DESINFORMATION GLOBALE SUR LES ARMES A URANIUM « APPAUVRI » par http://assopyrophor.org

Désinformation globale

sur les armes à

uranium « appauvri » –

Diapo Florian PIROT sur armes à l'URANIUM APPAUVRI

La pyrophoricité permet de révéler

leur vraie nature.

(Association Européenne PYROPHOR contre les Armes à Uranium « Appauvri »)

Il y a une désinformation globale sur les armes à uranium « appauvri ». C’est celle qui conduit à croire que ces armes sont fabriquées avec l’inoffensif uranium 238, et sont donc peu radioactives. C’est erroné. En effet ces armes sont constituées en majeure partie d’uranium 235 et / ou de plutonium 239, car elles sont fabriquées à partir de l’uranium / du plutonium militaire des bombes atomiques remisées après la signature des traités de désarmement. L’uranium 235 ou le plutonium 239 s’oxyde violemment à l’impact (bien sûr pas de fission atomique en question, sauf peut-être extrêmement marginalement d’où le petit flash lumineux), et ne reste dans les poussières que l’uranium 238 qui l’accompagnait (car il y a toujours 5 ou 20% d’uranium 238 avec le combustible fissile enrichi à un niveau militaire, sans parler de la couche d’uranium 238 qui entoure comme « tampon » la sphère d’uranium / de plutonium militaire et qui est probablement elle aussi réutilisée dans les charges creuses anti-tank).

On peut le démontrer car la fabrication de ces armes exige un matériel PYROPHORIQUE (auto-inflammable), comme spécifié dans les brevets (par exemple ici  « The shot may include an incendiary material such as a pyrophoric material (e.g., zirconium […] depleted uranium) » pour le brevet du missile Hellfire). Les gouvernements, lorsqu’ils sont interrogés sur les armes à uranium appauvri, oublient de mentionner qu’il est incendiaire, et affirment qu’il s’agit du très peu radioactif, et donc peu actif, uranium 238 (voir par exemple ici la réponse du gouvernement de J. M. Ayrault à André Chassaigne). Soit le rédacteur de cette réponse est très très mal informé, soit il est très très bien informé et il sait mentir. Le plutonium, qui est pyrophorique, est capable de chauffer tout seul, il y a de nombreux cas d’incendies accidentels à cause de ça. Un exemple cité dans une publication du laboratoire de Los Alamos :

“Runaway” reactions can occur under fairly routine conditions. In one case, a failed storage package containing a plutonium casting was examined in a glove box, which had a nitrogen-rich atmosphere (less than 3 percent oxygen) normally used for handling plutonium metal. The package remained there for 3 hours after disassembly and initial inspection.When the workers returned to continue their evaluation, they found that the inner container was hot to the touch and its diameter had increased by 50 percent in the region surrounding the casting (Haschke and Martz 1998b). […] The reaction generated excessive temperatures and started under conditions that are considered safe for the routine handling of plutonium.

A-t-on déjà vu un stock d’uranium 238 se comporter comme cela ? C’est la question que je veux mettre au centre de cet article.

Est utilisée de façon militaire, systématiquement dans les armes modernes, la propriété pyrophorique précédemment décrite du plutonium ou de l’uranium 235, sa capacité à chauffer tout seul, afin de fabriquer des armes incendiaires. Cette propriété est corollaire de la nature fissile de ce matériau, car elle n’existe qu’avec les matériaux fissiles. Et après, on nous entraîne à penser que les armes à uranium « appauvri » ne sont pas « nucléaires »…

Source de l'image : Surface and Corrosion Chemistry of Plutonium, John M. Haschke, Thomas H. Allen, and Luis A. Morales, Los Alamos Science, n 26, 2000
PYROPHORICITE DU PLUTONIUM – qui est capable de brûler spontanément au contact de l’air (on le voit ici se changer en braise)  — Source de l’image : Surface and Corrosion Chemistry of Plutonium, John M. Haschke, Thomas H. Allen, and Luis A. Morales, Los Alamos Science, n 26, 2000

A-t-on déjà vu de l’uranium 238 brûler spontanément au contact de l’air ? C’est de l’uranium 235 que l’on utilise dans les bombes, ou du plutonium, car eux seuls ont cette propriété qui permet de traverser les blindages et tuer aussi efficacement.

Et ces faits sont prouvés par la nature de l’uranium que l’on retrouve en Irak et ailleurs : non seulement de l’uranium 238 (héritage comme je le dis de la « combustion incomplète » du mélange d’uraniums) mais de l’uranium 236, produit de fission, de l’uranium 235 et du plutonium 239 ! Les relevés en Irak d’Axel Gerdes, minéralogiste de l’université de Francfort, sont par exemple révélateurs. Dans un autre article, j’ai expliqué l’importance de l’uranium 236 comme marqueur de fission. J’ai aussi expliqué dans un autre article qu’on pouvait comparer les bombes à uranium « appauvri » à des tirs nucléaires froids.

Il faudrait donc en droit international considérer la pyrophoricité comme étant du même ordre que la fission nucléaire car, tout comme la fission nucléaire, elle n’appartient qu’aux noyaux fissiles. Et les gouvernements qui diffusent des informations erronées sur la fabrication de ces armes doivent être condamnés ! car ils mettent en danger la vie de milliers de soldats et de millions de civils à proximité des champs de bataille. Il suffit de comprendre que l’uranium est utilisé à des fins incendiaires et que les gouvernements refusent même, dans l’ensemble, de reconnaître cela – il y a mise en danger de la vie d’autrui.

Ma prochaine action sera de tenter de faire admettre qu’on utilise dans les bombes l’uranium « appauvri » à des fins incendiaires, de combattre pour la reconnaissance des effets « pyrophoriques » de ces armes – c’est tout le sens que j’ai voulu donner à mon action en appelant mon association « PYROPHOR ».

Et d’ailleurs, pourquoi ce terme d’ « appauvri » ? En fait c’est une traduction de l’anglais « depleted », qui signifie « appauvrir les stocks » en anglais. Penser que cela signifie forcément « appauvri en uranium 235″ est une surinterprétation, qui profite bien à ceux qui dissimulent la vérité sur ces armes. Le « stock » auquel fait référence l’expression, dans le contexte de la Guerre froide lors duquel a été inventée cette expression, c’est le stock d’uranium militaire enrichi à plus de 80%, qui est régulièrement renouvelé (car après un certain temps l’uranium militaire est considéré comme « périmé » même s’il est toujours enrichi au même niveau) et qui a été « déstocké » après la Guerre Froide. Il suffit de relire tous les documents militaires, les brevets et autres protocoles, à la lumière de cette nouvelle définition, pour comprendre le véritable « cycle de vie » de cet uranium ou de ce plutonium militaire.

Et dans la mesure où l’usage de ces armes constitue un détournement de matières fissiles, il est condamnable sous le chapitre 7 du traité Euratom, avec des sanctions, applicables par la Commission européenne, qui peuvent aller jusqu’à la mise sous tutelle des entreprises impliquées dans le détournement. C’est la suite de mon combat.

http://assopyrophor.org/2015/05/10/desinformation-globale-sur-les-armes-a-uranium-appauvri-la-pyrophoricite-permet-de-reveler-leur-vraie-nature/

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 11 mai, 2015 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 14 juillet 2017 à 14 h 22 min aurelien clave écrit:

    Tout ce que vous dîtes est tellement énorme. Bon courage pour la suite.

    Répondre

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