EMILE VACHER OU LE GENRE MUSETTE (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Emile VACHER

ou le genre Musette

Emile VACHER

Rencontre posthume

avec

Monsieur Emile Vacher,

le maître du mixte !

texte tiré du site: 

http//blogs.mondomix.com/accordeon.php

Vous n’avez jamais connu votre père ?
Non, tu sais, à l’époque, les gens de la haute employaient des jeunes Bretonnes pour leurs tâches quotidiennes. Ma mère, Maryvonne Guilloux, travaillait pour un comte tourangeau qui, comme on disait, a fauté et, comme on dit aujourd’hui, n’a pas assumé. Il l’a foutue à la porte. Elle a accouché à Tours, mais elle est tout de suite venue à Paris où elle avait quelques connaissances. C’est là qu’elle est connue, mon beau-père. Louis Vacher, pour moi, c’est mon vrai père, celui qui m’a tout donné : un nom, le goût de la musique…

Vous souvenez-vous de votre premier instrument ?
Oui, j’avais 10 ans. Nous étions aux Puces de Saint-Ouen avec mon père. Sur un étal, il y avait un drôle d’instrument, je l’ai pris et j’ai fait quelques notes. Cela m’a tout de suite plu. Mon père, qui était un peu musicien, l’a compris et il me l’a acheté : 3 francs… C’était une somme.

Comment avez-vous appris ?
Tout seul, j’ai vite pigé les notes. J’ai joué tous les airs que j’entendais autour de moi. Ceux que les gens sifflaient, la musique des chanteurs de rue, des orgues de foire et les airs que j’entendais en passant devant les bals des Auvergnats. En ce temps-là, on habitait Charonne.

Mais vous jouiez pour les gens ?
Dès que j’ai un peu maîtrisé le “biniou”, mon père — on n’était pas très riche — m’a emmené jouer dans les cafés. Ça plaisait bien, j’étais du genre gamin surdoué. Après, je passais aux tables récolter mon dû. Ça donnait pas mal !

Vous deviez avoir plein d’argent de poche, pour vous offrir des sucreries

Tu parles ! Le père, il piquait toute la monnaie. Mais là, laisse-moi te raconter un de mes premiers drames avec l’argent. J’avais bricolé la doublure de ma veste et après chaque quête, j’arrivais, sans que “l’impresario” me voit, à y glisser quelques thunes. Le soir, discrètement, j’enterrais le magot sous un petit rosier qui était dans le jardinet devant notre baraque. Un soir que je rentrais peinard, voilà que je trouve ma mère dans tous ses états. Émile, qu’elle me dit, « j’ai arraché notre pauvre rosier pour en mettre un plus beau et là, entre ses racines, devine ? Un vrai miracle ! » T’imagines ma tronche. Le miracle, je le connaissais. Tu parles, deux ans de gratte qu’elle attribuait à un don du ciel. Moi, il venait de me tomber sur la tête.

Quand avez-vous commencé à jouer en “fixe” ? 
C’était en 1898 chez la mère Delpech, elle tenait un bal à Montreuil. L’ordre y régnait. Tu parles, elle faisait au moins 120 kilos, alors quand elle la ramenait, y en a pas un qui mouftait. Il y avait un vieil Italien  qui assurait le turbin sur son biniou. C’était pas un caïd, mais moi je l’trouvais bon. Il m’a laissé sa place plusieurs week-ends de suite pendant quelques heures. Au bout de trois semaines, la buvette explosait. Les gens venaient voir le plus jeune as de l’accordéon. Alors la mère Delpech, qu’avait un compte en banque à la place du cœur, a dit au vieux Rital que c’était fini pour lui, que dorénavant ce serait le petit Vacher qui charmerait les esgourdes de sa clientèle distinguée. Un soir en sortant, le vieux Rital m’a sauté dessus avec un surin. J’ai pu l’éviter, à peu près. Mais il m’avait planté la main, pas trop grave mais spectaculaire. J’ai toujours une cicatrice en étoile à la main droite. À l’époque, j’avais pensé qu’il était raide fou. Plus tard un soir en regardant ma balafre, j’ai compris que j’avais piqué le boulot d’un gars, qu’avait, vu son âge, que la musique pour manger, lui et sa famille. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, mais j’y pense souvent, avec une certaine tristesse. Le lieu est devenu très prisé, je gagnais 6 francs par jour. Un peu avant 1900, il y avait Leca et Manda, qui fréquentaient le lieu, j’y ai donc connu Amélie Elie, plus connue sous le nom de Casque d’Or.

Tout ça, c’était un peu du “bricolage”. Quand avez-vous joué dans votre premier vrai bal ?
Après Montreuil où mon père m’accompagnait à la batterie, je suis allé jouer au bal du Sabot. Puis à celui de La Chapelle avant qu’il ne soit transformé en bouillon Chartier. Le grand saut a eu lieu en 1910. Mon père a acheté le bal chez Octobre au 46 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève dans le 5e arrondissement. C’était le premier bal rive gauche.

Sous le nom de Bal Vacher puis Bal de la Montagne, le succès a été foudroyant et considérable.

Ce 13 septembre 1910, Louis Vacher a sa mine des mauvais jours. Les deux policiers qui s’éloignent péniblement dans la montée de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève avec leurs bicyclettes viennent de lui délivrer un pli en provenance directe de la préfecture. « Interdiction formelle de jouer de la batterie dans le local — dit bal Vacher — situé au 46 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, sous peine de fermeture immédiate. »
Émile, le fils adopté, a 27 ans. Il esquisse un petit sourire. Il faut dire que le vieux n’est pas un Mozart de la grosse caisse. Et côtoyer d’autres musiciens à la place de ce père qui rythme sa vie musicale depuis maintenant plus de vingt ans n’est pas pour lui déplaire.
En plus, depuis quelque temps, lors de ses heures de loisirs, il retrouve son camarade Charles Péguri, joueur et fabriquant d’accordéons, du côté de la Bastoche. Là, un autre musicien l’a impressionné. Il est Italien et s’appelle Jean Demarco. Toujours en costume et coiffé d’un petit chapeau melon, Demarco joue de la harpe depuis sa plus tendre enfance.
Il est arrivé à Paris voilà cinq ans. C’est un musicien classique, et Émile est ravi d’entendre de la “grande musique”. Voilà que depuis quelques semaines, ils se sont mis à jouer ensemble… et ça marche ! Alors c’est sans complexe que notre jeune surdoué annonce à son père que son remplaçant est déjà connu : ce sera son ami Jean Demarco et sa “grande harpe” classique ! Le Louis aime la musique. Même s’il n’est pas doué, cela le rend triste de quitter le “métier”. Une chose lui importe encore plus que la grosse caisse… C’est la petite, celle où l’on fait sonner l’artiche.
De toute façon il n’a pas le choix. Il faut assurer l’après-midi. Il est déjà 10 heures. Ce sera harpe et accordéon. Bien sûr, les premiers clients et danseurs en cette journée grise de septembre furent au départ surpris. Puis, après quelques danses, séduits. Et carrément conquis à la fin de la journée.
Le succès sera au rendez-vous, faisant du bal Vacher le lieu incontournable des noctambules parisiens : des marlous au bourgeois, des grisettes aux actrices à la mode, des rois du vélo et de la boxe aux princes de la finance. Un nouveau genre était né : le musette, avec ses polkas, ses valses, ses mazurkas et ses javas. Le style ornementé et syncopé de Vacher et de son accordéon “mixte” allait imposer le musette.

Déjà à l’époque, vous aviez des problèmes de voisinage ?
Oui (rires), on a commencé par jouer, mon père à la batterie et moi, mais très vite les voisins se sont plaints du bruit. Alors le vieux est passé à la caisse. Et on a embauché Jean Demarco dit Jean le harpiste, à cause de son drôle de “biniou”. T’imagines, avec le recul, je me marre. On inventait le musette avec l’accordéon, un instrument tout neuf. Mais déjà, l’instrument du peuple et on le mélangeait à la harpe, un des symboles des concerts classiques ! Faut dire que l’argent commençait à rentrer. Je faisais 200 francs par jour. Je ne sais pas si la harpe en est la cause, mais le bal devint un des endroits “select” à Paris où venaient danser les aristos. Les calèches faisaient la queue devant la porte et il n’était pas rare qu’à minuit, on refuse du monde.

Et votre rencontre avec le pianiste Jean Peyronin ?
Là, j’avais quitté le bal de la Montagne en 1921, on l’avait vendu en 1919. Je venais de jouer Chez Gégène, rue des Gravilliers, au Petit Jardin, avenue de Clichy, puis c’est en 1924 à l’Abbaye, rue de Puteaux, où je jouais depuis deux ans, que j’ai commencé à travailler avec Jean PEYRONIN au piano, Charles Chener dit Charlot Jazz au saxo, et Gusti Malla, le gitan, au banjo et à la guitare.

Vous les quittez quand ?
En 1930, quand je pars à la Grande Roue, rue du Mont-Dore, eux restent à l’Abbaye. Mais on est resté potes. On faisait des disques ensemble, quelques galas et surtout, Jean notait les airs que je composais pour les déposer à la Sacem. En 1930, j’ai composé entre autres “Les triolets” et “Reine de musette”, que je lui ai donné, car il lui manquait un sixième titre pour rentrer comme compositeur à la Sacem.

Et Mado, votre femme, quand l’avez-vous connue ?
C’était un soir au bal de la Montagne. J’avais plein de potos dans le vélo. J’étais perché sur mon balcon avec Demarco quand Léon Didier, un as de la pédale, est entré avec deux autres gars et leurs dames. Eux, ils venaient de temps en temps, puis derrière, elle est rentrée. Tu sais, le genre que tu voyais descendre des automobiles devant l’Opéra.

Elle avait un manteau de fourrure incroyable. J’ai stoppé, je suis descendu et je lui ai pris son manteau pour le mettre à côté de moi. Notre vestiaire était propre,  mais pas pour une œuvre pareille. Et puis c’était un peu pour la voir de près et que l’on me présente. Léon m’a présenté à elle, en me disant qu’elle avait perdu son ami voilà un an. Elle m’a à peine regardé. Je suis remonté jouer, les gens commençaient à s’impatienter, je ne l’ai pas quittée des yeux de la soirée. Quand elle est partie, pour moi cela a été comme si le bal était terminé. Grâce à ses beaux-frères et à ses sœurs, je l’ai revue. Mais comment la séduire ? Elle avait tout, l’hôtel particulier, les larbins, le chauffeur. Sa cantine, c’était Maxim’s alors tu parles ! Moi, je n’avais pas encore beaucoup de sous. J’étais juste la vedette pour les petites frappes de la barrière d’Italie… Je l’ai revue, je lui ai fait une cour effrénée. Un jour, je l’ai demandée en mariage. Elle a dit oui. J’ai monté une grande fête avec tous les potes. Elle n’est pas venue. Alors j’ai dit aux invités que c’était une blague et j’ai joué pour eux toute la nuit. On a fini par se marier, quelques années plus tard, juste avec des témoins. C’était la plus merveilleuse des femmes, et tellement belle !

Qu’est-ce que j’ai dû l’emmerder avec ma jalousie. Mais quand t’es sur le perchoir, que tu joues et que tu vois plein d’arsouilles tourner autour de ta femme, faut bien descendre donner le nom du proprio ! Y a jamais eu de problèmes, avec mon quintal (rires) !

Vos accordéons, c’était quoi ?
Oh, j’ai eu différentes marques : Ranco Luigi, Martin Cayla, Paul Beuscher, Fratelli Crosio. Mais dès mes premiers bals, c’était des 3 rangs, 3 voix, 52 ou 72 basses chromatiques.

Toujours entretenus par Charlot, Charles Péguri, le magicien du biniou. Il avait même inventé le système chromatique pour le bando.

Il s’est suicidé ?
Oui, il s’est pendu en 1930 dans son atelier, il ne supportait pas de vieillir !

Vous n’avez jamais joué “chromatique“ des deux côtés ?

J’ai bien essayé un peu. Cayla me disait que l’avenir était là, mais j’avais mon doigté et les coups de soufflet ancrés en moi. Et puis regarde, combien n’ont jamais réussi à faire ce que je faisais avec mon diato, sur leur gros biniou. Encore aujourd’hui, la grosseur de l’artillerie compte peu, seules la précision et la vitesse des tirs font la différence. Vers la fin, quand je ne faisais plus les bals mais du music-hall, j’ai souvent joué pour Philippe Roth dans des salles ou des lieux, comme l’Alhambra, l’ABC, l’Olympia… C’était un gros organisateur de combats de boxe, mais surtout un homme d’affaires. J’avais un sketch, j’étais en train de jouer quand un poster en uniforme rentrait sur scène et me demandait si j’étais Monsieur Émile Vacher, parce qu’il y avait un colis urgent. Bien gentiment, je lui demandais d’attendre en coulisses la fin de mon spectacle.Mais il insistait lourdement, alors je m’excusais auprès du public qui était d’ailleurs déjà plutôt hilare. Là, le préposé m’amenait une énorme malle que j’ouvrais, pour en sortir une autre moins grosse, et ainsi de suite.Au bout de dix, j’avais dans les mains une petite valise, d’où je sortais un petit diato 10 boutons, 2 basses. Je le regardais sous toutes les coutures. Je le faisais couiner un peu. Et d’un seul coup, je te faisais péter une “Valse tyrolienne”, insensée sur ce petit “biniou”. La salle était médusée et enthousiaste, le succès immense. Je l’ai toujours ce petit accordéon. Il est rouge, “fluo” on dirait aujourd’hui.

Vous n’avez jamais arrêté de jouer ?
Pour moi, non. Toute ma vie, j’ai eu un accordéon avec moi partout, dans les hôtels, le week-end à la campagne… J’avais toujours des airs en tête.

Comment faisiez-vous pour les retenir ?
La mémoire. Je n’ai jamais écrit une note de ma vie. Tu sais, la seule loi en bal, c’est la cadence et faire briller les notes.Pour déposer les airs à la Sacem nombreux sont ceux qui ont noté les airs pour moi. Alors pour les remercier ou, comme PEYRONIN, pour rentrer à la Sacem, je leur ai donné des airs, ou plutôt souvent, ils les ont choisis. Ils ne m’ont pas pris les plus mauvais, comme le révélera l’histoire. Mais je m’en foutais ! Moi, c’était la musique et les copains avant tout.

Tu sais, j’ai enregistré plusieurs centaines de titres, pour les marques Idéal, Henry, Barclay, Odéon, Riviera, Parlophone…

À la grande époque, vous avez eu beaucoup de jeunes “doublures” ?

Oui. Geno Autry, Louis Péguri, Jo Privat,Fredo Gardoni, Guérino, Antoine Tedeschi, Tony Murena… Je peux dire que beaucoup de gloires d’aujourd’hui sont venues me demander “l’absolution ” (rires).

Et le jeu, les courses ?
Oui, les courses. J’en étais fou, j’ai nommé de nombreux airs en hommage à ce grand sport : Auteuil, Longchamp, il allait au PMU, au galop… J’y ai tout laissé. Quand j’avais de gros revenus, ma rente tenait le coup. Mais quand je suis passé de mode, ma passion est restée et là, j’y ai tout laissé. Regarde, aujourd’hui, je finis ma vie dans le petit appartement qui me servait de local de répétition, avant d’aller au bal. Mais je m’en fous, j’ai bien vécu. La seule chose, c’est que je suis malade et que à part les droits d’auteurs— si je suis joué ! — je laisse pas grand-chose à Mado, elle qui a été deux fois “millionnaire“ dans sa vie. Mais tu sais, elle ne m’en a jamais voulu.


Vous ne jouez plus ?

Non. On m’invite de temps en temps, un peu comme un fossile de la préhistoire. On veut toucher le “créateur du genre musette“. Je ne suis pas dupe. Les acteurs du genre musette d’aujourd’hui en ont rien à foutre du père Vacher. Tu verras, le jour où j’irai au paradis des musiciens, ils ne seront pas nombreux à accompagner ma boîte au cimetière. Ils seront certainement en tournée et seront navrés. Moi, j’ai toujours fait le bien, respecté les gens. Alors si, à l’approche de l’an 2000, ma musique résonne encore un peu, si le “biniou” est toujours le roi de la guinche, moi de là-haut, je serais comme un ange.

ÉMILE VACHER DÉCÉDA DES SUITES “D’UNE LONGUE MALADIE” LE 14 AVRIL 1969.

Origine de ce magnifique article:

http://blogs.mondomix.com/accordeon.php/2009/01/23/emile-vacher

Voir sur le site:

http://blogs.mondomix.com/accordeon.php

ÉMILE VACHER DÉCÉDA DES SUITES “D’UNE LONGUE MALADIE” LE 14 AVRIL 1969.

78 tours Emile VACHER

Je vous propose des enregistrements personnels récupérés sur des 78 tours.

J’ai essayé de ne pas trop filtrer le son afin de ne pas « détruire » les enregistrements.

Ecouter ces raretés sur le lien de mon compte SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/emile-vacher-le-genre-musette

BOB DYLAN, PRIX NOBEL DE LITTERATURE ? (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Bob DYLAN,

Bob DYLAN jeune en 1961

Prix NOBEL

de Littérature ?

(Thierry LAMIREAU)

« BLOWING

IN THE WIND »

à la mode

Thierry LAMIREAU

Ce jeudi 13 octobre 2016, Bob DYLAN vient de recevoir le Prix NOBEL de Littérature.

C’est pour le moins étonnant et exceptionnel, n’est-ce pas…

Je viens de décider, à cette occasion, de réaliser un petit montage audiovisuel « à la mode de chez nous », correspondant plus aux terribles conflits actuels réalisés pour la plupart avec des armes polluant, CHIMIQUEMENT et RADIOACTIVEMENT, la planète pour 4,5 milliards d’années (l’âge de notre terre)…

Ce montage personnel illustre l’INCONSCIENCE CRIMINELLE des Etats et de leurs décideurs qui, par crainte de plaintes de juridictions nationales ou internationales, ont TOUS classé SECRET DÉFENSE l’utilisation de telles SALOPERIES touchant essentiellement l’ADN des êtres vivants et des civils en particulier…pendant les conflits et…longtemps après les conflits…

ATTENTION, ce document vidéo comporte des images TERRIBLES.

Voir mon montage ici avec trois interprétations différentes enchaînées (à vous de retrouver les trois interprètes !):

https://www.youtube.com/watch?v=reLAZqxMEWk&feature=youtu.be

Voir ici pour plus d’informations:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2016/10/08/armes-a-luranium-et-autres-saloperies-une-pollution-majeure-eternelle-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr/

BLOWING IN THE WIND 

-Soufflé dans le vent-

Bob DYLAN Reuter 2016

(Bob DYLAN)

La chanson Blowin’ in the Wind a été écrite en avril 1962 par Bob DYLAN, à New York, dans un café de Greenwitch Village, The Commons, qui deviendra le Fat Black Pussycat.

C’est une chanson poétique, pétrie d’humanisme et de pacifisme, qui s’inscrit dans le mouvement et les chants protestataires, les protest songs, de la jeunesse de l’époque. Elle est inspirée par un air des esclaves noirs, dans la tradition du folk. L’auditeur est invité à se poser de multiples questions fondamentales et, au terme de sa réflexion, à trouver lui-même la réponse dans le vent, c’est à dire, dans le souffle de l’Histoire.

C’était l’époque de la guerre du Vietnam…

Le succès est mondial. La chanson Blowin’ in the Wind sera interprétée par des dizaines de chanteurs célèbres comme Joan Baez, Elvis Presley, Hugues Aufray et Stevie Wonder. Le chanteur-compositeur français Richard Anthony l’a reprise en 1964 sous le titre « Ecoute dans le vent ». 

How many roads must a man walk down

Combien de routes un homme doit-il parcourir

Before you call him a man ?
Avant que vous ne l’appeliez un homme ?
Yes, ‘n’ how many seas must a white dove sail
Oui, et combien de mers la colombe doit-elle traverser
Before she sleeps in the sand ?
Avant de s’endormir sur le sable ?
Yes, ‘n’ how many times must the cannon balls fly
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Before they’re forever banned ?
Avant d’être interdits pour toujours ?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
The answer is blowin’ in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.

How many years can a mountain exist
Combien d’années une montagne peut-elle exister
Before it’s washed to the sea ?
Avant d’être engloutie par la mer ?
Yes, ‘n’ how many years can some people exist
Oui, et combien d’années doivent exister certains peuples
Before they’re allowed to be free ?
Avant qu’il leur soit permis d’être libres ?
Yes, ‘n’ how many times can a man turn his head,
Oui, et combien de fois un homme peut-il tourner la tête
Pretending he just doesn’t see ?
En prétendant qu’il ne voit rien ?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
The answer is blowin’ in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.

How many times must a man look up
Combien de fois un homme doit-il regarder en l’air
Before he can see the sky ?
Avant de voir le ciel ?
Yes, ‘n’ how many ears must one man have
Oui, et combien d’oreilles doit avoir un seul homme
Before he can hear people cry ?
Avant de pouvoir entendre pleurer les gens ?
Yes, ‘n’ how many deaths will it take till he knows
Oui, et combien faut-il de morts pour qu’il comprenne
That too many people have died ?
Que beaucoup trop de gens sont morts ?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
The answer is blowin’ in the wind.

Pour cette chanson, voir cette magnifique vidéo de Bob DYLAN jeune:

https://www.youtube.com/watch?v=vWwgrjjIMXA

CARPE DIEM,

Thierry LAMIREAU

ARMES A L’URANIUM ET AUTRES SALOPERIES: UNE POLLUTION MAJEURE ETERNELLE (Thierry LAMIREAU:lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Armes à l’URANIUM:

Une pollution MAJEURE

éternelle

Explosion d'armes à l'URANIUM

(Thierry LAMIREAU)

-Un remontage vidéo proposé par Thierry LAMIREAU-

Je vous propose un montage de trois vidéos (vidéos non exhaustives) sur le thème de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres saloperies CHIMIQUES et RADIOACTIVES.

1/ Depleted Uranium »
Un film par ICBUW et IKU PAX CHRISTI

2/ « Uranium appauvri, un tueur si présentable »
Par Jacques CHARMELOT. Réalisé et filmé par François CHAYE.
Producteurs: Daniel RENOUF et Sylvie STEINEBACH.
Production: SYSTEM TV

3/ Les effets des armes à l’Uranium appauvri » (extraits)
Origine: extrait tiré du film « Pétrole et uranium appauvri, les dessous de la guerre du Golfe ».
Production: Free Will Productions
Production, réalisation: Gerard UNGERMAN et Audrey BROHY

Armes UA de l'entreprise française NEXTER

Ce nouveau montage est un choix personnel d’extraits remis sous une autre forme afin de garder une présentation claire des problèmes liés à l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » et autres produits chimiques ET radioactifs.

TOUS les pays entrant dans des conflits majeurs ACTUELS (comme ceux de la « coalition ») UTILISENT JOURNELLEMENT ces armes (au sol et par les airs).

HOLLANDE enterre ses armes à l'URANIUM APPAUVRI SECRET DEFENSE
TOUS ces pays ont classé SECRET DEFENSE l’utilisation de ces armes parce qu’ils savent qu’ils peuvent un jour être poursuivis pour « Crime contre l’Humanité » même s’ils s’appuient sur des documents SCANDALEUX et MENSONGERS de l’OTAN, de l’ONU, de l’OMS et de l’AIEA qui stipulent que ces armes sont « des armes habituelles et qu’aucune étude n’a mis en relief une quelconque conséquence nocive à long terme pour la santé et pour l’environnement » !
Rappelons que les effets de ces armes agissent sur l’ADN des êtres vivants et ce pour…4,5 milliards d’années…C’est-à-dire la durée de vie de notre planète terre !

NOTA:
Considérant l’IMPORTANCE du sujet, j’ose espérer que les auteurs et producteurs des trois vidéos choisies pour mon montage seront compréhensifs et ne me CENSURERONT pas !
Ce serait un comble d’autant que j’ai réalisé ce travail bénévolement !

Voir ici le montage vidéo que je vous propose:

https://www.youtube.com/watch?v=xb_Vz432ha4&feature=youtu.be

LE DRIAN aime le genre humain

RAPPEL pour la FRANCE:

La FRANCE utilise chaque jour ces armes mais en NIE officiellement l’existence dans son matériel.
Les versions utilisées sont issues de la technologie américaine mais ce sont bien des armes françaises in fine.
Il existe une version à l’uranium « appauvri » appelée STABALLOY.

La version habituelle à l’uranium « appauvri » est marquée:

OFL- APFSDS F2 (F2 très important)
Ce sont des obus ou missiles dits « flèches » dont la traduction est:
Obus Flèche- Armour Piercing Fin Stabilized Discarding Sabot
(Source, entre autres,: Jane’s InformationGroup)

La France utilise ces armes TOUS LES JOURS à travers les armes GBU 15, 31, 24, 27, 39, 49, etc. Elles sont équipées de pénétrateurs BLU 109 B ou équivalent.
Les aéronefs MIRAGE 2000, TIGRE, GAZELLE, RAFALE, ATLANTIQUE 2, bientôt les DRONES, et autres matériels au sol comme le « fameux » CAESAR (canon 155 mm sur camion très mobile) avec son obus « BONUS » fourni par la maison NEXTER UTILISENT des armes à l’uranium « appauvri ».
Pourtant, soit la FRANCE NIE cette utilisation d’armes soit elle ne répond pas !
J’attends d’ailleurs toujours des réponses à mes courriers ou mails envoyés au Président HOLLANDE ou au ministère de la Défense…

Mail envoyé à JY LE DRIAN

Modélisation contamination radioactive par armes URANIUM

Pour rappel, revoir ici:

https://www.change.org/p/d%C3%A9put%C3%A9-e-s-et-s%C3%A9nateurs-trices-la-france-doit-arr%C3%AAter-d-utiliser-des-armes-%C3%A0-l-uranium-appauvri

DRUCKER et les armes à l'URANIUM

Ce qui est aussi frappant (si je puis dire) c’est qu’aucun-e élu-e de la Nation française (Député, Sénateur) et AUCUN journaliste (même de MEDIAPART ou de LE CANARD ENCHAÎNE) ne parle de l’utilisation par la FRANCE de ces armes à l’uranium « appauvri » !…

Mail de Claire TESSON émission FRANCE 2

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2013/12/15/exclusif-armes-a-luranium-appauvri-france-inter-la-voix-est-censuree-le-canard-enchaine-lomerta-totale-thierry-lamireau-lesoufflecestmavie-unblog-fr/

Il y a même une désinformation totale organisée sous forme de PROPAGANDE SCANDALEUSE comme régulièrement sur FRANCE 2…avec des images fournies par l’armée française ET le ministère de la Défense.

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/01/04/france-2-la-television-publique-sous-linfluence-de-larmee-francaise-et-des-journalistes-qui-nont-plus-que-le-nom/

Vous avez dit « libre expression » et « liberté de la presse » ?
On se MARRE !

GBU 31

En clair:

CIRCULEZ, y’a rien à voir !

Il faut défendre l’honneur du pays contre ces gros porcs de « terroristes » alors CHUT, ne pas dire que nous POLLUONS TOTALEMENT la planète pour 4,5 milliards d’années y compris le genre humain… pour l’éternité.

C’est donc une sorte de SUICIDE COLLECTIF fait SCIEMMENT pour le profit immédiat de quelques autres « gros porcs »…

Thierry LAMIREAU
Ancien irradié et malade, notamment à cause de l’uranium « appauvri » par les déchets de l’ancienne usine militaire de la région parisienne du BOUCHET.

Voir ici pour ce commentaire:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

CARPE DIEM

CREATION SONORE PERSONNELLE. « IF YOU KNOW ME ». (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Création sonore 

Photo détail d'une table de mixage

« If you know me »

(Thierry LAMIREAU)

Un modeste essai personnel de mélange de sons, de samples et de rythmes pour rester dans une certaine cohérence sonore.
La prise de son des ambiances a été réalisée avec:
DAT TEAC DAP20 + microphone stéréophonique (xy) AUDIOTECHNICA AT 825 + perche et suspension LTM.
Travail effectué sur mon ordinateur portable avec le logiciel AUDACITY.

Merci de me dire si vous trouvez cela NUL ou réussi.
Merci d’argumenter si vous êtes un professionnel du son ou de la radio.

Pour l’écoute, aller sur mon lien SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/creation-sonore-if-you-know-me-par-thierry-lamireau

Bonne écoute.
Thierry LAMIREAU

Publié dans : ENREGISTREMENTS SONORES | le 29 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

RARE. DOCUMENTS SONORES DE 1932 A 1957 SUR L’ART DE MARIANE OSWALD. (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

-L’Art de Mariane OSWALD-

MAGNETOPHONE REVOX

Problème social,

Mariane et les poètes,

réalisme poétique.

(Thierry LAMIREAU)

Je vous propose un choix tiré de mes archives sur l’Art de Mariane OSWALD avec des documents sonores provenant de disques 78 tours (dès 1932) et d’émissions radiophoniques enregistrées sur disques « souples » (78 tours) après 1945.

Pour plus d’infos, je vous renvoie vers le lien WIKIPEDIA sur Mariane OSWALD:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marianne_Oswald

J’ai essayé de ne pas trop filtrer le son de chaque disques 78 tours, travail difficile et très subjectif…

Veuillez trouver mon lien SOUNDCLOUD pour retrouver ces documents:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/lart-de-mariane-oswald-dapres-des-archives-de-1932-a-1947

NAGRA III

TITRES:

1/ En m’en foutant (André et Didier MAUPREY)

2/ Pour m’avoir dit je t’aime (MAUPREY) -1932-

3/ Le grand étang (Jean TRANCHANT et Arthur HONNEGER) -1932-

4/ La complainte de KESOUBA (B. BRECHT) -1932-

5/ Sans repentir (B.BRECHT) -1933-

6/ Appel (Jean TRANCHANT) -1934-

7/ L’émigrante (Gaston BONHEUR et VALBERG) – 1935-

8/ Jeu de massacre (Gaston BONHEUR, Maurice YVAIN, Henri Georges CLOUZOT) -1934-

9/ Mon oncle a tout repeint (Jean NOHAIN) -1933-

10/ Les bruits de la nuit (J.PREVERT et Joseph KOSMA) -1937-

11/ Le cancre (J.PREVERT et Joseph KOSMA) -1949-

12/ L’écolière (René CHAR) -1957-

13/ Les boules de neige (Paul FORT et Louis BAYDTS) -1935-

14/ Evidemment bien sûr (Jean VARIO et Christiane VERGER) -1935-

15/ Anna la bonne (Jean COCTEAU) -1934-

16/ La dame de Monte Carlo (Jean COCTEAU) -1936-

17/ Sarabaya Johnny (Kurt WEILL et A. MAUPREY) -1947-

La boucle retrouvée (Robert CABY et Guillaume APOLLINAIRE) -1947-

Deux morceaux tirés d’une émission de la RDF diffusée le 28 août 1947. 

Avec une présentation exceptionnelle de Albert CAMUS.

Bonne écoute et merveilleuse découverte.

Thierry LAMIREAU

 

Publié dans : ENREGISTREMENTS SONORES, PETITES PHRASES ET POEMES | le 28 septembre, 2016 |4 Commentaires »

BAYOU SECO: mélodies traditionnelles de l’ARIZONA et de LOUISIANE par Thierry LAMIREAU (lesoufflecestmavie.unblog.fr)

EXCEPTIONNEL

-BAYOU SECO-

Photo présentation Facebook BAYOU SECO

Mélodies traditionnelles

de

l’ARIZONA

et de

LOUISIANE

(Thierry LAMIREAU)

Avec Jeanie MC LERIE et Ken KEPPELER

Un concert, un cours de violon (à 1h 4mn 34s) et un enregistrement au domicile des musiciens avec interview (à 2h 15mn 24s).

Prises de sons et interview en 1994 et 1995: Thierry LAMIREAU.

Matériel utilisé: DAT TEAC DAP20 + Microphone AUDIOTECHNICA  AT 825 (stéréo xy) sur perche et suspension LTM.

Magnétophone NAGRA III + microphone LEM DO21B pour l’interview. 

L’interview est insérée dans la troisième partie du mixage avec l’enregistrement personnel des musiciens.

Lieu: le Grand Bal de l’EUROPE à GENNETINES (créateur: Bernard COCLET).

Montage et mixage sur ordinateur portable: Thierry LAMIREAU.

Enregistrement de la troisième partie du mixage réalisé au domicile des musiciens par eux-mêmes en 2003:

« BAYOU SECO DUO. High desert dreams and dances ».

BAYOU SECO Jeanie et KEN

Une découverte magnifique, rare et exceptionnelle avec ces deux musiciens-luthiers habitant ALBUNKERQUE au Nouveau-Mexique.
Ils ont pris le temps d’effectuer un collectage minutieux auprès des indiens de l’ARIZONA comme le regretté Eliot JOHNSON.
Un formidable travail de préservation du patrimoine indien et une transmission directe auprès des enfants.
Une belle conscience alliée à une sensibilité peu courante.
Vous allez découvrir des musiques qui sortent de la mémoire collective et qui ne seront pas transmises…par les indiens.

Attention, le mixage est long (presque 3h30)mais « faut laisser passer le temps » dit-on en LOUISIANE…

Bonne écoute sur le lien de mon compte SOUNCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/bayou-seco-melodies-traditionnelles-de-larizona-et-de-louisiane-par-thierry-lamireau

Thierry LAMIREAU

NOTA:

En cliquant sur le titre de l’article vous obtiendrez un « plein écran » du sujet pour plus de confort.

Jeanie et Ken, je pense bien à vous. Un grand bonjour si vous arrivez sur ces documents par hasard sur internet !
Vous êtes des êtres FORMIDABLES.

Jeanie MC LERIE et les enfants au violon

Titres des morceaux de la troisième partie:

1/ Music in the air 2/ Lucia 3/ Billy(Bob DYLAN)Ram’s Horn Music ASCAP
4/ Frijole Symphony – Frijole Beans – Frijolitos Pintos
5/ Valse à chataigner / Rabbit Stole the Pumpkin
6/ Lazy Heart (Tom MITCHELL)Yabut Music
7/ Barretero 2 Step 
8/ Fair Lady of the Plains / Bell Breakdown
9/ Corrido de Wingate / La Indita
10/ Aint’Gonna Work Tomorrow (A.P CARTER)Ralph Peer Int. ASCAP
11/ Three-Way Hornpipe / Texas
12/ CrookedTrail to Holbrook / Doumé the Cowboy
13/ Cleofes Ortiz Medley (Munequita Linda / Portalito / 4×4
14/ Mignonne Allons Voir Si La Rose (Pierre De RONSARD)
15/ Polka a la Lena (Ken KEPPELER) Buvette Music BMI
16/ Sweet Jane 17/ TarahumaraTune

Toutes les photos sont tirées du site FACEBOOK de BAYOU SECO.

https://www.facebook.com/Bayou-Seco-129592610430882/

Publié dans : ENREGISTREMENTS SONORES, NATURE, PHOTOS | le 24 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

SOUVENIR D’UN WEEK-END A LA BNF POUR LE CONCOURS PHONURGIA NOVA 2016 (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Souvenir d’un weeek-end

à la BNF

pour le concours

PHONURGIA NOVA 2016

Image concours OHONURGIA NOVA BNF

(Thierry LAMIREAU)

Dans son mot d’introduction, sur la plaquette du programme PHONURGIA NOVA AWARDS 2016, Marc JACQUIN a fait référence à Pierre SCHAEFFER et aux « auteurs capables des explorations radiophoniques les plus audacieuses ».

En tant qu’auditeur j’ai pu découvrir de MAGNIFIQUES œuvres d’auteurs et notamment dans la catégorie « Prix Découvertes Pierre SCHAEFFER ».

Comme l’a souligné le réalisateur Alexandre PLANK, membre du jury, « les jeunes réalisateurs de cette catégorie auraient pu haut la main participer aux autres catégories tellement le niveau était élevé pour ce groupe ».

Pendant ces deux jours j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écoute de cette sélection.

Globalement, à mon avis, rien de nouveau dans les catégories « Field recording » « archives de la parole » et « Radio Art ».

L’art de la « Fiction Francophone » et des « Prix Découvertes Pierre SCHAEFFER » a été plus intéressant pour moi car plus complexe et complet à réaliser.

Le jury a été sensible au sujet d’Aurélia BALBONI « Les mots de ma mère » ou l’on découvre le décalage entre le monde de la fille et celui de la mère atteinte d’une maladie neurodégénérative.

Le jury a apprécié le traitement du sujet difficile et a voulu « transmettre son émotion » face à la situation présentée par Aurélia BALBONI et les studios ACSR et CINETROUPE.

Jean-loup GRATON, membre du jury, a voulu « s’autoriser à une certaine subjectivité ».

C’est le choix et le droit du jury. Cela ne se discute pas.

Cependant, il est surprenant d’entendre parler ainsi de « subjectivité » de la part de professionnels du son et de la parole. C’est comme si un journaliste nous parlait d’objectivité dans son travail !

TOUT CHOIX EST SUBJECTIF…

Attribution des prix:

http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/

PHONURGIA NOVA

Et pour mon sujet sélectionné ?

David COLLIN s’est exprimé en disant: « c’est faire des archives avec des archives » !…ou comment ne pas dire que mon traitement est ringard, vieillot, etc. Pascal MOUNEYRES a « regretté que je ne sois pas allé plus loin dans mon essai de fiction » et tous les autres membres du jury n’ont pas souhaité s’exprimer dans le débat public.

Soyons clair. Je n’ai absolument pas voulu entrer dans l’originalité de la présentation.

Je suis resté volontairement dans le « non original » en présentant un reportage (résumé de l’histoire de RADIO LIMOGES jusqu’à RADIO FRANCE), un entretien (avec Georges Emmanuel CLANCIER, poète, romancier et grand acteur de l’histoire de la radio dont à RADIO LIMOGES) et un essai de fiction très modeste.

Certains ont parlé de « redondances »…c’était volontaire de ma part.

Le jury a « pris son pied » avec le document « Soundwalk Collective » sur des archives de Jean Luc GODARD.

Côté redondance, on était servi !…ah non, pardon, c’était des répétitions artistiques…nuance. C’était « comme un film de GODARD sans les images » ont dit certains membres du jury. Certes, le sujet était bien ficelé techniquement. Personnellement je me suis bien ennuyé au bout de cinq minutes…mais bon, le nom était lâché…alors attention, GODARD, pas touche !

Il est clair que la petite partie « fiction » de mon sujet ne pouvait absolument pas rivaliser (vu le sujet très simple de l’auditeur « basique » dans sa voiture) avec les autres fictions merveilleuses au texte souvent « léché » et littéraire.

Il est évident que mes petits moyens techniques à domicile ne pouvaient rivaliser avec ceux de studios privés ou officiels de radios. Cependant, j’ai estimé que ma voix, (pas pro du tout) convenait totalement au petit sujet de fiction proposé. 

En définitive, je me suis demandé ce que je faisais dans ce concours…

J’ai pensé simplement (naïvement donc) que ma présentation de l’histoire d’une radio et de ses archives très rares pouvait entrer dans la catégorie « Prix Archives de la Parole ». 

Faut-il rappeler que j’ai pu sauver et « gérer » pendant 17 années 8m3 d’archives trouvées dans des poubelles, le garage et le grenier de RADIO LIMOGES !

A l’époque l’INA ne « souhaitait pas récupérer les archives d’une station régionale »…17 ans plus tard l’INA, ayant changé de politique de gestion de certaines archives, s’est réveillé en envoyant un camion avec deux techniciens pour récupérer le lot chez moi et tout rapporter dans les locaux de l’INA ATLANTIQUE.

Si le jury s’est dit « ému » à l’écoute du témoignage « Les mots de ma mère », j’ai bien noté qu’il n’était pas autant ému par l’écoute de voix contenues dans mes exemples d’archives. C’est son choix.

Encore une fois, nous réagissons SUBJECTIVEMENT. 

Personnellement, j’ai vécu pendant des années une situation similaire avec ma pauvre mère. Il est clair que mon « émotion » a été différente de celle du jury. Je n’ai pas trouvé autant d’originalité dans le sujet « Les mots de ma mère »pour cette raison.

Par contre, j’ai ressenti beaucoup d’émotion en découvrant ces voix oubliées par TOUS lorsque j’ai posé un 78 tours ou les vieilles bandes magnétiques en galette sur les plateaux de mes magnétophones.

Donc, en résumé, à la question, ai-je présenté un sujet « original » ? La réponse est NON.

fichier pdf phonurgia-awards-2016

console de mixage radio

Un questionnement chez moi

Je me suis donc demandé ce qui pouvait expliquer un si grand décalage entre l’avis du jury et le choix du Comité de Sélection de PHONURGIA NOVA.

J’ai directement posé la question à Marc JACQUIN qui m’a simplement et très rapidement répondu: « c’est le choix du Comité de Sélection ».

Bon d’accord, mais pourquoi avoir gardé mon sujet parmi les 34 participants alors qu’au départ il y avait 199 envois ? Là, pas de commentaire. 

Je n’ai donc pas de réponse par rapport à mon questionnement ce qui me met très mal à l’aise.

Autre interrogation, liée cette fois à la diffusion publique des fichiers sonores dans l’auditorium de la BNF.

Pendant ces deux jours, TOUS les sujets ont été diffusés à un niveau sonore très correct qui vous mettait dans l’ambiance sans trop d’agressivité.

D’ailleurs, PHONURGIA NOVA a communiqué sur internet pour montrer ses essais de matériel ( très bons HP de marque CABASSE) et de niveau sonore.

L’on a pu ainsi apprécier une oeuvre où l’auteur mélangeait un craquement vierge de 33 tours sur des sons numériques actuels. Ce craquement était même diffusé seul à un niveau faible que l’on entendait très bien.

Or, mon sujet a été le SEUL a être diffusé à un niveau sonore très FAIBLE. Ce qui a détruit totalement mon travail où l’on rencontrait la dynamique de 78 tours et le son plus faible d’une pluie d’orage dans la fiction. 

J’étais même obligé de faire un effort pour comprendre les paroles alors que je connaissais le montage ! Que dire des auditeurs dans la salle ?

J’ai souligné en direct le problème à Marc JACQUIN. Ils ont simplement remonté très légèrement le niveau sonore (pas suffisant) pendant la diffusion de mon sujet. Quoi de mieux pour dézinguer mon travail !

Pour le respect de ce que je présentais (quoi que l’on pense sur le fond), il aurait été correct de tout arrêter et de recommencer la diffusion à un niveau sonore semblable aux autres concurrents.

C’est d’ailleurs ce qui a été fait pour un autre concurrent lorsque la lecture a été mauvaise au début.

Me concernant, la réponse de Marc JACQUIN aura été de dire que: « Certaines personnes avaient trouvé la diffusion des sujets d’avant trop forte ». 

Petit problème, TOUTES LES AUTRES DIFFUSIONS ont été proposées à un niveau correct, normal, plus fort.

Je n’ai rien à dire de plus sur l’avis du jury très compétent.

J’estime simplement assez DOMMAGEABLE que le comité ait agit ainsi avec mon enregistrement.

Photo détail d'une table de mixage

Le « milieu du son »

Enfin, j’ai eu l’impression que le fonctionnement du « milieu du son » restait dans « l’entre-soi ». Mais rien d’étonnant, cela existe aussi dans d’autres sphères.

J’ai noté aussi une belle incohérence:

Le prix « Field Recording » a été remis par un lobby de…la CHASSE !

Il faudra m’expliquer comment l’esprit des « Chasseurs de Sons » est proche de celle de chasseurs généralement « viandards ». (je ne mets pas en cause les chasseurs qui partent à la chasse surtout pour être dans la nature).

Il faut noter que d’autres auteurs ont émis un texte pour signifier leur désaccord:

http://audioblog.sonatura.com/wp-content/uploads/2016/07/lettre_ouverte.pdf

Donc, en résumé, une écoute personnelle des différents sujets très intéressante et un gros malaise par rapport à mon sujet pour les raisons citées précédemment.

Bref, tout ceci n’est PAS BIEN GRAVE mais je voulais le dire.

En espérant que la mémoire sonore soit vraiment prise en considération un jour dans les espaces culturels de notre pays…

Thierry LAMIREAU

Rappel de mes enregistrements.

Le court pour la diffusion:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/g-e-clancier-radio-et-poesie-participation-concours-phonurgia-nova-2016

Le long pour la compétition:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/interview-ge-clancier-la-radio-a-limoges-et-a-paris

NOTA:

Les dates indiquées pendant l’enregistrement de la fiction sont celles des diffusions précisées sur les 78 tours…et pas celles du décès de Jean GIRAUDOUX par exemple !

RADIO ARCHIVES- « ON GRAVE A DOMICILE ». LA PHONOTHEQUE NATIONALE. EMISSION DE FRANCE CULTURE (1989) (ThierryLAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

RADIO ARCHIVES

MAGNETOPHONE REVOX

« On grave à domicile » 

-La Phonothèque Nationale-

Emission de FRANCE CULTURE de 1989
Par Claire CHANCEL et Marc FLORIOT
Equipe technique: Josette ETIE et Marie-Noëlle BARBARIN

MAG SCHLUMBERGER F 230 stéréo

Une histoire des premiers appareils d’enregistrements sonores avec des documents de la Phonothèque Nationale à partir de 1890.
En compagnie de Marie-France CALAS et Marc FONTAINE.
J’ai remanié légèrement l’émission en serrant un peu plus le montage et en mettant les deux émissions qui avaient été diffusées, à l’époque, les 3 et 10 mars 1989.

NOTA: Il n’y a pas le générique de fin. 

Bonne écoute.

Le lien est ci-dessous:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/radio-archives-la-phonotheque-nationale-3-mars-1989-emission-de-france-culture

Thierry LAMIREAU

Publié dans : ENREGISTREMENTS SONORES | le 14 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

LES CHASSEURS DE SONS EMISSION FRANCE INTER DU 8/02/1987 (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

« Les Chasseurs de Sons »

NAGRA III

Emission de

FRANCE INTER

(8 février 1987)

 Série « 15-115″ de Brigitte VINCENT et Gilles DAVIDAS

Invités en studio:

Michel LANIAU, lauréat 1987 CIMES.
Paul ROBERT, producteur à FRANCE CULTURE.
Guy TAVERNIER, lauréat CIMES et Président de l’Association Française des Chasseurs de Sons.

Une heure pour parler de l’histoire de ces « chasseurs de sons ».
Une heure pour remercier le créateur des magnétophones NAGRA, Stefan KUDELSKY.
J’ai remonté légèrement l’émission.

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/les-chasseurs-de-sons-france-inter-8-fevrier-1987-propose-par-thierry-lamireau

Bonne écoute.

Thierry LAMIREAU

NOTA:

Aller vers le lien ci-dessous pour le sujet sur les « cueilleurs et tailleurs de sons »:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/10/13/hommage-a-yann-paranthoen-et-stefan-kudelski-les-cueilleurs-et-tailleurs-de-sons-de-la-radio-thierry-lamireau/

Publié dans : ENREGISTREMENTS SONORES, NATURE, TEXTES DRÔLES | le 13 septembre, 2016 |Pas de Commentaires »

G.Emmanuel CLANCIER, Radio et Poésie Participation au concours PHONURGIA NOVA 2016 (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

GeorgesEmmanuel

CLANCIER,

Radio et Poésie

Photo détail d'une table de mixage

Participation au concours

PHONURGIA NOVA 2016

(Thierry LAMIREAU)

Image concours OHONURGIA NOVA BNF

Une histoire de Radio, et de Poésie 

avec Georges Emmanuel CLANCIER

Sujet participant au Concours

PHONURGIA NOVA 2016

-Catégorie-

« Prix Archives de la Parole »

Heureux d’apprendre que cette production sonore personnelle puisse participer au Concours PHONURGIA NOVA 2016.

PHONURGIA NOVA

Une manière de proposer mon modeste travail de citoyen face à de GROSSES POINTURES INTERNATIONALES du son et de la radio.
Content d’être en compétition à la BNF à PARIS ce week-end du 17/18 septembre 2016.

Image PHONURGIA NOVA en public

Flatté d’être « jugé » par des professionnels du son en public.
Une écoute publique et une délibération publique du jury est un challenge très intéressant pour moi surtout en un lieu si prestigieux.

Phonurgia Nova2016 les oreilles du Jury

Même si je ne suis pas primé, la reconnaissance de mon travail est déjà là avec cette sélection pour participer au Concours PHONURGIA NOVA 2016.

fichier pdf phonurgia-awards-2016

199  enregistrements reçus, 17 pays en compétition, 34 œuvres sélectionnées…Tu vois la « pression » du truc pour un petit bonhomme comme moi ?

Lien de PHONURGIA NOVA pour le programme et les informations mises à jour régulièrement:

http://phonurgianova.blog.lemonde.fr/

J’ai mis dans le même sujet, un reportage, une interview et une fiction.

Ecouter des raretés après un sauvetage de 8 m3 d’archives sonores aura été aussi une sacrée histoire pour moi d’autant que j’ai dû tout transporter, écouter et conserver pendant 17 années avant de tout rétrocéder à l’INA ATLANTIQUE.

La Semaine du Son Phonurgia Nova BNF

De magnifiques archives de RADIO LIMOGES sauvées en fouillant dans les poubelles sur les trottoirs, dans la cave et dans le grenier de l’ancienne station locale…

Tiens, comme exemple, j’ai retrouvé mon père dans une poubelle !

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2014/10/15/exclusif-mes-archives-sonores-mon-pere-gilbert-lamireau-face-a-ses-responsabilites-la-ville-petrifiee-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr/

REVOX A 77

Le reportage, l’interview, la fiction ont été réalisés avec du matériel analogique (NAGRA III, magnétophones SCHLUMBERGER, REVOX, etc) ce qui veut dire que le montage (au ciseau sur les bandes magnétiques) et le mixage ont été faits chez moi. 
J’ai produit le mixage final sur mon ordinateur portable avec le logiciel AUDACITY. 

MAG SCHLUMBERGER F 230 stéréo

Le Concours PHONURGIA NOVA impose une écoute maximum de 20 minutes. La durée de mon travail est de 19’57″ !
Cette version est plus courte que l’autre présente sur mon compte SOUNDCLOUD https://soundcloud.com/lamireau-thierry ou sur mon blog lesoufflecestmavie.unblog.fr
J’ose espérer que ce document vous plaira.

Ecoute de la version courte publique sur le lien SOUNDCLOUD:

https://soundcloud.com/lamireau-thierry/g-e-clancier-radio-et-poesie-participation-concours-phonurgia-nova-2016

REMARQUE IMPORTANTE:

Seule la version longue envoyée au comité de sélection de PHONURGIA NOVA compte. Dommage, je la trouve moins « bonne » que la version courte !

Version longue de 30 minutes:


https://soundcloud.com/lamireau-thierry/interview-ge-clancier-la-radio-a-limoges-et-a-paris

Photos:

PHONURGIA NOVA / SYNTONE / personnelle / REVOX /

Thierry LAMIREAU

NOTA:

Les dates indiquées dans l’enregistrement de la fiction finale sont celles de la diffusion des 78 tours et pas…celles du décès de Jean GIRAUDOUX par exemple !

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