LE « DEBAT » HOLLANDE-SARKOZY: UNE PRESTATION PITOYABLE ! (Thierry LAMIREAU)

LE

LE « DEBAT » HOLLANDE-SARKOZY:

UNE PRESTATION PITOYABLE !

Mercredi 2 mai 2012:

l’émission télévisée avec les deux

candidats à la présidentielle française.

2h50 de prestation pitoyable avec

un candidat-président et un

éventuel futur président de la République

française.

Tels des gamins de classe maternelle:

insultes, non respect de l’écoute de l’autre,

une heure sur la croissance et son chapelet de

chiffres…et si la

croissance n’est pas au rendez-vous ?…

Qui dit croissance, dit destruction progressive de la planète.

Un non-débat dirigé vers le passé,

pas de temps pour parler du  logement, de la

santé,

de l’environnement,

des armes à l’uranium « appauvri » utilisées par

l’armée

française qui détruisent tant l’intégrité d’autres

Nations et populations,

pas de vision profonde sur l’avenir et sur l’état du

Monde.

Un « non-débat » FRANCO-FRANCAIS !

Je voterai donc blanc en mettant MA PHRASE:

« Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se

présentent en

gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que

nous devons

faire face à leur catastrophique imprévoyance

d’HIER. »

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 3 mai, 2012 |2 Commentaires »

UN SYNDICALISTE EN COLERE: AUCUNE LECON Â RECEVOIR DE SARKOZY

Aucune leçon à recevoir de Sarkozy.

UN SYNDICALISTE EN COLERE: AUCUNE LECON Â RECEVOIR DE SARKOZY dans REFLEXIONS PERSONNELLES SARKOZY

arton16575-2cf43 POLITIQUE dans REFLEXIONS PERSONNELLES

Un syndicaliste en colère

Depuis quelques semaines, le président sortant et Marine Le Pen enchaînent les attaques contre « les syndicats ». Les propos qui sont tenus sont insupportables et jettent l’opprobre sur des milliers de militants engagés sur leur temps de délégation, et très souvent sur leur temps personnel, dans le seul but de défendre les intérêts des salariés et de les organiser contre les patrons et les organisations patronales face aux projets de casse sociale. Les arguments qui sont dans l’air sont populistes, poujadiste et surtout… faux, c’est l’objet de cette note.

Non représentativité ?

Le syndicalisme français n’est pas un syndicalisme d’adhésion, donc il est vrai que seulement 8% des salariés français sont syndiqués. Pourtant, un sondage récent montre que 6 français sur 10 font confiance aux syndicats (sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche). Nous sommes souvent comparés à l’Allemagne où 82% des salariés sont syndiqués ; il faut juste savoir que les victoires syndicales en Allemagne (conventions, accord d’entreprise, …) ne s’appliquent qu’aux syndiqués !!! Donc évidemment, seuls les masos ne sont pas syndiqués…

Ce qu’omettent de dire les chiens de garde de la droite et de l’extrême droite, c’est que comme en politique, ce sont les élections professionnelles qui créent la représentativité syndicale. Or, 63,8 % des salariés y ont participé durant les dernières échéances ce qui est une participation très importante. C’est donc un énorme mensonge : les organisations syndicales sont bien légitimes, peut être plus que les partis.

En effet, dans les conditions posées par Le Pen et Sarkozy, l’UMP d’ailleurs est-elle représentative ? Elle compte 171000 adhérents à jour de cotisation, c’est-à-dire 0,38% de l’électorat !!! Cela n’a pas empêché l’UMP de diriger la France pendant les 10 dernières années. Elle l’a d’ailleurs fait dans le seul intérêt des gens qu’elle représente : les riches ! Qui donc est représentatif du peuple français ? Pendant l’automne 2010 les organisations syndicales françaises ont réuni 7 manifestations avec plus de 2 millions de personnes, aucune organisation européenne n’a pu réaliser cet exploit.

« Poser nos drapeaux rouges…

Les syndicats français ont appris de l’histoire qu’il fallait maintenir une indépendance importante vis-à-vis des pouvoirs, quels qu’ils soient, des administrations et du patronat. Mais dans leur combat pour les intérêts des salariés, il est fondamental que les organisations syndicales aient la possibilité de se positionner.

Heureusement, les organisations syndicales CGT, FO, CFDT, CFTC n’ont pas attendu l’aval du pouvoir pour organiser la résistance face à l’occupant nazi et au régime de Vichy en 1940. Une part de l’Histoire française que Sarkozy et Le Pen voudraient effacer ?

Bien évidemment, le très neutre syndicat patronal Medef n’a jamais été taxé de partialité en déclarant « La capacité de Nicolas Sarkozy est exceptionnelle » (Laurence Parisot sur Europe 1 le 1/04/2012). Il est à rappeller que le Medef est l’héritier historique d’organisations syndicales comme le comité des forges qui n’avait pas choisi le côté de la Résistance mais celui de la collaboration en clamant « mieux vaut Hitler que le Front Populaire ! »

Il est bien normal que la CGT appelle à battre celui qui porte aujourd’hui la revanche des collabos, contre les syndicats et surtout contre notre système de sécurité sociale issu du Conseil National de la Résistance.

… et servir la France  » ?

En défendant coûte que coûte les services publics, la sécurité sociale, la santé et l’éducation pour tous, etc, les syndicats ont un peu l’impression d’être très isolés pour justement servir les salariés de ce pays face aux différents gouvernements. Ce sont ces derniers qui explosent les acquis sociaux et les constructions sociales qui rendent la vie des Français et étrangers moins dure, et moins exposée aux désirs des marchés.

Le combat contre le paiement de la dette illégitime aux banques privées, pour étendre la sécurité sociale, pour la hausse des salaires et pour l’extension de véritables services publics porté par notre syndicat est le SEUL projet crédible et efficace face à la crise du capitalisme qui est loin d’être terminée.

Nous avons besoin de dégager Sarkozy dimanche, et de vous tous pour imposer une vraie sortie de crise par la récupération des richesses, que nous et nous seuls produisons : le fameux PIB de 2000 milliards d’euros en 2011, dont 60% nous sont retournés en salaire ou sécurité sociale, et surtout 40% accaparés par la finance !!!

C’est là le vrai problème dont Sarkozy et Le Pen ne veulent pas parler. Ils préfèrent lancer des attaques contre vos partenaires du quotidien que sont ces milliers de militants syndicaux qui vous aident et vous soutiennent tous les jours. Pour finir, essayez donc de porter aux permanences du Medef votre demande d’augmentation de salaires, votre problème de souffrance au travail ou d’injustice sur votre pension retraite, vous verrez qui sert efficacement la France d’en bas !

Un syndicaliste en colère.

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 3 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

LE 1ER MAI DES TRAVAILLEURS N’EST PAS TOMBE DU CIEL

Le 1er mai des travailleurs

n’est pas tombé du ciel

LE 1ER MAI DES TRAVAILLEURS N'EST PAS TOMBE DU CIEL dans REFLEXIONS PERSONNELLES Ouvriers

 

 

 

Installé par l’Histoire le 1er mai est la journée internationale des travailleurs.
Or, par les temps qui courent, il n’est pas inutile de rappeler que, si la célébration du premier mai remonte à certaines croyances anciennes où l’on plantait à la campagne l’arbre appelé mai, symbole du réveil printanier de la nature, la fête que nous connaissons aujourd’hui émerge en 1884 à Chicago, lorsque le congrès des trade-unions décide qu’à partir du 1er mai 1886, la journée normale de travail sera fixée à 8 heures et que toutes les organisations ouvrières se prépareront à cet effet.

Plus précisément, c’est le Congrès International Socialiste de Paris, en 1889, qui adopte le 1er mai comme journée de revendications des travailleurs. Or, assimilée à une journée de grève par les employeurs, dont certains détestent précisément les corps intermédiaires, elle fut l’occasion d’affrontements violents et de morts douloureuses comme par la fusillade de Fourmies, en France, le premier mai 1891.

Ce jour là, le beau temps est au rendez-vous et la manifestation commence dans une ambiance joyeuse et bon enfant. Les ouvriers doivent porter leurs revendications à la mairie dans la matinée, avant de passer aux festivités de l’après-midi et de danser en soirée. Cependant, à 9 heures, après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Dès lors, au slogan, « c’est les huit heures qu’il nous faut » vient s’ajouter « c’est nos frères qu’il nous faut », le tout clamé par 150 à 200 manifestants qui arrivent sur la place où ils font face à 30 soldats armés jusqu’aux dents. Les cailloux volent, la foule pousse et le commandant Chapus fait tirer en l’air mais, comme la foule pousse encore, il crie : « Baïonnette ! En avant ! ». Collés à la foule, les soldats font un pas en arrière pour exécuter l’ordre et Kléber Giloteaux, le porte-drapeau des manifestants, en profite pour avancer. Aussitôt un ordre fuse :                     « Feu ! feu ! feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! »

Neuf morts, trente cinq blessés en quarante cinq secondes, sera le prix payé pour la tenue d’une procession pacifique dont le seul but était de présenter dans la dignité les doléances de ceux qui contribuent à l’enrichissement du pays.

Cependant, ça vient de sortir, toute l’histoire qui fonde le premier mai ne serait qu’une tromperie, nous nous serions trompés de contenu. C’est Nicolas Sarkozy qui le dit, celui qui oublie allègrement ses promesses ; celui qui fait le contraire de ce qu’il dit, avec un tel aplomb qu’il institue le mensonge comme essence de sa politique. Bref, nous nous serions trompés de mot et par conséquent d’idées. Désormais, il ne faudrait pas dire le travail, mais le vrai travail et sans doute abandonner de parler des travailleurs pour dire les vrais travailleurs, non ? En tout cas, je ne sais pas à combien ils ont cherché avant de la choisir, mais la formule ressemble à une boursouflure qui rappelle, en substance, la remarque de Coluche : Blanc je sais ce que c’est, mais plus blanc que blanc, je m’interroge.

Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment réfléchi, ne serait-ce qu’une seconde ? Sans doute, mais le résultat est à l’image de tout son mandat, une volonté de balancer des mots, encore des mots, toujours des mots, un déchaînement de mots jusqu’à la perte du sens, comme un flot d’onomatopées destiné à masquer le manque à dire clairement les choses ou pour faire diversion, afin de conduire en toute impunité sa politique du détournement des richesses. Au fond, cette accumulation est tout simplement une perte de contrôle des mots et par conséquent une atteinte à la langue et au bon sens. Lui qui a osé nous parler d’Albert Camus, devrait le relire ou simplement le lire pour s’en inspirer, car pour l’auteur de « La peste », bien nommer les choses c’est éviter d’ajouter du désordre au Monde.

En vérité, le vrai travail vient dans le prolongement de la mission de Nicolas Sarkozy d’en finir avec l’héritage du Conseil National de la Résistance, avec le patrimoine de notre République Sociale. Pour lui, le vrai travail c’est celui de l’ouvrier qui aurait travaillé durant toute sa vie sans rien demander. En fait, le choix de cette formule est l’acte désespéré d’un Négationniste qui a non seulement perdu le fil de l’Histoire, mais qui a surtout décidé de mettre la main sur le 1er mai, comme aucun Président de la Cinquième République n’a jamais osé le faire. C’est un petit coup d’Etat avec le concours de médias à genoux qui laissent la logorrhée sarkozienne envahir les antennes, au mépris de toute mesure décidée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Regardez-le, écoutez-le, il transpire une haine du peuple dont il rêve d’être le petit père, un petit père fouettard pour que ça bosse et que ça ferme sa gueule au service des actionnaires dont le travail en dormant dessine l’horizon de son vrai projet politique.

Alors, si les mots sont des demeures qu’il convient de visiter avec prudence, le moment est donc bien venu d’en ausculter un en particulier, le travail.

S’il ne fait aucun doute que le travail est d’abord une contrainte, mais une contrainte économique vitale pour l’homme, il est aussi une façon d’être utile en société, comme une manière d’être autonome, de vivre dignement. C’est une garantie d’émancipation pour tous. Aussi, être privé de l’activité de travail entraîne une perte de revenu indispensable pour vivre, mais encore une perte de reconnaissance, jusqu’à l’impression de vivre exclu, aux limites d’un vide social destructeur. Alors, quoi de plus normal que de protester, de manifester son mécontentement devant la fermeture d’usines et de leur délocalisation ? Quoi de plus normal que de combattre ceux qui exploitent sans scrupule la force de travail ? Quoi de plus normal que de demander simplement le partage des fruits du travail ? Quoi de plus normal que de tout faire pour dégager un Président qui ne l’a jamais mesuré que pour le plus grand intérêt des patrons, ses vrais patrons ?

Depuis pratiquement deux siècles, la conception du travail comme création et comme liberté serait l’activité par laquelle l’homme, en transformant la nature hors de lui, transforme aussi sa propre nature, sans jamais écarter l’évidence que le travail est une nécessité, une discipline, voire un art.

D’ailleurs, selon Gaston Bachelard, aussi haut que l’on puisse remonter, la valeur gastronomique prime la valeur alimentaire et c’est dans la joie et non dans la peine que l’homme a trouvé son esprit. La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, non pas une création du besoin : l’intelligence ouvrière n’est pas un vain mot, elle n’est pas non plus tombée du ciel.

Mais jamais ou très rarement il n’est question de célébrer le travail et les acteurs vrais de la richesse qui ont une conscience vive de la nécessité du travail et de la discipline que cela suppose. Malheureusement, c’est le propre de ceux qui imposent une division du travail que de toujours la présenter comme nécessité naturelle ou technique, masquant par là ce qu’elle comporte aussi de modalité de domination sociale : la lutte des classes n’est pas une vue de l’esprit. Le discours des patrons et actuellement de sa représentante Madame Parizot, pour lesquels le monde est éternellement en crise, et celui des politiques qui leur servent de factotum, comme Nicolas Sarkozy aujourd’hui, efface constamment le poids réel du travail et jette dans l’oubli ceux qui transforment la matière et les paysages, avec leur savoir-faire, leur énergie, leur force, leur peine. L’ouvrier, le paysan et tout autre travailleur sont oubliés, les faiseurs de richesse sont privés de sa jouissance. Il ne suffit pas de parler d’eux, mais encore faut-il les reconnaître, les payer au vrai prix de leur apport.

A-t-il jamais franchi le seuil d’une usine pour saisir la cadence d’un enchaînement mécanique dont l’homme et la femme sont des rouages de chair et où tout se déroule dans un continuum de gestes répétitifs qui semble n’avoir pas de fin. Là, le silence n’est qu’une musique assourdissante de machines et les visages sont fermés comme des masques de douleur. C’est vrai, la multiplication des tâches parcellaires et répétitives qui s’est intensifiée éloigne le travailleur du produit de son travail, accroît sa dépendance à l’égard d’une organisation impersonnelle jusqu’à lui faire oublier qu’il est un acteur majeur de la société.

D’ailleurs, dans l’intensification de l’émiettement et de la répétition soutenue, le sens se perd, le respect de soi et la santé aussi. Alors, quand trop c’est trop, et même si l’homme et la femme ont les ressources d’être plus grands que la situation qui leur est imposée, et si la lutte ne s’engage pas, des symptômes dépressifs, l’apathie, la désorientation temporelle peuvent gagner jusqu’au drame, pour certains le suicide.

C’est sans doute au-dessus des capacités de Nicolas Sarkozy, mais qu’il fasse donc un peu le vide en lui, pour écouter et respecter ceux qui produisent et lui permettent de rembourser les banques lorsqu’elles manifestent une petite faiblesse de spéculation ; qu’il respecte le travail tout simplement et qu’il se rapproche des ateliers où ça trime pour respirer le vrai parfum de la plus-value où se mélangent la sueur, les pleurs, la fraternité, la dignité, qui est aussi celui de la vraie conscience ouvrière dont la qualité se mesure au travail bien fait et qui mérite une vraie justice sociale… en commençant par une redistribution des richesses vraies.

Anatole Bernard

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 2 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

LES CHOSES LES PLUS DURES…

LES CHOSES LES PLUS DURES... dans REFLEXIONS PERSONNELLES arbre-souffrance

LES CHOSES LES PLUS DURES ET TERRIBLES…

SE FONT TOUJOURS

DANS

LE SILENCE…

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 2 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

« LA TERRE OUTRAGEE »

« LA TERRE OUTRAGEE »

film de Michale BOGANIM

Prix à la MOSTRA DE VENISE

Prix du Public au festival Premiers Plans d’ANGERS

Prix au Festival de TORONTO

Un film courageux empli de bonté,

de beauté de l’âme,

 d’êtres humbles.

 Une fiction si proche de la réalité:

la catastrophe de TCHERNOBYL

le 26 avril 1986.

Un film qui suggère,

un film où les silences

sont parfois plus redoutables

que la présentation de la réalité.

La souffrance des êtres…ceux encore vivants,

la souffrance dans la chair,

la souffrance de l’âme,

la souffrance d’un ADN touché…

touché…à la vie…à la mort.

LE NUCLEAIRE MENERA L’HUMAIN

 SA PERTE…

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 2 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

DESORMAIS VOUS ÊTES TOUS DES SUSPECTS…

1er mai 2012

 Désormais, vous êtes tous des suspects.

Alors comment comptez-vous réagir ?

DESORMAIS VOUS ÊTES TOUS DES SUSPECTS... dans REFLEXIONS PERSONNELLES Baillon

 John PILGER

 

 

 

 

 

Vous êtes tous des terroristes potentiels. Peu importe que vous soyez en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Moyen orient. La citoyenneté a été abolie. Allumez votre ordinateur et le Centre National des Opérations du département US de Homeland Security peut surveiller non seulement si vous êtes en train de taper « al-qaeda », mais aussi « exercice », « entraînement », « vague »,     « initiative » et « organisation » : autant de mots sous surveillance. L’annonce faite par le gouvernement britannique de son intention de surveiller tous les courriers électroniques et conversations téléphoniques n’est que du réchauffé. Le système de surveillance par satellite appelé Echelon le fait depuis des années. Ce qui est nouveau, c’est que l’état de guerre permanente vient d’être déclarée par les Etats-Unis et un état policier est en train de gangrener les démocraties occidentales.

Alors comment comptez-vous réagir ?

En Grande-Bretagne, sur instructions de la CIA, des tribunaux secrets se chargeront des « terroristes présumés ». Le Habeas Corpus se meurt. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que cinq hommes, dont trois citoyens britanniques, pouvaient être extradés vers les Etats-Unis bien qu’aucun d’entre eux, sauf un, n’ait été accusé d’un crime. Tous ont été emprisonnés pendant des années en vertu du Traité d’Extradition de 2003 entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui a été signé un mois après l’invasion criminelle de l’Irak. La Cour Européenne avait condamné le traité parce que ce dernier pouvait entraîner une « punition cruelle et inhabituelle ». Un des hommes, Babar Ahmad, a reçu une indemnisation de £63.000 pour 73 blessures constatées lors de sa détention par la Police Métropolitaine. L’abus sexuel, une signature du fascisme, n’était pas le moindre des maux subis. Un autre homme est un schizophrène qui a subi un effondrement psychologique total et se trouve dans l’hôpital prison de Broadmore ; un autre souffre de tendances suicidaires. Tous seront extradés vers le Pays de la Liberté – en compagnie du jeune Richard O’Dwyer qui risque 10 ans de prison, fers aux pieds et dans une tenue orange, sous l’accusation d’avoir violé les droits d’auteur US sur Internet.

Au fur et à mesure que la loi se politise et s’américanise, ces travestis de justice se banalisent. En confirmant la condamnation d’un étudiant d’université de Londres, Mohammed Gul, pour dissémination de                « terrorisme » sur Internet, les juges de la Cour d’Appel ont jugé que « des actes… contre des forces armées de n’importe quel état dans le monde qui cherchent à influer sur un gouvernement et qui ont été accomplis pour des raisons politiques » sont désormais des crimes. Convoquez Thomas Paine, Aung San Suu Kyi, Nelson Mandela.

Alors comment comptez-vous réagir ?

Le diagnostic est désormais établi : la tumeur que Norman Mailer appelait le « pré-fascisme » s’est transformée en métastase. Le procureur US, Eric Holder, défend le « droit » de son gouvernement d’assassiner des citoyens américains. Israël, le protégé, est autorisé à pointer ses armes nucléaires vers l’Iran qui n’en possède pas. Dans ce monde fait d’illusions, le mensonge est partout. Le massacre de 17 civils afghans le 11 mars, dont au moins neuf enfants et quatre femmes, est attribué à un soldat américain    « devenu fou ». L’ « authenticité » de la chose est certifiée par le Président Obama lui-même, qui a « regardé une vidéo » et la considère comme         « une preuve irréfutable ». Une enquête indépendante du parlement afghan a présenté des témoins oculaires qui ont fourni des éléments détaillés qui impliquent pas moins de 20 soldats, appuyés par un hélicoptère, qui ont ravagé leurs villages et se sont livrés à des meurtres et des viols : le mode opératoire habituel, quoique légèrement plus meurtrier, des forces spéciales US dans leurs    « raids nocturnes ».

Faites abstraction des assassinats via la technologie des jeux vidéos – une contribution des Etats-Unis à la modernité – et le comportement devient somme toute banal. Baignant dans une culture d’autosatisfaction de bandes-dessinées, formés brutalement et à la va-vite, souvent racistes, obèses et dirigés par une classe d’officiers corrompus, les forces américaines délocalisent leurs homicides à domicile vers des pays lointains, là où ils ne comprennent absolument rien à ces luttes menées avec les moyens du bord. Dans une nation fondée sur le génocide de la population indienne, les habitudes ont la vie dure.

Le Vietnam lui aussi était un « pays indien » et ses « chinetoques » et        « niakoués » devaient être « explosés ». L’explosion de centaines d’habitants du village vietnamien de My Lai en 1968, principalement des femmes et des enfants, était aussi un incident « isolé » et, de manière profane, une « tragédie américaine » (titre de la couverture du magazine Newsweek). Un seul des 26 accusés fut condamné et il fut ensuite libéré par le Président Richard Nixon. My Lai se trouve dans la province de Quang Ngai où, comme je l’ai appris en tant que reporter, environ 50.000 personnes ont été tuées par les troupes américaines, la plupart dans ce qu’on appelait « des zones de tir». C’était ça le modèle de la guerre moderne : le meurtre à l’échelle industrielle.

A l’instar de l’Irak et de la Libye, l’Afghanistan est un parc d’attraction pour les profiteurs de la nouvelle guerre permanente des Etats-Unis : l’OTAN, les sociétés d’armement et de hautes technologies, les médias et l’industrie de « sécurité » dont les activités lucratives ont contaminé la vie quotidienne.

La conquête ou la « pacification » d’un territoire est sans importance. L’important, c’est votre pacification à vous, la culture de votre indifférence.

Alors comment comptez-vous réagir ?

La descente vers le totalitarisme se produit par étapes. D’un jour à l’autre, la Cour Suprême de Londres décidera si le responsable de Wikileaks, Julian Assange, sera extradé vers la Suède. Si ce dernier appel devait échouer, celui qui a permis que la vérité soit révélée à une échelle sans précédant, et qui n’a été accusé d’aucun crime, risque la prison en isolement et des interrogatoires sur des accusations farfelues d’abus sexuels. Grâce à un accord secret entre les Etats-Unis et la Suède, il pourra être « extradé » vers le goulag américain à tout moment. Dans son propre pays, l’Australie, le premier ministre Julia Gillard a conspiré de concert avec ceux à Washington qu’elle appelle ses « véritables potes » pour s’assurer qu’un concitoyen innocent se retrouve dans une combinaison orange si d’aventure il rentrait chez lui. Au mois de février, son gouvernement a rajouté un « amendement Wikileaks » au traité d’extradition entre l’Australie et les Etats-Unis, amendement grâce auquel ses « potes » pourront facilement lui mettre le grappin dessus. Elle leur a même accordé le pouvoir de décision au détriment de la loi sur la liberté d’accès à l’information – ainsi ils pourront continuer à mentir au monde entier, comme ils en ont l’habitude.

Alors comment comptez-vous réagir ?

John Pilger

http://johnpilger.com/articles/you-are-all-suspects-now-what

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 1 mai, 2012 |Pas de Commentaires »

LE MEMORIAL VIVANT DE MARTIN LUTHER KING

Le « Mémorial Vivant »

de Martin Luther King (Counterpunch)

LE MEMORIAL VIVANT DE MARTIN LUTHER KING dans REFLEXIONS PERSONNELLES MARTIN-LUTHER-KING

 Par Alyosha Goldstein 

Le 22 avril 1968, la National Welfare Rights Organization (NWRO*) (l’Organisation nationale des droits sociaux) a organisé une manifestation silencieuse sur la colline du Capitole en honneur de Martin Luther King junior qui avait été assassiné 18 jours plus tôt. C’était le jour où King aurait dû présenter les requêtes de la Campagne pour les Pauvres au Congrès. Pendant la manifestation silencieuse, le NWRO a exposé ses « propositions pour un Mémorial Vivant » à King qui demandaient un revenu annuel garanti au niveau national, un programme fédéral de création d’emplois et l’abrogation des dispositions répressives des Amendements à la Sécurité Sociale de 1967. Le NWRO a décrit ses propositions comme le premier pas vers la création du « seul mémorial approprié au Dr. Martin Luther King à savoir une société libre et juste pour tous. » Les orateurs ont tous rappelé le lien entre la pauvreté aux Etats-Unis et le coût de la guerre coloniale au Vietnam et montré comment la violence de l’empire et la violence de la pauvreté s’entremêlaient.

Dans la suite logique de l’escalade de la criminalisation des pauvres que la manifestation silencieuse voulait justement dénoncer, tous les participants ont été arrêtés. Le juge qui présidait le tribunal a reproché aux manifestants leur « sympathie » envers ceux qui avaient participé aux émeutes de District de Columbia (DC) après l’assassinat de King. Le juge a balayé l’affirmation que la manifestation silencieuse était en l’honneur de Martin Luther King junior en disant : « C’est ce que… [les émeutiers] ont dit en mettant le feu à la ville. » Du point de vue du juge, la manifestation silencieuse ne pouvait constituer qu’un rejet de la loi et de l’ordre et la preuve que ceux qui avaient déclaré la Guerre à la Pauvreté étaient des extrémistes incontrôlables.

Au moment où émerge le multiforme mouvement (un)Occupy, il est important de se rappeler son précurseur, le Mémorial de la NRWO, pour la profondeur de son défi à la violence d’état contre la pauvreté. Les militants des droits sociaux ont exigé du gouvernement un plus grand effort pour diminuer les inégalités sociales et économiques que celui fourni par le programme anti-pauvreté de Lyndon Johnson. Contrairement aux politiciens et aux spécialistes du droit social qui considéraient la Sécurité Sociale comme un assistanat honteux et un échec personnel — ce qui faisaient des récipiendaires des suspects et légitimait un contrôle gouvernemental oppressif — les militants des droits sociaux ont affirmé que l’obligation sociale fondamentale de garantir un revenu annuel minimum à tous faisait partie des missions centrales de l’état. Le « Mémorial Vivant » dédié à King par la NRWO affirmait que les Etats-Unis devraient être obligés d’assurer à tous le minimum vital et le minimum social — surtout aux femmes pauvres de couleur et à ceux que l’exploitation et la marginalisation fragilisaient.

Pendant cette même période, le gouvernement libéral a développé une nouvelle synergie entre l’intervention militaire à l’étranger et le renforcement de la police urbaine dans le pays. Les technologies militaires affinées dans les guerres à l’étranger ont servi à reconfigurer du tout au tout les missions de la police nationale. La violence d’état institutionnalisée et ses corollaires à l’intérieur du pays comme à l’étranger ont servi à réprimer les pauvres de couleur pour protéger les profits des riches. Selon la NWRO, la « défense » nationale devrait consister non pas à justifier des guerres impérialistes en Asie du sud-est mais à fournir un revenu minimum garanti annuel ; cela devrait être la responsabilité nationale essentielle.

Au cours du 20ème siècle, la politique étasunienne libérale a eu comme priorité de protéger le marché capitaliste mondial aux dépens de l’égalité. De fait la pauvreté en elle-même, en dehors du contexte la crise de la Grande Dépression, n’était pas la préoccupation directe de l’administration Roosevelt. L’administration s’est frayée un chemin dans les ruines de l’économie dans le but de restaurer et de maintenir le statu quo de l’accumulation capitaliste. Dans un passage souvent cité de son discours sur l’état de l’Union de 1935, Franklin Delano Roosevelt déclarait que « Les leçons de l’histoire… montrent finalement que la dépendance prolongée aux allocations engendre une désintégration morale et spirituelle qui détruit en profondeur la fibre nationale. Assister les gens de cette manière revient à leur faire absorber un narcotique qui sape insensiblement la force morale. C’est contraire aux principes d’une bonne politique. C’est une violation des traditions de l’Amérique. » Cette façon de voir était toujours prédominante près de 30 ans plus tard. Dans un discours au Congrès, le 16 mars 1964, le président Johnson affirmait que « La guerre contre la pauvreté n’a pas pour but de simplement subventionner les gens et de les rendre dépendants de la générosité d’autrui… C’est un effort pour les aider à développer leurs capacités… pour qu’ils puissent jouer leur rôle… dans la promesse de cette Nation. »

La NWRO et la Campagne des Pauvres lancée par Martin Luther King avant son assassinat ont refusé d’accepter le terme péjoratif de dépendance ainsi que le dogme de la bienheureuse « promesse » américaine et ils ont exigé que soit mis fin à la longue habitude d’accuser les pauvres de leur pauvreté. Au milieu des invectives de Daniel Patrick Moynihan à propos de la soi-disant « confusion pathologique » engendrée par le matriarcat noir ou de l’infamante diatribe du sénateur Russell Long sur la « jument poulinière » qui visaient à dégrader et vilipender les mères célibataires, la NWRO militait explicitement pour un revenu annuel garanti qui permette aux femmes de jouir d’une autonomie sociale et économique.

Comme c’est expliqué en détails dans leur « Mémorial Vivant » et leurs autres initiatives, la proposition de la NWRO d’un revenu annuel garanti n’avait rien à voir avec les projets libéraux, néolibéraux et conservateurs mis en avant sous le même nom. John Kenneth Galbraith défendait l’idée d’un revenu de base comme complément nécessaire de la « société d’abondance ». Le projet de Milton Friedman d’un impôt négatif sur le revenu avait pour but de soutenir les marchés tributaires de la demande des consommateurs. Le Plan d’Aide Familiale de Richard Nixon introduisait la première version de workfare en guise de revenu garanti. La NWRO s’est dressée contre toutes ces projets qui en fin de compte répondaient aux impératifs du marché, la NWRO a demandé de mettre fin une fois pour toutes aux examens de ressources qui conditionnaient l’Aide aux Familles qui ont des Enfants Dépendants ». Les initiatives actuelles de l’Assistance Temporaire aux Familles en Difficulté pour « la promotion des mariages sains » et « le chemin des allocations de paternité responsable », qui ne sont que ce qui reste de « la fin de la sécurité sociale telle que nous la connaissions », perpétuent et intensifient ces mesures gouvernementales coercitives et paternalistes. Le « Mémorial Vivant » de la NWRO a rejeté ces normes et affirmé que « Ceux qui soutiennent réellement l’idéal pour lequel Martin Luther King a donné sa vie, doivent s’attaquer concrètement aux problèmes récurrents de la pauvreté et de l’injustice dans notre société. »

Dans leur effort pour refuser la cooptation des libéraux, les appels réformistes pour « rebâtir le rêve américain » ainsi que leur corollaire la promesse d’élections as usual (comme d’habitude), (un)occupy et d’autres mouvements sociaux actuels seraient bien inspirés de s’associer aux militants des droits sociaux pour réclamer que le gouvernement fédéral assume ses responsabilités envers les pauvres et qu’il cesse d’être le complice actif de la violence mondiale que constitue la pauvreté.

La campagne de 2011 de Cheri Honkala pour le poste de shérif de Philadelphie sur la base d’un programme de « non éviction » montre que l’héritage de la NWRO ne s’est pas perdu. Honkala a créé l’Union des Droits Sociaux de Kensington en 1990 et participé à la fondation de la Campagne pour les droits économiques des plus démunis en 1998. Bien qu’elle n’ait pas gagné les élections de shérif l’année dernière, sa campagne a mis en lumière ce que signifie « appliquer la loi » dans une époque où l’on saisit les habitations et où met les gens à la rue.

Alyosha Goldstein

Alyosha Goldstein est professeur adjoint des Etudes Américaines à l’université de New Mexico et l’auteur de Poverty in Common : The Politics of Community Action during the American Century.

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/2012/04/26/the-violence-of-pover…

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Notes :

* http://www.welfarerights.org.au/default.aspx

** Pourquoi (Un) ? c’est notre profonde conviction que le coeur d’un mouvement pour mettre fin à l’injustice économique doit être une lutte sincère contre le racisme, la colonisation et toutes les formes d’oppression (http://www.facebook.com/unOccupyABQ).

***In 1965, Daniel Patrick Moynihan dans son livre The Negro Family : A Case for National Action a décrit la famille noire comme étant dysfonctionnelle et la communauté noire comme étant pathologiquement désorganisée… Selon lui ces pathologies étaient l’héritage de l’esclavage… (http://www.wilsoncenter.org/sites/default/files/ACF24D.pdf).

**** Workfare : Système où les chômeurs doivent participer à des programmes de création d’emploi pour avoir droit aux allocations.

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 30 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

IL Y A 50 ANS AU SAHARA: L’ESSAI NUCLEAIRE RATE DU 1er MAI 1962

Il y a 50 ans au Sahara:

l’essai nucléaire raté

du 1er mai 1962

IL Y A 50 ANS AU SAHARA: L'ESSAI NUCLEAIRE RATE DU 1er MAI 1962 dans REFLEXIONS PERSONNELLES bombe-beryl-1mai62-algerie

Le 1er mai 1962, le tir nucléaire Béryl, censé expérimenter la première bombe pour les Mirage IV de la dissuasion nucléaire de la France, faisait éclater la montagne du Hoggar saharien à In Eker sous les yeux effarés de plusieurs centaines de militaires et civils dont les deux ministres français Pierre Messmer et Gaston Palewski.

La panique incroyable qui suivit ce fiasco des experts du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique ) chargés de la mise au point des bombes se résume en quelques chiffres : le jour même, 900 militaires et civils durent être décontaminés et, comme ces mesures avaient été inefficaces, il fallut encore en décontaminer 775 dans les 8 jours qui suivirent, sans compter les dizaines de militaires qui furent expédiés à l’hôpital militaire Percy, en région parisienne, pour des mois de soins intensifs, dans le plus grand secret, avec, pour plusieurs, la mort à la clé.

Ces faits ont été rapportés par des témoins depuis plus de 10 ans. Hélas, du côté du ministère de la défense, en 2012, on en est toujours au déni. À lire un rapport du ministre de la défense de janvier 2007 sur les essais au Sahara, on aurait évité le pire : le nuage radioactif qui déboucha du tunnel creusé dans la montagne du Tan Afela se serait dirigé vers l’Est en direction de la Libye, et n’aurait laissé que des retombées radioactives peu significatives sur des zones quasiment inhabitées. Le rapport des armées de 2007 fournit même une carte de la retombée qui a servi de modèle à M. Hervé Morin, alors ministre de la défense, pour délimiter la « zone géographique » de cette région du Sahara dont les habitants pourraient prétendre à l’indemnisation prévue par sa loi du 5 janvier 2010. On l’aura compris, la retombée ayant « par le plus grand des hasards » évité les villages de la zone, les frais d’indemnisation seront limités…

Malencontreusement pour M. Hervé Morin, débusquant les mensonges officiels, deux anciens scientifiques du contingent, MM Louis Bulidon et Raymond Séné, étaient présents à In Eker en mai 1962. Ils avaient la charge des mesures de radioactivité et leurs appareils ont enregistré les retombées radioactives du nuage de l’accident Béryl dans l’axe nord-sud, c’est-à-dire sur la zone la plus habitée de la région allant de la montagne du Tan Afela, au nord, à Tamanrasset et jusqu’au fleuve Niger au sud. Plus de 5 000 personnes, hommes, femmes et enfants, habitant cette région du Hoggar, sans compter les quelque 2 000 militaires et civils employés aux essais sur la base d’In Amguel et le millier de travailleurs « recrutés localement » dans tout le Sahara ont été affectés par le nuage radioactif. Toutes les mesures faites par nos deux scientifiques ont été enregistrées et elles restent, aujourd’hui, cadenassées dans les archives gardées secrètes, au nom de la raison d’État.
Dans leur livre, « Les irradiés de Béryl », Louis Bulidon et Raymond Séné, respectivement ingénieur chimiste et physicien nucléaire, ont lancé un appel à « lever la chape de plomb », resté hélas sans effet, rappelant que « ce 1er mai 1962 et dans les jours qui ont suivi, des centaines, voire peut-être des milliers d’individus, dont des femmes et des enfants algériens, ont reçu des doses radioactives très handicapantes, voire mortelles pour certains d’entre eux. »

C’était, il y a 50 ans. Il est temps que la raison d’État laisse place à la vérité sur les essais nucléaires et que les victimes et leurs familles – algériennes, polynésiennes et françaises – soient enfin reconnues et indemnisées.
 
Rappel : Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné

D’autant que Béryl n’est pas le seul tir nucléaire conduisant à des retombées radioactives pour les personnels et les populations. Après avoir longtemps déclaré que ses essais nucléaires étaient « particulièrement propres », la France a reconnu tardivement qu’ils auraient fait des victimes. Hélas, la loi du 5 janvier 2010 laisse au ministre de la défense, premier responsable des essais, toute latitude pour les défendre ou non…

Voir l’ouvrage de Bruno Barrillot, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné, publié en février 2012 par l’Observatoire des armements (voir pièce jointe).

*Moruroa e tatou : courriel : moruroaetatou@mail.pf • site : www.moruroaetatou.com

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 30 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

LES FEMMES…LA FEMME

LES FEMMES...LA FEMME dans REFLEXIONS PERSONNELLES femme

 

AVOIR UNE

FEMME

C’EST LES

AVOIR TOUTES

AVOIR TOUTES

LES FEMMES

C’EST N’EN

AVOIR

AUCUNE…

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 29 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

6 MAI 2012: EXPULSION D’UN COUPLE ITALO-HONGROIS DE L’ELYSEE !…

6 MAI 2012: EXPULSION D'UN COUPLE ITALO-HONGROIS DE L'ELYSEE !... dans REFLEXIONS PERSONNELLES Expulsion_d_un_couple_italo-hongrois-dd5ce

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES | le 29 avril, 2012 |Pas de Commentaires »
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