Archive pour février, 2019

Comment l’entrée de la finance à l’hôpital conditionne les soins

Comment l’entrée

de la finance

à l’hôpital

conditionne les soins

Hôpital 4

Sortant à peine de l’hôpital en ce début de février

2019, il m’a semblé nécessaire d’apporter un

témoignage  sur certaines « pratiques » dans les

hôpitaux, les cliniques et instituts divers.

A force de fréquenter ce genre de lieu il m’est

apparu que, de plus en plus, l’accueil et le

traitement des patients est conditionné par des

choix politiques et financiers.

Ce n’est pas une nouveauté mais là, j’ai comme

l’impression que tout cela s’accélère au détriment

du malade.

J’ai choisi d’élargir mon analyse en faisant

référence à une période beaucoup plus ancienne

car, de fait, tout a déjà commencé depuis longtemps

même si toutes ces incursions de la politique et de

la finance se faisaient plus discrètes…

Une HORREUR récente

en souvenir de l’hôpital

de RUMILLY

et de sa maison de retraite

Hôpital 2

Oui, je pense qu’il faudrait rappeler la catastrophe qui suit uniquement due à une « compression du personnel » c’est-à-dire plus clairement à ce que demande désormais tout gouvernement (quel qu’il soit): « faire plus avec moins »….ou « on te donne moins de TUNES mais tu te démerdes à gérer l’Etablissement aussi bien…enfin…aussi bien…en PIRE ».

Cette histoire est la signification d’une souffrance du personnel sur « le dos » des résidents en fin de vie dans une maison de retraite médicalisée ou EHPAD.

Cette histoire est celle d’un Procureur de la République qui a préféré « classer sans suite » ma plainte pour « protéger » une Institution, une municipalité et la réputation d’une région et de ses élus…

Cette histoire est celle de ma pauvre mère (ma gentille maman) et les conséquences que j’ai dû gérer dans l’urgence et la souffrance.

Une conclusion s’est donc, de fait, imposée:

« Mourir est un classement sans suite » !…

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2018/01/30/comment-mourir-scandaleusement-dans-lomerta-dun-ehpad-thierry-lamireau/

Subir une intervention chirurgicale

un certain lundi 28 janvier 2019

à l’hôpital d’ANNECY

Hôpital 3

Après être passé en rendez-vous avec le chirurgien et un anesthésiste (pas celui du jour de l’opération comme souvent), voici qu’arrive LE jour de l’intervention.

Je ne préciserai pas le service ni le type d’opération…c’est mon choix.

Pour faire court, disons que, vu mes pathologies passées et actuelles, une anesthésie générale est assez risquée pour moi notamment à cause de mes problèmes respiratoires et cardiaques passés ou actuels; les médecins sont bien en accord avec ce fait et me le disent.

Je ne souhaite pas « vous apitoyer sur mon sort », non loin de moi cette idée…il y a de très nombreuses personnes en plus grande souffrance.

Je souhaite décrire un enchaînement de situations assez déplorables induites essentiellement par une gestion administrative et financière.

Ce n’est donc assurément pas une gestion médicale et cela implique des conséquences incroyables « sur le dos » du patient.

Vivant seul, on me fait bien comprendre que « passer une nuit à l’hôpital est exceptionnel car cette opération devrait se réaliser en situation d’hôpital de jour »…c’est-à-dire que l’on revient normalement chez soi le soir si une personne de confiance vient vous chercher et s’engage à passer la première nuit chez vous…

Donc, vu que je vis seul, j’ai eu droit à une « nuit exceptionnelle » à l’hôpital…Super, pépère !

Comme je ne supporte plus les opiacés et la morphine, je vois bien que « j’emmerde » les toubibs pour trouver le bon compromis qui m’évitera de trop souffrir…

L’incroyable imprévu

sur la table d’opération

juste avant l’intervention

Hôpital 1

J’arrive donc dans la salle d’attente juste avant l’opération (vers 10h) mais...à pied, accompagné par une infirmière, en ayant parcouru de longs couloirs puisqu’il « n’y avait plus assez de chariots pour me transporter allongé » (sic).

L’infirmière, super sympa, responsable du bloc se présente et me parle un moment. 

Nous parlons sports en commun dont le ski télémark et l’on se frappe gentiment la paume de la main comme une reconnaissance d’un beau partage d’un sport peu pratiqué dans la région.

L’anesthésiste de service vient aussi à ma rencontre. Il a l’air sympa avec son petit accent écossais puis repart.

L’on me fait entrer ensuite dans la salle d’opération et l’on me fait passer sur la table d’opération…et là SURPRISE !

Sur la table d’opération:

BIG changement !

Hôpital 6

Subitement, avant l’endormissement, l’anesthésiste me demande si je « ne préfèrerais pas être anesthésié par une injection dans le rachis à cause de mes problèmes respiratoires et cardiaques »…je suis très surpris de cette demande à ce moment là…

J’hésite et je demande quels sont les problèmes liés au respiratoire (j’ai eu une pleurésie, un décollement de la plèvre avec des foyers liquides in situ à cause de l’amiante sur mon lieu de travail…l’école de VALLIERES). Le médecin m’indique que « l’anesthésie générale implique un resserrement des alvéoles pulmonaires par la suite ».

Je comprends le problème et je donne mon accord pour une rachianesthésie malgré mon signalement de certains rares problèmes induisant une paralysie totale et définitive à cause de cette pratique chez certains patients.

Je subis deux injections dans le rachis: une pour diminuer la douleur et l’autre pour anesthésier tout le bas de mon corps.

Avant que je m’endorme un peu, l’anesthésiste me demande « pourquoi j’ai accepté sa proposition ».

Je réponds « parce que j’ai été convaincu par son argumentation »…sûrement un truc pour voir si j’allais ensuite m’endormir car je suppose que l’on m’a injecté tout de même un produit pour que je dorme puisque je n’ai pas eu le souvenir de la suite de l’intervention.

D’étranges pratiques

Donc, dans cet hôpital d’ANNECY, on te propose de changer de type d’anesthésie juste avant l’intervention alors que tu es assis sur la table d’opération pendant un moment de faiblesse personnelle psychologique et physique !

Top le niveau m’sieurs dames !

Je signale que lors de l’entretien d’anesthésie, des jours avant l’intervention, personne ne m’a parlé de cette possibilité.

QUESTION:

Est-ce normal et respectueux du patient de proposer un tel changement opératoire juste avant l’intervention alors que le patient est…assis sur la table d’opération ?

Dans la salle de Réveil…

Hôpital 4

Je me réveille tranquillement vers 13h et j’entends parfois l’alarme qui indique que je m’arrête de respirer ainsi que le personnel qui me dit « monsieur LAMIREAU, réveillez-vous il faut respirer ».

Je m’aperçois subitement que je n’ai AUCUNE sensation sur mon bassin, mes jambes et mes pieds…Normal puisque j’ai eu une rachianesthésie.

Les heures passent et je vois bien qu’il y a un problème puisque de nombreux infirmier-e-s et médecins viennent toucher mes pieds et mes jambes mais…RIEN…je ne sens rien !

Je sens comme un léger questionnement chez le personnel et moi je commence à flipper légèrement en me demandant ce qui va se passer après.

QUESTION: L’anesthésiste a-t-il « merdé » ou a-t-il cru qu’il me fallait une dose comme pour un CHEVAL ?…

Les heures passent et j’ai tout le loisir de voir que le travail du personnel en salle de Réveil est ADMIRABLE. Beaucoup d’hommes et de femmes qui ne comptent pas leur dévouement et leur temps. Je décèle même une personne qui, à mon avis, n’est pas loin du « burn-out ».

Je remarque le caractère de chacun-e par rapport à telle ou telle situation. 

Á certains moments je vois que toutes et tous travaillent « comme des dingues à flux tendu » d’autant que les opérations ont commencé plus tard dans l’hôpital et que le personnel de la salle de réveil a accepté le « désentubage » des patients ce qui est fait normalement dans les salles d’opération…

Trop de monde ? Trop de compression du personnel et moins de moyens ?

Le fric, le fric toujours alors qu’un hôpital ne devrait JAMAIS être sous la pression budgétaire.

Un hôpital est un lieu qui devrait être au service des malades et tant pis pour le fric dépensé en plus…mais là, c’est un autre débat qui se « joue dans les têtes d’oeufs » des technocrates.

Une politique  dégueulasse pratiquée notamment par le « Législateur » comme l’on dit.

La fin de journée

en salle de réveil

20h: je suis toujours en salle de Réveil.

Je ressens de légers fourmillements, mes jambes tremblent légèrement et l’on m’indique que si je peux « plier mes jambes je remonterai dans ma chambre de service ».

Je fais un effort gigantesque et j’arrive à légèrement plier les jambes.

J’ai fait exploser le record de temps passé en salle de Réveil et comme le personnel et moi avons gardé tout de même un peu d’humour…j’ai le droit à MON « diplôme du courage » et « pour le record de la levée de rachianesthésie la plus longue ».

20190130_132728

Sûrement des documents remis aux enfants en général. Et comme « j’ai été très courageuse » j’accepte de « garder ma part féminine »…

Un bel humour présent entre le personnel et moi, même si je n’ai encore AUCUNE SENSATION au toucher sur mes pieds et mes jambes.

Je passe la nuit à somnoler en essayant de…pisser naturellement dans un « pistolet » car je veux absolument échapper à la sonde urinaire…(pardon pour ces détails mais dans ces moments là c’est ESSENTIEL).

6 heures du matin: je récupère mes fonctions naturelles, si je puis dire, et je retrouve enfin le « sensitif » lorsque l’on me touche les pieds, les jambes et le bassin.

J’aurai donc passé 17 heures « paralysé ».

Oui, l’anesthésiste a dû croire que j’étais un CHEVAL pour m’injecter une telle dose !…

Là où l’on te dit

que tu déranges…

le lendemain de l’opération

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Au réveil, après une nuit « de merde » dans la douleur, une infirmière passe et me demande si je vais bien.

Je décris ma nuit et j’indique souffrir encore assez fortement.

Je ne me vois pas partir aujourd’hui.

« Vous devez vous lever même si vous avez mal ». J’indique avoir eu un malaise cardiaque après un lever suite à une autre opération en 2001. « Il faut vous lever quand même ».

J’exprime mon inquiétude et mon mécontentement, poliment malgré tout.

Peu de temps après l’infirmère revient en compagnie du chirurgien qui me parle sur un ton arrogant et assez minable je dois dire. 

« Monsieur LAMIREAU, avec vous ON ne peut pas faire ce que l’ON veut !

De toute façon, vous allez vous lever et vous préparer pour partir à 11h. Et puis prenez les médicaments de l’ordonnance, cela ira mieux.

Même si vous avez mal vous ne resterez pas un jour de plus dans le service. Vous ne croyez tout de même pas que vous allez rester cinq jours comme autrefois pour cette opération.

Les temps ont changé, ne vous plaignez pas vous avez passé une nuit dans le service.

Vous partez de toute façon. Et puis J’ASSUME » !

Le mot à ne pas dire pour moi…je crois réentendre MACRON et toute sa clique !

Je réponds en disant que « je trouve scandaleux que les hôpitaux fonctionnent désormais au service de la finance et de la rentabilité sur le dos des patients.

Me dire « j’assume » me semble être une attitude puante même si je respecte la fonction et les capacités du chirurgien. »

Et oui, ce sont les fameuses « DMS » (Durées Moyennes de Service) imposées aux hopitaux par les décisions politiques à la sauce SARKOZY, HOLLANDE, MACRON via la Sécurité Sociale et les votes du Législateur.

Par exemple, un cancer du rein rapporte plus (financièrement parlant) que l’opération d’une hernie inguinale. 

PROBLEME: un médecin n’est pas un gestionnaire et un hôpital ne devrait pas être « déficitaire ». Il doit produire des soins, un point c’est tout.

En outre il y a un « glissement des tâches » parmi le personnel; la polyvalence évite des remplacements coûteux par un personnel plus spécialisé.

Et MACRON voudrait « diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale (sic) des hôpitaux, soit l’équivalent de la suppression de 30000 infirmier-es…

C’est une « belle dégueulasserie » au détriment des malades et de la bonne santé morale et physique du personnel…d’où de plus en plus de suicides parmi le personnel médical.

Un autre souvenir

de l’hôpital

d’ANNECY ?

Hôpital 2

Ben oui FASTOCHE !

Novembre 2014: 

Un samedi soir vers 22h15, douleur énorme dans la poitrine en respirant. J’avais une amie à cette époque. Les pompiers arrivent après son appel et me transportent aux urgences de l’hôpital d’ANNECY. Longue attente, passage d’une radio et rien de visible sur la radio même après mon étonnement et mon questionnement car « faire plus coûterait trop cher » me dit-on.

Ma douleur s’estompe avec de la morphine. L’hôpital nous laisse repartir à 6h15 du matin en nous indiquant que c’était « des douleurs intercostales »…

Nous rentrons par le train jusqu’à mon domicile, 20 kilomètres plus loin.

Le dimanche, à 14h30, à nouveau une douleur terrible dans le torse. Je perds connaissance. 

Heureusement mon amie était là, elle m’a sauvé la vie.

Á mon réveil, dans la chambre, je vois une dizaine de personnes: des pompiers, des médecins du SAMU. Ils sont restés deux heures pour me « remettre à niveau » avant le transport vu que j’ai fait une décompensation cardiaque après un malaise respiratoire important.

J’arrive à nouveau aux urgences et là l’on me fait passer encore une radio ET un scanner.

Résultat: Pneumonie et pleurésie avec décollement de la plèvre plus des poches avec des foyers liquides à certains endroits. 

Bref, pour des histoires de fric, cela a induit deux interventions avec pompiers et SAMU en 24h !

Donc…des dépenses supplémentaires…un comble.

Et puis bien sûr des souffrances HORRIBLES rajoutées me  concernant.

Les choix financiers 

dans les hôpitaux

sont-ils nouveaux ?

La crise financière expliquée aux nuls

Non, les choix financiers dans les hôpitaux ne sont pas nouveaux.

En 2001, lorsque j’étais encore en LIMOUSIN, je me souviens bien avoir passé trois jours en médecine générale dans un hôpital parce que l’administration refusait de me faire certains examens car « trop coûteux ».

Les médecins ne croyaient pas à mes irradiations fortes reçues lors de mes investigations suivantes:

http://lesoufflecestmavie.unblog.fr/2015/05/14/exclusivite-uranium-en-limousin-thierry-lamireaulesoufflecestmavie-unblog-fr-2/

Or, au bout des recherches supplémentaires tout de même acceptées après mon insistance, j’ai dû être opéré d’un stade pré-cancéreux à l’oesophage/estomac à cause des irradiations sur mon corps entier ce qui a, de fait, rétréci l’oesophage, fait remonter l’estomac et envoyé ensuite trop d’acide dans l’oesophage.

Après l’opération, toujours pour « ne pas dépenser trop d’argent », l’on a refusé de me croire lorsque je disais « je sens une douleur monter dans mon mollet droit ».

« Oui mais ce n’est pas rouge, dur et chaud »… qu’ils disaient les toubibs !

Résultat: j’ai failli rentrer chez moi avec…une phlébite voire avec plus aux poumons !

Toujours pour des histoires de FRIC, pour une opération d’une tumeur grosse comme un oeuf sur un avant-bras, le codage administratif lié à l’opération indiquait 40 minutes et… pas assez d’argent au goût du médecin.

L’opération a duré au final 2h30 car la tumeur était « encapsulée » dans les nerfs de mon bras.

Après l’opération le chirurgien m’a dit: « si j’avais su, je vous aurais pris plus cher pour le dépassement d’honoraire. »

Merci m’sieur, cela me remonte le moral…

« Oui mais vous comprenez, j’ai passé trop de temps dans cette opération…et puis je vous ai sauvé votre main droite »

Merci m’sieur c’est trop de bonté…

CONCLUSION:

Méfions nous de ceux qui par Thierry LAMIREAU

La description de mon petit vécu de patient n’est pas pour « faire pitié » mais pour bien montrer que l’entrée de la finance à l’hôpital conditionne les soins et l’attitude du personnel soignant.

Et là, c’est un véritable SCANDALE.

Les décisions politiques, les votes du Législateur et l’arrivée des intérêts financiers dans le milieu hospitalier détruisent le respect de l’intégrité des patients et ainsi que celui du personnel soignant qui est de plus en plus en souffrance lui aussi…

Ce fonctionnement de type capitaliste est une HONTE pour tout pays dit « Démocratique ».

Mais la Démocratie existe-t-elle encore ?…

« Vous avez quatre heures » comme dirait mon ancien prof de philo.

CARPE DIEM.

Thierry LAMIREAU

photos d’illustration: capture d’écran du film « L’hôpital à fleur de peau »

un documentaire de Cyril DENVERS et Pierre DUYCKAERTS

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