COLLOQUE ANNIVERSAIRE DE « L’APPEL DE PARIS » du 14 NOVEMBRE 2014: EXCLUSIF ! THEMES, BUTS, INTERVIEW ET CONTRIBUTION DE THIERRY LAMIREAU (Thierry LAMIREAU/lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Colloque anniversaire

de « L’APPEL DE PARIS »

du 14 novembre 2014:

L'arbre et l'homme

-EXCLUSIF-

Thèmes, buts,

contributions,et

interview 

(Thierry LAMIREAU)

Quatrième colloque anniversaire de « l’Appel de Paris ».

Faire reconnaître les atteintes à la santé et à l’environnement

comme crime contre l’humanité :

Quelle stratégie ?  Comment s’organiser ?

 

Conférence grand public et professionnels / 150€ - 14 novembre 2014

Paris 15 – France

« L’Appel de Paris » fêtera cette année son 10ème anniversaire. Comme vous le savez, cet appel sur les dangers de la pollution chimique lancé le 7 Mai 2004 a eu un grand retentissement en France et en Europe et est peut être résumé par les 3 articles suivants :
Article 1 : la plupart des maladies sont causées par la pollution chimique ;
Article 2 : en raison de cette pollution, l’enfance est en danger ;
Article 3 : si nous continuons à polluer l’environnement comme nous le faisons, c’est l’espèce humaine elle-même qui se met en danger.
Plusieurs Prix Nobel de Médecine, les Professeurs François Jacob, Jean Dausset, et Luc Montagnier ont signé cet Appel, de même que l’ensemble des Conseils de l’Ordre des médecins des 25 Etats membres de l’Union Européenne de l’époque, plus de 1500 ONG et environs 350 000 citoyens européens.

Cette déclaration internationale a notamment contribué à la mise en œuvre de la règlementation REACH.

Le colloque anniversaire se tiendra le vendredi 14 novembre 2014 dans les locaux de la Maison de l’UNESCO à Paris.

Il fera le point sur ce qui a été fait en matière de lutte contre la pollution chimique depuis ces dix dernières années et aura aussi pour objectif d’étendre les risques sanitaires à la pollution physique, en particulier électromagnétique.

Il réunira, aux côtés des initiateurs de cet Appel, des scientifiques, des personnalités juridiques et politiques, des représentants de l’OMS et de la Commission Européenne, ainsi que des journalistes.

Conséquence directe de cet Appel, l’objectif sera aussi de poser la première pierre à la reconnaissance de la destruction et de la pollution de la nature comme crime contre l’Humanité.
Il aura pour objectifs :

1- d’étendre « L’Appel de Paris » à la pollution physique, en particulier électromagnétique ;
2- d’annoncer la création d’une Fondation d’utilité publique destinée à promouvoir cet Appel et les solutions techniques et scientifiques qui en découlent ;
3- enfin et surtout, conséquence de l’article 3, de rassembler des scientifiques et juristes afin de faire reconnaitre la pollution comme CRIME CONTRE L’HUMANITÉ.

 Maison de l’UNESCO 

125 avenue de Suffren – Paris 15 – France Contacts
 • appeldeparis2004@gmail.com
 • Téléphone : 0145785353

fichier pdf TEXTE DE L’APPEL DE PARIS du 7 mai 2004

Programme:

 LA POLITIQUE ET LA PLANETE

A  l’occasion  des  10  ans

de l’Appel de Paris

 Quatrième colloque anniversaire

 

Faire reconnaître les atteintes à la santé

 et à l’environnement comme crime

contre l’humanité : Quelle stratégie ?

Comment s’organiser ?

 -14 Novembre 2014

Maison de  l’UNESCO

125 avenue de Suffren –75015 Paris-

appeldeparis2004@gmail.com www.artac.info

Organisé par l’ARTAC et  l’ECERI

Vendredi 14 Novembre 2014:

8h30 Enregistrement

9h00 Accueil des participants

Ouverture du colloque : Janos Frühling (Belgique)

Allocution de bienvenue : Dominique Belpomme (France)

Première session:

L’espèce humaine en danger : les preuves  scientifiques

Modérateurs: Janos Frühling (Belgique) et Luc Montagnier (France)

9h15 Cancer et environnement : Le rapport du « Panel Cancer » du Président

Richard Clapp (USA)

9h30 Genèse multifactorielle des maladies chroniques

Luc Montagnier (France)

9h45 L’extrême  vulnérabilité du fœtus et ses conséquences sur la santé

Ernesto Burgio (Italie)

10h00 Champs électromagnétiques et santé : le nouveau paradigme

André Vander Vorst (Belgique)

10h15 PAUSE

10h30  Pollution radioactive et santé : le risque nucléaire

Paul Lannoye (Belgique)

10h45 La destruction de la flore et de la faune

Allain Bougrain-Dubourg (France)

11h00 Le réchauffement climatique et ses conséquences
Jean Jouzel (France)
11h15 Vote du 1er amendement  de  l’Appel  de  Paris
11h30 Questions des journalistes (Modérateur : Hervé Kempf)

12h00 PAUSE DEJEUNER

Seconde Session:

Dérives sociétales et déni politique

Modérateurs : Paul Deheuvels (France) et Jean Huss (Luxembourg)

13h30 Pollution chimique et santé : de la science à la politique

Paul Deheuvels (France)

13h40 La  perte  d’indépendance  scientifique

Lennart Hardell (Suède)

13h50 OGM : Conflits d’intérêts et controverses scientifiques

Gilles-Eric Seralini (France)

14h00 Pesticides et santé : le cas des Antilles Françaises

Josiane Jos Pelage (France)

14h10 La politique de santé publique au Canada

14h20 Table ronde : quelle politique en matière d’environnement et de santé? 

Aline Archimbaud (France), Hiltrud Breyer (Allemagne), Gert Peter Bruch (France), François Grosdidier (France), Marie Christine Dewolf (HEAL), Chantal Jouanno (France), François Veillerette (PAN-Europe).

15h00 Questions des journalistes (Modérateur : Fabrice Nicolino)

Troisième session:

La Science au service de la Justice, la Justice Pénale au secours de l’Humanité

Modérateurs: Laurent Neyret et Etienne Riondet (France)

15h40 End Ecocide : quelle stratégie ?

Valérie Cabanes (France)

15h50  Vers une protection juridique des générations futures

Emilie Gaillard (France)

16h00 Nécessité d’imposer des sanctions pénales aux actions contre l’environnement et la santé

Antonino Abrami (Italie)

16h10 Table Ronde:

Faire reconnaître les atteintes à la santé et à l’environnement comme crime contre la survie de l’humanité : comment s’organiser ?

Ahmed Alami (Maroc), Marie-Odile Bertella-Geffroy (France), Florent Compain (France), Sandor Fülöp (Hongrie), Corinne Lepage, Laurent Neyret (France), Damien Short (Grande-Bretagne).

Point de vue de Madame et Messieurs les ambassadeurs

de Bolivie, Equateur, Guatemala et Philippines.

17h00 Parole à la salle :

Vote  du  deuxième  amendement  de l’Appel de Paris

17h20 CONCLUSION:

Pour s’inscrire, contacter l’ARTAC par téléphone au : 0033(0)1 45 78 53 53 ou par mail à l’adresse : appeldeparis2004@gmail.com

fichier pdf programme COLLOQUE ANNIVERSAIRE DE L’APPEL DE PARIS Vendredi 14 novembre 2014

HOLLANDE et l'URANIUM APPAUVRI

Première contribution envoyée

par Thierry LAMIREAU

à « L’APPEL DE PARIS »:

 

LAMIREAU Thierry                                                              RUMILLY, le 28 octobre 2014

6 bis, route de la FULY

74150 RUMILLY

email : t.lamireau@free.fr

Tél: 06 32 18 94 37

Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

Enseignant

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

 

« L’APPEL DE PARIS »                                                                                                                  

 

Objet: non utilisation, destruction et interdiction des armes à l’uranium «  appauvri »

par l’Etat français et TOUS les Etats utilisateurs

 

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN », ancien irradié et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.

En effet, la France, les Etats-Unis et quelques autres utilisent, lors de conflits (à travers par  exemple les interventions de l’OTAN, les mandats de l’ONU ou en nom propre des pays) divers, des armes dites « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Certains aéronefs (avions de chasse, hélicoptères d’attaque, certains blindés, quelques drones)  ont ainsi envoyé ces armes sur les sols de l’ex-Yougoslavie, en Bosnie, en Serbie, au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Liban, etc.

Au Mali, en Centrafrique, en Syrie, en Irak et en Libye, la France a décidé d’envoyer, entre autres, des MIRAGE 2000, des RAFALE, des hélicoptères TIGRE et certains blindés.

Pour une destruction plus rapide et « efficace », ces appareils utilisent les « munitions flèches » à l’uranium « appauvri ».

Bizarrement, les médias ne peuvent témoigner des actions de l’armée française comme par exemple dans le nord du Mali.

L’une des raisons de cette « omerta » est évidemment l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par les aéronefs.

Faut-il rappeler que l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » est classée « SECRET DEFENSE » par les Etats.

Ainsi, cette utilisation d’armes nucléaires s’est banalisée dans l’indifférence générale.

L’uranium métal inclus dans le pénétrateur de ces armes est, si l’on peut dire, l’arbalète des temps modernes.

L’uranium « appauvri » est plus dense que le plomb et, de ce fait, au lieu de traverser un char en traverse deux ou pénètre dans des bâtiments en béton à des profondeurs encore plus importantes.

Après le lancement de l’obus, le sabot s’ouvre en libérant le pénétrateur à une vitesse supersonique de 1700 mètres par seconde.

A cette vitesse, l’impact est celui d’un caillou dans l’eau, le blindage de l’objectif visé jouant le rôle de l’eau et la flèche de l’arme celui du caillou.

 Environ 50 pays (dont la France) détiennent ou fabriquent (et peuvent donc utiliser) des munitions contenant de l’uranium « appauvri ».

Ces pays affirment que « l’utilisation de ces munitions se justifie sur un plan militaire car elles sont plus « efficaces » que celles au tungstène (l’autre option principale) pour pénétrer dans les blindages ou le béton » (Ministère de la Défense 2001, Mémorandum : Gulf War Illnesses, présenté au Defence Select Committee de la Chambre des Communes, le 26 avril 2001, Londres, HMSO, P.37. Department of the Air Force, Headquarters United States Air Force).

Ajoutons que l’uranium « appauvri » coûte moins cher que le tungstène et qu’il est plus largement disponible.

En outre, la densité et la vitesse de ces armes permettent aux pilotes qui les lancent de se trouver plus loin de la cible lorsqu’ils tirent, ce qui accroît leur sécurité (Pour une étude de l’intérêt militaire de l’uranium « appauvri », voir Carnaham, 2008).

Mais ces armes possèdent d’autres effets, ceux-là, plus dévastateurs et à très longs termes.

L’entrée brutale dans la cible entraîne une surpression terrible capable de faire sauter une tourelle de char comme un bouchon de champagne. De plus, la vitesse et le contact entre les deux matériaux (celui de l’arme et de la cible)  dégagent une énorme chaleur de rayonnement dont l’effet destructeur s’ajoute aux précédents. Enfin, l’uranium est un matériau pyrophorique, c’est-à-dire qu’il prend feu dans l’air. L’uranium s’oxyde si vite qu’il prend feu en libérant IN SITU différentes particules RADIOACTIVES ET CHIMIQUES.

Je tire ces informations d’un document de l’OTAN en date du 25 août 1992 (Document AC/258-D/425).

L’on peut lire dans ce même document :

« Un dépôt important de poussière d’uranium, de l’ordre de quelques g/m2, peut avoir un effet toxique sur les plantes et sur le bétail en pâture. Le dépôt d’uranium « appauvri » pourrait alors finir par être ingéré par l’homme, si la contamination se met dans la chaîne alimentaire.

Le taux de conversion de l’uranium « appauvri » métallique en oxyde, sous la forme de particules d’un format potentiellement respirable (très petites), est bien plus important (de 10 à 1000 fois) en cas d’explosion qu’en cas d’incendie. En outre, des éclats d’uranium « appauvri » en feu peuvent être projetés à des distances considérables, créant des sources secondaires de fumée d’uranium « appauvri » et de contamination de la surface. »

Les pays voisins des régions bombardées n’ont pas été épargnés par les retombées de particules radioactives et chimiques…comme le Koweït, l’Arabie Saoudite, l’Iran, des régions d’Albanie, de Macédoine, de Grèce, du Pakistan, pour ne citer qu’eux.

Il y a donc une pollution des sols, des eaux et de l’air pour plusieurs milliards d’années et cela provoque des problèmes importants de morbidité (nombreuses maladies induites), de mortalité et d’apparition de malformations congénitales monstrueuses puisque l’ADN est touché…il y a, de ce fait, une transmission aux générations suivantes.

L’uranium « appauvri » est un déchet nucléaire « recyclé » par les pays utilisateurs comme une munition classique.

C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires.

Il contient environ 0,2% d’uranium 235 et 99,75% d’uranium 238 dont la demi-vie (période) est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité est de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel…ce qui ne signifie nullement qu’il est moins dangereux !

Il faut, en effet, rappeler que l’uranium « appauvri » utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement qui contient des produits de fission hautement radioactifs comme l’uranium 236, le plutonium 238 et 239, le technétium 99 ou le ruthénium 106 qui potentialisent de fait sa nocivité.

Le mythe de la « guerre propre » a fait long feu…si je puis dire !…pour les peuples autochtones comme pour les militaires et journalistes ayant approché de trop près les pollutions de ces armes.

L’Agence Internationale de l’Energie Atomique prévoit d’ailleurs un excès d’un demi-million de morts rien que pour l’Irak !

 Il y a une violation

des règles internationales

de radioprotection.

Selon le Droit International sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium « appauvri » sont illégales (Convention de LA HAYE de 1899 et 1907, de GENEVE de 1925 et 1949, Charte de NUREMBERG de 1945, Convention des Nations Unies du 10 octobre 1980 dite « Convention des armes inhumaines ») pour les raisons citées précédemment.

« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs » et les prescriptions qui s’y rapportent sont tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à l’uranium appauvri dispersés dans l’environnement. » (Document CRIIRAD Corinne CASTANIER et Bruno CHAREYRON).

La désinformation, qui présente l’uranium « appauvri » comme un produit anodin, permet aux pays (comme la France) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de telles armes dans les conflits en condamnant pour « l’éternité » des populations civiles innocentes.

Arrêtons ce massacre 

sous couvert

de l’OMS et de l’ONU !

L’utilisation de ces armes à l’uranium « appauvri » est un CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Il y a, malheureusement, pire que la folie fanatique d’un individu…il y a la folie meurtrière des Etats comme la France et bien d’autres.

Les efforts de désarmement ont enregistré, au fil des années, des succès remarquables…même si toutes les armes devraient être interdites !

Ces initiatives n’étaient pas complètement aléatoires ; elles visaient généralement à neutraliser et à retirer de la circulation des armes pouvant enfreindre le droit des conflits armés.

Les Etats ont interdit les armes chimiques en 1993, puis les armes à laser aveuglantes en 1995 et les mines antipersonnel en 1997.

La campagne de désarmement la plus récente a conduit à l’interdiction des armes à sous-munitions (pour les pays qui adhèrent à la Convention sur les armes à sous-munitions de 2008).

Quelles armes « nouvelles » devraient faire l’objet d’un prochain traité d’interdiction ?

Nombre de personnes pensent que ce devrait être les armes à l’uranium « appauvri » !

A ce jour, AUCUN média n’a repris mes informations, pourtant très nombreuses sur mon blog lesoufflecestmavie.unblog.fr !

Il est clair que les médias participent à l’OMERTA….

 Mon argumentation doit être intégrée

aux articles de « L’APPEL DE PARIS »

Les Etats ne s’engageront JAMAIS à arrêter, détruire et interdire l’usage des armes à l’uranium « appauvri » et à œuvrer sans relâche auprès des instances internationales comme l’ONU pour que ces munitions soient définitivement interdites dans tous les conflits sur la planète si la pression internationale reste inexistante !

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.

Thierry LAMIREAU

 

fichier pdf Lettre du 28 octobre 2014 pour l’APPEL DE PARIS ARMES A L’URANIUM APPAUVRI

AAAAAAAAAA

Deuxième contribution envoyée

par Thierry LAMIREAU

à « L’APPEL DE PARIS »:

 

LAMIREAU Thierry                                                              RUMILLY, le 28 octobre 2014

6 bis, route de la FULY

74150 RUMILLY

email : t.lamireau@free.fr

Tél: 06 32 18 94 37

Réalisateur du film “URANIUM EN LIMOUSIN”

Enseignant

Auteur d’articles pour le GSIEN

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

 

« L’APPEL DE PARIS »       

 

Objet : Exclusif ! Gaz radioactif RADON, un projet de Loi pour étouffer l’affaire et des écologistes ignorants qui vont, de fait, induire de très nombreux décès en demandant à l’Etat une isolation importante dans les habitations.

 

Un projet de Loi est reproposé

à l’Assemblée Nationale,

dans le cadre du

Plan National Santé Environnement,

puis passera devant une Commission.

Rappel de la situation:

 

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN », ancien irradié et également enseignant en Haute-Savoie auprès d’enfants de la maternelle, permettez-moi de vous indiquer que je reste très sensible à tout ce qui touche aux Droits de l’Homme et plus généralement à l’intégrité humaine.

L’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), COGEMA / AREVA, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), l’INVS (Institut National de Veille Sanitaire), le Ministère de la Santé et l’Etat français voudraient désormais se refaire une virginité par rapport au problème de la radioactivité.

Lorsque j’ai personnellement alerté, par communiqués de presse (23 Avril et 14 Mai 2001), du danger du radon, aucun média n’a réagi. Pourtant, mon alerte était suffisamment claire.

La France venait, avec retard par rapport à une directive européenne, de publier le décret n° 2001-215 du 8 mars 2001 modifiant le décret n° 66-450 du 20 juin 1966 relatif aux principes généraux de protection contre les rayonnements ionisants.

Depuis, de nombreuses études, dont la thèse de M. CATELINOIS (commise dans le cadre de la Faculté de Médecine PARIS-SUD en  date du 20 Septembre 2004), viennent démontrer que les très faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé.

Du fait de l’existence de populations hypersensibles et de l’effet « bystander » (spectateur), le risque aux faibles doses est supérieur au risque constamment proportionnel à la dose (Brenner et coll., 2003). L’effet « bystander » est caractérisé par un effet progressif aux faibles doses de rayonnements ionisants reflétant un nombre important de cellules non exposées ayant reçues un signal de dommage émanant de cellules adjacentes exposées aux rayonnements ionisants. A plus forte dose, l’effet « bystander » est saturé : toutes les cellules potentiellement réceptrices du signal de dommage sont déjà affectées par les rayonnements ionisants.

Les radiations ionisantes, même à faibles doses, dérèglent le métabolisme cellulaire, affaiblissent les défenses immunitaires et provoquent un stress organique menant au vieillissement prématuré de l’organisme.

Mais, malheureusement, la directive européenne et les décrets français actuels ne sont pas applicables au radon dans les habitations, mais au radon dans les mines, sur les lieux professionnels ou sur les lieux publics.

Ainsi, de cette manière, ils évacuent le plus gros morceau du problème sanitaire !

En outre, reconnaître officiellement aujourd’hui le risque radon, c’est avouer l’avoir caché hier : au moins depuis 1987, lorsque le radon a été classé « substance cancérigène pour les humains » par l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC volume 3).

Les premiers documents en anglais de la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) parlent du maximum d’inacceptabilité de 1 mSV/an correspondant à un équivalent de dose efficace annuelle de 10 Bq.m3 (10 désintégrations radioactives par seconde dans un mètre cube)…ce qui est très faible.

Cependant, les études actuellement réalisées en Europe et en France ne reflètent pas assez la gravité du phénomène de Santé Publique RADON, pour plusieurs raisons.

Les bases élémentaires de radioprotection se réfèrent aux données radiologiques après HIROSHIMA et NAGASAKI : or l’on sait maintenant que les données sont fausses.

Même l’Académie des sciences (rapport RST n°4 année 2000) sous la plume de M. Maurice TUBIANA reconnaît les erreurs :

« Nous savons que les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection sont périmés mais nous ne voyons pas clairement quoi leur substituer ».

Le rapport « BEIR V » publié aux Etats-Unis conclut que les radiations atomiques sont beaucoup plus dangereuses qu’on ne le croyait. Le rapport de THOMAS et MC NEILL a montré que la CIPR sous-estime le risque réel de 2 à 5 fois pour les cancers et de 10 fois pour les risques d’atteinte à la santé autres que le cancer.

Cela démontre que l’extrapolation linéaire sans seuil sous-estime la relation dose-réponse. Doit-on rappeler que déjà l’IRSN et COGEMA ont leurs propres études qui prouvent cela… COGEMA en LIMOUSIN avait notifié, dans son livre « RADON », que les actions des faibles doses étaient importantes (avec une courbe supralinéaire) sur l’état de morbidité et de mortalité des rats sur le site de RAZES, près des mines d’uranium…alors que des habitants et des mineurs s’irradiaient tranquillement à côté dans la région !…alors même que COGEMA, L’IRSN, et l’Etat indiquaient : « Le Radon : il n’y a aucun problème » !

Dans son étude, M. CATELINOIS indique :

« L’évaluation des risques proposée ici montre que l’exposition domestique au radon est probablement la seconde cause (après le tabagisme) de décès par cancer du poumon en France. La mortalité par cancer du poumon attribuable à l’exposition domestique au radon peut être considérée prématurée puisque 50% environ des décès surviennent avant l’âge de 60 à 70 ans suivant les types de relation dose-réponse considérés.

Du fait de l’espérance de vie des français, cela implique un nombre très important d’années de vie potentiellement perdues à cause de l’exposition domestique au radon : la gestion du risque radon apparaît comme un enjeu majeur de santé publique en France.

 47% du nombre estimé de décès par cancer du poumon attribuables à l’exposition domestique au radon surviendrait parmi 76% des français qui sont exposés à des concentrations comprises entre 0 et 99 Bq.m3. 26% de décès parmi 15% d’individus pour 100 à 199 Bq.m3, 18% de décès parmi 7% de personnes pour 200 à 399 Bq.m3 et 9% de décès pour 2% d’habitants pour plus de 400 Bq.m3 ».

Comme indiqué dans les documents de M. CATELINOIS on écrête les résultats parce que l’on ne se base que sur des moyennes. En outre, ce qui est aussi bien utilisé par M. CATELINOIS, l’IRSN, COGEMA / AREVA, certains journalistes et par beaucoup à cause d’une certaine propagande et ignorance, l’alibi du tabac pour minimiser les risques du radon ne tient pas longtemps face à l’analyse objective.

Le fumeur s’irradie fortement les poumons à cause des descendants radioactifs du radon contenus dans le tabac (cf. autopsies réalisées).

Parce que le tabac pousse dans la terre, il aspire et accumule le plomb, le polonium et le bismuth radioactifs qu’il libère lorsqu’une cigarette se consume.

Ainsi, il y a donc une contribution importante des « faibles doses » radioactives aux 7000 morts par an dus au tabac….pourrait-on quantifier un jour cela ?

Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France pose, sans fondement scientifique, un seuil à 1000Bq.m3 et un objectif de précaution à 400Bq.m3 : les nouvelles études (validées par l’IRSN et COGEMA !) montrent que c’est encore plus une supercherie institutionnalisée, un scandale dans le domaine de la Santé Publique. Ce qui compte présentement pour la population, ce ne sont pas les études diverses mais malheureusement les décrets français qui reprennent la conclusion scandaleuse du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France :

« Dans l’état actuel des connaissances, le problème radon dans les habitations et les établissements recevant du public ne peut pas être considéré comme un problème prioritaire de Santé Publique » !

Tout doit être revu et corrigé désormais : on ne doit pas écarter certaines régions et certains lieux pour effectuer des mesures comme le font le Ministère de la Santé et les DDASS. On doit tout mesurer et partout. Tous les endroits fréquentés par des enfants, lieux privés, stations thermales, etc.

La thèse de M. CATELINOIS indique des éléments intéressants :

«  La majorité des cancers du poumon  attribuables au radon en France proviendrait des expositions Il faudrait un changement radical dans le domaine du traitement du dossier de Santé Publique qu’est le RADON notamment par une refonte très importante des différents décrets. »

Pour rappel, ce sujet est aussi grave que celui de l’amiante.

Non seulement l’Etat français minimise le problème mais il triche sur les données pourtant soulignées par l’IRSN, AREVA / COGEMA et l’Institut de Veille Sanitaire dans leurs documents internes.

 Aucun organisme d’Etat

ne souligne officiellement ce qui

pourtant s’écrit dans de nombreux rapports :

Les fondements sur lesquels repose toute la philosophie de la radioprotection nationale et internationale sont périmés !

Ceci montre, sans aucun doute, que des instances comme l’IRSN et COGEMA / AREVA reconnaissent désormais l’action dévastatrice des faibles doses radioactives sur la santé de la population…c’est donc un SCOOP énorme !

Mais le problème majeur est que ces organismes ne font rien pour mettre en application ces descriptions afin de protéger la population avec des décrets très contraignants.

Un projet de Loi relatif à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations ?

Non, un projet mal fait mais surtout pas dérangeant…pour le bon fonctionnement du nucléaire en France !

Ce projet de Loi, présenté par le Député-Maire Dominique DORD, reste très inachevé !

Il faut noter un très important retard sur le traitement du dossier dans notre pays…

28 années d’inaction des fonctionnaires de L’IRSN, du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) clairement cités dans le projet de Loi.

On a vu les prises de position SCANDALEUSES de l’ASN par rapport à la catastrophe de FUKUSHIMA !

L’INVS a tout fait pour freiner le seuil de 100Bq/m3 comme l’IRSN sous la pression du lobbying nucléaire alors que nous savons désormais que même ce seuil est trop haut et que les cancers chez les enfants commencent à 30 Bq/m3 !

Ce projet de Loi

est une « supercherie » française.

31 départements seulement sont cités alors que les 2/3 de la FRANCE et les DOM / TOM sont concernés contrairement à la carte « officielle »…

La fausse carte française est un scandale d’Etat sur le RADON.

Il suffit de regarder les départements volcaniques d’outre-mer, Martinique, Réunion et Guyane bourrées de RADON et qui apparaissent « blancs comme neige » (cf.cartes réelles du BRGM)…ou les départements de la Loire Atlantique, de l’Ille-et-Vilaine.

Les exemples  de tromperie sanitaire aggravée de l’IRSN, INVS et de l’ASN sont nombreux.

Le texte du projet de Loi est un mauvais copié-collé de la Loi précédente RADON sur les ERP (Etablissements Recevant du Public) où tout reste sous le contrôle de l’ASN puisque les organismes de contrôle devront se faire agréer par l’ASN…c’est dire que directement ALGADE, l’IRSN, la SOCOTEC et APAVE se gardent, en tant que grandes sociétés privilégiées du monde nucléaire et du contrôle technique au Ministère de l’industrie, des marchés propriétaires et captifs pour renflouer leurs comptes…au détriment des organismes indépendants de l’Etat.

La transparence de l’information sur la radioactivité dans notre pays sera ainsi, à nouveau, censurée et manipulée.

Autre méthode stupide et réalisée sciemment:

Des dosimètres LR115 que l’on place à 1,50m de hauteur alors que des enfants dorment à 30 cm du sol sur des lits bas (crèches, maternelles): l’IRSN n’a rien fait pour modifier la norme dans les ERP.

Il faudrait placer ces dosimètres à cette hauteur dans la pièce de vie où l’on passe le principal temps en milieu domestique (la chambre).

Mais non, l’IRSN, auteur de ces normes stupides, ne transige pas: les dosimètres seront placés entre 1 et 2 mètres !…de préférence à 1,50m.

En outre, j’ai constaté que des « responsables » de certaines écoles et lycées trichaient avec les capteurs dosimétriques de mesure du RADON.

Il suffit de déplacer les capteurs en extérieur dans un carton ou de les mettre dans une pièce ventilée en permanence pour ne pas trouver de RADON…si on ne veut pas en trouver…belles techniques utilisée « sur ordre » par certains élus !…après avoir remis les dosimètres à leur place…ni vu, ni connu !

Un budget éventuel supplémentaire

et des peurs à gérer…

Beaucoup pensent qu’il vaut mieux « ne rien trouver » et surtout limiter le nombre de départements concernés.

Donc, avec ce projet de Loi, si on ne veut pas trouver du RADON on n’en trouvera pas !
Les capteurs ne sont pas transparents, ils sont opaques.

Jusqu’à maintenant, on ne connaissait les résultats du laboratoire qu’après les 60 jours légaux du dépistage du radon et on ne communique actuellement les résultats dans les ERP qu’à 2 personnes en cas de dépassement: le Préfet et le propriétaire ou le responsable du bâtiment.

Dans le projet de Loi c’est la même chose:

Uniquement le propriétaire ou le syndic en cas d’immeubles collectifs et le Préfet. C’est dire que les locataires ne seront presque JAMAIS tenus au courant de la présence de RADON dans un logement de propriétaire public ou privé !

 L’IRSN est complice…

de la non transparence

de l’information nucléaire.

L’IRSN a tout fait pour écarter les capteurs dynamiques qui affichent le résultat en temps réel dans la pièce…à la vue du public…comme le RAMON 2.2 (appareil grand public) ou comme avec les appareils professionnels (SUN NUCLEAR, DURRIDGE, ALPHAGUARD) qui affichent les résultats en continu et alertent immédiatement.

Le système français est basé sur la NON TRANSPARENCE DE L’INFORMATION NUCLEAIRE.
Le projet de Loi est « stupide » car il est réservé aux logements neufs alors que le parc principal est le logement ancien.

Des seuils fixés volontairement arbitrairement.

Le seuil qui sera fixé en FRANCE sera de 300Bq/m3 au lieu des 100 Bq/m3.

300 Bq/m3 peut être dangereux sur des expositions longues de plus de 30 ans avec des cancers parfaitement induits.
Donc, un seuil français qui n’apporte rien à la Santé Publique puisque le Haut Comité de Santé Publique, l’IRSN, l’INVS et l’ASN freinent des quatre fers sur l’abaissement des seuils à 100 Bq/m3 et encore moins à 30 Bq/m3… POUR LES ENFANTS ET LES FEMMES ENCEINTES !

 Les laissés pour compte…

Les laissés pour compte sont, bien évidemment, les logements anciens, les DOM / TOM, les départements uranifères (cf. la VRAIE carte de l’uranium du BRGM), les enfants.

Les élus jouent le rôle qu’AREVA leur donne via l’IRSN et l’ASN: pas d’abaissement des seuils !

L’Institut National sur le Cancer MENT parce que toujours noyauté par les mêmes censeurs.
Il y a en FRANCE entre 3000 et 7000 morts liés au RADON en FRANCE !…et encore avec une sous-estimation de ma part car ce sont des projections statistiques basses.

Le classement des départements prioritaires

est une supercherie.

Tout est FAUX à la base (cf.cartes).

Pas de prise en compte des grandes fissurations géologiques, pas de prise en compte des « stériles miniers », pas de prise en compte des gisements d’uranium, des schistes et micaschistes, des limons et argiles de dépôts des grands fleuves uranifères…
Le classement par commune est une autre supercherie limitée à 31 départements !

Il suffit de regarder, par exemple, le Morbihan où comme à ST.AVE ou PONTIVY l’on dépasse les 10 000 Bq/m3…ou dans le Finistère avec QUIMPER et BREST !

Que font les maires ? Ils laissent pourrir la situation…donc la Sante Publique liée au RADON depuis 2000.

On n’informe pas les habitants…merci L’IRSN, merci l’ASN !

Un ancien Premier ministre complice

qui cache la vérité !

Et que dire de NANTES ?…département NON CLASSE où l’on trouve en plein centre-ville entre 3000 et 5000 Bq/m3 !…l’ancien maire est aussi l’ancien Premier ministre.

Ce projet de Loi sera un moyen qui permettra de cacher un peu plus longtemps le problème sans que l’on veuille vraiment le régler.

Cette future Loi sera faîte pour faire « plaisir » à la pression de l’EUROPE et de l’OMS !…sans mettre réellement les moyens nécessaires.

Que faudrait-il faire ?

Il faudrait cartographier TOUS LES DEPARTEMENTS français (y compris les DOM / TOM), définir des seuils bas (100 Bq/m3 pour les adultes et 30 Bq/m3 pour les enfants). Les travaux devraient être reconnus et agréés également aussi par des organismes indépendants du lobby pro-nucléaire.

Il faudrait autoriser tous types de détecteurs TRANSPARENTS et en TEMPS REEL et OBLIGER à communiquer les résultats à TOUTES LES PERSONNES dans les locaux d’information…en toute transparence notamment aux locataires et aux futurs propriétaires.
Les dirigeants de la Santé Publique devraient être changés en FRANCE car ils sont pro-nucléaires en majorité et beaucoup viennent des Grands Corps d’Etat. Et certains sont même payés par des entreprises liées au nucléaire ! Les lois sont donc proposées « a minima ».

Puisque le « nucléaire est bon pour la FRANCE » le système français minimalise les contraintes législatives. En outre, une fois le projet (quel qu’il soit) adopté…il faudra voir et lire…les DECRETS d’APPLICATION !

 Les écologistes induisent une augmentation de la morbidité et de

la mortalité !

Il faut noter que « Les Verts », partenaires du gouvernement et les écologistes des milieux associatifs, avec leur souhait de vouloir faire isoler au maximum les habitations françaises, vont induire une augmentation de la morbidité et de la mortalité en France puisque les lieux non connus envahis par le gaz radioactif Radon vont présenter une aggravation des niveaux de radioactivité !

Cette décision est donc totalement incohérente, inconsciente et criminelle !

 Une exigence auprès du Président de la République,

garant de la protection de la population française.

Parce que les faibles doses radioactives ont un effet dévastateur sur notre santé et sur notre vie, nous devons exiger de M. le Président de la République (et de ses Ministères concernés par le Problème radon)un changement total de gestion du problème majeur de Santé Publique qu’est le RADON.

C’est le prix de notre Santé.

Il faudra  un jour trouver les coupables de cette supercherie institutionnalisée…

Méfions-nous de ceux qui AUJOURD’HUI se présentent en gestionnaires rigoureux pour DEMAIN, alors que nous devons faire face à leur catastrophique imprévoyance d’HIER.

Thierry LAMIREAU

Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN »

Blog : lesoufflecestmavie.unblog.fr

Auteur d’articles pour « La Gazette Nucléaire » du GSIEN

(Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire)

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 Proposition de Loi relative à la protection des personnes contre l’exposition au radon dans les habitations

 RADON

 radon Editions INPES

 Plan-national-d-actions-2011-2015-pour-la-gestion-du-risque-lie-au-radon

Cartographie: ATLAS du BRGM

Cartes BRGM 1

 

 

 

 

 

 

 

Cartes BRGM 2

Cartes BRGM 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Cartes BRGM 4

Cartes BRGM 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cartes BRGM 6

fichier pdf Lettre à L’APPEL DE PARIS LE RADON 28 octobre 2014

CENTRALE 10

Interview de

Christine CAMPAGNAC

(Chargée de Projets

« APPEL DE PARIS »)

par Thierry LAMIREAU:

Pouvez-vous présenter l’origine de la mise en place de « L’APPEL DE PARIS » par des prix NOBEL de médecine, des professeurs comme François JACOB, M.MONTAGNIER ou M. Dominique BELPOMME ?

L’initiateur de cet « APPEL DE PARIS » c’est le professeur BELPOMME qui l’a lancé en 2004 parce qu’il voulait qu’il y ait un mouvement de reconnaissance qui soit engagé par des scientifiques reconnus pour faire prendre conscience à la masse de la population des dangers de la pollution chimique sur la santé.

Après, il y a eu une mise en œuvre de la réglementation REACH ?

Cela a été consécutif et le Professeur BELPOMME a fait partie du groupe de travail qui a mis en œuvre la réglementation REACH. Donc, il a été entendu au niveau européen sur la réglementation REACH.

N’y a-t-il pas un gros problème par rapport à cela dû au fait qu’il y a un énorme lobbying à la Commission européenne ?

C’est très difficile, c’est évident. Il y a au niveau du Parlement européen des prises de position qui sont intéressantes et c’est de ce côté-là qu’il faut regarder.

Je vois que dans les trois premiers articles qui sont indiqués sur « L’APPEL DE PARIS » il y a une contradiction avec ce qui est dit par les personnes qui sont membres de l’Académie de Médecine par exemple. Si on regarde les textes commis par l’Académie de Médecine et l’Académie des Sciences, pour l’instant cela ne va pas du tout dans le sens de « L’APPEL DE PARIS ».

C’est bien pour cette raison que l’on lance cet anniversaire de « L’APPEL DE PARIS »…il y a encore beaucoup de choses à faire. Cela ne suit pas au niveau institutionnel et les Académies seront les derniers remparts institutionnels à bouger sur ces sujets. Sociologiquement, cela se comprend très bien. Je n’ai besoin de vous l’expliquer…

Que pensez-vous avoir comme possibilité réelle et concrète pour changer toute cette inertie institutionnelle et scientifique ?

Il faut créer un rassemblement avec l’appui de scientifiques de très haut niveau qui sont reconnus dont des prix NOBEL dont on ne peut pas remettre en cause l’intégrité et la valeur scientifique avec des juristes qui vont aider à réfléchir sur la reconnaissance de la pollution comme un CRIME et donc justiciable et punissable mais aussi avec l’appui des associations environnementales et des journalistes puisque l’événement va être fortement médiatisé.

Donc, c’est lancer un appel qui sera suivi ensuite par d’autres associations, repris par la presse, suivi par le public. L’idée est d’aller encore plus loin au niveau juridique puisque le constat jusqu’ici c’est de dire qu’il ne s’est pas passé grand-chose sur le plan institutionnel et législatif.

Donc on essaye une autre voie qui est celle de la voie juridique. Ce que l’on cherche à faire c’est de rendre punissable les crimes contre l’environnement puisque ce sont, de fait, des crimes contre la santé de l’homme. La santé de l’environnement c’est aussi la santé de l’homme.

Si on se retourne vers les grands procès internationaux comme avec TOTAL, est-ce que par rapport aux résultats juridictionnels ce n’est pas très faible en définitive comme approche ?

Si, bien sûr, c’est pour cela que ce mouvement existe car pour l’instant il n’y a aucun rempart de protection. Il faut savoir qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’Etats qui sont en procès contre de grosses multinationales américaines comme en Amérique du sud. Il y a tout un mouvement qui commence à s’enclencher.

Je voudrais vous citer mon exemple personnel, si vous le permettez.

Avant d’habiter ANNECY, j’habitais dans le LIMOUSIN à 800 mètres de mines d’uranium. J’ai réalisé un documentaire qui s’appelle « URANIUM EN LIMOUSIN ». J’ai pu aborder de près les problèmes y compris physiquement puisque je suis un ancien irradié notamment en effectuant le tournage et, entre autres, près de déchets militaires d’uranium « appauvri ».

Donc, depuis un certain nombre d’année, j’essaye de faire passer, notamment à travers les médias, deux sujets qui me paraissent essentiels et qui sont censurés totalement.

Le premier sujet, bien qu’il soit un peu traité à travers une législation encore laxiste en France, est le gaz radioactif RADON que l’on retrouve dans tous les lieux publics et privés. A ce jour, il n’y a aucune législation qui concerne les habitations privées. La France, menée par le lobby pro-nucléaire n’est pas très favorable à ce genre de sujet.

Le deuxième thème qui est important et grave est celui de l’utilisation des armes à l’uranium « appauvri » par de très nombreux Etats. Il y a une OMERTA TOTALE et un classement « SECRET DEFENSE ».

Comment pouvez-vous aborder ce sujet-là considérant que cette utilisation crée une pollution in situ de 4,5 milliards d’années ? Lorsque les armes explosent et s’enflamment elles déposent des nanoparticules qui polluent les eaux, les sols et l’air et évidemment les populations et tous les êtres vivants.

Ces deux sujets entreraient totalement dans les projets de « L’APPEL DE PARIS » puisqu’il y a à la fois pollution CHIMIQUE et RADIOACTIVE et qu’il y a une atteinte de l’intégrité humaine car l’ADN est irrémédiablement touché.

Ce sont des CRIMES CONTRE L’HUMANITE .

Ma question est : y-a-t-il donc bientôt en projet l’intégration de ces deux sujets dans les articles de « L’APPEL DE PARIS » ?

A ce jour, la déclaration de « L’APPEL DE PARIS » couvre la pollution chimique. L’objectif de ce colloque c’est bien d’intégrer la pollution physique. C’est-à-dire la pollution électromagnétique et aussi la pollution radioactive. Donc, ce qu’il va se faire pendant ce colloque c’est le vote d’un amendement qui visera à compléter la déclaration de « L’APPEL DE PARIS » pour intégrer ces axes et ces deux types de pollution qui ensuite seront concernés par tout le suivi au niveau juridictionnel.

Donc faites-nous passer vos textes qui seront intégrés dans les amendements de « L’APPEL DE PARIS ».

Merci pour votre confiance et indiquez-moi la suite des événements.

Oui, pas de problème, j’attends avec impatience vos documents.

Fin de l’interview réalisée lundi 27 octobre 2014 par Thierry LAMIREAU.

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 30 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

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