:

Tout ça pour vous dire que désormais les Limousins sont pris en charge par LIMAIR et PEARL, société créée à Limoges en 2005 dans le berceau de la Fac de Sciences. La ravissante jeune fille qui traque le radon sur le plateau de Millevaches déclare “ Nous avons été un peu déçus au début par une certaine indifférence de la population lors de la douzaine de réunion d’informations que nous avons tenues ”. Qui l’eut cru !!!

Michèle GRANIER,

CLADE,
6, rue Porte Panet 87000 Limoges.
Extrait du bulletin n° 119 du Comité Stop Nogent-sur-Seine.

* A propos d’ALGADE, témoignage de Roger Belbéoch invité par le conseil municipal de Bessines afin d’analyser les 4 projets COGEMA sur Bessines (site de stockage d’uranium appauvri, laboratoires pour le conditionnement de nitrates de thorium, le traitement de produits uranifères contenant du mercure, l’enrichissement d’uranium) : « Parmi les présents, le responsable d’ALGADE, filiale de COGEMA chargé des mesures de radioactivité. Au cours de mon exposé je parle des dangers du radon et le responsable ALGADE réagit violemment et déclare “ Le radon est un gaz neutre et est donc sans danger ”. »

Pour en savoir plus sur cette période:
– le film de Thierry Lamireau, “ Uranium en Limousin ”.
Le Limousin radioactifSciences et Vie n°899, août 1992.
– Gazette Nucléaire 117/118, août 1992 : Recours en annulation à l’encontre de la SIMO déposé par la FLEPNA, 19 novembre 1991 ; droit de réponse au Figaro de Martine Deguillaume 13 janvier 1992 ; texte de Christian Pénicaud.

« URANIUM EN LIMOUSIN »

Disponibilité en DVD du film documentaire

de

Thierry LAMIREAU

AAAAAAAAAA

Ce film retrace l’histoire de l’exploitation minière de l’uranium en LIMOUSIN, depuis l’après-guerre jusqu’aux stockages de déchets radioactifs tels que l’uranium « appauvri ».
50 millions de tonnes de « résidus de traitement », 200 kilomètres de galeries et des millions de « stériles » ne peuvent laisser l’environnement indemne.
Ces déchets contiennent plus de 80% de la radioactivité initiale du minerai et rendent cette radioactivité susceptible de dispersion contrairement à la gangue minérale initiale.
L’infiltration des eaux entraîne les radioéléments dont certains sont classés parmi les plus radiotoxiques.
Les vents dispersent le gaz radioactif RADON et soumettent les populations environnantes aux doses radioactives.
C’est remettre aux générations futures la responsabilité de la gestion de ces sites dont la radioactivité restera augmentée pour des millions d’années. »
Le film (copyright 1995) a reçu de très nombreux prix internationaux et nationaux. Il a été diffusé une fois sur PLANETE CABLE en 1995 et a ensuite été censuré sous pression du Ministère de l’Industrie (sous DSK !) et des services du Premier Ministre de l’époque. Il est sur internet en basse résolution.
Si des gens sont intéressés, je peux leur fournir un exemplaire DVD avec jaquette couleur au prix de 25 euros (port compris). J’en suis l’auteur unique et depuis 2001 j’enchaîne de graves pathologies à cause de mes multiples irradiations sur les sites nucléaires.

L’adresse pour le DVD:

LAMIREAU Thierry 
12, chemin du Panorama 74960 CRAN GEVRIER

Pour rappel, parce que j’avais écrit un article sur les mines d’uranium, en 2009 avait eu lieu la fameuse émission « Pièces à conviction » (FRANCE 3 Elise LUCET) sur les mines d’uranium qui avait fait tant de bruit. Je participais d’ailleurs à l’émission.

 Quelques images de mon documentaire

« URANIUM EN LIMOUSIN »

NOTA:

Si vous copiez ces images, merci d’indiquer

copyright: Thierry LAMIREAU

20070403-151405.bmp REFLEXIONS PERSONNELLES

Un fût d’uranium « appauvri » dans des boues radioactives

sur le site de JOUAC (Nord Haute-Vienne).

20070403-151331.bmp1 SANTE PUBLIQUE

Ancienne mine d’uranium de BELLEZANE

remplie de boues hautement radioactives et chimiques.

(Près de BESSINES/Haute-Vienne).

20070403-151914.bmp1 uranium20070403-152119.bmp URANIUM APPAUVRI

M.René FRUGIER, ancien mineur.ccccccccc VIDEOS

20070403-152205.bmp1

Très ancienne mine d’uranium sur le site de MARGNAC.

Lieu où de très nombreux déchets radioactifs

extérieurs à la région LIMOUSIN ont été enfouis.

20070403-152209.bmp

De très nombreux sites sont laissés à l’abandon

avec des pollutions majeures des eaux, des sols et de l’air.

(Site de MARGNAC/Haute-Vienne).

20070403-152250.bmp 

Travail des mineurs dans les mines d’uranium.

20070403-152521.bmp20070403-152525.bmp

Boues radioactives à BESSINES sur le site du BRUGEAUD…

Au-dessus de la rivière GARTEMPE…

polluée par les produits chimiques et radioactifs.

20070403-152532.bmp

Détail des boues radioactives

au-dessus de la rivière GARTEMPE à BESSINES.

aaaaaaaa2

Fonctionnement du processus d’évacuation de la radioactivité

dans les sols.

20070403-152646.bmpvieilles-sagnes

Sur cette grille, le compteur GEIGER indiquait:

60000 impulsions par minute…

alors que le maximum tolérable des normes internationales est de…

10 impulsions par minute !

20070403-152818.bmp

Site nucléaire de BESSINES en pleine exploitation avant sa destruction.

Sur ce lieu était traité le minerai d’uranium

pour en sortir le « yellow cake » à destination de l’enrichissement

avant intégration dans les centrales nucléaires.

20070403-152820.bmp

Site nucléaire de BESSINES.

20070403-152823.bmp

Exploitation du minerai d’uranium près de BESSINES

On voit, au loin, le gaz radioactif RADON qui sort d’un aérateur.

20070403-152827.bmp

20070403-152945.bmp

Site nucléaire de BESSINES.

20070403-153020.bmp

Site nucléaire de BESSINES.

20070403-153101.bmp

Site nucléaire de BESSINES:

Le minerai est déposé en tas pour un tri.

La voie ferrée est là pour recevoir l’arrivée de déchets radioactifs

provenant d’autres régions françaises et de l’étranger.

20070403-153214.bmp

Dosimètre de site placé par COGEMA/AREVA/ALGADE.

Dosimètres toujours placés là où la radioactivité est moins importante…

pour dire que tout va bien et que l’industrie ne pollue pas !

20070403-153217.bmp

Aérateur évacuant le gaz radioactif RADON

près de maisons habitées ou expropriées.

20070403-153234.bmp

Rivière VINCOU déviée pour favoriser l’exploitation de l’uranium.

Près des mines d’uranium de MARGNAC 

sur la commune de COMPREIGNAC (Haute-Vienne).

20070403-153238.bmp

Puits de MARGNAC et canaux radioactifs

de déviation des cours d’eau avec traitements chimiques.

20070403-153241.bmp

Traitement chimique des eaux près des mines d’uranium.

Lieu: MARGNAC. Traitement au Baryum.

20070403-153243.bmp

Déviation des écoulements des eaux 

et traitement chimique car…trop radioactives !

20070403-153245.bmp

Ecoulement des eaux polluées près du puits de MARGNAC.

20070403-153247.bmp

Ecoulement des eaux dans des bassins de décantation.

Les eaux sont très polluées par les composés chimiques et radioactifs.

Lieu: Mines de MARGNAC.

20070403-153249.bmp

20070403-153253.bmp

Déchets et fûts radioactifs jetés dans une ancienne mine à MARGNAC.

20070403-153255.bmp

Déchets et fûts concassés ou pas: tout est très radioactif…

et laissé dans la nature sans aucune protection.

Lieu: ancienne mine de MARGNAC.

20070403-153258.bmp

Conduites de traitement des eaux près du site de déchets radioactifs de LAVAUGRASSE.

Près de l’usine nucléaire de BESSINES (Haute-Vienne)

20070403-153259.bmp

Usine nucléaire de BESSINES.

Traitement chimique des produits radioactifs.

20070403-153300.bmp

Fûts radioactifs jetés dans des boues radioactives.

Lieu: Mine de JOUAC (Nord Haute-Vienne).

20070403-153302.bmp

Bassins de dépôts de boues radioactives et chimiques.

Lieu: Mines de JOUAC.

Les eaux, sols, champs, cultures et animaux sont continuellement

contaminés par ces pollutions majeures de l’environnement.

20070403-153406.bmp

Camion partant de l’usine SIMO/COGEMA/AREVA

du site nucléaire de BESSINES pour aller jeter les boues radioactives

dans l’ancienne mine de BELLEZANE.

20070403-153513.bmp

Camion rempli de boues radioactives

passant, sans protection, dans les rues de BESSINES.

Une contamination majeure s’est produite dans toutes les habitations

et dans les jardins.

20070403-153551.bmp

Entrée de la mine de BELLEZANE (BESSINES)

20070403-153555.bmp20070403-153605.bmp

Les camions déversent les boues radioactives dans la mine de BELLEZANE.

20070403-153610.bmp20070403-153614.bmp

20070403-153618.bmp

La mine de BELLEZANE remplie de déchets radioactifs.

Une pollution majeure des eaux, des sols et de l’air…

pour des millions d’années.

20070403-153626.bmp

Boues radioactives dans les mines de JOUAC.

Une pollution majeure des eaux, des sols et de l’air.

20070403-153630.bmp20070403-153635.bmp

Vue très rapprochée des boues radioactives…

J’étais dans les boues: compteur GEIGER bloqué !

20070403-153640.bmp

Mines d’uranium de JOUAC.

Lixiviation in situ avec de l’acide pour récupérer les jus contenant

encore de l’uranium.

20070403-153645.bmp

Boues radioactives et chimiques à l’air libre: JOUAC.

20070403-153648.bmp

Détail de boues radioactives à JOUAC.

Compteur GEIGER bloqué, irradiation MAXIMALE.

20070403-153652.bmp

Détail très rapproché des boues radioactives.

Irradiation très forte.

20070403-153659.bmp

Le compteur GEIGER compte les chocs radioactifs et ne s’arrête plus !…

DANGER maximum pour ma santé !

20070403-153815.bmp

Fûts radioactifs laissés à l’abandon dans la nature

près des mines d’uranium de MARGNAC…

et près de chemins de randonnée.

20070403-153839.bmp

Fûts concassés radioactifs laissés à l’abandon.

Anciennes mines d’uranium de MARGNAC.

20070403-154006.bmp

Fûts radioactifs sur le site nucléaire de BESSINES.

Fûts provenant du site canadien « CIGAR LAKE ».

Photo prise clandestinement:

Irradiation personnelle puis irradiation supplémentaire

sur le site nucléaire de BESSINES

pour ne pas se faire arrêter par les vigiles et la gendarmerie.

20070403-154045.bmp

Site nucléaire de BESSINES.

Au loin: fûts radioactifs d’uranium « appauvri ».

20070403-154104.bmp20070403-154106.bmp

Fûts rouillés radioactifs d’uranium « appauvri »

provenant de l’ancien site nucléaire du BOUCHET (région parisienne).

Lieu de la photo: Site nucléaire de BESSINES.

Prise de risque personnelle très importante.

Irradiation MAXIMALE.

20070403-154244.bmp

L’on pourrait croire que ce lieu est bucolique.

Non, c’est une ancienne mine d’uranium !…

Là où l’on a vu les photos précédentes sur le site de MARGNAC.

20070403-154246.bmp

En bas, c’est désormais un chemin de randonnée !

Au-dessus à droite, ce sont les « stériles miniers »…

Désormais recouverts par les feuillages à l’automne.

Et pourtant, de ces « stériles », sortent encore 75% 

de la radioactivité initiale. 

Lieu: Anciennes mines de MARGNAC

(Commune de COMPREIGNAC/Haute-Vienne)

20070403-154249.bmp

Le village de COMPREIGNAC.

Bourré de radioactivité à cause des mines d’uranium…

à cause du gaz radioactif RADON.

J’ai habité 10 ans au-dessus de la mairie.

Dans l’appartement, il y avait 1200 Bq/m3 !

Ma plainte de l’époque contre la mairie…

avait été classée sans suite !

COMMENTAIRE:

Vous l’aurez compris, pour faire ce film, pour prendre des milliers de photos, 

pour faire plaisir à des journalistes qui voulaient des scoops, pour me faire « exploiter » par des « écologistes » en col blanc (élus du Conseil Général ou du Conseil Régional), je me suis irradié pendant 25 années d’actions militantes.

Ces photos sont UNIQUES et EXCLUSIVES !

J’ai réalisé seul ce film parce qu’une équipe de FRANCE2 « Envoyé Spécial », dirigée par la journaliste Isabelle STAES, n’avait pas eu le courage de passer outre les pressions exercées en 1992 par le Ministère de l’Industrie et les services du Premier Ministre de l’époque.

Désormais, depuis 2001, j’enchaîne de graves pathologies à cause d’irradiations multiples et répétées.

Je dénonçais les dangers de la radioactivité et…je ne me protégeais pas !

Comme si, inconsciemment, je croyais être « protégé » par mon action de « lanceur d’alerte »!

Je regrette toutes ces actions car depuis, rien n’a changé !

J’y ai donc laissé ma santé, une femme (divorce) et j’ai perdu tant de moments avec mes deux filles…

Donc, pour toutes ces raisons, merci de ne pas oublier de noter

mon nom si vous utilisez ces quelques photos.

Voir ici le film URANIUM EN LIMOUSIN:

https://www.youtube.com/watch?v=3ChXzVv1lmk&feature=youtu.be

            Ici un reportage de FRANCE 3 LIMOUSIN:

http://www.ina.fr/video/LM00001313536/dossier-la-memoire-est-au-fond-de-la-mine-video.html

là un reportage de FRANCE 3 nationale:

https://www.youtube.com/watch?v=zJokzr8nryk

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 5 juin, 2013 |3 Commentaires »

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S’ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EDF autorisé à utiliser du MOX

dans tous les réacteurs nucléaires du Blayais:

 Une pure FOLIE !

EDF AUTORISE A UTILISER DU MOX DANS TOUS LES REACTEURS NUCLEAIRES DU BLAYAIS: UNE CATASTROPHE FUTURE QUI S'ANNONCE (AFP / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaaa21

PARIS – EDF a été autorisé par le gouvernement à utiliser du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium provenant de combustibles usagés, dans deux réacteurs supplémentaires de sa centrale du Blayais (Gironde), selon un arrêté publié jeudi dernier au Journal Officiel.

Cet oxyde mixte d’uranium et de plutonium, spécialité française fabriquée par AREVA et employée dans l’Hexagone depuis 1987, était déjà utilisé dans les réacteurs 1 et 2 de la centrale proche de Bordeaux.

Il pourra désormais être employé dans les autres réacteurs, le 3 et le 4, précise le Ministère de l’Ecologie et de l’Energie dans un communiqué, ce qui porte à 22 sur 58 le nombre de réacteurs français moxés.

Après la demande d’EDF d’utiliser plus de MOX au Blayais en avril 2010, l’Autorité environnementale avait obtenu un an plus tard que le dossier soit complété. Après une enquête publique fin 2011, l’Autorité de Sécurité Nucléaire a finalement émis un avis favorable en octobre 2012.

L’ASN a notamment considéré que l’expérience acquise depuis 1987 sur l’utilisation du MOX dans les réacteurs nucléaires français n’a pas fait apparaître de comportement du combustible différent en exploitation de celui du combustible à l’uranium enrichi, souligne le ministère.

Le MOX est dans le viseur des écologistes et de certains scientifiques, la radioactivité du plutonium étant considérablement plus élevée que celle de l’uranium enrichi, ce qui représente un risque supplémentaire en cas d’accident nucléaire. Il était ainsi employé dans un des réacteurs accidentés (le numéro 3) de la centrale japonaise de Fukushima.

Son « avantage » réside précisément à réutiliser du plutonium obtenu au terme de la combustion d’uranium enrichi, AREVA mettant en avant ce rôle de « recyclage ». Au total, le MOX contient entre 5 à 10% de plutonium.

Les quatre réacteurs du Blayais ont chacun une puissance de 900 mégawatts. Il fond partie de la génération de réacteurs la plus ancienne actuellement en fonctionnement en France.

(©AFP / 30 mai 2013 09h31)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

Le MOX est une « technique » qui ne permet pas vraiment de « recycler » certains composés radioactifs puisque les déchets qui en découlent sont encore plus complexes à gérer notamment à cause de la radioactivité et de la chimio-toxicité.

La centrale nucléaire du BLAYAIS est très exposée à la montée des eaux (l’on est déjà d’ailleurs passé près d’une catastrophe sur ce site). Rajouter du MOX dans les coeurs des réacteurs est d’une INCONSCIENCE FOLLE.

En effet, l’un des réacteurs de FUKUSHIMA contenait du MOX…On a pu en  constater les résultats, une fois la radioactivité libérée dans l’atmosphère !

Insérer du MOX dans les réacteurs français conduit à une fragilisation du parc nucléaire français.

Cela accélère la venue d’une CATASTROPHE NUCLEAIRE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 1 juin, 2013 |Pas de commentaires »

NIGER: AU MOINS 20 MORTS DANS DEUX ATTENTATS-SUICIDES…LE MUJAO REVENDIQUE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / Bella BELBEOCH)

Niger:

NIGER: AU MOINS 20 MORTS DANS DEUX ATTENTATS-SUICIDES...LE MUJAO REVENDIQUE ! (AFP / Thierry LAMIREAU / Bella BELBEOCH) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaaaaaar

Au moins 20 morts dans deux attentats-suicides,

le MUJAO revendique

NIAMEY – Un double attentat à la voiture piégée contre l’armée nigérienne et le groupe français AREVA, revendiqué par les islamistes du Mujao, a fait dans le nord du Niger au moins 20 morts, essentiellement des militaires.

A Agadez, des élèves officiers sont retenus en otages par un assaillant impliqué dans l’opération perpétrée à l’aube contre un camp militaire de cette grande ville du nord désertique du Niger, selon le gouvernement.

Il s’agit des premiers attentats du genre dans l’histoire de ce pays sahélien très pauvre engagé depuis début 2013 au Mali voisin, aux côtés de troupes françaises et africaines, contre des mouvements jihadistes.

Le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), l’un des groupes armés qui occupait le nord du Mali depuis 2012 avant d’en être chassé depuis janvier, a revendiqué la double attaque.

Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l’islam au Niger, a déclaré à l’AFP le porte-parole Abu Walid Sahraoui. Nous avons attaqué la France, et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia (loi islamique), a-t-il lancé.

Ce groupe, également accusé de trafic de drogue, a déjà commis plusieurs attentats-suicides dans le nord du Mali depuis la reprise de cette région par les troupes françaises et africaines, mais c’est la première fois qu’il revendique de tels attentats en dehors du Mali et de l’Algérie.

Le premier attentat à la voiture piégée a visé un camp militaire d’Agadez, vers 05H00 (04H00 GMT).

A Agadez, nous avons 19 morts, 18 militaires et un civil, a déclaré le Ministre de l’Intérieur Abdou Labo, faisant aussi état de 13 blessés, dont six graves dans les rangs de l’armée.

Quatre kamikazes sont morts dans l’explosion, a-t-il poursuivi.

Un cinquième kamikaze s’est enfermé dans un local avec des otages élèves officiers en formation à Agadez, a-t-il ajouté. Selon lui, les dispositions sont prises pour arrêter le kamikaze et libérer les quatre à cinq otages, toujours dans l’enceinte même du camp.

Le président français François Hollande a averti que Paris appuierait tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d’otages et anéantir les auteurs des attaques.

Il ne s’agit pas d’intervenir au Niger comme nous l’avons fait au Mali mais nous aurons la même volonté de coopérer pour lutter contre le terrorisme, a-t-il dit en marge d’une visite en Allemagne.

Les autorités nigériennes regardent vers la Libye voisine. Les kamikazes viennent effectivement de Libye. La Libye est en train de devenir un sanctuaire des terroristes, a assuré un haut responsable civil de la région d’Agadez.

Barka Sofa, un habitant d’Agadez, a évoqué une forte explosion devant le camp, suivie de rafales et d’échanges de tirs à l’arme lourde.

L’explosion a eu lieu à l’intérieur même du camp et a fait beaucoup de dégâts, a rapporté un journaliste local, décrivant des bâtiments détruits, des corps déchiquetés de kamikazes sur le sol.

AREVA encore visé

Environ une demi-heure après le premier attentat, un autre véhicule a explosé sur un site du groupe nucléaire français AREVA à Arlit (240 km au nord d’Agadez), a indiqué un employé de la Somaïr, une filiale de AREVA exploitant l’uranium dans la zone.

Un homme en treillis militaire conduisant un véhicule 4×4 bourré d’explosifs s’est confondu avec les travailleurs de la Somaïr et a pu faire exploser sa charge devant la centrale électrique de l’usine de traitement d’uranium située à 7 km d’Arlit, a-t-il affirmé.

Deux kamikazes sont morts, selon les autorités, qui déplorent 49 blessés parmi les forces de sécurité, ainsi qu’un civil.

AREVA a annoncé qu’une personne était décédée et que le bilan à ce stade de cette attaque faisait également état de 14 blessés, tous transférés à l’hôpital de Somair.

Toutes les victimes sont nigériennes, a précisé un porte-parole.

En outre, des dégâts ont occasionné l’arrêt de l’usine de traitement d’uranium, selon une source au sein d’AREVA à Niamey.

Le groupe nucléaire a jugé « odieuse » cette attaque terroriste et annoncé un renforcement de la sécurité sur ses différents sites, assuré par les forces nigériennes.

Après cette double attaque, le gouvernement a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce jeudi.

Le Niger a subi ces dernières années plusieurs attaques et enlèvements perpétrés par des groupes islamistes, notamment dans le nord du pays.

Sept employés d’AREVA et d’un sous-traitant avaient été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Quatre Français restent aux mains de leurs ravisseurs.

Depuis le lancement de l’opération franco-africaine dans le nord du Mali, l’armée nigérienne avait renforcé la surveillance de sa longue frontière avec ce voisin pour empêcher l’infiltration d’éléments islamistes.

(©AFP / 23 mai 2013 17h21)

Le Mujao, de la mouvance Al-Qaïda, un des

maîtres du nord du Mali en 2012

BAMAKO – Le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), qui a revendiqué les attentats meurtriers dans le nord du Niger, est né fin 2011 d’une scission d’avec Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et est devenu en 2012 un des maîtres du nord du Mali.

Le MUJAO est apparu au grand jour en décembre 2011 avec pour objectif affiché d’étendre l’insurrection jihadiste à toute l’Afrique de l’Ouest.

Jusqu’au double attentat dans le nord du Niger contre un camp de l’armée nigérienne et le groupe français AREVA, le MUJAO n’avait jamais revendiqué d’attentats en dehors des territoires malien et algérien.

Toutefois, il avait déjà agi au Niger en revendiquant le rapt en octobre 2012 de cinq Nigériens et d’un Tchadien travaillant pour des ONG humanitaires dans le sud-est de ce pays. Les Nigériens avaient été libérés, mais le Tchadien, blessé par balle lors du rapt, était décédé.

L’acte de naissance du MUJAO remonte au 10 décembre 2011: le groupe, issu d’une scission au sein d’AQMI, revendique alors l’enlèvement fin octobre 2011 dans l’ouest de l’Algérie de trois coopérants européens, de nationalités espagnole et italienne.

Après l’offensive lancée en janvier 2012 dans le nord du Mali par la rébellion touareg du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA), alors alliée à AQMI, le MUJAO y devient un acteur majeur aux côtés de la branche maghrébine d’Al-Qaïda et d’un autre groupe islamiste, ANSAR DINE (Défenseurs de l’islam).

Il est présent dans les principales villes de la région, mais c’est la plus grande d’entre elles, Gao, qui va devenir son fief à partir de fin juin 2012. Après des combats meurtriers avec le MNLA qui sera évincé de la ville, il en devient le maître absolu, y commettant de nombreuses exactions.

Trois mois auparavant, il y était déjà très influent et avait enlevé le consul d’Algérie et six membres de sa mission à Gao, dont trois ont été libérés. Le groupe armé a annoncé l’exécution du vice-consul en septembre, mais Alger a dit ne disposer d’aucune information sur cette annonce.

Le MUJAO, AQMI et ANSAR DINE, qui se sont partagés le nord du Mali et ont gardé d’étroites relations, ont été chassés des grandes villes de cette région par l’intervention de l’armée française alliée à d’autres armées africaines, à partir du 11 janvier 2013.

Mais ils y gardent des capacités de nuisance et le MUJAO a revendiqué plusieurs attentats suicides dans les régions de Gao, Kidal et Tombouctou.

Le MUJAO, qui a également revendiqué l’enlèvement d’un des sept otages français dans le Sahel, a été fondé par le Mauritanien Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abou Ghoum-Ghoum.

Un de ses dirigeants est Omar Ould Hamaha, un Malien de Kidal (nord), ancien lieutenant d’un des principaux chefs jihadistes du Sahel, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Belmokhtar est un ancien d’AQMI qui a créé son propre groupe, Les Signataires par le Sang.

Le MUJAO est considéré comme le moins idéologue des groupes islamistes de la région, mais davantage comme un groupe criminel vivant de trafics divers.

Hicham Bilal, seul Noir d’Afrique subsaharienne à avoir dirigé une katiba (brigade combattante) d’un groupe islamiste armé, en l’occurrence le MUJAO, avait fait défection fin 2012 pour rentrer dans son pays d’origine, le Niger, dénonçant alors les pratiques de ce mouvement, dont le trafic de cocaïne.

(©AFP / 23 mai 2013 18h46)

COMMENTAIRE:

(Le Souffle c’est ma Vie / Thierry LAMIREAU)

AREVA juge « odieuse l’attaque terroriste » !

Ce qui est odieux c’est qu’une entreprise étrangère prenne le minerai dans un pays tout en exploitant la population et contaminant « pour l’éternité » les eaux, les sols, l’air et la santé des peuples autochtones !

La FRANCE, à travers « ses intérêts économiques » se comporte en véritable colonisateur et s’étonne du « retour de bâton » de certains !

C’est un retour logique des choses, rien d’autre.

carriere_uranium_niger AL QAIDA dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Mine d’uranium au Niger.

 Mines d’uranium au Niger:

Un scandale nommé COGEMA / AREVA

(Bella BELBEOCH, physicienne)

 Le nucléaire, l’uranium

et l’ « indépendance énergétique » française

Sur le site internet de COGEMA [1] on trouve les précisions suivantes: « Le groupe COGEMA est l’un des leaders mondiaux pour la production d’uranium naturel, il en produit de l’ordre de 7 000 tonnes par an soit environ 20% de la production mondiale. (…) En France plus de 70 000 tonnes d’uranium ont été exploitées depuis 1946. Les principaux gisements se situaient dans le Limousin, le Forez, la Vendée et l’Hérault (…). Dès le début des années soixante, les équipes de prospection du groupe COGEMA ont engagé des recherches hors de France (…). Les succès les plus remarquables ont été rencontrés au Gabon (près de 27 000 tonnes d’uranium découvertes et exploitées de 1960 à 1999) et surtout au Niger (près de 80 000 tonnes d’uranium produites depuis l’origine) (…) ».

L’année 1988 correspond à la production maximale des mines d’uranium en France mais à partir de cette date les fermetures de sièges miniers vont se succéder (a). Pourtant, huit ans plus tard, dans la publication CEA « Memento sur l’énergie 1996″ il est indiqué au chapitre « Réserves énergétiques françaises » que le taux d’indépendance de la France vis-à-vis de l’uranium est de 100% alors que les mines françaises sont en fin de vie. Dans les publications ultérieures ce chapitre a disparu.

Notons que cette façon de voir l’indépendance de la France est parfaitement logique dans le système économique actuel. La production d’une entreprise n’appartient pas au pays où l’entreprise est implantée mais à son propriétaire. Si les mines d’uranium en Afrique ou ailleurs sont la propriété de COGEMA alors l’uranium produit est français. L’économie moderne nous a permis de récupérer des territoires coloniaux que nous avions perdus. Une façon moderne de gérer la colonisation ! Ainsi, notre soit disant « indépendance énergétique » qui serait due à l’uranium vient, en réalité, d’Afrique depuis bien des années déjà, mais aussi du Canada, d’Australie, et COGEMA développe désormais des activités minières en Asie centrale dans des républiques de l’ex-URSS (Kazakhstan et Mongolie).

 La réalité COGEMA / AREVA et ses mythes

Une plainte avec constitution de partie civile pour pollution, mise en danger de la vie d’autrui, abandon et dépôt de déchets concernant tous les sites miniers du Limousin a été déposée contre COGEMA en mars 1999 par l’association Sources et Rivières du Limousin, trois ans après que plusieurs associations aient dénoncé la radioactivité des eaux du Lac de St Pardoux [2]. La COGEMA, en tant que personne morale, a été effectivement mise en examen le 30 août 2002 pour « pollution, abandon et dépôt de déchets ».

Comment est-ce possible ? Les habitants du Limousin et de tous les sites miniers ne doivent-ils pas être rassurés et heureux des activités menées par COGEMA – la prospection, l’activité minière et la réhabilitation après la fermeture des installations – si l’on en croit le panégyrique publicitaire de COGEMA qu’on peut trouver sur internet ? Citons quelques passages. Les activités minières Cogéma ce n’est pas seulement « Découvrir et produire » mais aussi: « Favoriser le développement durable (…) En fin d’exploitation, COGEMA réaménage les sites miniers pour les rendre au milieu naturel et maintient une surveillance sur les sites une fois réaménagés. Sans attendre la phase de réaménagement, COGEMA entreprend à chaque stade des opérations, des actions de précaution et de prévention, afin de minimiser les impacts et les risques environnementaux ». « La sécurité et la santé des travailleurs, COGEMA a été pionnière dans la profession pour la protection des mineurs contre les radiations ionisantes (…) ».« Les relations avec les populations locales, COGEMA est à leur écoute et contribue à la vie économique et sociale de façon adaptée à chaque situation : – Assistance médicale dans les pays ne disposant pas de système de santé publique (exemple de l’hôpital d’Arlit au Niger) (…) «  Cette auto-complaisance a de quoi faire grincer les dents. Nous allons la confronter à deux réalités, celle du Limousin et celle d’Arlit au Niger.

 COGEMA et les mines d’uranium en LIMOUSIN

Ne manquez pas de voir le film de Thierry LAMIREAU « Uranium en Limousin«  en Realvideo 21Kb [3] qui raconte une autre histoire, moins triomphaliste et plus triste, de sites saccagés, d’opposants, de travailleurs malades. L’histoire racontée par un médecin, de son patient qui a ses mouchoirs toujours jaunes comme est jaune la couleur du « yellowcake » issu des traitements chimiques du minerai d’uranium (b), qui va mourir et être autopsié et dont les résultats ne seront jamais communiqués.

Les oppositions à COGEMA ont été nombreuses en Limousin comme en témoigne la dizaine d’associations [4] créées au cours des ans dans toute la région. Michèle Granier (CLADE) nous fait un bref résumé: « En Limousin, la Division Minière de la Crouzille exploite l’uranium depuis 1949. Au début des années 1970 la contestation naît dans la population et une plainte en justice est déposée lorsque les déchets et matériaux provenant du démantèlement de l’usine du Bouchet [5] en région parisienne sont déversés dans une mine à ciel ouvert, Le Brugeaud, où sont stockées les boues de concentration du minerai. (Il a été question de 40 – 50 curies de radium 226 provenant du Bouchet). Il y a eu une grande variété de luttes ponctuelles, par exemple contre les permis d’exploitation dans les secteurs miniers.

Dans les années 90 les opposants ont obtenu une pré-étude sur l’état radiologique des sites d’exploitation du Limousin, payée par les Conseils général et régional, effectuée par la CRIIRAD, association indépendante (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité), et la société ALGADE choisie par la COGEMA. Les deux séries de mesures ont été concordantes mais pas l’interprétation des résultats ! Les conclusions de la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) ont été celles d’ALGADE qui dédouanent la COGEMA, en bref: l’exploitation minière n’a eu aucun impact sanitaire en Limousin. L’inertie des élus et de la population aidant, les recommandations formulées par la CRIIRAD ont été enterrées. Mais cela n’empêche pas les problèmes de refaire surface très périodiquement: réservoirs d’eau potable de la ville de Limoges contaminés par les eaux d’exhaure des anciennes mines d’uranium « abandonnées ou délaissées ». Lac touristique de Saint-Pardoux faisant de la « rétention » de radioactivité dans les sédiments ; maison à taux de radon record, vendue à des particuliers par COGEMA, que Kouchner – le ministre de la santé – fait évacuer, le tout avec procès à la clé (annulation de la vente au motif que COGEMA étant « expert en la matière » a réalisé une vente en connaissance du vice caché) ; plainte déposée par Sources et Rivières du Limousin pour empoisonnement des eaux du Limousin aboutissant en 2002 à la mise en examen de COGEMA (à suivre). Plainte le 2 octobre 2002 contre l’Etat français, Ministère de l’environnement chargé des installations classées, déposée par l’ADEPAL [5] auprès de la Commission des communautés européennes au sujet de l’autorisation préfectorale accordée à COGEMA de stockage de 199 900 tonnes d’oxyde d’uranium appauvri à Bessines, dans des hangars de surface (c). (Avec la réponse récente de la CCE l’Etat a gagnéA suivre). D’autres actions ont eu lieu au cours des ans, on ne peut les citer toutes (d).

 Hors LIMOUSIN

Concernant la Division minière du Forez, l’étude mandatée par le collectif des Bois Noirs, la Mairie de Saint Priest la Prugne et les élus locaux sera rendue début 2003. (A noter que la fermeture du site date de 20 ans et que c’est l’état du site et les préoccupations de santé des populations qui obligent les élus à se pencher sur le problème (mesures de la contamination du site par la CRIIRAD et SUBATECH choisi par COGEMA).

Par ailleurs la Division minière de Vendée a, elle aussi, demandé à la CRIIRAD de faire une étude qui a obligé l’industriel à reprendre certains sites. Quant à la Division de Lodève (Hérault) elle sert de vitrine de « réaménagement modèle » mais il faut noter que jusqu’à présent la contestation ne s’est pas fait entendre. Il se pourrait que s’engage le même processus que sur tous les sites visités par COGEMA ». 

 Le scandale d’Arlit.

COGEMA soit-disant: « pionnière pour la protection des mineurs d’uranium » !

Pour illustrer les « bonnes oeuvres » de la COGEMA en Afrique, le site minier d’Arlit au Niger est exemplaire et nous donnons ci-après la traduction par Anne-Marie Chenet (Stop Nogent) d’un article de Roger Moody publié par Wise-Amsterdam le 22 avril 1982 [6] :

 « Scandale de l’uranium au Niger »

« Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main d’oeuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants. »

Ce ne sont là que quelques uns des faits rapportés par un réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramans de l’émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie nord du Niger. [Le réalisateur] Christopher Olgiati est un jeune homme grand et mince, parlant avec aisance. Il n’exprime pas de griefs particuliers contre le gouvernement militaire du Président Kountché: de fait il le défend contre l’accusation qui s’est répandue selon laquelle le gouvernement aurait permis à la Libye de détourner le minerai d’uranium. (Olgiati pense que c’est peut-être une désinformation qu’a fait courir la CIA).

Pour ce que j’en sais Chris Olgiati peut très bien être un défenseur de l’énergie nucléaire. Mais ce qui l’a choqué lors de sa visite durant dix jours de cette région uranifère, une des plus importantes de la planète, ce sont les conditions de vie de la main d’oeuvre locale. Et le contraste avec celles des Français qui occupent les postes de direction.

« Arlit est absolument au milieu de nulle part » m’a-t-il dit dans une interview en exclusivité.  » C’est une oasis artificielle construite selon le modèle colonial. Elle a sa propre ville-dortoir avec supermarchés, courses de chevaux, produits de luxe importés de la métropole. Un incroyable choc culturel si l’on compare avec les travailleurs nomades ». Selon Olgiati c’est la main d’oeuvre nomade qui vient vers la compagnie plutôt que l’inverse. Souvent les nomades ne restent pas plus d’une semaine, prennent leur paie et s’en vont. Certains ne restent qu’une journée. « C’était la grande récrimination française » dit Olgiati, « les ouvriers ne font juste que passer ».

« Il va de soi que les Français n’informent pas les indigènes qu’ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n’entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu’il soit est impensable ».

« Un sympathique directeur d’Arlit nous a concédé que les nomades travaillaient dans l’ignorance absolue de ce qui pouvait leur arriver dans vingt ou trente ans ». Il y a de grandes mines souterraines à Arlit que l’équipe de la télévision a visitées: « une journée sous terre était plus qu’assez » a commenté Olgiati. « Le renouvellement d’air semblait correct mais le bruit du forage était insupportable. Je n’ai vu personne porter de masque. Les mineurs remontent des galeries en fin de journée recouverts de poussière radioactive de la tête aux pieds ». Arlit n’est pas la seule mine d’uranium du Niger mais elle a été la première et elle reste la deuxième en importance. La production commerciale a démarré en 1971 – la production a été de 1900 tonnes en 1980. La teneur moyenne en uranium est actuellement de 0,25% mais en 1978 elle atteignait les 3%. Si l’on se réfère au terrible taux de mortalité parmi les mineurs des mines de Kerr McGee dans les années 50-60 (et leurs conditions de travail étaient probablement meilleures qu’ici) cela signifie que les Français ont signé l’arrêt de mort de milliers de Nigériens dans les années à venir.

Seulement le tiers du consortium SOMAIR d’Arlit appartient au gouvernement nigérien. La COGEMA (filiale du CEA, Commissariat à l’énergie atomique) en détient 27% tandis que la société IMETAL en détient aujourd’hui 19% à travers la compagnie française MOKTA. L’autre géant français de l’uranium MINATOME détient 8% des actions. Des parts moindres sont détenues par Urangesellschaft (6,5%) ouest-allemande et la société italienne AGIP (6,5%) (e). Mais la direction est solidement tenue par les Français. « J’ai eu l’impression d’être en première ligne » dit Olgiati. « Arlit est très important pour les Français. Ils ont une station émettrice très puissante qui communique directement avec la France et ils ont littéralement haï qu’il y ait une équipe de télévision ici ». L’uranium du Niger est non seulement indispensable au programme électronucléaire massif de la France mais aussi à sa production d’armement (…). L’uranium est transporté vers le monde extérieur par camions vers le Bénin et aussi vers la Libye par Agadez à 250 km au sud-est d’Arlit où l’avion prend la relève. Chaque convoi est gardé sévèrement mais des accidents et des déversements de « yellowcake » sont chose courante. « Il y a toutes sortes d’histoires qui circulent au sujet de déversements d’uranium hors des camions et qui contaminent les réserves d’eau » dit Olgiati.

Cependant, le plus grand danger est la mine elle-même. Ici, des gens parmi les plus pauvres de la planète travaillent dans un environnement parmi les plus mortels qui soient pour fournir l’énergie aux norias de trains mus à l’électricité des nations les plus riches et alimenter leurs bombes en combustible. Ils sont maintenus dans l’ignorance totale des conséquences de leur travail et lorsqu’ils mourront leur corps ne sera même pas soumis à la formalité d’un examen post-mortem [autopsie]. Il serait difficile de trouver un exemple plus frappant de néo-colonialisme rampant.

Remarque:  Ce scandale des conditions de travail des mineurs d’uranium africains n’a jamais fait partie des préoccupations syndicales en France. Ni d’ailleurs des ONG comme Médecins du Monde que nous avons essayé de sensibiliser à ce problème, mais sans succès [7].

Ceci n’est pas étonnant puisque même en France les syndicats des mineurs d’uranium ne se sont guère intéressés à l’excès de mortalité par cancers chez les mineurs d’uranium en particulier par cancers du poumon. Bien plus, ils ont contribué à masquer le problème comme en témoigne le fait que la réunion sur le thème des déchets miniers et de la surmortalité par cancer chez les mineurs d’uranium [8] n’a pu se tenir à Bessines le 16 décembre 1993 que sous la protection des gendarmes pour empêcher l’intervention violente des dirigeants syndicaux (CGT) qui voulaient casser le matériel de projection de Thierry Lamireau.

Bella BELBEOCH,

Lettre d’information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°95.

Références:

[1] COGEMA: Compagnie Générale des Matières Nucléaires, dont la présidente était Anne Lauvergeon (ancienne sherpa de François Mitterrand). Dans le cadre de la réorganisation de la filière nucléaire, création le 3 septembre 2001 par CEA-Industrie, Framatome et COGEMA, du groupe AREVA dont le directoire est présidé par Anne Lauvergeon. Dans AREVA: un pôle nucléaire avec COGEMA et Framatome ANP – Framatome Advanced Nuclear Power Inc.- (66% Framatome et 34% Siemens) et un pôle « technologie de l’information et de la communication » avec FCI (Framatome connections international) et ST Microelectronics. [Framatome ANP est très présent aux USA, entre autres pour assurer la maintenance des réacteurs]

[2] La Montagne, 7 sept. 2002 « La Cogéma mise en examen »

[3] Thierry Lamireau, 6, bis route de la FULY 74150 RUMILLY. 

Uranium en Limousin, film/vidéo de 36 mn, 1ère version 1993, Copyright Thierry LAMIREAU 1995.

Plusieurs fois primé (non exhaustif): mai 1994 2ème prix au Festival audiovisuel des cultures minorisées d’Europe. Septembre 1994 « Meilleure oeuvre vidéo » 5èmes rencontres de l’image-nature et environnement, Martigues. Novembre 1994 1er prix catégorie « amateur », Rencontres documentaires traces de vie Vicle Comte/Clermont-Ferrand. Mars 1995, Prix du Ministère de l’Environnement au Festival Eurorégional du film d’environnement de Roubaix. Projeté dans plusieurs festivals dont le festival du film scientifique de Palaiseau (Novembre 1995) et le festival « territoires en images » (Institut de géographie, Paris, Mars 2002).

[4] Amis de la Terre Limousin et Marche, APMA association de la protection des monts d’Ambazac, ALV les amis du Limousin vert, APPSP association pour la protection du pays de Saint-Pardoux, AICIN association intercommunale d’information sur le nucléaire, ADEMAU association de défense des monts d’Auriat, CRIIRAD Marche-Limousin, CLAN collectif limousin pour une alternative au nucléaire, CLADE coordination limousine anti-déchets radioactifs, ADEPAL association de défense du pays arédien en Limousin. Il en manque peut-être !

[5] En région parisienne, à l’usine du Bouchet (CEA) les murs de certains laboratoires étaient devenus jaunes-orangés, comme les poudres d’uranates traités… N’étant pas d’une santé florissante les travailleurs du Bouchet ont eu du mal à se recaser pour raisons médicales dans les centres CEA après la fermeture de l’usine en 1971 et certains devaient être licenciés ce qui est apparu comme le début d’une campagne plus générale de licenciements prévus par l’administration du CEA qui a entraîné une riposte du personnel (« Non à la politique du citron pressé, non aux licenciements »), les syndicats ont appelé à la grève le 5 mai 1971, largement suivie à Saclay.

Il n’y a pas eu d’étude épidémiologique sérieuse des travailleurs du Bouchet. Obtenir la reconnaissance en maladie professionnelle de ceux morts par cancer est un véritable parcours du combattant. En 1990 la décontamination du site n’était toujours pas terminée et suscita de multiples protestations d’habitants du voisinage (Ballancourt, Itteville, Vert-le-Petit) en particulier des Amis de la Terre. Le Parisien des 28-29 avril 1990 titrait « Essonne : 20 000 tonnes de déchets nucléaires dorment près de Paris ».

[6] WISE-Amsterdam, Number 134.967, 22.4.82 (WISE, World Information Service on Energy). Nous remercions Wise-Amsterdam pour nous avoir retrouvé ce document de 1982. (En 1982 Roger Moody habitait Londres. Militant très actif il a, entre autres, fondé un groupe de recherche et d’action en faveur des minorités indigènes coloniales, il collaborait à Wise-Amsterdam, et devait se rendre en Australie visiter une mine appartenant à COGEMA).Wise publie désormais un bulletin Nuclear Monitor conjointement avec Nuclear Information and Resource Service (NIRS, Washington- USA). Contact: WISE Amsterdam, PO Box 59636, 1040 LC Amsterdam,http://www.antenna.nl/wise

[7] Lors de cette rencontre le 12 mai 1987 avec plusieurs membres de Médecins du Monde (le président était à l’époque Bernard Kouchner) nous avons expliqué les problèmes liés aux mines d’uranium, l’importance des mesures de radioprotection (évidemment ces mesures ont un coût qui se répercute sur le prix de l’uranium), signalé ce témoignage paru dans le bulletin de WISE sur l’emploi d’adolescents Touareg. Nous leur avons suggéré de faire une enquête sur les conditions de travail à Arlit. Cela ne devait pas poser de problèmes car des médecins de MdM sont présents en Afrique. Aucun écho, si ce n’est qu’au cours de la discussion il est apparu qu’une des femmes présentes était descendue dans une mine souterraine d’Arlit (il y a aussi à Arlit des mines à ciel ouvert). Elle ne s’était pas inquiétée des conditions de travail mais a pali quand on a expliqué l’importance du radon etdes poussières d’uranium sur l’incidence des cancers du poumon.

[8] Roger BELBEOCH, « Les risques de cancer chez les mineurs d’uranium français«  La Gazette Nucléaire 129/130, décembre 1993, p.10-15. Colloque Uranium et santé, Limoges novembre 1993.

Notes:

a) Dossier: l’uranium, par Pierre-Christian GUIOLLARD http://www.minerapole.com/f_/fi_01_1.html. Jouac, la toute dernière mine d’uranium française non loin de Limoges, a fermé le 31 mai 2001. D’après la publication CEA Informations utiles, Edition 2001, la répartition de la production d’uranium en 1999 par les compagnies du groupe COGEMA (5528 tonnes) était la suivante: Afrique 58% ; Canada 32% ; Jouac 8% ; divers (USA) 2%.

b) Le « yellowcake » est un concentré issu du traitement chimique du minerai. C’est un diuranate de couleur jaune. A Bessines ces traitements étaient effectués à l’usine SIMO (société industrielle des minerais de l’ouest). C’est sous forme de « yellowcake » que l’uranium est ensuite envoyé aux différentes usines de conversion.

c) La présence d’un tel tonnage d’oxyde d’uranium appauvri sous forme de poudre n’a guère mobilisé les antinucléaires hors Limousin. Et pourtant si un avion s’écrasait sur les hangars ou si un incendie se déclarait (acte malveillant, amorçage de réaction chimique transformant UO2 résiduel en U3O8 etc.) ce serait pire que la dispersion des oxydes formés par l’impact des obus utilisés dans la guerre du Golfe et au Kosovo car, dans les hangars, c’est déjà de l’oxyde d’uranium sous forme de poudre qui se disperserait.

d) Action collective symbolique réussie à Auriat: deux forages destinés à l’étude de l’enfouissement en couche géologique profonde de déchets radioactifs sont définitivement bouchés. Il ne s’agissait pas de la Cogéma mais de forages de l’Institut de Protection et de la Sûreté Nucléaire (IPSN).

e) D’après Wise-Amsterdam (mise à jour 2 août 2002) deux groupes SOMAIR et COMINAK se partagent l’exploitation de l’uranium au Niger dans les sites respectifs d’Arlit et Akouta et COGEMA est majoritaire: SOMAIR: 56,86% COGEMA, 6,54% Urangeselschaft Allemagne, 36,6% ONAREM Niger. COMINAK: 34% COGEMA, 31% ONAREM Niger, 25% OURD Japon, 10% ENUSA Espagnehttp://www.antenna.nl/wise/uranium/uoafr.html

A lire:

- Communiqué de la CRIIRAD, 16/02/2005: Areva – Niger – Uranium

- (format word): Malgré l’opposition des filiales de la Cogéma, la CRIIRAD et SHERPA ont mis le pied au Niger et commencé les investigations autour des sites miniers (déc. 2003).

Le Limousin radioactif

Radon, un gaz mortel qui vient du sol

Action:

-  »Sortir du nucléaire » décline l’offre d’AREVA et lance une souscription pour une inspection indépendante.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 28 mai, 2013 |Pas de commentaires »

MINES D’URANIUM EN LIMOUSIN: OÙ SONT DONC LES ZONES RADIOACTIVES? (FRANCE 3 LIMOUSIN / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Un « Collectif Mine d’Uranium »

se forme pour connaître les zones radioactives

de la région du Limousin

MINES D'URANIUM EN LIMOUSIN: OÙ SONT DONC LES ZONES RADIOACTIVES? (FRANCE 3 LIMOUSIN / Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbbbbb

Le collectif corrézien regroupe 12 associations, toutes issues de régions , comme le limouisn, où l’on a exploité l’uranium par le passé. Car les mêmes problèmes existent dans ces terriroires: comment gérer les anciennes mines,  leurs déchets et  la radioactivité qu’elles continuent de générer?

(Gaelle  FAUQUEMBERGUE / FRANCE 3 LIMOUSIN)

© France 3
(© France 3)
En 2009 et 2010, la société AREVA a été obligée de survoler ses anciens sites miniers et les alentours pour définir les zones encore radioactives aujourd’hui, obligeant l’entreprise à décontaminer.Trois ans plus tard, le Collectif Mines d’Uranium s’est formé, car la situation reste floue. Ce dernier désire voir ces cartographies réalisées par AREVA, pour connaître les endroits à éviter.Le collectif se déplace également sur les routes limousines afin de relever le taux de radioactivité, leur réservant souvent, selon eux, de mauvaises surprises. Douze autres associations à travers la France sont dans ce cas. Aujourd’hui, ils souhaitent une réparation d’AREVA.
Voir la vidéo:
Uranium:

2ème réunion nationale

du « Collectif mines d’uranium » à Auriac (19)

Première région uranifère de France pendant des années, le

Limousin doit gérer l’après-mine. Le « Collectif mines

d’uranium » se bat contre l’oubli et ce qui en reste :

La radioactivité.

Projection à Auriac du film «Uranium, l’héritage

empoisonné» avec débat public.

(Isabelle Rio / FRANCE 3 LIMOUSIN)

© France 3 Limousin
(© France 3 Limousin)
Des problématiques communes à tous les sites existent. Par exemple, le réemploi des « stériles » miniers, leur dispersion mal contrôlée, mal répertoriée, la pollution radioactive autour des sites, etc… A cela, le collectif ajoute le fait que les contrôles ne sont pas satisfaisants. Il déplore les conséquences sanitaires et environnementales, ainsi que les rapports de force totalement inégaux dans la bataille qui oppose le milieu associatif et l’exploitant minier, le géant AREVA. C’est parce qu’il constate les mêmes problèmes dans tous les anciens (ou actuels) sites uranifères, que le Collectif s’est créé dans la Loire en août 2012.
Le NIGER aussi

L’ONG AGHIR IN MAN, basée au NIGER, fait aussi partie du collectif « mines d’uranium ». Ainsi, il marque son souhait de ne pas voir reproduire les mêmes erreurs qu’en FRANCE. Dans la région d’Arlit, l’exploitation de l’uranium est en plein essor, pour alimenter les centrales nucléaires françaises. De nouveaux et très gros projets d’exploitation sont en cours, sans prendre en considération la protection des populations et de l’environnement.

Actions communes

Lors de sa première réunion, le « Collectif Mines d’Uranium » s’était donné deux objectifs:

Obtenir des informations sur les mesures de radioactivité héliportées concernant les stériles uranifères et des critères de décontamination adaptés.
L’enjeu est vaste, puisqu’environ 200 mines d’uranium ont été exploitées en France depuis l’après-guerre.
Pour l’instant, ce collectif rassemble 12 associations, dont 3 en Limousin:
– « ADEX » (Corrèze)
– « Oui à l’avenir » (Creuse)
– « Sources et rivières du Limousin ».
Il est présent dans 13 départements, mais compte étendre son emprise.

En plus de ses travaux, le Collectif propose des rencontres publiques avec débat autour de la projection d’un film « Uranium, l’héritage empoisonné ».

Pour en savoir plus

http://www.criirad.org/actualites/dossier2012/mines/declaration_commune_cmu.pdf
et http://www.criirad.org/actualites/dossier2012/mines/cp-criirad-cmu.pdf

  • COMMENTAIRES:
    Cedric Cadoret • il y a 3 jours

    « Linus » vous n’avez pas honte de dire ce genre de chose …..

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      Linus  Cedric Cadoret • il y a 2 jours

      Non. Pour discuter sérieusement de dangerosité, il faut évaluer les doses que reçoit la population, pas simplement présenter un compteur Geiger pour montrer qu’il y a de la radioactivité. C’est sûr, il y en a partout.
      1021 … 1362 … au fait, quelle est l’unité ?
      C’est assez simple, en fait : ceux qui communiquent en sievert font de la mesure scientifique, ceux qui communiquent en Becquerel font de la propagande. Et ceux qui ne précisent pas l’unité (comme dans ce film) font de la désinformation.
      1000 Becquerels, pour de l’uranium, correspond à des débits de dose de l’ordre de 4µSv/h au contact : quelqu’un qui habiterait sur place serait moins exposé que les habitants de RAMSAR en IRAN (qui se portent très bien, merci pour eux). Et personne n’habite sur une route. Alors ?
      Voir
      http://fr.wikipedia.org/wiki/F…

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    Linus • il y a 3 jours

    Les niveaux de radiation engendrés par une ancienne mine sont très faibles, et sans effet détectable sur la santé. Inutile de s’affoler pour des Becquerels, quand les effets se traduisent en réalité par des micro-sieverts.

    Voir sur wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/…

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      LAMIREAU Thierry  Linus • il y a 2 jours

      Cher Monsieur « Linus »,

      Oui, dans ce reportage il manque l’unité de mesure ET la référence internationale maximale posée par la CIPR (même si cet organisme minimise les effets puisqu’il est lié au milieu pro-nucléaire).

      Ceci dit, l’appareil utilisé dans le reportage donne des « chocs par seconde ».

      Votre commentaire sur les unités de mesure est intéressante mais votre commentaire est fallacieux car, de toute façon, de tels niveaux de radioactivité n’ont rien à faire sur des lieux publics. La pratique de COGEMA/ AREVA a toujours été de balancer ses « stériles » et ses roches n’importe où.

      Pouvez-vous me fournir des études indépendantes sur les populations de la région de RAMSAR en IRAN…je serais très curieux de les lire ?

      Vous dites: « Les niveaux de radiation engendrés par une ancienne mine sont très faibles, et sans effet détectable sur la santé. »

      C’est totalement FAUX ! Venez me voir et je pourrais vous présenter la liste des pathologies graves que j’enchaîne depuis 2001…
      Quelles sont vos sources pour indiquer: « …et sans effet détectable sur la santé » ? Une nouvelle fois, merci de me fournir toutes vos infos.
      Il est scandaleux de voir que COGEMA / AREVA soit obligée de chercher les sites radioactifs alors que tout a été cartographié auparavant. En outre, l’industriel s’est toujours arrangé pour tricher dans sa manière de mesurer, de choisir les lieux et d’indiquer, comme vous, « sans effet détectable sur la santé. » COGEMA a même fait disparaître de très nombreuses mesures trop gênantes pour être communiquées.
      Il se passe désormais ce que j’ai toujours dit et écrit: la mémoire des sites n’existe plus…déjà !…mais ceci est une ruse car, je le redis, l’entreprise a toutes les cartographies pour indiquer les pollutions.
      Lorsque j’avais rencontré des mineurs au puits de MARGNAC, il m’avaient montré des plans de MARGNAC où certaines galeries étaient condamnées car bourrées de déchets radioactifs et, pour beaucoup, venant de l’extérieur de la région. Il y a tant d’autres sites dans ce cas là: FANAY, BELLEZANNE, LE PUITS DE L’AGE, plusieurs mines près de AMBAZAC, dans le nord du département de la Haute-Vienne, près de l’autoroute non loin de BESSINES, sur les sites de BESSINES, etc…J’en connais une bonne tapée et ce, grâce à des témoignages de mineurs !
      Cependant, les écologistes font une erreur très importante: même si certains lieux peuvent être « nettoyés » la majorité des sites ne peuvent être dépollués. La meilleure preuve est que l’Etat et l’ANDRA ne peuvent s’en sortir. La raison: il y a un trop grand mélange de produits chimiques et de radioéléments dans les eaux et les sols et notamment il y a le Radium 226 en totalité…classé par la législation officielle comme « très radiotoxique » !
      Tous ces sites devraient être condamnés pour l’ETERNITE.
      Le problème majeur est que la pollution des eaux, des sols voire de l’air est constante et ce, pour des millions d’années !
      Je vous invite donc à me communiquer toutes vos informations sur mon mail personnel: t.lamireau@free.fr
      Je vous propose aussi d’aller faire un petit tour sur mon blog:
      lesoufflecestmavie.unblog.fr
      Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.
      Thierry LAMIREAU
      Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »
      PS: Je n’ habite plus le LIMOUSIN, je suis en HAUTE-SAVOIE et pourtant je suis obligé de penser jusqu’à ma mort à tout cela puisque je suis touché dans mon corps. Je suis actuellement en convalescence après l’ablation de trois tumeurs solides (deux à un bras et une dans le dos près de la colonne vertébrale)…en plus du reste !

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        Linus  LAMIREAU Thierry • il y a 2 jours

        Bonjour, LAMIREAU Thierry
        * « Choc par secondes » : dont acte, c’est donc des Becquerels, ce que je supposais dans mon commentaire.
        * S’agissant de ce qui se passe à RAMSAR en IRAN, une recherche simple (Google ou autre) ramènera un grand nombre d’articles de scientifiques partis pour investiguer sur place (souvent en anglais). Les chercheurs ont la manie d’être assez indépendants, d’autant qu’ils dépendent d’institutions multiples. Le point est, aucun (à ma connaissance) ne montre une hausse de la mortalité ou des taux de cancers, malgré les niveaux de radioactivité « élevés » mesurés (de l’ordre de100 µSv/h, soit ~ 30 mSv/an).
        * La pratique COGEMA a été de balancer les « stériles » – comme leur nom l’indique, ce sont des roches à trop faible teneur en uranium. S’il y avait tant d’uranium que ça, elles auraient été exploitées, et on n’en parlerait pas. En gros, les stériles, même radioactifs, le sont trop peu pour être économiquement intéressants, et du coup ne sont jamais réellement dangereux. Après, on peut contrôler au cas par cas, mais bon… restons sérieux.
        * Mon opinion est qu’il faut respecter la Loi française à défaut d’autre chose: pas d’exposition du public à plus de 1 mSv/an de radioactivité supplémentaire (Code de la Santé Publique). Des expositions de ce niveau, même si on admet comme correct le modèle « linéaire sans seuil » proposé par les instances internationales (mais contestable par ailleurs) ne donnent un surcroît de cancer que de l’ordre du pour dix-mille – indétectable en pratique, en terme de Santé Publique. Et des expériences montrent qu’on peut aller très au-delà de ce niveau sans effet notable – mais ces niveaux sont alors hors la loi, restons sages. Et par rapport au reportage, si les chiffres cités sont corrects, à ce niveau d’exposition, on est largement en dessous pour la fréquentation prévisible d’une route, donc la radioactivité mesurée est un non-événement.
        * L’incidence « naturelle » du cancer est de l’ordre de 20%, ça veut dire qu’une personne sur cinq en est victime. Vous en êtes victimes, et j’en suis désolé pour vous, mais ça n’en fait pas pour autant un cancer « d’origine radioactive ». Une exposition à des doses de 100 mSv entraînent une hausse de l’incidence du cancer de 20% à 21% : on peut donc dire que quelque part, une partie des victimes l’aura été à cause des radiations – mais pour des expositions de 100 mSv, ça ne concerne statistiquement qu’une victime sur vingt, et il n’est pas possible de savoir laquelle : les autres sont des cancers « naturels ».

        Bref, prendre un cas particulier n’a pas tellement de sens (même si on peut et doit compatir sur le sort de la victime) ; et en tout état de cause, quelqu’un qui se plaint de son cancer ne peut pas sérieusement revendiquer un lien avec l’irradiation, tant qu’on n’a pas mesuré son exposition en mili-sieverts.

        Cordialement, Linus.

        • Photo d'avatar
          LAMIREAU Thierry  Linus • il y a 19 heures

          Cher Monsieur « Linus »,

          Oui, je connais les études sur RAMSAR en IRAN.

          Avez-vous regardé l’intitulé des organisateurs ?

          Pour rappel:

          L’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, L’Organisation Mondiale de la Santé (pieds et mains liés par contrat avec l’AIEA), Le Programme des Nation Unies pour l’Environnement (lié à l’AIEA), l’International Nuclear Track Society, le Comité Scientifique des Nations Unies pour l’Etude des Effets des Rayonnements Ionisants (UNSCEAR)….Comme l’on dit: « la messe est dite » cher Monsieur « Linus » !

          Ces Organismes ne vont pas se « couper l’herbe sous le pied » et sortir des études qui montrent la dangerosité des rayonnements ionisants et du NUCLEAIRE en général !

          Cependant, dans ces documents de l’AIEA (Bulletin 2/1991 par J.U AHMED) l’on peut lire:

          « Certaines études montrent un nombre élevé d’aberrations chromosomiques, des perturbations de l’immunité (taux élevé d’allergies) et une élévation de la stérilité chez les femmes.

          La Conférence a notamment adopté les recommandations suivantes:

          1 / L’effort devrait porter principalement sur les études épidémiologiques dans des régions très peuplées de forte radioactivité naturelle. Il faudrait aussi activer la recherche biologique afin d’acquérir des connaissances supplémentaires sur les effets biologiques des rayonnements naturels de faible intensité, sur les rapports dose-effet en particulier. La santé de la population des régions où la radioactivité naturelle est élevée devrait être étudiée de près et il faudrait noter tout retard mental chez les jeunes enfants. Le quotient intellectuel des enfants devrait faire également l’objet de tests précis.

          2 / Les efforts internationaux devraient se poursuivre afin de définir les critères destinés à caractériser les régions où la radioactivité naturelle est élevée, en fonction des paramètres géologiques et des types de produits chimiques qui peuvent être transportés par les eaux vers les régions peuplées.

          3 /Il faudrait stimuler la recherche pour élaborer des mesures correctives permettant d’atténuer l’exposition aux rayonnements dans les régions touchées? Dans les cas particuliers où des études justifient des mesures correctivres, ces dernières devraient être prises même en l’absence d’une politique de réglementation. Il faudrait néanmoins s’assurer l’accord des gouvernements et l’assentiment des populations concernées avant de prendre ces mesures.

          4/ Les radionucléides éventuellement dangereux pour la santé devraient être recherchés et étudiés dans les régions de forte radioactivité; il conviendrait notamment de les mesurer avec précision et de calculer l’exposition des populations qui leur serait imputable. »

          Pas mal, n’est-ce pas, pour des organismes favorisant l’expansion du nucléaire dans le Monde !

          Oui, cher Monsieur « restons sérieux » !

          Les « stériles » miniers sont inintéressants économiquement pour les industriels MAIS contiennent encore 75% de la radioactivité initiale !…donc ils sont dangereux et ont un effet sur la santé…et sur un lieu public, ce n’est pas un « non événement » c’est ILLEGAL si l’on s’en réfère à la législation française car INJUSTIFIABLE !

          Les cancers « naturels » n’existent pas ! Il y toujours des causes qui induisent ces effets.

          Pour ma petite personne, les médecins eux-mêmes écrivent que mes pathologies diverses sont liées à mes irradiations nombreuses, régulières et excessives.

          Et malheureusement, mon cas n’est pas un cas particulier en LIMOUSIN.

          Le fait que certains, comme ce cher Monsieur Maurice TUBIANA, disent que les faibles doses radioactives sont bénéfiques pour la santé (l’HORMESIS) est un véritable MENSONGE et une manipulation des consciences !

          Enfin, les courbes dites « à progression linéaire » sont fausses…et pourtant utilisées par tous y compris par les ECOLOGISTES !

          La réalité décrite est celle d’une courbe dite « supralinéaire ».

          Des effets très néfastes interviennent d’abord dans les faibles doses puis la courbe progresse plus lentement dans les doses moyennes et repart de plus belle à fortes doses.

          Pour information:

          Un nouvelle étude fracassante révèle que la radioactivité même à des niveaux trés bas reste dangereuse pour la santé!

          D’après une méta-étude, le premier Becquerel serait bel et bien dangereux.

          Une méta-analyse scientifique affirme qu’aucune dose de radioactivité n’est anodine.
          46 études scientifiques s’étendant sur une quarantaine d’années

          Même les très bas niveaux de radioactivité sont dangereux pour la santé humaine, affirment deux scientifiques réputés. Leur analyse a porté sur une quarantaine d’études s’étalant sur autant d’années et effectuées dans des pays divers dont les disparités de radioactivité « naturelle » sont significatives .
          Une couche de validation scientifique supplémentaire.
          Le Professeur Timothy Mousseau 3 et son collègue Anders P. Moller ont ainsi passé en revue une quarantaine d’études épidémiologiques, les revalidant sur le plan scientifique une seconde fois après leur publication initiale.
          Chaque étude indépendante validée pour la méta-analyse a du notamment comporter:
          – Un échantillon significatif de population (la cohorte) exposée involontairement à des irradiations naturelles quantifiables (fréquemment des descendants Alpha d’actinides majeurs comme le Radon, le Thoron…).
          – Un groupe de contrôle géographiquement et socialement proche exposé à des doses plus faibles voire courantes de radioactivité.
          – Une quantification rigoureuse de ces différentes doses d’exposition dans les différents groupes.
          – Des résultats statistiques suffisamment détaillés permettant de rapprocher les différents résultats.
          – Au moins une conséquence susceptible d’être radio-induite, par exemple des modifications génétiques cellulaires, la prévalence de cancers, leucémies ou encore de malformations congénitales comme la Trisomie 21 (Downs Syndrom) ou la polydactilie (doigts ou orteils surnuméraires).
          Des méta-résultats statistiquement significatifs…
          Non seulement les études initiales se sont ainsi vues confirmées sur le plan statistique mais leur compilation ont également permis de franchir la barrière du doute, du hasard et des explications alternatives : le lien entre la radioactivité et l’apparition de maladies est a priori devenu incontestable, à moins de remettre en cause à la fois l’étude de Moller & Rousseau et les études initiales, ce qui commencerait à faire beaucoup de travail…
          Et l’amplification de tendances auparavant peu évidentes.
          Cette compilation d’études scientifiques a également permis d’éliminer le « facteur de bruit » qui entravait fréquemment les études initiales en augmentant considérablement la portée des comparaisons effectuées entre les différents groupes : comme les effets constatés restent relativement faibles, il est nécessaire pour les mettre en évidence de travailler sur des échantillons de population importants, ce qui n’est pas toujours facile dans le cadre d’une étude épidémiologique nationale ou mineure .
          Les effets constatés
          Les catégories d’affections ainsi corrélées par l’étude de Mousseau sont nombreuses : maladies immunitaires, effets physiologiques, mutations cellulaires, maladies diverses et parfois inattendues… L’amplification fournie par la méta-analyse permet de révéler des corrélations qui étaient auparavant incertaines et de ce fait très critiquées par une partie des analystes scientifiques.
          Aucun effet de seuil.
          Aucun effet de seuil identifiable sur les faibles doses
          Le Professeur Mousseau est catégorique : à la suite de la méta-étude effectuée, AUCUN effet de seuil n’a pu être mis en évidence, fermez le ban. La théorie relativement récente et inattendue selon laquelle de faibles doses de radioactivité seraient sans conséquences aucunes sur le plan sanitaire 6 voire même dans certains cas bénéfiques (théorie de l’effet Hormésis) se trouve ainsi une nouvelle fois contredite.
          Vingt fois le bruit de fond, c’est vingt fois plus d’affections radioinduites dans la population !
          Si nous reprenons l’analyse étonnante des autorités Japonaises et reprises par une partie de la communauté scientifique selon laquelle des populations exposées à moins de 20 mSv / an (radioactivité pré-accidentelle déduite) seraient miraculeusement à l’abri de toute affection radio-induite, nous en tirons évidemment – à l’éclairage de cette étude – la conclusion évidente qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’un mensonge d’État, dénué de toute valeur scientifique et qui ne vise qu’à rassurer une population en souffrance et surtout, surtout à limiter le montant des énormes compensations financières versées par l’opérateur récemment nationalisé .
          L’étude originale (consultation intégrale payante)
          Sources:
          Even Low-Level Radioactivity is Damaging, Scientists conclude, sciencedaily, 13/11/12
          The effects of natural variation in background radioactivity on humans, animals and other organisms, Tim. Mousseau (USC) & Anders P. Moeller (CNRS, UPS), onlinelibrary, 8/11/12
          Event Tiny Level of Radiation is Harmful, radiologydaily, 15/11/12(73)
          Nous guillemons à propos car il arrive que la RA naturelle soit nettement aggravée par lestrifouillages humains, par exemple la radiocontamination au Radon-222 et dans une moindre mesure du Radon-220 encore appelé « Thoron », isotope descendant quant à lui de la chaine du Thorium, nettement moins prospecté et dont la prospection uranifère effrénée a un temps participé à la dispersion ↩
          Notamment la France (Lodève), l’Iran (Ramsar), le Keynya (Monbasa) et la Chine (Yangjiang) ↩
          Biologiste basé à l’Université de Caroline du Sud, Timothy Mousseau a déjà travaillé sur les conséquences de la catastrophe Fukushima, notamment dans une étude sur les oiseauxco-financée par le CNRS ↩
          CNRS, Université de Paris-Sud ↩
          Par opposition aux études épidémiologiques majeures dont les effets sont importants voire dramatiques, comme les maladies contagieuses ↩
          Théorie reprise ad nauseam à la suite de la catastrophe de Fukushima-Daiichi ↩
          Estimation de 5 trillions de Yens en 2011 / 2012 soit environ 65 milliards de dollars US. ↩

          Cher Monsieur « Linus » qui êtes-vous ?..vous qui n’osez pas écrire votre nom et prénom ni votre profession.

          J’ose espérer que ces écrits vont amener un journaliste de FRANCE 3 LIMOUSIN à réaliser une belle investigation car le dossier des déchets radioactifs en LIMOUSIN est loin d’être clos !
          Thierry LAMIREAU
          Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »
          lesoufflecestmavie.unblog.fr

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 24 mai, 2013 |Pas de commentaires »

BURE, CIGEO ET ENFOUISSEMENT DES DECHETS RADIOACTIFS: L’EMISSION SCANDALEUSE DE FRANCE INTER DU 15 MAI 2013 (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

BURE, CIGEO

et

enfouissements des déchets radioactifs:

BURE, CIGEO ET ENFOUISSEMENT DES DECHETS RADIOACTIFS: L'EMISSION SCANDALEUSE DE FRANCE INTER DU 15 MAI 2013 (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bbbbbbbbbb

L’émission scandaleuse

de FRANCE INTER du 15 mai 2013

invité(e)s de l’émission « Le téléphone sonne »:

dupuis ANDRA dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Marie-Claude DUPUIS

Directrice générale de l’ANDRA, l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs

bataille AREVA

Christian BATAILLE

Député PS du Nord, rapporteur de la Loi sur la Gestion des Déchets Radioactifs

natahaliefontrel BURE
Nathalie FONTREL
Journaliste Radio France
L’on constatera que, comme à son habitude, FRANCE INTER n’invite que des pro-nucléaires pour parler du nucléaire !
Le débat contradictoire ne risque pas d’étouffer les journalistes sur cette chaîne de RADIO FRANCE…recevant pourtant son financement à travers la taxe sur l’audiovisuel prise à la source lors des déclarations d’impôt sur le revenu réalisées par chaque citoyen français !
HONTE à FRANCE INTER !
« Radio PARIS ment, radio PARIS ment…Radio PARIS est allemand »…entendait-on à une autre époque.
Oui, l’on sent parfois des odeurs de fascisme sur cette chaîne PUBLIQUE !
Thierry LAMIREAU
lesoufflecestmavie.unblog.fr

Commentaires des auditeurs à propos de l’émission:
avatar-default CENTRALES NUCLEAIRES
Edith M. (anonyme),
samedi 18 mai 2013 à 08:
Sans un travail sérieux de radios et des organes de la presse écrite, la DEMOCRATIE EST MORTE.
De France Inter, j’attendais beaucoup mieux
avatar-default CIGEO
Fab (anonyme) @ Edith M. (anonyme),
dimanche 19 mai 2013 à 08:
On peut aussi considérer que le travail des médias est suffisamment « sérieux »…pour réussir à cacher que la démocratie est morte…
avatar-default DECHETS RADIOACTIFS
Momo (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 23:
C’est pas bravo M weil . Non pas que je remette en cause le choix ce que vous appelez « des intervenants de qualité »; mais on est en droit en tant qu’auditeur d’une radio de service public d’avoir un panel d’intervenants aux opinions contradictoires .FI, la radio qui se targuait d’être la station de ceux « qui ont quelque-chose entres les oreilles; serait-elle devenue la station d’une forme de pensée unique ?
avatar-default DEMOCRATIE
Bertrand Lecardonnel (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 17:
Très mauvaise émission qui a enfoui le problème des déchets nucléaires en ne traitant pas de façon CONTRADICTOIRE une question pourtant essentielle.
En écoutant ce pseudo débat, l ‘ANDRA, qui est chargée de défendre le projet CIGEO, a monopolisé la parole. En clair, la messe était dite car  » tu écoutes ce que je dis parce que moi je sais… » Cet organisme , au discours rôdé, a usé de subterfuges sémantiques en nous faisant croire que les auditeurs sont des ânes qu’il faut convertir à leurs idées.
C’est tellement plus agréable de parler de « colis » – oh le joli cadeau ! quand il s’agit d’enterrer des fûts qui ressemblent davantage à des bombes à retardement ( cf le document remis par l’Andra au dossier du débat public ).
avatar-default DROITS DES GENERATIONS FUTURES
Tanguy Aubé (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 12:
Désolant de voir cette émission sur un sujet aussi important et complexe avec pour seuls invités deux défenseurs du projet et une journaliste, sans aucune opposition pour assurer un débat équilibré.

Déplorable aussi la réaction de Pierre Weill à la remarque d’un auditeur regrettant l’absence de la CRIIRAD sur le plateau de l’émission, l’attaquant presque pour avoir osé faire une simple remarque sur une inégalité remarquée par tous. Peut être que le manque de recul immédiat n’a pas amené Pierre Weill à adopter la bonne réaction, mais le recul pris à présent devrait l’amener à s’excuser pour ce soi disant débat tronqué dès le départ.
J’espère que ceci sera corrigé, notamment par une émission ou les opposants au projet auront l’occasion de s’exprimer. Sinon, quel triste constat…
Je rebondis aussi à une remarque de Mme Dupuis, insistant sur le fait de bien séparer la question du traitement des déchets de celle du choix du nucléaire. Car si les deux questions sont bien différentes, elles sont indubitablement liées, en particulier pour ceux souhaitant une sortie du nucléaire. En effet, pour un anti-nucléaire, comment lui demander de se contenter de la question du traitement des déchets et de se positionner la dessus sous le prétexte qu’il y a bien des déchets existants aujourd’hui, et qu’il faut s’en charger, et par la même reconnaitre implicitement qu’il y a une solution au stockage? Bien sûr qu’il n’y a pas de bonne solution à celui ci, et la solution avancée par les anti-nucléaires est bien sûr la sortie du nucléaire. Celle ci actée, alors oui, il faudra bien trouver une solution pour gérer les conséquences des erreurs passées. En attendant, nous pouvons seulement clamer haut et fort IL N’Y A PAS DE BONNE SOLUTION POUR LE TRAITEMENT ET LE STOCKAGE DES DECHETS!!! DONC SORTONS VITE DE CETTE INDUSTRIE MORTIFERE !

avatar-default EDF
Anonyme (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 11:
Merci France-Inter pour ce débat pro-nucléaire ! Mais cela a suffisamment été remarqué. Outre le problème environnemental et donc sanitaire engendré par la seule production d’énergie nucléaire qui a été bien abordé par tous ces messages…

Quand on sait que la cour des comptes a donné un coût du nucléaire autour de 45 ct d’euros/kWh et que ce coût ne tient pas compte de celui de la gestion des déchets nucléaires !!! C’est donc très probablement l’énergie la plus chère qu’on puisse avoir (même comparée à certaines énergies renouvelables récentes). Et alors, si l’on commence à comptabiliser ce que les générations futures auront à débourser sur les millénaires pour la gestion de déchets qu’ils n’ont pas produits !!! là, ça devient astronomique !
La transition énergétique paraît donc toute tracée sur le choix du devenir de notre production d’énergie nucléaire, non ?
Je pense que dans nos décideurs, il ne doit pas y avoir grand monde qui sait compter, ou alors, si, même très bien…

avatar-default ENVIRONNEMENT
CEDRA (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 11:
les pieds dans le plat
marre de ces médias là
« la voix de son maître »

‘‘LE TELEPHONE SONNE’’
France Inter
Mercredi 15 Mai
19H20-20H
Que faire des déchets radioactifs ?

invraisemblable !
2 INVITÉS, et quels invités : le promoteur du projet d’enfouissement des poisons nucléaires (ANDRA) et le premier fossoyeur de France (le député C.Bataille)
spécialistes du sujet, se défendra le journaliste ; ça, pour sûr

florilège d’échos reçus :
Ce soir est un sommet avec un choix d’invités partisans… campagne de désinformation flagrante ce soir sur France Inter… pire que jamais… c’était une émission de propagande… France inter a fait une parodie… véritable mascarade à vomir…
auxquels il faut ajouter des dizaines de commentaires sur le site même

Une DÉMOCRATIE
ne peut être qu’avec des médias honnêtes et compétents
Le sujet est trop grave,
le CEDRA mettra les pieds dans le plat et dénoncera chaque fois que nécessaire
pour une information JUSTE

Ne plus subir > AGIR, et fort !

avatar-default FRANCE
Maxime Beaulieu (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 10:
Déçu par France Inter ! Quel débat ?? La prochaine fois diversifiez les points de vue, en l’état ça ressemble à une vitrine de l’Andra… Enfouir ces déchets toxiques ne règle aucun problème, cela permet juste de les «oublier», de mettre la poussière sous le tapis. Contamination des eaux souterraines, migration de particules radioactives dans les sous-sols, sous-estimation du risque sismique, coût exorbitant : l’enfouissement de déchets radioactifs hautement dangereux est une option à éviter absolument! Toutes les poubelles du monde (us, allemagne,…) fuient !!! De plus, à très court terme on peut aussi sérieusement douter qu’une nouvelle poubelle nucléaire rende nos territoires très attrayants.
avatar-default FRANCE INTER
patricia andriot (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 09:
Je viens juste de pouvoir réécouter l’émission ; en effet, émission qui ne se caractérise pas par son impartialité, ce qui de la part d’une radio publique et de la qualité habituelle de France Inter est très décevant.

Pourquoi par exemple, ne pas avoir dit un mot sur les limites et réserves émises dans les derniers rapports de la CNE (Commission Nationale d’Evaluation) ou de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire ) ou du cabinet indépendant IEER ??? c’est bien dommage, car il y a sur ce dossier un problème de calendrier manifeste , encore beaucoup d’incertitudes et de question sans réponse, en particulier sur la réversibilité ….Une seconde émission s’imposerait donc.

avatar-default LE TELEPHONE SONNE FRANCE INTER
Anonyme (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 08:
J’ajoute simplement une pierre de + à cette avalanche d’indignations qui décrédibilisent totalement notre service public ; j’en ai honte !

Peut-être que sur Europe1 ou RTL, qui font de la radio pour faire du fric, j’aurai, en fin de compte, une info au moins plus objective (vous aurez remarqué que, personnellement, je ne demande pas à écarter du débat les défenseurs, de l’enfouissement …) !
Situation insoutenable …

avatar-default PLUTONIUM
patricia andriot (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 00:
Une émission bien décevante et qui ne se caractérise pas par une grande objectivité sur une station de radio publique qui nous habitue à faire bien mieux….

Au delà de la présentation quasi caricaturale des avantages de la solution enfouissement et des arguments des opposants, pourquoi n’y a t-il pas eu un mot sur les réserves et conditions émises dans les rapports d’institution aussi sérieuses que la Commission Nationale d’Evaluation, que l’IRSN, ou que le cabinet indépendant IEER , et qui pose un vrai problème autour du calendrier et de la réversibilité ??

avatar-default POLITIQUE
titou (anonyme) @ patricia andriot (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 09:
Et vous les avez lu ces rapports ???

Les rapports de la CNE renforcent complètement l’intérêt du stockage et indique que le projet a atteint un très haut niveau de maturité.
Les avis de l’IRSN/ASN n’ont jamais remis en cause le stockage mais se limite à demander des éléments de justification que l’Andra lui fournit régulièrement.
Le rapport IEER valide en très grande partie de l’Andra, les réserves émises ont fait l’objet d’une réponse qui a été actée. Ces réserves était basées sur des évaluations approximatives (dues au fait que l’IEER n’a pas poussé ses études aussi loin que l’a fait l’Andra).
Je passe sur le triple A obtenu auprès de l’AERES.
Je rappelle au passage que l’Andra est un établissement public avec en autre une mission de service public.

avatar-default RADIO FRANCE
Célia (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 23:
Un pseudo-débat radiophonique qui est la parfaite illustration du pseudo-débat public dénoncé par les associations: deux intervenants pro-nucléaires sans contradicteur, Nathalie Fontrel qui aurait peut-être pu jouer ce rôle s’étant bien gardée de faire entendre le son de sa voix. Pierre Weill assume ses choix… C’est de la propagande et c’est lamentable.
avatar-default SANTE PUBLIQUE
jean-pierre (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 21:
il faut refaire une émission avec 2 opposants seulement…
avatar-default SOCIETE
Melgrude,
jeudi 16 mai 2013 à 19:
Il est possible d’arrêter toutes les centrales nucléaires en France dès aujourd’hui en changeant un tout petit peu nos habitudes. Le Japon nous le prouve depuis 2 ans avec seulement 2 réacteurs en fonction sur les 54 existants.

Alors pourquoi nos dirigeants ne prennent-ils pas la décision d’arrêter les centrales
nucléaires, au constat de l’importance du danger de la production, du danger de
l’enfouissement ou de toute autre gestion des déchets ? Pourquoi les déchets
continuent-il à être produits ?
Y aura-t-il d’autre débats pour les prochains centres d’enfouissement, qui
immanquablement ne sauraient tarder si ce climat d’irresponsabilité perdure, ou bien
le débat actuel fera-t-il office de jurisprudence ?
Pour ma part, j’accuse l’Andra, et nos dirigeants qui l’appuient, de crime contre l’humanité et crime contre la descendance de l’humanité.

avatar-default uranium
Fab (anonyme) @ Melgrude,
dimanche 19 mai 2013 à 08:
Bonjour,

Pas sûr qu’il suffise de changer « un tout petit peu nos habitudes » : http://www.arte.tv/guide/fr/046346-000/la-fausse-promesse-d-une-energie-propre

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Fab (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 18:
mirabelle,

Vous dites que les déchets génèrent des déchets. D’accord. Pourquoi alors continuer à en produire ?

avatar-default
Fab (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 16:
D’accord laurent, mais on voit bien que la diversion fonctionne : on ne parle toujours pas du fond !

Et, accessoirement, on doit pouvoir aussi trouver de très bonnes ONG et autres organisations agissant dans l’écologie ou le social, et sponsorisées par Total ou Areva.

avatar-default
laurent (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 13:
Fab,

L’Andra est un organisme public à caractère industriel et commercial. L’Andra n’a pas d’actionnaire à rémunérer. L’Andra et son projet de stockage sont financés par le gouvernement via la taxe adressée aux producteurs (pollueur = payeur). Toute cela pour dire que l’Andra ne fait pas partie d’un lobby pro-nucléaire. C’est une mission de service publique qui n’a pas pour vocation à dégager du bénéfice.

cdlt

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Fab (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 12:
Bonjour laurent,

Il est évident que nous devons nous occuper de nos déchets. Il est évident que cette question doit être débattue. Comme il est évident que le nombre et la diversité des débatteurs ne peuvent qu’enrichir nos connaissances.

Mais je pointais simplement les techniques de diversion, que l’on retrouve à l’oeuvre pour tous les lobbies, et qui permet de ne pas débattre du fond que j’ai noté, jamais.

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Fab (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 12:
Bonjour hirondelle printemps,

Je ne parlais pas des emplois dans la filière nucléaire, mais des emplois en général qui, pour beaucoup, n’existeraient pas sans cette énergie, d’où : « mais « personne » qui s’interroge sur l’utilité de cette production et de ces emplois, ni sur les dégâts qu’ils génèrent au niveau environnemental et humain (physiquement et dans la tête…) ». Cette interrogation me semble aujourd’hui primordiale…

Au plaisir !

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laurent (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 10:
Bonjour,

En lisant tous les commentaires de ce forum, je remarque qu’il ne peut pas y a avoir de débat constructif si le grand public « ne fait pas l’effort » d’approfondir ses connaissances sur le projet de stockage.
Dans ce que j’ai pu lire, 99,9 % des arguments contre le stockage s’appuient sur des contre-vérités, des raccourcis sur des erreurs de compréhension sur ce qu’est un stockage, ses objectifs et les moyens qui sont mis en oeuvre pour y faire face.

Renseignez vous sur ce qu’est le projet de stockage et après seulement la discussion pourra avoir lieu.

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hirondelle printemps (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 10:
Bonjour Fab,

Vous parlez
d’une « une énergie facile qui permet une production facile et donc des emplois, »

Je me permettrais d’ajouter que nous savons maintenant depuis au moins 15 ans ce qu’il en est de ces emplois :
- une sous-traitance démultipliée,
- des emplois peu ou mal payés compte tenu des risques pris par ces travailleurs,
- des conditions de travail difficilles – par manque de temps – par manque de matériel,
un seul exemple : plusieurs équipes travaillent en même temps et ont toutes besoin de prises électriques, or , et c’est un comble dans une centrale, il en manque.
Les salariés doivent travailler avec des lampes de poche dans des endroits obscurs,
difficiles d’accés, trop rapidement (pour des questions de coûts et de délais à respecter) donc dans l’insécurité. Pour eux et pour la population……
- la grande majorité de ces employés sont des travailleurs itinérants, avec toutes les contraintes que celà suppose.
- etc… etc….

Il y a certainement autant d’emplois possibles, sinon plus, dans les filières de remplacement de l’énergie nucléaire.
Encore faudrait-il pouvoir en débattre sérieusement.

Bonne journée à vous. HP – V.17.05.2013 – 10H05 -

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Fab (anonyme) @ Fab (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 06:
mirabelle,

Ce n’est pas un autre débat, mais une diversion. Parce que ce qui ressort de ce débat «  »"public »" », ce que le citoyen va retenir, c’est que les déchets nucléaires sont gérables. De même qu’il a entendu que le Mali a été débarrassé des terroristes/intégristes, mais pas qu’il existe dans cette région un autre prédateur, d’uranium notamment, et dont les dégâts sont beaucoup plus grands et sournois. Comme il a cru qu’un certain nuage s’était arrêté net quand il a vu le prédateur. Comme il peut croire que nous sommes à l’abri de catastrophes naturelles pouvant « perturber le fonctionnement » des centrales.

Ainsi, vu que tout est présenté comme étant pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, pourquoi le citoyen remettrait-il en cause cette énergie « facile » (pour nous) et surtout le mode de vie qu’elle permet ? C’est pourtant bien la situation dans laquelle nous nous trouvons : une énergie facile qui permet une production facile et donc des emplois, mais « personne » qui s’interroge sur l’utilité de cette production et de ces emplois, ni sur les dégâts qu’ils génèrent au niveau environnemental et humain (physiquement et dans la tête…).

La division des responsabilités comme des dégâts, si elle les rend moins visibles ne les fait pas disparaître.

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Mirabelle (anonyme) @ Fab (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 20:00
 Ca c’est un autre débat qui peut en effet poser question : celui de la transition énergétique : tout nucléaire ? arrêt du nucléaire ? diversification des modes de production ?

La question posée ici, c’est celle des déchets nucléaire existant et ceux qui existeront lorsque les centrales actuellement en fonctionnement seront démantelées.

Pour l’instant, les déchets existant sont entreposés dans des installations en surface chez les producteurs. Quelle gestion pour ces déchets ? En 2005, l’Andra a démontré la faisabilité du stockage après 25 ans de recherches « synthétisés » dans un dossier de 10 000 pages.

Aujourd’hui, le projet est prêt à entrer en phase industrielle, mais avant, le calendrier imposé par la loi de 2006 prévoit un débat public pour que le projet puisse prendre en compte les préoccupations des populations.

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JM Anonyme,
jeudi 16 mai 2013 à 14:
De mieux en mieux chez France Inter! Quel sens du débat, quelle idée de la démocratie: faire intervenir deux représentants des intérêts nucléaires français et ignorer ou priver de parole ceux qui pourraient apporter la contradiction!

J’espère qu’une seconde émission viendra remettre les choses en place, laisser parler ceux qui ont une autre vision de ce qui se prépare à Bure.
Sinon, c’est à désespérer de l’information « grand public », comme trop souvent d’ailleurs. Et France Inter en particulier est de plus en plus loin de l’information objective.

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jeff (anonyme) @ JM Anonyme,
jeudi 16 mai 2013 à 22:
Ben oui c’est comme cela en France ;on se croirait du temps de De Gaulle quand les médias étaient verrouillés par le pouvoir politique,vive la Gauche molle !
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JM Anonyme,
jeudi 16 mai 2013 à 14:
De mieux en mieux chez France Inter! Quel sens du débat, quelle idée de la démocratie: faire intervenir deux représentants des intérêts nucléaires français et ignorer ou priver de parole ceux qui pourraient apporter la contradiction!

J’espère qu’une seconde émission viendra remettre les choses en place, laisser parler ceux qui ont une autre vision de ce qui se prépare à Bure.
Sinon, c’est à désespérer de l’information « grand public », comme trop souvent d’ailleurs. Et France Inter en particulier est de plus en plus loin de l’information objective.

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Pascaldes2 (anonyme) @ JM Anonyme,
jeudi 16 mai 2013 à 20:
Entièrement d’accord avec vous!

Et pour le fond: qui peut vouloir chez lui ou ailleurs pour des millénaires des déchets radioactifs dont l’enfouissement est irréversible?
Regardez ses enfants au fond des yeux et leur dire: « c’est pour ton bien, mon enfant » n’est-ce pas M. Bataille, n’est-ce pas l’ANDRA?

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Michel2 (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 13:00
La qualité de l’argilite à 600m de profondeur permettra de n’atteindre après plusieurs centaines de milliers d’années (le conteneur tiend déjà lui-même plus de 4000ans!) qu’une dose en surface inférieure à la radioactiovité naturelle soit moins de 2mSv, inférieure à celle rejetée par les volcans actifs.
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Michel,
jeudi 16 mai 2013 à 13:
Question:

Le stockage profond correspond-il à un enfouissement « définitif » ou à un stockage à long terme mais « réversible »?
Les produits Haute activité (1% de la masse totale des déchets radioactifs pour 95% de l’activité globale) pourraient être récupérés lorsque les générations futures trouveront une solution au traitement, comme pae exemple la « transmutation ».

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mirabelle (anonyme) @ Michel,
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Le stockage est réversible pendant son exploitation, soit 100 ans environ. Cela signifie qu’il est alors possible de retirer les déchets pour en faire autre chose.

Après les 100 ans d’exploitation, le stockage est fermé (galeries remblayées, mise en place de scellement) et le stockage est alors définitif. La fermeture du stockage est le moyen permettant d’assurer sa sureté. Le laisser ouvert ad vitam aeternam n’a pas de sens.

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Fab (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 07:
Quelle page de commentaires ! (Sans compter ceux qui n’ont pas été publiés…)

Merci M. Weill, à vouloir trop bien faire (passer la pilule du nucléaire), vous avez ouvert une porte qui j’espère ne se refermera pas : « la voix de son maître » n’est pas que de satisfaire un lobby du nucléaire et un gouvernement, mais surtout une idéologie largement partagée par la droite et la gauche, la société basée sur la croissance pour laquelle le nucléaire est (aujourd’hui) indispensable.

Or il est évident que cette croissance ne reviendra pas, qu’elle ne doit pas revenir : augmentation du nombre de participants dans le Monde, avec des ressources finies, et donc croissance de la violence des impérialismes (nécessaires), contraintes environnementales, etc.

Il faut savoir ce qu’on veut, nous, citoyens, et le dire ! : le programme proposé par l’UMPS&Co qui consiste à prolonger la société de consommation qui va dans le mur (dégâts et inégalités), avec un nucléaire « filière d’avenir » (A. Montebourg), des menaces qui consistent par exemple à dire que sans croissance il n’y pas d’emplois possibles et que sans emplois c’est la guerre civile qui nous attend, etc. (la liste est longue, c’est une idéologie !),

ou d’autres voies, qu’il serait bon d’entendre aux heures de grande écoute, au moins sur le service public !

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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 22:
Les riverains de Bure se mobilisent pour apporter une information indépendante et responsable.

Pour tout savoir sur cette folie:
Burestop 55 : 06 86 74 85 11 – www.burestop.eu
Bure Zone blog de la Maison de la résistance
Mirabel Lorraine Nature Environnement : 03 29 75 19 72 – 09 81 98 30 12 – http://pandor.at

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Damien (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 22:
Pour savoir ou l’on va il faut savoir d’ou l’on vient. Regardons les 50 ans de nucléaire en arrière en sachant que l’on doit faire confiance pour des milliers d’années à venir.

L’un des premiers centres d’expérimentation nucléaire à été crée en Champagne, 22 km de Reims, 150 de Paris. Le taux de radioactivité de la nappe phréatique à augmenté de 3000 %, la santé des citoyens n’a jamais été pris en compte malgré un taux potentiellement de problème de thyroïde, les sous traitants travaillaient sans dosimètre … Allez voir le site internet de Pontfaverger-environnement vous en apprendrait plus que ce pseudo débat.
Allons nous faire confiance sur la transparence du nucléaire ? pour ma part NON

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Yves (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 21:
Bure, Laboratoire Souterrain ?

Non, centre d’enfouissement (CIGEO) !!
Campagne de désinformation flagrante ce soir sur France Inter:
Les seuls invités sont radicalement pour ce centre, Marie Claude Dupuis, directrice de l’Andra, et Christian Bataille, initiateur de la loi fondatrice, et Super Commercial pour l’enfouissement…
Seule contradiction, Michel Marie, Président du CEDRA parvient à s’infiltrer, mais se fait rapidement museler… Pareil pour Philippe, à qui on lui répond qu’il n’a pas à critiquer l’organisation de l’émission !
Et vas y qu’on relance la soit disant réversibilité, et vas y qu’on assure que c’est sur que c’est sur !
Stupéfiant !
Ca c’est du débat public !!!

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mirabelle (anonyme) @ Yves (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Ne pas confondre le laboratoire et CIGEO : le laboratoire n’accueillera pas de déchets car (i) la commune de BURE ne figure pas dans le périmètre a l’aplomb duquel est susceptible d’être implanté le stockage et (ii) la loi l’interdit et (iii) il n’a pas été concu pour cela. C’est un outil d’expérimentation à caractère scientifique et technologique
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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
C’est classique: c’est après l’accident qu’on se souvient que les associations vigilantes et autres lanceurs d’alerte avaient raison de réclamer la prudence.

Les élus politiques, à quelques exceptions près, inaudibles car mis sur la touche pour leur clairvoyance, sont responsables à tous les niveaux de cette situation. Ils sont les seuls à ne pas se préoccuper du bien public.
Il vaudrait mieux être pauvre mais écouté, que citoyen d’une société d’abondance mais citoyen méprisé.
Nos décideurs (une poignée dans l’hémicycle au moment de la 1ère Loi Bataille) sont menés par le bout du nez par le lobby nucléaire. Alors qu’on leur colle les déchets radioactifs à Matignon ou à L’Elysée!Les techniciens de l’ANDRA qui cherchent mais ne trouvent aucune solution fiable et réponses à nos inquiétudes trouveront bien les moyens de les bunkeriser!

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mirabelle (anonyme) @ Régine (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
sur quoi vous basez vous pour dire que les « techniciens de l’ANDRA cherchent mais ne trouvent aucune solution fiable » ?
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Philippe L. (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
Admettons la fiabilité totale de la technologie, admettons la stabilité géologique du site pendant 1 million d’années, qu’est ce qui nous garantit la stabilité politique sur une période aussi longue? qu’est ce qui nous assure qu’aucun fou ne s’emparera du pouvoir? que ce ne sera pas non plus un objectif militaire? Alors hypothéquer l’avenir de l’humanité, car il s’agit bien de cela, pour créer quelques milliers (centaines?)d’emplois locaux sur au mieux quelques décennies me laisse sans voix.
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mirabelle (anonyme) @ Philippe L. (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Bonjour,

Vous mettez le doigt sur l’intérêt et la raison même du stockage géologique profond ! L’intérêt du stockage profond, c’est justement de s’affranchir des aléas de surface : aléas climatiques (tempètes, crus, glaciations, canicules,….), instabilités géopolitiques, érosion de surface, guerres, intrusion, attentats, guerre, séismes (les effets des seismes sont bien moindre en profondeur).

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Chris (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
Merci pour cette émission qui m’a permis de mieux cerner ce projet d’enfouissement. Hormis le « temps », quelles sont les autres solutions industrielles pour réduire la radioactivité des déchets ?
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mirabelle (anonyme) @ Chris (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Le CEA travaille sur la transmutation (action de transformer la matière radioactive en matière inerte) mais il semblerait que ces travaux ne permettent pas d’envisager encore d’application industrielle à court ou moyen terme. Ceci dit, la recherche suit son court….
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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
A quand un Téléphone sonne avec les associations et scientifiques indépendants qui depuis près de 20 ans alertent sur la dangerosité de l’enfouissement des DR (la pire des solutions) ??

Si les médias suivent les officiels et eux uniquement, on n’entend plus que la voix de son maître. Vous avez dit débat démocratique??
Avertissement: on est tous dans le même bateau, alors, s’il coule…..vous en serez aussi! et il n’y a pas de gilets de sauvetage!

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sustria (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
20h00. Et hop, voilà une fois de plus aucun débat !

Aucun mot sur le fait que PERSONNE ne peut garantir une durabilité des matériaux qui seront utilisés pour créer les fosses de stockage.

100 000 ans ! 1 000 000 d’années ! Mais qui peut garantir une durabilité (étanchéité, etc.) des fosses de stockage ne serait-ce que pendant 2000 ans !

Merci France Inter pour faire l’impasse, comme d’habitude, sur les seules questions importantes. Mieux vaut parler des emplois que ça va créer n’est-ce-pas ?!

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mirabelle (anonyme) @ sustria (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Vous mettez le doigt sur l’intérêt même du stockage et son principe de base : c’est justement parce que l’homme n’est pas capable de créer (de façon économiquement viable) des matériaux durable sur des échelles de temps de l’ordre du million d’année que la sureté du stockage repose sur une couche de roche homogène, stable, épaisse et surtout imperméable pour assurer le confinement des matières radioactive le temps que la radioactivité décroisse naturellement.
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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
Emission finie, belle mascarade, déroulé d’éléments de langage sans contradicteur spécialisé et à la hauteur sur le plateau. Carton rouge.
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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
On croirait entendre des chats qui ne sauraient où enterrer leurs crottes. Ce serait risible, si ce n’était vertigineusement irresponsable !
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Pascal (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bravo à France-Inter pour ce débat contradictoire sans contradicteur puisqu’il n’y a en plateau aucun opposant sérieux au projet. Ils n’étaient pas libres ce soir ?

Monsieur Weill,
J’ai arrêté d’écouter votre émission, au moment où vous avez remballé l’auditeur qui déplorait l’absence de la CRIIRAD. Bravo pour votre manque d’objectivité ! Ce n’est pas la première fois que Fr-Inter se passe de l’avis de la CRIIRAD. On sent de plus en plus de quel côté viennent les pressions, hélas. Vous avez beau « assumer », comme vous le dites si bien, mais cela n’empêche pas que vos choix sont partiaux ! G.D.

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jean (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Ben voilà tous les auditeurs sont contents maintenants, y compris le medef local qui se sent plus dès qu’il voit un dollar passé. Là il est d’accord pour que l’état dépense …

merci monsieur weill pour une si brillante émission !
Est-ce que le dev industriel c’est faire n’importe quoi pourvu que ça rapporte: couvrons la france d’une nappe de béton, cassons là et recommençons, ça fera du pib et des emplois

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Lisztfr (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:55
 Vous vous fichez du monde ? il n’y a pas de contradicteur invité !

Je suis en colère !

Lisztfr

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JOSEPH (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Un seul discours ? Tenu pas des PRO ENFOUISSEMENTS !

Je regrette cette information biaisée.
Dans notre région, nous avons lutté contre un autre projet de laboratoire en 2000.
Oui, la mission granite venait acheter les consciences et sonder la population !

NOUS AVONS EU LA CHANCE D AVOIR ETE ALERTES par ce sinistre projet.
Non, ce ne serait pas un site industriel comme un autre …
Ces 2 intervenants utilisent le futur et partent donc du principe que le site va être mis en service, anticipant donc la décision des élus. A quoi donc servent ils ces derniers? Qui est maitre chez qui?
Nous ne sommes pas dupes. Ni pour la réversibilité, ni sur le gâchis d’argent, ni sur la dangerosité.
Mr BATAILLE , Mme DUPUIS: donnez nous votre adresse à Bure et l’école de vos enfants et petits enfants !!

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Drôle de conception du débat vu le panel d’invités.

@Jasmine il ne s’agit pas de se détourner mais de démonter ce discours qui prétend prédire la sûreté absolue, comme si l’on pouvait prédire l’évolution géologique. La modélisation a bon dos, on voit son succès quand personne ne peut dire où est le combustible de Fukushima ni sous quelle forme. Abattre ce genre de mensonge permettra justement d’envisager d’autres solutions en particulier s’agissant de l’avenir de la production énergétique.

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AnonymeJ (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Le téléphone sonne se déshonore avec cette émission, En fait c’est une émission destinée à manipuler l’opinion avec vos deux apôtres du nucléaire amen la messe est dite ……Le nucléaire c’est toujours pareil, pas de débat, pas de contradiction…..je préfère zapper cette émission nulle. Le site de Bure a été choisi uniquement car le site de Neuvy Bouin en Deux Sévres a reçu l’opposition par la population.

Au revoir.

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remifasol57 (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Tous les centres d’enfouissement FUIENT : Gorleben, Asse (Allemagne), Handford (USA) au bout de 50 ans, alors pour des millions d’années, laissez moi rire.
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Deny (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
N’importe quoi …

les USA étudient justement l’entreposage sur la lune et en geo-stationnaire …
(espace)
Pourquoi les français s’acharne à garder sur leur merveilleux territoire , la merde …
ESA NASA etudie cette question depuis 15 ans …
Imaginer, un sac poubelle dans l’espace, récupérable … car je suis convaincu qu’on pourra dans l’avenir recycler les déchets nucléaires …

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Fab (anonyme) @ Deny (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 21:
C’est un point de vue. J’ai fait allusion, plus haut, à notre merde également. Mais il faut aussi tenir compte des autres méfaits : de l’extraction – les dégâts de nos impérialismes sont terrifiants, sur le plan humain comme environnemental -, en passant par les mêmes questions appliquées aux produits de notre industrie de la production/consommation que cette énergie permet -, jusqu’à finalement la question de savoir quoi faire des déchets.

La conviction ne suffit pas. L’espace est-il si sûr que ça ? Et si la fusée pète, on prend une douche ?

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Stéphane S. (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Pourquoi dépenser autant d’argent (des centaines de millions/ans) pour du nucléaire qui seront payés par les consommateurs via les fournisseurs d’énergie ! C’est cher, c’est polluant c’est anti démocratique !! On voit bien venir les déchets d’autres pays chez nous pour financer tout ça..

On a foutu le doigt dans un engrenage et c’est trop tard !
Stéphane S.

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DanteAnonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonjour

C’est marrant comment Mr Weill s’énerve quand un auditeur regrette l’absence d’un membre de la Criirad !
Et alors, les auditeurs n’ont pas le droit de dire ce qu’ils pensent ?

Merci

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Boris (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Près de 250 000 tonnes d’ordures radioactives pour 10 ou 100 000 ans. Leur volume, leur létalité et leur péril croissent chaque jour. Il faudrait au moins alerter nos éventuels descendants de l’effroyable héritage qui leur est légué sans possibilité de refus. Impossible aussi, comme l’explique Marion Lantoine dans « L’indicible éternité de la mort nucléaire » (lien ci-dessous). Les fossoyeurs qui nous enfouissent sous leurs montagnes de poison doivent s’avouer incapables de créer les signaux de danger adéquats, à l’usage des « générations futures ». A quoi bon, dira-t-on, ces constats catastrophistes : Le nucléaire ni la mort ne se peuvent regarder fixement. Sans doute, mais quand leur rayonnement nous éblouirait, nous garderions sur les regards fuyants des faux aveugles l’avantage des yeux ouverts. Travaillons-donc à bien regarder. Voilà le principe de la résistance.

« L’indicible éternité des déchets nucléaires » : à lire sur
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=369

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DanteAnonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonjour

C’est marrant comment Mr Weill s’énerve quand un auditeur regrette l’absence d’un membre de la Criirad !
Et alors, les auditeurs n’ont pas le droit de dire ce qu’ils pensent ?

Merci

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sandrine, marseille (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
le choix des invités n’est pas neutre, et je le regrette sur une radio de service public. Evidemment, on entend des âneries qui frisent la grossièreté: garantir scientifiquement qq chose pendant 1 million d’années, « par des calculs »!!! Comment peut-on oser? Le nuage de tchernobyl, il est vrai, s’est arrêté à nos frontières….aucun progrès donc depuis….J’aurais beaucoup aimé entendre les gens de la Crirad.

En attendant, c’est bien à nous, citoyens, de s’emparer des débats, et de faire pression sur nos représentants élus, contre le lobby du nucléaire. Des alternatives sont possibles, il faut le dire et le répéter!!
A bientôt pour une nouvelle émission dans ce sens, c’est urgent!

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Corto (anonyme) @ sandrine, marseille (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Je plussois !
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mathieu (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
n’est il pas présomptueux d’envisager ce stockage sur des milliers d’années (je ne parle même pas des millions d’années évoquées) comme si notre histoire était arrivée à un idéal politique stable, irrémédiable qui permettrait de gérer ces déchets sereinement, éternellement.
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mirabelle (anonyme) @ mathieu (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
l’intérêt du stockage profond, s’est justement de découpler son évolution des aléas qui sont par définition non maitrisable et non prévisibles : aléas climatique, guerres, attentats, érosion de surface… Vous plaidez en faveur du stockage en pensant faire le contraire ;-)
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remifasol57 (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
TOUS les sites d’enfouissement de déchets radioactifs FUIENT : Gorleben, Asse (Allemagne), Handford (USA). Pourquoi polluer encore un nouveau site ? les déchets nucléaires doivent rester sur place ou aller à Fukushima ou Tchernobyl. Le peuple n’a pas choisi le nucléaire.
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katmandu (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
aucun opposant à ce projet n’est invité! débat? démocratie…vous avez dit démocratie?????????????On se moque de nous ….Ah le nucléaire en France!!!!!!!!!
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Dominique (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonjour,

Les scientifiques ont-ils étudié l’interaction entre l’argile (Silicium, Alumine et Fer) et les éléments radioactifs ?

Pourquoi n’enfouisse-t-on pas ces éléments radioactifs dans les zones de subduction où les plaques tectoniques s’enfoncent dans les entrailles de la terre ?

Merci de vos réponses.

Dominique

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geologue (anonyme) @ Dominique (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 20:
bonne question, que l’Andra s’est posée dès le début.

Des manips sont en cours, dans la roche, à 500m de profondeur, pour avoir des réponses. Ceci sans parler de ce qui a été fait dans les labos depuis 30 ans.
Il y a une nombreuse littérature sur le sujet, notamment sur le site andra.fr.
Pour ce qui est des zones de subduction, cela peut paraitre à première vue une solution, mais à court terme (la dizaine ou centaine de millier d’années, et encore plus pour le million) on n’est jamais trop sûr de ce qui peut se passer du point de vue de la tectonique : « écailles » chassées vers le haut, venue volcanique, … De plus les prismes d’accrétion sont le siège de circulation de fluides hydrothermaux qui peuvent être agressif et dont la migration est incontrôlable et rapide.
Il vaut mieux se mettre dans un lieu calme.

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jean (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
ben oui, on est en démocratie parlementaire, on vote tous les 5 ans at après on laisse l’umps agir. Comme ils pensent la même chose …

1million d’année, ça ne tiendra jamais: 1million d’année du métal et du béton … franche rigolade, regardez la centrale au japon.
Est-ce une boite privée qui s’occupe de ça??????????

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mirabelle (anonyme) @ jean (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
Vous faites fausse route : on ne demande pas à l’acier et au béton de tenir 1 million d’année. C’est justement parce que l’homme n’est pas capable de faire/garantir la durabilité de matériaux sur ces échelles de temps que la sureté du stockage repose sur une couche géologique argileuse homogène, stable (depuis 65 millions d’années) et imperméable pour confiner la matière radioactive le temps qu’elle décroisse naturellement
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Deny (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonsoir,

étant physicien nucléaire …
la sagesse de l’entreposage des déchets radioactifs & nucléairesv est évidemment l’espace en geo-stationnaire … les moyen financiers et technologique sont là …
Alors pourquoi créer un « stockage » de 25 milliards d’Euros … en comparaison d’envoyer un homme coûte 25 millions …
faudra m’expliquer …
La logique est évidente … l’espace est vaste … d’autant que notre technologie peut déjà faire ce qu’il faut …

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Pascal (anonyme) @ Deny (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 23:
Ah ben bravo Monsieur le physicien nucléaire ! Empoisonner l’espace à jamais, il fallait y penser ! J’espère qu’on ne vous donne pas trop de responsabilités dans votre travail parce qu’avec une telle mentalité …
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mirabelle (anonyme) @ Deny (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
si envoyez 1 homme dans l’espace coute 25 millions, calculez combien va coûter l’envoi de 80 000 m3 de déchets,….vous obtiendez un chiffre 100 fois supérieur au cout du stockage.

La question d’envoyer les déchets dans l’espace a été étudiée en France et rapidement écartée dans la mesure où cette solution de gestion faisait peser un plus gros risque que l’absence même de gestion (imaginez une fusée qui explose et qui répand dans l’atmosphère des déchets de haute activité, toute la planète serait contaminée…)

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Lonewolf (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Cette idée de créer un lieu de stockage durable sur est un MENSONGE intellectuel, et une pure UTOPIE.

Nous sommes incapables de déchiffrer correctement les messages que les civilisations anciennes nous ont laissé, selon les continents, au-delà de 5 ou 6 siècles, au mieux 50 siècles, pas plus. Les durées concernées ici sont largement supérieures….

De plus les durées concernées, de quelques milliers d’années à plus du million d’années, impliquent un risque de bouleversement géologique majeur et absolument imprévisible aujourd’hui, ce qui fera immanquablement disparaitre les indications indispensables à laisser sur les lieux d’entreposage.

Alors, il est clairement IMPOSSIBLE DE GARANTIR LA SECURITE DE NOS DESCENDANTS, car il n’est pas possible de leur transmettre de manière FIABLE LE LIEU ET LA NATURE EXACTS DU RISQUE concernant cette immense poubelle nucléaire dont nous ne savons que faire.

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mirabelle (anonyme) @ Lonewolf (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
quelques éléments de réponse :

- l’Andra travaille sur la mémoire du stockage. Celle ci ne pouvant être garantie au dela de 500 ans, l’Andra vérifie la surété du stockage en considérant une évolution normale, mais également en scénario accidentel. Le forage intrusif est l’un de ces scénarios. Lisez le Dossier 2005 de l’Andra, tout y est expliqué.
- le site préssenti à été sélectionné pour ses bonnes qualité géologoique et sa stabilité. Je cite l’Andra :
« La reconstitution des déplacements subis par le bâti géologique durant son histoire et des déformations qui en résultent permet de juger de la dynamique de la région et de suivre dans le temps les différents épisodes tectoniques ayant affecté la croûte continentale à l’échelle locale. On doit, sur de telles bases, s’assurer que le site étudié est éloigné des zones soumises à des déformations tectoniques (pour la France,
le rift « ouest européen » et les Alpes en particulier).
L’activité tectonique de la région du site de Meuse/Haute-Marne est très faible (activité sismique restreinte, faibles déplacements de la croûte, orientation pérenne des contraintes) et le bâti géologique est stable, comme l’atteste l’absence d’indices quaternaires d’activité tectonique sur les failles encadrant le secteur d’étude. Dans
ces conditions, les mouvements tectoniques possibles sont limités à de très faibles rejeux de failles préexistantes qui structurent le socle.
La topographie sera affectée sur le long terme (évolution géomorphologique) par des processus d’érosion ou de comblement selon des mouvements de soulèvement (surrection) ou d’affaissement. La reconstitution des paléosurfaces sur le bassin de Paris permet de préciser les vitesses d’érosion et de juger de la stabilité régionale et temporelle. Dans un contexte tectonique peu ou pas actif, la vitesse de surrection restera très faible et constante pendant les prochains millions d’années »

et :

« La France appartient au domaine dit « de la plaque ouest-européenne ». C’est la remontée de l’Afrique vers le nord, amorcée il y a près de 100 millions d’années, et sa collision avec l’Eurasie depuis 50 millions d’années qui a provoqué la formation des Alpes. La vitesse de convergence de ces plaques est très faible. Elle est
estimée inférieure à 1 cm par an. Ce mouvement est absorbé pour l’essentiel par les déformations qui se produisent dans les chaînes montagneuses. Le reste du mouvement est absorbé par des glissements le long des grandes failles qui découpent la plaque. En Europe de l’ouest, c’est le cas de la zone dite « du rift ouesteuropéen
» qui correspond à des fossés sédimentaires comme l’Alsace, caractérisée par une sismicité notable et par des déformations reconnues d’origine tectonique. Les glissements sur les failles les plus actives sont de l’ordre de 0,01 à 0,1 mm/an dans le fossé du Rhin. Hors de ces zones, les mouvements possibles sont encore plus faibles et se répartissent entre les failles régionales qui affectent le socle. Les valeurs possibles de glissement sont de l’ordre de 0,001 à 0,0001 mm/an.
Situé dans ce contexte intra-plaque, à l’écart des régions tectoniquement actives, le bassin de Paris est resté particulièrement peu affecté par la tectonique au cours des derniers 65 millions d’années. C’est une zone remarquable de la plaque ouest européenne, où la lithosphère présente une épaisseur uniforme stable et qui
se distingue par son caractère pratiquement asismique. Le site de Meuse/Haute-Marne a donc conservé un environnement géologique stable : le lent déplacement
des plaques qui constituent la croûte terrestre et la situation de cette partie du bassin de Paris à plus de 350 km du front de collision alpin expliquent qu’elle soit restée peu déformée.
Les données de sismicité disponibles confirment que la région est remarquablement peu sismogène. Un réseau de stations d’enregistrement des secousses sismiques a été installé dans un rayon de 30 km autour du laboratoire souterrain et complète les réseaux d’écoute nationaux déjà mis en place »

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loic langloys (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Désolé, mais je coupe la radio qui, lors de cette émission, n’apportera effectivement ni débat, ni idée, mais le seul constat que le monde « des adultes » fait ici le contraire de ce qu’il explique chaque jour à ses enfants.

Quelle irresponsabilité, quelle immaturité, quel mépris du monde et des générations à venir, quel vulgarité dans ce comportement inique…
… Au fait, les 30 milliards à dépenser pour la construction de cette poubelle mortelle ne seraient-ils pas mieux dans la recherche pour savoir comment utiliser les déchets nucléaires ?
Allez, sans rancune pour la radio et cette émission qui sait si souvent être intelligente, mais là, trop de bêtise humaine…

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Dominique (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonjour,

Les scientifiques ont-ils étudié l’interaction entre l’argile (Silicium, Alumine et Fer) et les éléments radioactifs ?

Pourquoi n’enfouisse-t-on pas ces éléments radioactifs dans les zones de subduction où les plaques tectoniques s’enfoncent dans les entrailles de la terre ?

Merci de vos réponses

Dominique

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
LE BEAU DEBAT entre nucléocrates !

FAUT-IL une catastrophe française pour qu’on arrête cette horreur ?

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Guillaume (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
NIMBY, comme d’hab, qupi.

Vive la France.

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Corto (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonsoir,

Je me pose deux questions par rapport à l’élimination des déchets radioactifs :
1/ ne peut-on les enfouir au fond d’un volcan actif ?
2/ le soleil ayant un fonctionnement nucléaire, ne peut-on envoyer des fusées cargo chargées de déchets sur le soleil ?
Merci pour vos émissions, j’écoute !

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stéphane 40 ans Bas rhin (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
La planète est déjà une poubelle, l’espace en est de même. A choisir, pourquoi ne pas expédier les déchets nucléaires dans l’espace?
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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Répandre du plutonium toujours mortifères par tonnes dans la biosphère, sachant q’un millionième de gramme TUE à coup sûr un humain, durant des MILLIERS d’années EST de l’ordre DU CRIME CONTRE L’HUMMANITE.

OBJECTIONS ?

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mirabelle (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
L’intérêt du stockage profond c’est justement d’isoler la matière radioactive de la biosphère via une couche d’argile épaisse, imperméable et stable depuis 65 milliions d’années.
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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Après 14/18, 2014…Eh bien non!

Nous ne voulons ni être achetés, ni être sacrifiés

Il faut aussi, à l’évidence aussi, revoir l’ensemble du processus décisionnel.

L’acceptabilité sociale des solutions de gestion pour les différents types de déchets radioactifs doit reposer sur l’efficacité et la fiabilité des procédés quant à la sécurité et la protection de la santé des populations.
En aucun cas sur l’achat des consciences. Localement, les prises de position et les décisions sont polluées par l’argent qui coule à flot mais bien souvent retourne aux opérateurs du nucléaire (Syndièse – CEA, archives EDF et ANDRA, plate-forme de pièces de rechange pour les réacteurs nucléaires…) Rien ne se perd…

Nous exigeons que tous les fonds d’accompagnement cessent immédiatement pour permettre une réflexion et un débat serein. Si des projets économiques doivent voir le jour en Meuse Haute Marne, ce sera par l’imagination et l’énergie des élus locaux, joints à la solidarité nationale envers les départements moins favorisés. Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone et gardons la tête haute.

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
LES invités ne vont pas être trop dérangeants.

je n écouterai pas …

le bisounours ça suffit comme ça.

On aimerait entendre des propos de
Michel Guerite, Stéphane Lhomme …

des gens qui ne sont pas embrigadés dans un processus de subordination .

On a déjà vu des émissions où les contradicteurs d’EDF étaient tels que EDF n’est simplement pas venue !!

Le NUCLEAIRE comme la MORT EST INDEFENDABLE.

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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Et si on parlait d’accident à moins 500m sous terre?

La question de l’accident nucléaire à CIGEO est une question centrale dans ce débat et le public est en droit de pouvoir l’appréhender correctement pour se faire un avis:

- Quelle pourrait être la mesure et l’étendue d’un accident nucléaire à CIGEO ?
- Quelles seraient les procédures d’intervention et de gestion d’explosion et d’incendie(8) au sein des galeries à 500 mètres sous terre ?
- Quelles sont, à l’échelle des bassins de la Seine et de la Meuse, les ressources en eau susceptibles d’être impactées par un tel accident(9) ?

De toute évidence, les concepteurs de CIGEO sont confrontés à l’irréversibilité de leur projet malgré les promesses qui parlent de réversibilité pour rassurer.

Les dépôts de déchets en grande profondeur sont ingérables en cas d’accident comme en témoigne la mine d’Asse en Allemagne ou le site de Stocamine(10) en France.

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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Enfouir quoi, en quelle quantité, comment??

CIGEO se présente comme un projet ‘flexible’ et ‘évolutif’. C’est avant tout un projet très flou.

Les combustibles usés considérés comme valorisables ne sont pas comptabilisés dans l’inventaire de ce centre(1). Pourtant, la cour des comptes demande d’y envisager l’enfouissement de 24 000 tonnes d’uranium de retraitement et de 1 700 tonnes de MOX usé qui sont une grosse partie de ces matières dites ‘valorisables’(2).
De plus, la directive européenne du 19 Juillet 2011 qui doit être transposée dans le droit français avant le 23 août 2013 rend possible le stockage à CIGEO de déchets en provenance d’autres pays d’Europe(3). La position de la France à ce sujet est toujours inconnue.

De gigantesques incertitudes pèsent donc sur l’inventaire des matières françaises et européennes qui seraient destinées à cet enfouissement et donc sur la dimension réelle et le coût du projet de CIGEO.

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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Accepter l’enfouissement des DR,c’est donner le feu vert à la poursuite du nucléaire

Notre Pays est face à une situation extrêmement délicate.

Force est de constater que l’industrie nucléaire n’est pas en mesure de proposer de solution durable pour les matières résiduelles extrêmement dangereuses pour l’homme et son environnement qu’elle ne cesse de produire depuis des décennies.
Afin de limiter dès à présent la charge de la gestion de ces matières sur les générations futures, il est de première urgence d’arrêter d’en produire.
Une sortie volontaire, responsable et rapide du nucléaire s’impose donc.
Le projet CIGEO est absolument contraire à cette logique puisqu’il vise à enfouir les déchets nucléaires actuels et futurs en hypothéquant sur une prolongation de la durée de vie de nos centrales bien au delà de ce que leurs concepteurs avaient envisagé(1).

CIGEO cautionne donc une fuite en avant vers l’augmentation dangereuse de la probabilité d’une catastrophe nucléaire majeure dans notre pays et une accumulation progressive totalement ingérable des matières résiduelles ainsi générées.

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Bonjour

Étonnant de demander leur avis aux gens après que l’irréversible est passé !
En effet JAMAIS les décisions sur l’électro-nucléaire n’ont été prises après la MOINDRE consultation de la population QUI EN SUBIT LES RISQUES (des risques très très importants)!

C’est d’un hypocrisie, une lâcheté un arbitraire qui remette en cause la notion même de démocratie. Car enfin, engager un pays et sa population POUR DES SIECLES sans la consulter c’est quoi ?

SAUF à nier les dangers du nucléaire donc à mentir, NOS dirigeants ( et autres acteurs) se comportent toujours et encore comme des dictateurs en cette matière.

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Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 18:
Communiqué de presse commun du Réseau « Sortir du nucléaire » et des associations BureStop55, MIRABEL Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, CEDRA52 et ASODEDRA- 30 avril 2013

Potentiel géothermique occulté de Bure : les associations assignent l’Andra en responsabilité pour faute

Le Réseau « Sortir du nucléaire » et les associations BureStop55 (Meuse), MIRABEL Lorraine Nature Environnement (Mouvement InterAssociatif pour les besoins de l’Environnement en Lorraine), Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château (Meuse), CEDRA52 (Haute-Marne) et l’ASODEDRA (Vosges) assignent l’Andra en responsabilité pour faute. L’Andra a délibérément dissimulé l’intérêt de la ressource géothermique à Bure afin de favoriser l’implantation de CIGÉO, le site national prévu pour l’enfouissement des déchets radioactifs en profondeur.

L’Andra annonce un potentiel géothermique médiocre à Bure…
Depuis 1994, l’Andra cherche à implanter à Bure (Meuse) un site d’enfouissement de déchets en profondeur. En 2008, elle fait effectuer un forage profond pour vérifier le potentiel géothermique de la région. En effet, le Guide de sûreté relatif au stockage définitif de 2008 énonce qu’on ne doit pas enfouir des déchets radioactifs à l’aplomb d’une ressource géothermique. L’Andra annonce alors un débit de 5m3/h. Comparant ce débit aux « 150 à 400 m3/h » des exploitations géothermiques, elle martèle que le potentiel géothermique est « faible », « médiocre », sans intérêt.

… mais a délibérément faussé le forage !
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle avait fait prévoir une pompe dont le débit maximal était de 6 m3/h.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est que l’appareillage était obstrué par des boues.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle a imposé de laisser à nu 90 mètres de roche argileuse friable juste au-dessus des mesures. Les débris d’argile tombés dans le forage ou arrachés par le passage des outils ont été à l’origine de dysfonctionnements fatals (tests inexploitables, perte d’une coûteuse sonde CNRS, etc.).
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’elle n’a pas respecté son propre cahier des charges pour les tests.
Ce que l’Andra s’est bien gardée de dire, c’est qu’il existe un potentiel géothermique plus profond donc plus chaud (100°C et plus), d’une épaisseur exceptionnelle à l’aplomb de Bure. L’Andra a trompé tout le monde, y compris les scientifiques, et en particulier la communauté des géologues.

Face aux manipulations de l’Andra, les associations saisissent la justice.
Mise en demeure pour faute le 19 décembre 2012 par les associations, l’Andra, par réponse du 18 janvier 2013, a reconnu que la ressource géothermique à l’aplomb du site de Bure était « bonne ». Mais elle refuse d’en tirer les conséquences et cherche à tromper une nouvelle fois, en utilisant à mauvais escient des cartes qui répertorient le potentiel géothermique à très faible profondeur. Destinées à l’installation de pompes à chaleur, ces cartes n’ont strictement rien à voir avec la géothermie profonde.

Les associations se tournent aujourd’hui vers la justice afin que la faute de l’Andra soit reconnue. Alors que la France doit changer d’urgence de modèle énergétique, l’Andra a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région !

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jean (anonyme) @ Régine (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
Certain qu’avec l’honnêteté qui le caractérise M. Weill va rappeler tous ces points.

Mais l’andra ça fonctionne comment c’est public ou privé ou public avec 90% de sous traitance?
Informez nous puisque la radio public ne sait pas le faire

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Fab (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 18:
Pour compléter ma réponse à Stéphane Lhomme de l’observatoire du nucléaire plus bas, sortir du nucléaire signifie (aujourd’hui en tout cas) sortir du système actuel de la croissance, ce système qui est en crise depuis un moment et qui est dans une impasse : la croissance ne reviendra pas, du fait de l’augmentation du nombre de participants dans le Monde et des ressources limitées (et donc de la croissance des impérialismes nécessaires), des contraintes environnementales, etc.

L’union fait la force paraît-il… Pourquoi les associations antinucléaire ne s’uniraient-elles pas entre-elles et avec ceux qui dans la société refusent de poursuivre dans cette voie et proposent des solutions, d’autres vivre-ensemble ? Le poids sera tout autre…

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melimelo38,
mercredi 15 mai 2013 à 17:
Bonjour,

Comme beaucoup déjà, je regrette que ce ne soit pas un débat. Les déchets sont un problème plus que colossal, évidemment il faut trouver quoi en faire mais pendant ce temps il faudrait voir pour arrêter d’en créer (nous autre citoyens pouvons : diminuer notre consommation d’électricité, passer chez enercoop http://www.enercoop.fr/, entre autres).

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Claire (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
Cela fait des decennies que les activistes anti-nucléaires nous alertent sur les dangers des centrales et des déchets…. s’ils étaient écoutés, nous en aurions sans doute un peu moins à stocker aujourd’hui… j’utilise l’électricité, mais j’ai choisi celle d’ENERCOOP qui vise à développer les alternatives au nucléaire. Du coup, je paie mon éléctricité plus chère que les autres (celle d’EDF). Cela vous paraît normal pour aller vers la sortie du nucléaire ??? Car pas de centrale = pas de déchets !! c’est mathématique, non ?
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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
quelques infos utiles http://www.dechets-radioactifs.com/index.html

http://energie.edf.com/nucleaire/dechets-radioactifs/4-principes-de-gestion-d-edf-45726.html

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Christian Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
Les déchets nucléaires qui ont une durée de vie limitée semblent poser à nos contemporains beaucoup plus de questions que des déchets et poisons à durée de vie illimitée et à effet mortel immédiat. En effet ces derniers sont enfouis sans les précautions extraordinaires requises pour le nucléaire alors leur enfouissement n’est toujours qu’un moyen dilatoire où l’homme ne les voit plus et espère qu’ils vont se disséminer suffisamment pour ne plus être dangereux sans autre contrôle. C’est comme toujours avec le nucléaire deux pouds deux mesures avec d’un coté les risques réels négligés et de l’autre les risques potentiels surestimés.

Pourquoi n’y a t’on pas penser plus tot, dès les premiers déchets,et ne pas faire du nucleaire à tout va
et Mr sarkozy lui qui était favorable ,il en pense quoi des déchets.
Ce n’est pas tolérable de vivre à crédit sur les futures générations qui vont devoir gérer nos conneries! ce n’est pas aimer la vie*

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CEDRA (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
CEDRA

Collectif Stop déchets nucléaires

Le premier « Fût de la HONTE »
… est décerné à …

Ce mercredi 15 mai s’ouvre un dit « débat public » sur le projet d’enfouir les pires déchets radioactifs
qui, d’ailleurs, suscite de vives polémiques (calendrier, contenu, utilité)

Sous les feux de l’actualité comme jamais, les déchets du nucléaire concentrent des questions sociétales capitales sur la prétendue « solution ». Quid de l’environnement, de la santé, de l’économie, de l’éthique que pose ce cadeau empoisonné envers des milliers de générations qui vont nous succéder ?

Ce choix, cette décision d’enfouir est issue d’un processus, d’une « gouvernance » amplement pipée et largement méconnue

la sinistre plaisanterie ayant assez duré
le CEDRA décerne ce jour

le premier « Fût de la HONTE »
… à…
Bruno Sido
éminence grise

 « Fût de la HONTE » ! Le sénateur B.SIDO, à travers la loi, fait octroyer des sommes folles (30 millions d’euros annuellement) à un GIP en Haute-Marne (groupement d’intérêt public), lui-même présidé par…B.SIDO. Et, parmi les destinataires de ses largesses, ce GIP octroie des fonds conséquents au Conseil Général de Haute-Marne, présidé par…. B.SIDO ! Vous avez dit conflit d’intérêt majeur ?

 « Fût de la HONTE » ! Ce GIP (qui a un clone en Meuse), piloté par B.SIDO donc, a été inventé pour faire accepter localement une méga décharge nucléaire souterraine. Cette idée lumineuse (se débarrasser des poisons nucléaires en les enfouissant) a été votée par les parlementaires, députés et sénateurs. Ceux-ci et celles-ci n’étant pas des spécialistes de la question, et on ne peut leur en vouloir là-dessus, ils s’en remettent aux éclairages et aux avis d’une commission dénommée OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques). Qui est le président de l’OPECST ?… si, B.SIDO (curiosité : élu de droite mais nommé par une Assemblée Nationale de gauche et un Sénat de gauche)

 « Fût de la HONTE » ! La France, dans le domaine nucléaire, n’étant pas réputée comme modèle démocratique, elle s’est sentie obligée de créer un HCTISN, Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire. Et qui y retrouve-t-on comme membre éminent ? B.SIDO… auteur d’ailleurs d’une superbe attestation

 « Fût de la HONTE » ! Le projet d’enfouissement des déchets du nucléaire étant ‘surveillé’ par un CLIS (Comité local d’information et de suivi), celui-ci a été très longtemps présidé par le préfet local, représentant de l’Etat ; cet Etat qui programme l’enfouissement. Depuis, par souci démocratique, les choses ont changé et c’est à présent un élu qui pilote le Clis (loi de 2006), désigné par les présidents des Conseils généraux de Haute-Marne et de Meuse. Et qui B.SIDO et C.Namy (étiquetés à droite) ont-ils choisi comme premier président de ce CLIS nouvelle version ? le député Christian Bataille, idolâtre notoire de l’enfouissement des poisons nucléaires (étiqueté de gauche). Bêtise profonde ou cynisme sans limite ?

 « Fût de la HONTE » ! Cumulard, on retrouve encore B.SIDO comme n°2 de l’ADF (Assemblée des départements de France), mais à trop charger la barque voilà l’élu au centre de vives interrogations levées par un journaliste, tandis que son interpellation en tant que « misogyne beauf » a suscité un portrait décapant. La démocratie est rongée, et le virus y prend sa part, active

Déchets nucléaires > monstrueux, plusieurs centaines de milliers de fûts de la HONTE
autant dire qu’il y en a encore à distribuer
… à moins qu’ON revienne à de bonnes pratiques
car, n’oublions pas, on a le choix : SUBIR ou AGIR !

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
De multiples exemples démontrent l’absolue nécessité de maintenir un accès aux déchets nucléaires entreposés. En Allemagne, le site de stockage en profondeur d’Asse II (Basse-Saxe) renferme des déchets HAVL (Haute Activité Vie Longue) depuis 1967. Or, il s’avère que les galeries abritant les déchets nucléaires souffrent d’instabilité et d’infiltrations de saumure. En mars 2009, il a été décidé d’évacuer les déchets nucléaires afin de trouver une solution de stockage alternative .

Les problèmes d’un confinement insuffisant du site de stockage souterrain (177 citernes en sub-surface, renfermant 204 000 m3 de déchets HAVL) de Hanford (État de Washington, Etats-Unis) nécessitent le recours à un retraitement à l’échéance de 2045 .
De ces expériences à l’échelle d’une seule génération, il en résulte qu’un accès régulier pour un contrôle périodique rigoureux est une condition essentielle de la gestion durable des déchets nucléaires.

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
Pour inscrire la portée du projet de « laboratoire » dans ces temps longs, pensez aux témoignages de civilisations disparues. Les peintures rupestres des grottes de Lascaux, de l’époque paléolithique, ont 20 000 ans d’âge (soit à peu près la période du Plutonium). La pyramide de Gizeh, emblématique de la civilisation de l’Égypte des Pharaons, n’a « que » 4660 ans d’âge (soit 0,000198975234842 % de la période de l’isotope U-236). Allons-nous léguer, comme prix des quelques dizaines d’années de confort électrique dont nous jouissons, des déchets toxiques à la charge de nos descendants pendant des milliards d’années ?

Au titre de cette charge difficile à assumer, il convient de refuser le concept de l’enfouissement (ou « stockage irréversible », contradictio in terminis technocratique), afin de permettre un accès permanent aux déchets, afin d’en assurer le confinement (par la maintenance périodique des barrières technologiques) ou un retraitement (grâce à de nouvelles technologies qui verraient le jour).

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Fab (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 17:
mirabelle,

Vous dites que les déchets génèrent des déchets. D’accord. Pourquoi alors continuer à en produire ?

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mirabelle (anonyme) @ Anonyme (anonyme),
jeudi 16 mai 2013 à 16:
les déchets génère des déchets ! En assurant la maintenance régulière d’installation d’entreposage en surface, vous créez toujours plus de déchets (les installations démantelées étant contaminées). Du coup, on reporte sur les génération future une charge encore plus forte (sans comptez celle qu’il vont se créer eux même).

Cette solution a été étudiée par le CEA entre 1991 et 2005 et a conclu à une non faisabilité.

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LAMIREAU Thierry (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
La Directrice de l’ANDRA et M.BATAILLE: oui, vraiment, pour être informé il n’y a pas mieux !

Reportez-vous à l’émission « pièces à conviction » de FRANCE 3 d’il y a trois ans et vous verrez les « connaissances » du sieur BATAILLE: le néant total !
FRANCE INTER participe scandaleusement à la désinformation orchestrée par le milieu pro-nucléaire…mais c’est habituel !
Voici des informations importantes que FRANCE INTER REFUSE de communiquer à travers ces diverses émissions:
NUCLEAIRE:
L’Autorité de Sûreté Nucléaire
recommande à l’Etat d’améliorer
la « réponse post-accidentelle » !
En clair:
Comment confirmer
que tout est nul !
Le 21 novembre 2012, L’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié ses premiers documents de la « Doctrine Nationale pour la Gestion Post-Accidentelle ».
L’objectif est de permettre aux pouvoirs publics de construire une stratégie de prise en charge des conséquences sanitaires, sociales et économiques d’un accident nucléaire.

Le problème est que ces éléments ne visent qu’un « accident limité avec des rejets radioactifs sur moins de 24h » !
L’ASN compte sur les Plans Particuliers d’Intervention (PPI) et sur les Plans ORSEC-RAD pour améliorer la chose !
Elément pour le moins étrange, la doctrine n’aborde pas les catastrophes de TCHERNOBYL et de FUKUSHIMA !…même si elles sont rapidement mentionnées.
On ne va pas s’embarrasser de problèmes supplémentaires !
On s’intéresse à « un accident d’ampleur modérée entraînant des rejets de courte durée avec un retour rapide dans un état sûr de l’installation ».
La catastrophe majeure, désormais prise en considération dans les documents internes de EDF, est donc écartée !
L’ASN indique que: « Les accidents de grande ampleur entraînant des rejets sur plusieurs jours feront l’objet d’une prochaine étape » annonce le Comité Directeur pour la Gestion de la Phase Post-Accidentelle (CODIRPA)…
Puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas d’urgence en FRANCE…Ben oui, quoi, on est les meilleurs et on a les meilleures centrales nucléaires au Monde !
L’ASN souligne que: « Si les principes directeurs sont globalement identiques pour les accidents majeurs, la chronologie et la faisabilité des actions pourraient en revanche différer, compte tenu de l’éventualité de devoir engager simultanément, mais sur des territoires différents, des actions de protection de la population directement exposée aux rejets de substances radioactives dans l’atmosphère et d’autres destinées à protéger la population exposée aux dépôts de ces substances dans l’environnement ».
En clair, ce serait le bordel, la panique et la population serait « maîtrisée » avec l’action de l’armée. C’est d’ailleurs ainsi que cela s’est déroulé après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA !
Car n’oublions pas qu’en cas de catastrophe nucléaire, nous passerions d’un régime démocratique à un régime proche de la dictature…qui plus est…militaire !
Le collège de l’ASN considère que: « Le Gouvernement devrait améliorer son dispositif actuel car, même après un accident modéré, les dépôts radioactifs pourraient s’étendre sur des distances significativement plus importantes que les rayons indiqués dans les PPI, pouvant aller d’une dizaine à plusieurs dizaines de kilomètres ».
A nouveau, c’est ce que l’on constate après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA: les éléments radioactifs se dispersent sur de très grandes distances et d’une manière inégale…en « taches de léopards » comme on l’a remarqué…y compris en FRANCE après les dépôts de TCHERNOBYL.
Donc, l’ASN dit, d’une manière édulcorée: les plans PPI prévus par l’administration dans les préfectures sont NULS et ne correspondent absolument pas à la réalité !
L’ASN « recommande de poursuivre et d’intensifier le processus de préparation » !…une véritable HYPOCRISIE de la part de l’ASN et des services de l’Etat qui pourtant devraient protéger la population.
Les cinq membres du collège de l’ASN « estiment qu’il conviendrait de compléter les plans d’organisation de la réponse de la Sécurité Civile (ORSEC-RAD) et les Plans Particuliers d’Intervention (PPI)…
Dit autrement: c’est la panique comme à chaque essai de simulation pour tester la réaction des différents organismes concernés !
D’ailleurs, si une catastrophe majeure se produit sur un site civil ou militaire en FRANCE…ce sera de toute façon le chaos !
L’ASN souligne ensuite la mise en place de l’évacuation de la population par l’armée et la gestion « par la dose » des personnes et des produits de consommation courante pour l’alimentation:
« Il faudra intégrer des travaux de planification pour organiser rapidement, en cas d’accident, le maintien sur place ou l’éloignement de longue durée des populations vivant à proximité de l’installation accidentée, l’ouverture de centres d’accueil et d’information, l’interdiction de consommation et de mise sur le marché des denrées alimentaires produites localement et les premièrers opérations de nettoyage du milieu bâti ».
Ce qu’oublie de dire l’ASN, c’est que s’il y a une catastrophe majeure en FRANCE…c’est TOUTE LA FRANCE qui sera polluée et contaminée par tous les composés radioactifs ET chimiques.
Donc, de toute façon, les niveaux d’intervention par rapport aux doses seront revus à la HAUSSE alors qu’en temps normal (sans catastrophe) ces niveaux d’intervention seraient beaucoup plus bas.
On constate d’ailleurs cela après TCHERNOBYL et FUKUSHIMA !
Le collège d’experts recommande aussi de: « préparer le premier programme NATIONAL susceptible d’être porté, en situation de crise, par le Gouvernement.
Ce programme prendrait en compte par anticipation les éléments d’ordre sanitaire, social et économique ».
Il y a donc, à mots couverts, confirmation d’une DESTRUCTION de l’équilibre NATIONAL de la Santé de la population, de la vie Sociale et Economique du pays !
L’ASN aborde également la « phase post-accidentelle » qui débute par une période de « transition (quelques semaines ?…quelques mois ?) marquée par une connaissance encore IMPRECISE de l’état réel de la contamination et des risques d’exposition CHRONIQUES des personnes. Vient ensuite la « période de long terme (plusieurs années ?…plusieurs décennies ?) caractérisée par une contamination DURABLE DES TERRITOIRES et un risque d’EXPOSITIONS CHRONIQUES DES PERSONNES ».
L’ASN retient « trois objectifs fondamentaux: la protection des populations contre les dangers des rayonnements ionisants, l’appui aux populations victimes des conséquences de l’accident et la reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social ».
L’ASN ment ! La population ne sera pas protégée contre les radiations. Elle sera, au contraire journellement contaminée notamment par l’ingestion et l’inhalation des différents produits contenus dans l’alimentation et dans les eaux et les sols.
La gestion de la population se fera par la DOSE. On laissera mourir les gens les plus atteints; on s’occupera un temps des moins irradiés et on ne s’occupera pas des faiblement irradiés et contaminés.
Donc, de toute façon, à part les très malades qui mourront rapidement, l’ETAT et les INDUSTRIELS ne prendront pas la responsabilité des DECES FUTURS !
Or, l’on sait que, même à faibles doses, les effets à terme sont dévastateurs sur la santé de la population avec une augmentation de la MORBIDITE (maladies diverses) et de la MORTALITE.
La « reconquête des territoires affectés sur le plan économique et social »: cela signifie simplement que la FRANCE fera comme le JAPON: la population sera à nouveau autorisée à consommer des denrées CONTAMINEES…pour le bien-être de l’ECONOMIE !
D’ailleurs, l’ASN indique quatre « principes de gestion:
1 / L’ANTICIPATION qui impose de prendre en compte dès la fin de la phase d’urgence les enjeux à moyen et long termes.
2 / La JUSTIFICATION: les bénéfices attendus, notamment en termes de détriments radiologiques évités, doivent être supérieurs aux risques et inconvénients inhérents à leur mise en oeuvre. Il faut proportionner les actions et les moyens mis en oeuvre aux enjeux des territoires concernés et à la gravité de la situation.
3 / L’OPTIMISATION qui doit réduire l’exposition de la population à un niveau aussi bas que RAISONNABLEMENT possible compte tenu des facteurs ECONOMIQUES et SOCIETAUX.
4 / CONSTRUCTION PARTAGEE et TRANSPARENCE. La gestion post-accidentelle doit impliquer les acteurs locaux de façon transparente en amont de l’accident, dès le stade de la préparation, dans les réflexions sur les stratégies de gestion des conséquences d’un accident ».
Il est donc écrit très clairement ce que je disais ci-dessus !
Problème: « Réduire l’exposition de la population à un niveau aussi bas que RAISONNABLEMENT possible » n’est pas un raisonnement scientifique mais ECONOMIQUE ! La RAISON n’est pas une référence scientifique, sérieuse et honnête pour justifier de l’irradiation constante de la population !
On demande à la population de bien vouloir accepter d’être irradiée…et pire…de l’accepter AVANT TOUT ACCIDENT !…ce qui franchement est dégueulasse et machiavélique.
La population n’est pas responsable de la mise en place de ces lieux générateurs de catastrophes nucléaires et pourtant on lui demande d’en assumer les conséquences !
Pour être encore plus clair, le CODIRPA:
« Propose aux populations de rester vivre dans un territoire contaminé sur le long terme, ou de revenir s’y réinstaller, ce qui n’est pas ANODIN.
Cela suppose que les acteurs locaux soient impliqués dans cette décision et en capacité d’agir pour améliorer l’état radiologique de leur environnement, pour assurer leur protection et le maintien, voire le développement d’activités économiques et sociales au sein du territoire. Il s’agit là de la responsabilité des pouvoirs publics même si la décision est prise après un débat approfondi avec l’ensemble des parties prenantes concernées, aux niveau national et local ».
C’est donc ce que je soulignais auparavant.
La différence désormais est qu’un organisme d’Etat l’écrit clairement !
Dans la situation d’une catastrophe nucléaire majeure en FRANCE, les responsables de ce désastre ne seraient pas « meilleurs » que ceux de TCHERNOBYL et de FUKUSHIMA !
Le document de l’ASN est une véritable BOMBE car il confirme que:
1 / Ce serait le bordel et la panique aussi bien chez les habitants que chez les décideurs.
2 / La population serait maîtrisée par l’armée et manipulée par certains « censeurs de l’Etat » notamment par rapport aux résultats des mesures donnés et des effets non reconnus.
3 / La population vivrait de toute façon dans des lieux contaminés pour très longtemps et donc, elle resterait sur place…puisque l’ASN avoue que TOUTE LA FRANCE SERAIT CONTAMINEE !

Quelques petits commentaires enfin sur ce qui pourrait se passer en FRANCE si l’on analyse la situation actuelle à FUKUSHIMA et si l’on se penche sur quelques problèmes:
1 / Le milieu du nucléaire est trop sûr de lui.
2 /Après THREE MILE ISLAND, TCHERNOBYL ET FUKUSHIMA, la doctrine probabiliste du risque a montré ses limites.
3 / Séismes et inondations: le parc français est très exposé.
Avec 58 réacteurs nucléaires répartis sur 19 sites, la FRANCE est l’un des pays les plus nucléarisés au Monde.
Certains réacteurs sont installés en zone sismique et d’autres sont installés en zone inondable car construits à l’époque sous le niveau des crues extrêmes.
4 /Dans la même situation que TCHERNOBYL et FUKUSHIMA, EDF ne ferait pas mieux !…et ni les organismes d’ETAT et les différentes administrations.
La mesure des risques naturels n’est pas suffisamment prise en compte.
Il y a toujours un aléa sismique et un risque important d’inondations.
5 / Les modèles statistiques et mathématiques considérés par les « experts » sont insuffisants et inaptes à prévoir le pire.
6 / Dans la situation d’une montée en chaleur du combustible non maîtrisée, EDF se retrouverait aussi désemparée qu’à FUKUSHIMA.
7 / Les défauts génériques très nombreux sur les centrales françaises ainsi qu’une situation non prévue se rajoutant comme co-facteur lors d’une catastrophe induisent une augmentation très importante des risques sur TOUTES LES CENTRALES NUCLEAIRES françaises.
8 / La situation des piscines de combustible usé est une véritable BOMBE à retardement !
Ce sont elles qui contiennent le plus de combustible. Même s’il est moins « chaud » que dans le coeur il est plus RADIOACTIF !
En FRANCE, les piscines du parc français sont situées à l’extérieur des réacteurs et ne bénéficient pas d’une ENCEINTE DE CONFINEMENT.
En cas d’accident sur ces piscines, les conséquences seraient TRES GRAVES car les panaches radioactifs pourraient tout simplement s’échapper de SIMPLES HANGARS industriels qui les couvrent !
9 / Le confinement des réacteurs français n’existe pas dans les faits.
Pour refroidir le coeur nucléaire, il faut injecter en continu de l’eau qui…accélère la production d’hydrogène. Or, une augmentation non maîtrisée d’hydrogène dans l’enceinte ferait qu’à un moment donné…l’industriel serait OBLIGE DE RELACHER cette radioactivité hors du site nucléaire !…Un beau petit cadeau pour la population !
10 /EDF a un sérieux problème: l’exploitant ne sait pas bien filtrer les radioéléments qui pourraient s’échapper de l’enceinte si un réacteur était en fusion !
A l’intérieur de l’enceinte chaude et radioactive, l’iode subit de nombreuses modifications et réagit même avec la peinture des murs de la centrale pour former un composé organique redoutable ! Pas de solutions non plus par rapport aux particules de ruthénium très radiotoxiques: EDF ne sait pas faire !…alors qu’autour de la centrale de FUKUSHIMA des taux très importants de ruthénium ont été repérés.
11 / EDF ne peut garantir l’étanchéité des enceintes. Les stuctures ne peuvent résister à plus de 8 bars…
12 / EDF ne sait pas contrôler la fusion d’un coeur radioactif.
13 / Le zirconium est le problème majeur dans la situation d’une explosion des enceintes ou dans la fonte des barres de combustible à une vitesse incontrôlable.
Si la température monte, le zirconium interagit avec le combustible et abaisse le point de fusion à 600°C !
Le tungstène n’a pas été installé dans les centrales françaises…pour des raisons ECONOMIQUES ! Même pour les EPR, rien n’a été changé !
14 / L’organisation des secours sera un ECHEC de toute façon. Tout sera réalisé dans l’urgence et l’improvisation. Il y a un excès de confiance parmi les « décideurs » même si l’on note, à travers le document de l’ASN, une certaine conscience de ce que sera l’après catastrophe…
15 / Parmi les « liquidateurs » français…qui acceptera de faire partie du lot ?…et combien ?…
16 / Il n’y aura, à terme, aucune maîtrise des zones contaminées puisque l’ASN note que l’on pourra, de toute façon, réintégrer les lieux…et puisque la FRANCE ENTIERE sera concernée !
17 / Enfin les conséquences sanitaires seront impossibles à prévoir…donc, l’ETAT minimisera les effets (voire les censurera) et mentira à la population.

LE NUCLEAIRE EST UN PIEGE.
LE NUCLEAIRE, CIVIL COMME MILITAIRE,
EST LE TOMBEAU FUTUR
DE NOTRE CIVILISATION.
Thierry LAMIREAU
Réalisateur du film »URANIUM EN LIMOUSIN « lesoufflecestmavie.unblog.fr

Thierry LAMIREAU
Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
Comme le conclut une étude du Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), « au terme de son évolution, un stockage profond aura bien un certain impact radiologique sur l’environnement, puisque la quantité de radionucléides qui rejoindront la biosphère n’est pas nulle ». [Bernard Bonin, « Les déchets nucléaires : quel impact sur l’environnement », in : Clefs CEA, n° 46, printemps 2002, p 90.]

La contamination, qui ne manquera pas d’intervenir (mais quand ?, vaste pari à supporter par les civilisations futures), se propagera vers des lieux actuellement très peuplés (le site de Bure est implanté en bordure orientale du bassin hydrologique de Paris). On ignore tout de l’occupation future de la vaste zone concernée, mais l’augmentation continuelle de la population mondiale laisse supposer une forte présence humaine (pour faire abstraction de notre responsabilité de l’environnement naturel, cf. fig. 3).

Il en résulte une responsabilité éthique de notre génération et de notre civilisation vis-à-vis des générations et civilisations futures. Par conséquent, la question posée par l’enquête publique n’est pas superficielle (la prolongation des autorisations pour quelques années d’un « laboratoire »), mais fondamentale : l’engagement par notre civilisation de responsabilités qui concernent non seulement les générations futures (durée de quelques siècles), mais des civilisations futures (durée de millénaires), et même, au-delà, l’humanité (durée de millions d’années).

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Anonyme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
les déchets nucléaires ont une durée de « vie », ou plutôt de nocivité, très longue. La variété des matériaux concernés et la nature multiple de leur dangerosité posent un premier problème. La radioactivité, les qualités chimiques (température initiale élevée, pyrophorisme, solubilité) et la toxicité (radiologique et chimique ) de ces métaux lourds demandent d’infinies précautions.

En outre, la nocivité des déchets nucléaires persiste pendant des durées qui surpassent celles de toute organisation sociale ou civilisation connue dans l’Histoire. Les périodes des radionucléides, comprises entre 24 200 ans pour le Pu-239 et 2 342 000 000 (sic) ans pour l’isotope U-236, excèdent toute capacité de prévision humaine.
Le traitement de ces déchets nucléaires engage par conséquent des responsabilités qui concernent les générations, voire les civilisations futures. Des considérations éthiques à propos du futur « stockage » dans les profondeurs géologiques de déchets nucléaires s’imposent donc de manière prégnante, bien davantage que les questions, somme toute superficielles, liées au « laboratoire » actuel.

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alain (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
bonjour,

Je voudrai savoir en combien de temps ces déchets ne sont plus nocifs? et que faire des déchets que l’on fabrique….
Cordialement
Alain

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Anonyme (anonyme) @ alain (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
La nocivité des déchets nucléaires persiste pendant des durées qui surpassent celles de toute organisation sociale ou civilisation connue dans l’Histoire. Les périodes des radionucléides, comprises entre 24 200 ans pour le Pu-239 et 2 342 000 000 (sic) ans pour l’isotope U-236, excèdent toute capacité de prévision humaine.
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Olivier (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 14:
Un débat sur les déchets nucléaires avec pour seuls intervenants des personnes travaillant dans le domaine du nucléaire et un élu rapporteur d’un projet de loi allant dans le sens des intérêts du nucléaire… Bravo, belle affiche! France Inter touche le fond par moment.
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Olivier (anonyme) @ Olivier (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 18:
Cher Alain, ce n’est pas le fait qu’ils connaissent le sujet qui me dérange, mais votre ironie ne m’a pas échappée. Vous vous doutez bien que ce qui pose problème c’est le manque d’objectivité des intervenants.

Je pense que des partisans de l’abandon progressif du nucléaire, comme le réseau Sortir du Nucléaire par exemple, connaissent au moins autant le sujet. Vous me direz qu’eux non plus ne sont pas objectifs puisqu’ils défendent un point de vue opposé, mais au moins cela aurait équilibré le débat.
Ou alors il ne s’agit pas d’un débat mais d’une discussion radiodiffusée entre bons amis…

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Fab (anonyme) @ Olivier (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 18:
Alain,

Stéphane Lhomme de l’observatoire du nucléaire (voir son com plus bas), Fabrice Nicolino*, etc. etc. etc. connaissent au moins aussi bien le sujet…

* http://fabrice-nicolino.com/index.php/?cat=26

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Alain (anonyme) @ Olivier (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 16:
C’est sûr que c’est bizarre d’inviter des gens qui connaissent le sujet sur lequel ils vont être interrogés !
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Alain (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 13:
Bonjour,

Il semble que EDF a défini un concept de stockage géologique des déchets nucléaires qui serait 2 à 3 fois moins cher que celui proposé par l’ANDRA. Qu’en pensez-vous ? N’y a-t-il pas eu de la part de l’ANDRA une tendance à choisir les solutions les plus luxueuses sans se soucier réllement des coûts ?

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Fab (anonyme) @ Alain (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 18:
Anonyme,

Soit. Donc, une réponse : on ne les produit plus. Et je vous assure qu’avec ce préalable on pourra gérer avec plus de sérénité et d’efficacité ceux qui sont déjà produits.

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Anonyme (anonyme) @ Alain (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
Ce n’est pas un débat pour ou contre le nucléaire mais un débat pour savoir ce que l’on fait des déchets actuels !
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Josette (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 12:
Accessoirement, pourrions-nous savoir quelle est la position du FN sur le nucléaire ? Est-il vrai qu’ils ambitionnent de privatiser le nucléaire ? Un ami m’a dit cela et j’ai du mal à y croire. Est-ce vrai ?

Quelle est leur position actuellement sur le stockage des déchets ?

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Pierre CLAUZON (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 11:
Le sabordage de Superphénix a été une catastrophe économique , stratégique…et écologique ! les surgénérateurs, énergie quasi-renouvelable, permettent la destruction du plus important des déchets à longue durée de vie : le plutonium, mais également de la plupart des transuraniens à très longue durée de vie…

Il faut absolument maintenir le projet du surgénérateur ASTRID à Marcoule…

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Antoine Jouan (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 11:
Je suis satisfait de voir que l’ANDRA avance , avec le soutien du gouvernement sur ce sujet du stockage des déchets

Et je pose 2 questions :
Y a-t-il une autre alternative à ce stockage des déchets que ce type de stockage profond ?
La réversibilité n’induit-elle pas un surcoût, et que ferait-on des déchets réversibles ?

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Stéphane Lhomme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 10:
Le 17 avril, le Téléphone sonne sur la prétendue « sûreté nucléaire » avait pour seuls invités des représentants… d’organismes officiels (pronucléaires), IRSN et ASN !

Aujourd’hui, concernant les déchets radioactifs, rebelote ! Et le tout mis en musique par une journaliste pronucléaire alors qu’elle est en charge… de l’écologie !

Le Téléphone sonne a remis en vigueur l’ORTF, la radio publique est donc « la voix de son maître », l’Etat pronucléaire et le lobby de l’atome.

Voir plutôt l’Observatoire du nucléaire :

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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Laurent (anonyme) @ Stéphane Lhomme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 15:
Entièrement d’accord avec Stéphane Lomme, ça fait 2 fois que les invités sont des pro nucléaires, je déconseille cette émission aux anti nucléaires, risque d’hypertension assurée. Merci France Inter pour votre intégrité, votre sens du débat, Alain Pierrefite et autres Mesmer doivent applaudir dans leur tombe. Allez plutôt faire un tour sur le site de l’observatoire du nucléaire.
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Fab (anonyme) @ Stéphane Lhomme (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 12:
Bonjour,

Il n’y a malheureusement pas que le Téléphone sonne : un « combat » que je mène sur la page du 7/9 est que le service public donne la parole au public, à la société civile, et non comme c’est le cas dans cette émission aux seuls économistes et politiciens professionnels qui font le tour des médias pour propager la voix de leur maître, l’idéologie productiviste/consumériste/croissantiste (pourtant à bout de souffle et provoquant toujours plus de dégâts !) pour laquelle le nucléaire (qui d’ailleurs nécessite un impérialisme mortifère, un vol aux citoyens propriétaires légitimes de l’uranium…) est aujourd’hui irremplaçable.

Bravo pour votre combat, et au plaisir !

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hirondelle printemps (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 09:
Mme DUPUIS et Mr BATAILLE……… celà ne peut-être un débat.

HP – M.15.05.2013 – 9H45 -

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Gildas (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 08:
bonjour,

je voulais simplement demander pardon à mes deux enfants, aux enfants de ma soeur et ceux de la famille de ma femme. Pardon à mes futures probables petits enfants, et petits petits enfants…..Pardon aux génération futures et aux autres êtres vivants. Pardon pour avoir participé d’une certaine manière, du moins d’avoir cautionner la production et le stockage de déchets radioactifs dangereux, que nous sommes incapables de contrôler et qui pourraient avoir des conséquences graves et irréversibles ; faire l’objet de convoitises malsaines et dont la sureté semble quand même douteuse et hasardeuse. D’avoir été de ceux qui auront été les apprentis sorciers de la nature. ceux qui auront laissé faire… Pardon d’avoir risqué leur vie, au nom de la dite croissance, du profit et de la consommation.

Je suis pourtant de ceux qui milite pour les alternatives. Je ne suis pourtant pas un extrémiste. Optimiste activiste, j’essai à mon humble niveau, de contribuer à réduire mon impact sur mon environnement. Je ne prétends pas sauver la planète. Je sais seulement que dès mon arrivée sur cette terre, j’ai d’une façon ou d’une autre contribué à sa pollution. Alors autant polluer le moins possible. Pour nos futures générations, mais aussi pour le mieux être de l’ensemble des être vivants de cette terre.
Je me suis engagé vers une consommation « différente », consciente et soucieuse du respect de l’environnement naturel ou social. Je ne suis pour autant pas « extrémiste ».
Si je me suis engager dans cette voie, c’est d’abord parce qu’un jour je me suis posé cette question :  » si je deviens Papa, que mon enfant devenu grand, vit dans un monde qui ne ressemble plus à celui que j’ai connu petit et que je connais encore aujourd’hui. Qu’il soit obligé de vivre dans un milieu confiné, à l’abri de pollutions… Enfin un scénario un peu catastrophe en somme. Un jour, il viendrait me voir et me poser cette question « Papa, pourquoi le monde est il comme ça aujourd’hui ? Qu’a tu fais Toi pour que le monde dans lequel je vis ne soit pas celui là ? »

Alors aujourd’hui j’essaie, à mon niveau de faire en sorte que mes enfants puissent être heureux à leur tour.

Bien à vous

Gildas

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laurent (anonyme) @ Gildas (anonyme),
vendredi 17 mai 2013 à 13:
Tout le monde s’allarme en disant que c’est terrible de transmettre un sol pollué à nos enfants.

Ce type de reflexion est un contre-sens total dans la mesure ou le stockage est pensé, concu et dimensionné pour que cela ne soit justement pas le cas ! la couche d’argile se situe à -500 m environ de profondeur. A cette profondeur il n’y a pas de vie, pas de racine, pas de faune, pas de flore, pas de bactéries. il n’y a pas découlement d’eau (pas de nappes, pas d’aquifère) et il n’y a pas de ressources exploitables (pas de minerais, pas de gisements, pas de gaz, pas de pétrole etc….).

Le stockage a pour objet d’isoler les déchets de la biosphère et donc du monde du vivant. D’où le choix de la profondeur. C’est également pour isoler les déchets des aléas climatiques, guerres, érosion, attentats….dans la mesure où il est impossible de prévoir ces facteurs humains.

Une fois qu’on a compris que l’intéret du stockage c’est cela, on peut se poser la question « comment on fait ? ». La réponse repose sur un constat très modeste : l’homme n’est pas capable de créer des matériaux capable deconfiner la matière radioactive pendant des millions d’années. C’est pour cela que la sureté du stockage repose sur les propriétés d’une couche d’argile : epaisseur, stabilité, IMPERMEABILITE, absence d’écoulements souterrains, absences de failles, région quasiment asismique, terrain stable et quasiment pas sousmis a des mouvements de plaque etc…..

La radioactivité remontera à la surface un jour (seuls 2 ou 3 radioéléments sont mobiles, touts les autres ne remonteront jamais), c’est sur (dans quelques centaines de milliers d’années). A cette date, la radioactivité aura naturellement décru. Cela signifie que vous serez 1000 fois plus contaminé en prenant l’avion (rayonnement cosmique) en faisant une radio à l’hopital (choses que vous faites sans vous poser de question et sans vous alarmer) ou en passant vos vacances en bretagne qu’en vivant au dessus du stockage, en y buvant de l’eau de la rivière et en mangeant les légumes de votre jardin.

Bien sur, le site va évoluer (érosion en surface, cycle de glaciation tous les 50 000 ans, surrection lié à la poussée alpine, modification des écoulements hydrogéologique à faible profondeur,etc….Tout ceci est étudié depuis plus de 25 ans par les scientifiques. Cet état des connaissances à permet de selectionner un site qui répondait aux exigences de sureté.
En ce qui concerne les installations, leur conception est simple, modulable, adaptable, évolutive et elles sont concues pour gérer tous les risques identifiés (risque incendie, risque explosion, chute de colis, risque innondation,….). Elle utilise des matériaux durables (au sens de la periode d’explotation d’ordre séculaire), compatibles avec les conditions d’environnement et robustes.

Pour résumé, un stockage, ce n’est pas un simple trou dans lequel on met de la merde. C’est un ouvrage qui a été pensé, concu et dimensionner pour remplir sa fonction première qui est la sureté. Tous les travaux associés sont examinés à la loupe par des tas d’organismes publics et privés : ASN, IRSN, CNE, IEER, AERES…. La faisabilité du stockage est un consensus international : tous les pays concernés par ce problème son sur la même voie et la france (et les suédois) sont en pointe sur le sujet. Les efforts investis depuis plus de 30 ans sont considérables et il est inexact de dire qu’il n’existe pas de solution. Aujourd’hui il existe un projet qui est prêt à passer en phase industrielle. Avant cela, la loi de 2006 prévoit de permettre aux public de s’exprimer sur le sujet (débat public) pour justement que leur préoccupation, leur craintes et leurs exigences puissent être intégrés au projet.

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sustria (anonyme) @ Gildas (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 19:
A Jasmine qui dit : « Moi je préfère que l’état s’en occupe plutôt que de balancer la patate chaude à nos enfants et ceux d’après ».

Tu ne t’es pas dit que la pire patate brûlante c’est l’enfouissement sous-terrain ?

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Anonyme (anonyme) @ Gildas (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 17:
Comment imaginez- vous des enfants et des petits, petits petits enfants … si en arrivant sur terre vous la polluez ?
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Gildas (anonyme) @ Gildas (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 13:
merci pour votre réponse…. et je sais bien qu’il faut faire avec ce qui existe déjà. Et si nous pouvons faire en sorte de nous protéger et de détruire à terme ces déchets, alors je suis pour que la recherche avance. Ce qui me désole, c’est d’accuser le coup de politique antérieure et le pire, c’est de vouloir continuer…. persévérer…. alors d’autres alternatives sont possibles, créatices d’emplois et protectrice de notre environnement;

Merci

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Jasmine (anonyme) @ Gildas (anonyme),
mercredi 15 mai 2013 à 10:
Bonjour,

C’est beau, ce que vous dites… mais concrètement, que répondez-vous à la question posée : que faire des déchets radioactifs ? on ne les a certes pas choisis, mais malheureusement ils sont là…Un peu facile de de dire ‘Bouh, c’est vilain’, et de détourner le regard. Moi je préfère que l’état s’en occupe plutôt que de balancer la patate chaude à nos enfants et ceux d’après.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 19 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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