Archive pour mai, 2013

LE GOUVERNEMENT: UNE REUNION DE PINOCCHIOS ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Le gouvernement:

Une réunion de PINOCCHIOS

LE GOUVERNEMENT: UNE REUNION DE PINOCCHIOS ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pinochio

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 11 mai, 2013 |Pas de commentaires »

METTEZ-MOI UNE TONNE DE CO2 ! (Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné / Mercredi 24 avril 2013)

Mettez-moi une tonne de CO2 !

METTEZ-MOI UNE TONNE DE CO2 ! (Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné / Mercredi 24 avril 2013) dans REFLEXIONS PERSONNELLES schemapuitsdecarbonearntzenfr

(Jean-Luc PORQUET / Le Canard Enchaîné)

Comme le notent, pour une fois désopilants, « Les Echos » (17/6), « au train où vont les choses, il sera bientôt plus coûteux de se payer un petit noir dans le café au coin de la rue qu’une tonne de CO2. »

La veille, en effet, la tonne de CO2 avait dégringolé jusqu’à 2,60 euros: c’est l’aboutissement d’une des farces les plus grotesques de l’époque.

En 2005, vu le réchauffement climatique qui s’accélère, l’Europe a une idée de génie: c’est la Bourse qui va rendre l’économie vertueuse, durable et verte. Puisque le le CO2 est un des principaux gaz à l’effet de serre et qu’il faut en réduire les émissions, il suffit de fixer chaque année, aux 12000 industriels européens qui émettent beaucoup, des plafonds à ne pas dépasser.

Dans le cas contraire, ils devront acheter des permis d’émettre cotés en Bourse et, à force, plutôt que de se ruiner en achats de tonnes de CO2 sur ce marché carbone, les industriels les plus pollueurs préfèreront investir dans les technologies vertes.

Très joli sur le papier, ce beau raisonnement marchand et financier n’a pas tenu une seconde.

On n’en détaillera pas ici les raisons-plus de 110 ONG, dont les Amis de la Terre, viennent de le faire dans une forte déclaration intitulée:

« Il est temps de mettre fin au marché du carbone européen ! »

Mais on admirera le résultat: les émissions n’ont guère baissé; de gros pollueurs comme LAFARGE et ARCELORMittal s’en sont mis plein les poches; ce nouveau marché a permis à des escrocs à la TVA de s’en donner à coeur joie et à grande échelle, plus de 10 milliard d’euros détournés.

Et la crise a achevé de mettre le système à terre: moins d’activités industrielles, donc moins d’émissions, du coup le prix de la tonne de CO2 (30 euros à l’origine) s’est effondré…Et l’on se retrouve avec des industriels qui, n’ayant plus aucun intérêt financier à faire baisser leurs émissions, se remettent dare-dare à réchauffer joyeusement la planète.

Pour essayer de sauver l’affaire et faire remonter le prix du CO2, Bruxelles a tenté une manoeuvre de la dernière chance: geler provisoirement 900 millions de quotas d’émissions.

Mais, mardi 16 avril 2013, le Parlement européen, sous la pression du lobby industriel, a voté non.

On ne va quand même pas pénaliser la compétitivité de nos entreprises polluantes sous prétexte qu’elles renforcent un réchauffement qui nous prépare de sales quarts d’heure pour la fin du siècle !

La preuve est ainsi faîte que ce marché du CO2 est aussi stupide qu’inefficace: il a donc l’avenir devant lui, l’entêtement dans l’erreur étant, on le sait, un vrai plaisir de technocrate.

Voyez d’ailleurs l’autre idée européenne pour lutter contre le réchauffement, qui consiste à enfouir sous terre des montagnes de CO2.

C’est hors de prix: entre 30 et 100 euros la tonne. C’est dangereux: pollution, risque de remontée brutale, etc.

Ce sera tellement difficile à faire avaler aux riverains qu’il faut s’attendre à de belles jacqueries.

Pas grave: Bruxelles invite les Vingt-Sept à déployer rapidement cette technologie.

Comme dit l’autre, perseverare diabolicum…

Jean-Luc PORQUET

« Le Canard Enchaîné » / Mercredi 24 avril 2013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 10 mai, 2013 |Pas de commentaires »

COMBIEN VAUT UNE VIE HUMAINE ? (Santiago ALBA RICO / http://cuadernodemateriales.wordpress.c / Avanti4.be)

Combien vaut une vie humaine ?

COMBIEN VAUT UNE VIE HUMAINE ? (Santiago ALBA RICO / http://cuadernodemateriales.wordpress.c / Avanti4.be) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaaa

(Santiago ALBA RICO)

Combien vaut une vie humaine ?

L’une des manières de la calculer est celle utilisée par les avocats de la multinationale Union Carbide afin de fixer le montant des indemnités aux victimes du désastre de Bhopal en 1984. Si le « revenu per capita » de l’Inde est (était à cette époque là) de 250 dollars tandis qu’aux Etats-Unis il est de 15.000 dollars, on peut alors conclure que la valeur moyenne d’une « vie indienne » est de 8.300 dollars tandis que celle d’une « vie étatsunienne » atteint 500.000 dollars. Les compagnies d’assurance utilisent habituellement ce type d’évaluations pour augmenter leurs marges de bénéfices.

Il existe d’autres possibilités, que l’on juge plus barbares, à savoir celles de ces systèmes « primitifs » d’équivalents que nous appelons « vengeance ». La forme la plus extrême est la loi du Talion (« œil pour œil, dent pour dent »), mais il en existe d’autres, plus bénignes, parmi différents peuples ; on peut alors échanger une vie humaine contre quatre moutons, ou encore compenser la perte d’un membre par un morceau de terre ou une femme d’âge pubère.

En définitive, quand nous calculons la valeur de la vie humaine nous avons souvent recourt à des « expressions monétarisées », c’est-à-dire que nous tentons de saisir une quantité qui est, elle, incommensurable, en la comparant à des formes comptables extérieures : argent, bétail, marchandises. Mais, à leur tour, quelles sont les valeurs de l’argent, du bétail et des marchandises ?

Le concept de « valeur-travail »

Comme on le sait, David Ricardo et Adam Smith furent les premiers à couler dans une formule un rapport que tous les peuples acceptaient intuitivement dans leurs échanges et rapports sociaux : celui qui associe la « valeur » d’un objet à une combinaison déterminée de Temps et de Travail.

Karl Marx a ensuite affiné cette formulation en substituant le « travail » par la « force de travail » et en identifiant la valeur d’une marchandise au « temps socialement nécessaire à sa production ». A partir de là, Marx en a déduit une forme objective et paradoxale d’exploitation, indépendante des coups de fouets et des contremaîtres, cachée dans une donnée chiffrée et attrayante : le salaire. Marx n’a jamais oublié la pré-condition élémentaire (« la source de toute richesse est la nature et non le travail »), mais disons qu’il a élevé à une catégorie « scientifique » une intuition subjective élémentaire : celle qu’un objet vaut d’autant plus que nous avons consacré plus de temps et d’efforts à l’élaborer ou à le fabriquer.

Le problème réside dans le fait de savoir combien vaut la marchandise appelée « force de travail » ; autrement dit, la vie humaine transférée à l’objet. Pour ce faire, Marx a appliqué la logique valeur/travail et démontré que si une marchandise vaut autant que le travail socialement nécessaire investi dans sa production, la « vie humaine » vaut autant que l’ensemble des marchandises indispensables à sa (re)production : pain, chaussures, un toit… soit tout le nécessaire en fin de compte pour renouveler les énergies physiques du travailleur de telle sorte qu’il soit quotidiennement apte pour une nouvelle journée de travail. [1]

Un paradoxe…

Le fait que le capitalisme (et non Marx) calcule de cette manière la valeur de la vie humaine pose un double dilemme, l’un éthique et l’autre logique. Le dilemme éthique semble évident puisque ce « calcul » (celui des marchandises de base qui permettent la reproduction d’une vie) traite l’être humain comme s’il n’était qu’une marchandise de plus. Mais cela éclaire également un paradoxe dans la mesure où cette marchandise se différencie des autres marchandises dans le fait qu’elle est la seule dont la valeur est strictement définie dans le marché. En effet, tandis que la valeur d’une table ou d’une voiture procède de la « force de travail » humaine dépensée pour les produire (qui est une « force » extérieure ajoutée aux processus productifs), la valeur de cette « force » se fixe par contre en rapport avec les marchandises qu’elle a elle-même produite…

Mais ce paradoxe répond d’une certaine manière à la question fondamentale:

L’être humain n’aurait-il aucune valeur propre, aucune valeur autonome du marché ?

Le capitalisme lui en reconnaît précisément une : sa capacité à « valoriser », à ajouter de la valeur aux choses par son temps/travail ou, ce qui revient au même, pour sa capacité à produire de la richesse capitaliste. La « force de travail » est une marchandise particulière qui, loin de se consommer en l’usant, ajoute de la valeur aux marchandises qu’elle produit. Le résultat, nous le savons, c’est que cette puissance magique de l’être humain à donner de la valeur se traduit, dans des conditions d’exploitation de classe, par une dévalorisation radicale de l’être humain. Plus il valorise ce qu’il touche, plus il se dévalorise lui-même et au final, précisément parce qu’il est la source de toute valeur, il est l’unique marchandise qui ne vaut rien. Ou seulement 8.300 dollars, comme dans le cas des travailleurs indiens assassinés par l’Union Carbide.

En tout cas, je crois que nous devrions renoncer à démontrer la valeur autonome de la vie humaine. Si l’être humain vaut quelque chose cela doit être sans doute, de même que dans le cas des objets qu’il produit, pour quelque chose qu’on lui a fait.

Les Chrétiens acceptent cette logique en tant que principe ontologique en identifiant le caractère « sacré » de la vie humaine comme une « œuvre » de Dieu : un travail bien léger certes, terminé en quelques jours, mais qui transforme la vie humaine en un « produit divin ».

Et les athées ? Pour nous qui ne croyons ni en Dieu ni aux calculs capitalistes, l’être humain ne vaudrait rien ? Le résultat d’une succession de hasards, d’une accumulation de contingences géologiques et chimiques ; pourrait-il être détruit sans remords ni regrets dès que son existence se révèle économiquement non rentable ?

Le travail des corps

Non, l’être humain a une valeur immense et elle est telle, en effet, parce qu’il est le résultat d’un travail. Mais il s’agit d’un travail particulier, réalisé en dehors du marché et avant celui-ci ; un travail qui a toujours, ou presque toujours, été fait par les femmes ; le travail des soins. Le corps humain n’est pas sacré mais bien fragile et sa fragilité le transforme en un objet – le contraire d’une marchandise – dont la survie dépend de l’attention d’un tiers. Si on ne peut tuer sans horreur un être humain et si son existence est irremplaçable, ce n’est pas parce que l’être humain a la capacité de valoriser la matière morte mais bien parce qu’il a été valorisé, éveillé à la vie par un autre être humain qui est presque toujours une femme : il a été alimenté, lavé, peigné, soigné, caressé, protégé par d’autres mains dans un travail du corps qui lui donne cette valeur incalculable, insaisissable et sans équivalent sur lequel se dressent l’éthique et le droit.

Nous ne soignons pas les corps humains parce qu’ils ont de la valeur mais bien parce qu’ils acquièrent au contraire de la valeur dans le mesure où nous les soignons, les éduquons, les touchons et les regardons ; dans la mesure, en définitive, où nous les travaillons. C’est sans doute pour cela qu’il existe plus de coupables de maltraitances masculins que féminins et qu’il existe aussi sans doute autant de femmes prisonnières de leurs bourreaux ; parce qu’il est presque impossible de ne pas aimer celui dont on a lavé les chaussettes et préparé la nourriture, même s’il te maltraite, et il est presque impossible d’aimer ou presque impossible de ne pas maltraiter celui que tu as peu regardé, mal touché et jamais soigné.

C’est cela qui unit le capitalisme et le patriarcat en une intersection de mépris paradoxal : le capitalisme dévalorise le travailleur qui valorise toutes les marchandises tandis que le patriarcat dévalorise la travailleuse qui valorise tous les corps. C’est pour cela que si nous voulons préserver la richesse et la dignité humaines (dont la source est une combinaison de Travail et de Temps) nous devons alors livrer une double lutte simultanée en faveur de l’indépendance économique et de la dépendance réciproque.

Combien vaut donc alors un être humain ? Le temps que nous avons travaillé en lui. Et on appelle cela l’« amour ».

Santiago ALBA RICO

Source: http://cuadernodemateriales.wordpress.com/2013/04/08/santiago-alba-ric…

Traduction française et intertitres pour Avanti4.be : Ataulfo Riera
http://www.avanti4.be/debats-theorie/article/combien-vaut-une

Note d’Avanti:

[1] « Ce que l’ouvrier vend, ce n’est pas directement son travail, mais sa force de travail dont il cède au capitaliste la disposition momentanée (…). Thomas Hobbes, un des plus anciens économistes et un des philosophes les plus originaux d’Angleterre, avait déjà d’instinct, dans son ‘Leviathan’, remarqué ce fait qui a échappé à tous ses successeurs. Il avait dit : ‘Ce qu’un homme est ou vaut, c’est, comme pour toutes les autres choses, son prix : c’est exactement ce qu’on donnerait pour l’usage de sa force’. Si nous partons de cette base, nous serons à même de déterminer la valeur du travail, tout comme celle de toute autre marchandise (…). Exactement comme la valeur de toute autre marchandise la valeur de la force de travail est déterminée par la quantité de travail nécessaire à sa production. Pour pouvoir se développer et entretenir sa vie, il faut qu’il consomme une quantité définie de moyens de subsistance. Mais l’homme, comme la machine, s’use et il faut le remplacer par un autre. Outre la quantité d’objets de nécessité courante dont il a besoin pour son propre entretien, il lui faut une autre quantité de ces mêmes choses de première nécessité pour élever un certain nombre d’enfants qui puissent le remplacer sur le marché du travail et y perpétuer la race ouvrière. De plus, pour développer sa force de travail et acquérir une certaine habileté, il faut dépenser encore une nouvelle somme de valeurs. ».
Karl Marx, Théories sur la plus-value, 1865. Cité dans « Pages de Karl Marx. Pour une éthique socialiste », Tome 1 : « Sociologie Critique ». Payot, Paris 1970.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LES TRIBUS SIOUX SAUVEGARDENT LEUR TERRE SACREE (Indian Country / Gitpa)

LES TRIBUS SIOUX SAUVEGARDENT

LEUR TERRE SACRÉE

LES TRIBUS SIOUX SAUVEGARDENT LEUR TERRE SACREE (Indian Country / Gitpa) dans REFLEXIONS PERSONNELLES indian

La Grande Nation Sioux, Oceti Sakowin, a réussi à rassembler les 9 millions de dollars nécessaires à la mise en sécurité de la terre sacrée des Black Hills dans le Dakota du sud.

Entre la famille Reynolds et les représentants de la Grande Nation Sioux des contrats privés ont été signés qui mettent la terre, de nouveau, entre les mains de la Nation.

Selon le Président de la tribu sioux Rosebud, Cyril « Whitey » Scott, l’achat est chose faite. « Je peux vous dire que Pe’Sla, la terre sacrée, dont les Oceti Sakowin sont chargés, est mise en sécurité. Les 9 millions de dollars ont été rassemblés, Pe’Sla a été achetée ».

Lors d’une interview, le Président Scott a lu la seule déclaration officielle communiquée par la Grande Nation Sioux et dit que tout ce qui avait été annoncé avant ses commentaires n’était « pas officiel ».

« La restitution historique de Pe’Sla s’accomplit aujourd’hui à Rapid City, Dakota du sud. Les communautés de la tribu Rosebud, de la tribu Creek des Crow et de la tribu Sioux des Shakopee Mdewakanton se sont réunies dans une assemblée historique des Tribus unies (United Tribes).

Pe’Sla est sacré parce qu’il est lié à la création pour les Lakota et qu’il est le site de cérémonies annuelles.

Dans l’histoire, il fut le lieu de rassemblements de nombreux villages. Black Elk, le visionnaire lakota, y eut ses visions. C’est une haute montagne dressée dans une prairie au coeur des Black Hills.

La terre de Pe’Sla fut autrefois protégée par les traités de 1851 et de 1868 passés avec les Nations Sioux.

Les Etats Unis les ont violés et se sont emparés des Black Hills en violation du cinquième amendement de la Constitution.

Aujourd’hui la restitution est un événement historique pour les peuples Lakota, Dakota et Nakota.

Les tribus travailleront ensemble pour former la Commission de Protection de Pe’Sla, terre sacrée des Oceti Sakowin.

Nous préserverons ce site sacré pour y accomplir nos cérémonies traditionnelles et culturelles et le conserver dans son état premier pour nos générations futures.

Nous sommes reconnaissants d’être réunis devant le créateur et de pouvoir aider notre peuple en revendiquant l’un de ses sites les plus sacrés.

Nous n’attendons pas de justice des Etats Unis sur la question des droits sur les Black Hills et nous demandons maintenant d’exercer notre souveraineté inhérente pour protéger le plus sacré des sites.

Nous devons perpétuer notre mode de vie pour les générations futures.

Nous remercions les personnes qui ont donné à la cause de la justice pour tous les peuples et nous sommes plus déterminés que jamais à réclamer justice aux Etats Unis pour notre peuple. Nous remercions la famille Reynolds d’avoir travaillé avec nous pour la restitution de Pe’Sla comme site sacré des peuples Lakota, Nakota et Dakota ».

Selon Scott, la famille Reynolds était présente à la signature. Bien qu’il ait déclaré ne pas pouvoir donner d’autres détails, il a ajouté :

 » Ce fut une des expériences de ma vie qui m’a le plus réchauffé le coeur, avec celle d’être devenu un dirigeant des Oyate Sakowin ».

Traduction pour le GITPA par Simone DREYFUS-GAMELON

Un article de Indian Country, Today Media Network.com, Vincent SCHILLING

Sioux Indian Traditional Song

fichier pdf Testament d’un Ancien à ses enfants et petits enfants 03052013

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

INTERNET, SMS: COMMENT THALES VA METTRE LES RESEAUX FRANCAIS SUR ECOUTE (Emmanuel PAQUETTE / http://lexpansion.lexpress.fr)

Internet, SMS :

INTERNET, SMS: COMMENT THALES VA METTRE LES RESEAUX FRANCAIS SUR ECOUTE (Emmanuel PAQUETTE / http://lexpansion.lexpress.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES aaaa

Comment Thales va mettre les réseaux français

sur écoute

Emmanuel PAQUETTE (L’Express) 

http://lexpansion.lexpress.fr

La France va se doter d’un système centralisé d’interception des données téléphoniques et internet. Mais les futures grandes oreilles de l’Etat, gérées par le groupe Thales, posent de graves problèmes. Surcoûts, failles de sécurité, risques de conflit d’intérêts… Révélations.

Dès cet été, les écoutes autorisées par la justice vont être centralisées au sein de la plate-forme nationale des interceptions judiciaires.

Dès cet été, les écoutes autorisées par la justice vont être centralisées au sein de la Plate-forme Nationale des Interceptions Judiciaires.

Cette visite devait être une formalité. Ce fut une catastrophe.
Le 15 février 2013, Christian Vigouroux s’invite pour la première fois dans les locaux de Thales, le groupe de défense et d’électronique, à Elancourt, dans les Yvelines. Ce déplacement n’a officiellement jamais eu lieu. Et pour cause : le haut fonctionnaire, alors Directeur de cabinet de la Ministre de la Justice, veut vérifier de ses propres yeux où en sont les derniers préparatifs d’un projet secret, classé « confidentiel défense ». Son nom est tout ce qu’il y a de plus anodin : la PNIJ, pour « Plate-forme Nationale des Interceptions Judiciaires ». En réalité, derrière ce sigle, se cache un monstre numérique sur le point de s’éveiller.
Découvrez le nouveau système centralisé des écoutes téléphoniques et Internet:

Conversations téléphoniques, SMS, MMS, Internet…

Dès cet été, l’ensemble des communications mises sur écoute passera par ces grandes oreilles de l’Etat. Souhaité dès 2010 par l’ancien Président Nicolas Sarkozy, ce système de surveillance va permettre de centraliser en un seul point plus de 5 millions de réquisitions judiciaires (liste des appels téléphoniques, identité d’un abonné derrière un numéro…) et près de 40 000 écoutes autorisées par les juges dans le cadre de leurs enquêtes.

À lire, en complément: 

Thales, l’écouteur écouté?

Et aussi:

Internet passé au crible

Ce 15 février 2013, pour s’assurer que ce titan ne porte pas atteinte à la vie privée des citoyens, la présidente de la Commission Nationale Informatique et Libertés (Cnil), Isabelle Falque-Pierrotin, fait aussi le déplacement. L’Association Française des Magistrats Instructeurs, également conviée, n’a pas daigné envoyer de représentant, signifiant ainsi la désapprobation des juges, qui n’ont jamais été consultés.

Cette petite délégation est accueillie par plusieurs responsables de Thales – des « guides » omniprésents tout au long d’une visite très encadrée. Ce jour-là, les émissaires de la Garde des Sceaux se sentent alors dépossédés de leur projet. Ils comprennent qu’une partie de leurs prérogatives est désormais tombée entre les mains d’une société privée (même si « l’Etat est actionnaire »). Le golem leur échappe. Pourtant, d’autres implantations avaient été envisagées, comme les locaux de la police, sur le site de Nanterre, ou ceux des gendarmes, sur celui de Rosny-sous-Bois. La place Vendôme, siège du ministère, avait également été évoquée. Mais ces points de chute ont tous été écartés pour des raisons de capacités d’accueil.

La centralisation engendre un risque majeur

A la veille de son entrée en vigueur, avec deux ans de retard sur le calendrier initial, le « Big Brother » français pose surtout des problèmes d’une tout autre gravité : risque sur la sécurité des données, appel d’offres biaisé, dépassement de budget, coûts cachés et conflits d’intérêts avec le groupe Thales, lui-même sous le coup de plusieurs enquêtes. Autant de dérives que L’Express est en mesure de révéler.

Sur le papier, le projet était pourtant séduisant. Il permettait, à la fois, de gérer l’explosion des réquisitions et de réduire les coûts. Car l’augmentation continue du nombre d’écoutes téléphoniques ou des interceptions de SMS ne cesse de grever le budget de la Justice. En cinq ans, les dépenses ont ainsi pratiquement doublé, passant de 55 à 106 millions d’euros en 2011. Et l’inflation n’est pas près de s’arrêter, étant donné l’accroissement de la surveillance des échanges sur l’Internet fixe et mobile.

Internet, SMS : comment Thales va mettre les réseaux français sur écoute

L’envolée des coûts

Jusqu’à présent, les opérateurs de télécommunications étaient défrayés lors de chaque interception. Ils envoyaient les informations une fois saisies aux officiers de police et de gendarmerie. Six petites sociétés privées épaulaient alors les forces de l’ordre en leur fournissant gratuitement du matériel pour retranscrire les écoutes (lignes sécurisées, ordinateurs, logiciels). La PNIJ, elle, permet de tout regrouper, de réaliser des économies et de faire disparaître près de 1 million de documents administratifs. Adieu la paperasse.

« Il a été décidé de renforcer la sécurité autour des réquisitions et des écoutes, explique Richard Dubant, responsable de la Délégation aux Interceptions Judiciaires (DIJ). Pour cela, seule une grande entreprise comme Thales possède les capacités techniques suffisantes pour gérer des volumes à traiter de plus en plus importants. »

Mais ce tableau idyllique se fracasse aujourd’hui contre le mur de la réalité. D’abord, la centralisation même des informations en un seul lieu engendre un risque majeur. Dès 2011, le Directeur Général de la Police Nationale, Frédéric Péchenard, s’en était ému dans une note confidentielle dont L’Express a obtenu copie.

Ce proche de Nicolas Sarkozy n’hésitait pas alors à déclarer que cette plate-forme était « une cible potentielle, du fait même de la concentration de données sensibles », avant de préciser : « Cette fragilité a été soulignée par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information [Anssi]. » Un autre sujet l’alarmait. Il s’agit de la difficulté pour le ministère de changer d’hébergeur. « Nous pouvons récupérer l’ensemble des éléments à tout moment, se défend Richard Dubant. D’ailleurs, il est prévu de rapatrier un jour la PNIJ au sein de la Justice. »

Cinq entreprises, s’estimant lésées, ont attaqué en justice

Plus inquiétant encore, afin que son bon fonctionnement soit assuré, la plate-forme doit être dotée d’une soeur jumelle, qui prendrait le relais en cas de pannes. Or, selon nos informations, celle-ci est, elle aussi, basée à Elancourt, à 300 mètres seulement de la première. Un éloignement insuffisant en cas d’incendie, d’accident ou d’actes de malveillance.

« Les bonnes pratiques en la matière exigent une installation située à une distance entre 20 et 30 kilomètres du premier site », estime Marc Ayadi, Consultant Associé en Sécurité Informatique chez Deloitte.

Le système actuel, quoique imparfait et dispersé, ne soulève pas ce type de problèmes. Les centrales d’écoutes sont éparpillées sur tout le territoire. Pour l’heure, six entreprises (Foretec, Elektron, Amecs, Azur Integration, Midi System et SGME) équipent gratuitement quelque 350 centres de police et de gendarmerie par le biais de lignes sécurisées et de plus de 10 000 ordinateurs, selon leurs dires. Difficile pour des malfrats de repérer l’endroit où se trouvent les données les concernant. Ces six sociétés rentabilisent leurs investissements en facturant leurs prestations à des tarifs élevés, même si ceux-ci ont baissé de près de la moitié ces dernières années.

« En cas de panne, les transferts peuvent facilement être [basculés] d’un centre sur un autre en un temps très court. La PNIJ devra pouvoir relever ce défi », déclarait, en octobre 2012, la prudente Cour des Comptes.

Aujourd’hui, voyant ce marché leur échapper, cinq de ces six entreprises se sont regroupées pour attaquer en justice l’appel d’offres du ministère dont, au passage, elles n’ont jamais été informées. De fait, ce dossier avait été classé « confidentiel défense » afin que soient écartés plusieurs groupes étrangers comme l’israélien Nice Systems ou le danois ETI Connect, attirés par ce juteux marché.

Le Tribunal Administratif de Paris leur a donné raison, estimant que « la garde des Sceaux [avait] commis une erreur manifeste d’appréciation » en les excluant. Pour l’Etat, hors de question cependant de faire machine arrière, car « l’annulation de ce contrat porterait une atteinte excessive à l’intérêt général »… Plus de 15 millions d’euros ont en effet déjà été engagés. Le tribunal propose donc aux plaignants de demander des dédommagements à la justice. Si elle aboutissait, leur requête alourdirait une facture déjà bien salée.

La moralisation de la vie politique menacée

Faisons les comptes. A l’origine, le Big Brother devait coûter 17 millions d’euros. A présent, la douloureuse se monte à 43 millions. Au bas mot. Car Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free et Numericable ont dû déployer des fibres optiques jusqu’au site d’Elancourt pour répondre à leurs obligations légales d’acheminer les communications. En considérant les frais de mise à jour de leurs systèmes d’information, ils sont en droit de se faire rembourser une quinzaine de millions d’euros supplémentaires. Mais il y a pire. Comme le souligne Francis Nebot, Secrétaire National du Syndicat Synergie Officiers :

« Les réseaux Internet de la Police Nationale n’offrent pas les débits suffisants pour se connecter à ce système dans de bonnes conditions et accéder aux écoutes à distance. Du coup, le Ministère de l’Intérieur va devoir investir pour redimensionner nos réseaux. On nous a offert une Ferrari sans avoir les routes pour la faire rouler ! »

Selon ce syndicat, l’ardoise pourrait donc s’allonger de 40 à 50 millions d’euros. Et encore, ce montant n’inclut pas les dépenses engagées par les gendarmes et les douanes.

« Si cela s’avère nécessaire, il est convenu que le Ministère de l’Intérieur prenne à sa charge le réseau de la police », argumente Richard Dubant, manifestement soucieux de rassurer son monde.

La PNIJ doit être mise en service en septembre 2013 et rendre obsolètes les trois plates-formes actuellement spécialisées dans l’interception des données. L’une concerne les SMS (le STIJ) : elle a coûté plus de 1 million d’euros. Les deux autres ont trait à l’Internet fixe et mobile. Appelées Cariatide et Primatice, elles vont également cesser leurs activités. Quant aux six entreprises gérant les centrales d’écoutes téléphoniques, elles vont reprendre les 10 000 ordinateurs mis jusqu’ici à la disposition de la police.

« Finalement, pour écarter des petites sociétés privées du marché des écoutes, ils ont fait appel à une grosse société… privée. Tout cela est ubuesque », observe avec amusement un ancien gendarme.

En plein débat sur la moralisation de la vie politique voulue par François Hollande, l’éveil prochain de la PNIJ paraît bien problématique. Par exemple, les gouvernants pourraient-ils avoir accès à des enquêtes en cours les concernant, eux ou leurs proches, en se connectant directement à cette plate-forme ? Nul ne le sait. Le risque est important.

Et, d’abord, pour Thales lui-même.

« Même si, techniquement, cette hypothèse paraît improbable, un comité de contrôle de six « sages » va être constitué pour apporter toutes garanties aux citoyens », confie Richard Dubant. Une manière aussi de répondre à la question que tout le monde se pose :

« Qui surveillera les surveillants ? »

Emmanuel PAQUETTE (L’Express)

En savoir plus sur: 

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/internet-sms-comment-thales-va-mettre-les-reseaux-francais-sur-ecoute_383757.html#CkLTuWUuEx8iWfJs.99

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |1 Commentaire »

LA DICTATURE DES EXPERTS (vidéo de la CBC / Diffusion RTBF / Réalisation: Josh FREED))

La dictature des experts

 Réalisation: Josh FREED

Production: Janet TORGE

Diffusion: RTBF / La Une

Copyright: CBC

LA DICTATURE DES EXPERTS (vidéo de la CBC / Diffusion RTBF / Réalisation: Josh FREED)) dans REFLEXIONS PERSONNELLES experts

Ce n’est pas vraiment une spécialité française et ils pullulent sur les chaines télé, ces fameux experts qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous, surtout si cela va dans le sens souhaité par quelques financiers, lobbyistes, médias ou politiques, et ils peuvent nous dire tout et n’importe quoi !

D’ailleurs, en parlant d’experts, il ne faut pas oublier que le Mediator fut un médicament fantastique qui a sauvé nombre de vie sans enrichir personne, que l’euro est une monnaie forte et que l’Europe est le seul avenir possible pour notre bonheur économique, que le nucléaire est propre et très loin d’être dangereux, et que les OGM ont été créés pour lutter contre la faim dans le monde ! Tout cela les rend tellement crédibles… Mais c’est juste une opinion personnelle…

Les experts sont désormais partout: pas un jour sans qu’un média ne fasse appel à eux pour analyser la crise financière, juger les nouveaux crus du Bordelais ou estimer des oeuvres d’art. Avec le temps, l’opinion a appris à accorder une confiance totale aux experts. Et si cela n’avait pas autant de sens ?

http://www.dailymotion.com/video/xzeg38

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

ALGERIE: BP VEUT FILER A…L’ANGLAISE ! (Ali OUSSI / http://lecourrier-dalgerie.com/)

BP veut filer à…l’anglaise
ALGERIE: BP VEUT FILER A...L'ANGLAISE ! (Ali OUSSI / http://lecourrier-dalgerie.com/) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bp

La compagnie pétrolière britannique, touchée de plein fouet par la tristement célèbre prise d’otages du site gazier de Tiguentourine, trouve aujourd’hui mille et un prétextes pour se désengager, récupérer ses billes, ses mises de départ ainsi que de très substantiels dividendes.

Tout porte à croire que l’Algérie aura, dans les tous prochains mois, à faire face à des problèmes d’un genre tout à fait nouveau dans le domaine des hydrocarbures. L’agence de presse Reuters annonce en effet que le géant britannique BP (British Petroleum) aurait décidé de se retirer d’Algérie. Touché de plein fouet par la sanglante prise d’otages du site gazier de Tiguentourine, BP, dont la «franchise» expire dès le mois de septembre de l’année 2013, ne fournit aucun effort pour tenter d’en négocier la moindre prolongation.
Au contraire, il est en train de tout faire, semble-t-il, pour se retirer bien avant cette date. Pour cela, lit-on dans la dépêche de Reuters, tous les prétextes sont bons. Ces derniers sont de deux types différents. D’un côté il y a la sécurité des sites pétroliers et gaziers, très curieusement jugée «insuffisante», par BP, mais aussi par plusieurs autres compagnies pétrolières internationales, alors que ce sont ces mêmes compagnies qui, au début, refusaient que cette sécurité soit prise en charge par les corps constitués algériens.

La fameuse règle instaurée par Ahmed Ouyahia, relative aux 51-49 % de parts est, elle aussi, remise en cause par BP. À la faveur de ces arguments, pour le moins fallacieux, ne serait-ce que parce qu’ils auraient pu être brandis en leur temps et non pas aussi tardivement, on se rend bien compte que ces compagnies, avec BP à leur tête, nous cachent les vraies raisons qui les poussent, en quelque sorte, à chercher à… filer à l’anglaise.

En attendant, le groupe britannique affiche clairement la couleur en procédant au report sine die de deux grands projets en Algérie, rapporte encore l’agence Reuters.

Le directeur exécutif de BP, Robert Dudley a énoncé ce changement de cap ces derniers jours en affirmant que les quatre journées terribles vécues à Tiguentourine ont eu un impact sur les projets du groupe.

«De bons progrès ont été faits pour nos projets de 2014 même si le calendrier de réalisation des projets à In Amenas et In Salah est en cours de réévaluation à la suite de l’incident tragique de janvier 2013 à In Amenas» où 4 employés de BP faisaient partie des victimes.

Les compagnies pétrolières étrangères font valoir que des conditions plus «avantageuses» sont offertes ailleurs qu’en Algérie. Elles mettent ainsi la pression sur les autorités algériennes pour assouplir les conditions d’investissements, durcies à la suite de la dernière révision de la loi sur les hydrocarbures, en dépit des avantages fiscaux nouveaux qu’elle accorde. Et c’est donc là, et nulle part ailleurs, que réside la vraie raison de ce revirement spectaculaire, qui promet de faire couler encore, à défaut de pétrole, pas mal d’encre et de salive.

Ali OUSSI

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

300 ANS D’ENERGIES FOSSILES EN 300 SECONDES (Vidéo)

300 ans d’énergies fossiles en 300 secondes

300 ANS D'ENERGIES FOSSILES EN 300 SECONDES (Vidéo) dans REFLEXIONS PERSONNELLES exploitation

L’histoire humaine des 300 dernières années dont le développement repose sur les énergies fossiles. La solution est de construire des modes de vie écologiques, qui s’affranchissent de la dépendance (couteuse) aux énergies fossiles.

A l’épuisement des ressources pétrolières et fossiles, s’ajoute la destruction de l’environnement, ce qui hypothèque l’avenir. La vidéo fait le lien entre cette prédation excavatrice de la Terre, les conditions de vie misérable de la plus grande partie de l’Humanité et l’enrichissement sans fin de certains possédants et autres profiteurs sans scrupules.

(Version doublée en français, une version sous-titrée existe également)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

QUAND AUSTERITE NE RIME PAS AVEC GAY !(Michel SANTI / http://www.gestionsuisse.com)

Quand austérité ne rime pas avec gay !

QUAND AUSTERITE NE RIME PAS AVEC GAY !(Michel SANTI / http://www.gestionsuisse.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES economie

Il s’agit de l’auteur à succès et Professeur à Harvard, du médiatique (et très conservateur) Niall Ferguson. Interrogé, à l’occasion d’une conférence donnée il y a quelques jours en Californie, à propos de la fameuse répartie de Keynes selon laquelle « nous serons tous morts à long terme », en anglais : « In the long run, we are all dead. » Ferguson répondit que la « philosophie de Keynes était tronquée (« flawed ») car il se fichait des générations futures : étant gay et sans enfant » ! Ferguson poursuivit sur cette lancée en affirmant que, « marié avec une ballerine dont il n’avait pas eu d’enfant car il passait plus de temps à parler de poésie avec elle que de procréer », il était « logique » que l’homosexualité de Keynes fasse de lui un membre de la société mou (« effete ») et égoïste (« selfish »).

Autrement dit, il serait impossible – dans le monde selon Ferguson – de s’intéresser à la société ou aux générations futures dès lors que l’on est homosexuel ou sans enfant. Du reste, c’est tout juste s’il n’accuse pas les gays d’être aux sources de la crise financière… A cette même occasion, Ferguson devait en outre évoquer ses « amis hauts placés », lesquels devraient avoir bien honte de fréquenter un tel énergumène qui ne recule pas à faire appel aux argumentations les plus spécieuses et les plus sordides pour étayer ses propos. Mais n’est-ce pas un peu le propre de cette école de pensée qui dénonce – exactement comme Ferguson lors de cette même conférence –« des lois et des institutions dégénérées » ?

Pour autant, comment expliquer qu’un membre de l’élite académique et universitaire aille délibérément sur un terrain privé – voire intime – pour contredire les travaux et les déclarations de Keynes ? S’employer à (tenter de) décrédibiliser les théories et les recherches de Keynes en prétextant son homosexualité et, donc, en effectuant sans hésitation le grand écart consistant à en tirer comme conséquence qu’il était naturel que celui-ci exhorte aux stimuli vu qu’il n’avait pas d’enfant témoigne en fait d’une réalité navrante pour ce type de conservateurs. Car ils sont effectivement de nos jours confrontés à l’échec cuisant de leur politique d’économies budgétaires et, ce, dans tous les pays l’ayant mise en place.

Incontestablement préoccupé par l’avenir, Keynes n’avait-il pas au contraire disserté sur les « possibilités économiques de nos petits-enfants », dans son célèbre : Economic Possibilities of Our Grandchildren ? Ne stigmatisait-il pas la profession des économistes qui se morfondait, selon lui, en inutiles « prédictions à court terme » ? Mais surtout : ne répétait-il pas inlassablement que si, dans le cadre d’une récession, les déficits doivent être creusés, ils devaient absolument en revanche être résorbés en période de forte croissance économique ? … Seconde partie de ces enseignements ayant hélas trop souvent été négligée et oubliée par les dirigeants politiques.

En réalité, les arguments de Ferguson et consorts qui exigent des réductions immédiates et substantielles des dépenses publiques, qui se déchaînent violemment contre les mesures sociales et qui réclament la rigueur et l’équilibre budgétaires patinent sérieusement aujourd’hui. Quand il devient de plus en plus évident que seuls des stimuli émanant de l’Etat seraient à même de soulager un secteur privé trop déprimé et souvent trop endetté pour embaucher. Ces conservateurs, traditionnalistes et autres ultra-orthodoxes ne pourront plus désormais –avec le même succès qu’hier –culpabiliser nos sociétés et « crier au loup » car les faits et les statistiques économiques leur opposent un démenti cinglant. Ne reculant pas devant l’argument moral fallacieux selon lequel « il n’est pas possible de laisser autant de dettes à nos enfants », le discours scandaleux de Ferguson n’est en fait qu’un degré supplémentaire franchi par une mouvance ultra-libérale qui se sait aux abois.

P.S: Lien vers le blog de Ferguson ayant par la suite exprimé ses plus plates excuses – http://www.niallferguson.com/blog/an-unqualified-apology

Michel SANTI,

économiste (http://www.gestionsuisse.com

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 9 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LA VERITE SUR LE PATRIMOINE DE FRANCOIS HOLLANDE (par BOROWIC)

La vérité sur le patrimoine

de François HOLLANDE

LA VERITE SUR LE PATRIMOINE DE FRANCOIS HOLLANDE (par BOROWIC) dans REFLEXIONS PERSONNELLES president-photo-officielle

par BOROWIC

Mai 2013

Musiques:

« La varsovienne ou varshavianka », chant polonais de la fin du XIX repris par les anarchistes en 1917 et en 1936.

Chant qui accompagne François HOLLANDE dans sa version socialo populiste pendant la campagne présidentielle.

En fin de montage, une chanson ultra bling bling « Dream Dance Alliance » (Gold) pour marquer le contraste saisissant entre le candidat bonimenteur et le Président valet du nouvel ordre mondial.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 8 mai, 2013 |Pas de commentaires »

MISSILE M51: UN PETIT ECHEC A…120 MILLIONS D’EUROS !…ON MANQUE D’ARGENT ?…PAS POUR L’ARMEE ET SON NUCLEAIRE CHERI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

Missile M51:

MISSILE M51: UN PETIT ECHEC A...120 MILLIONS D'EUROS !...ON MANQUE D'ARGENT ?...PAS POUR L'ARMEE ET SON NUCLEAIRE CHERI ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES armee

(« Le Vigilant » a effectué hier ce tir de missile. Chaque sous-marin nucléaire lanceur d’engins français peut embarquer 16 missiles M51, auxquels s’ajoutent des lots de rechange.) [Photo archives AFP]

Un petit échec à 120 millions d’euros !

La destruction volontaire du missile stratégique français M51 au-dessus de la baie d’Audierne, juste après son tir ce dimanche 5 mai 2013, est un « joli coup » pour les industriels, la DGA et  le Ministère de la défense, et plus largement pour tout le programme français de dissuasion.

Ce tir « technique » était, paraît-il, destiné à valider l’intégration du M51, déjà en service sur le sous-marin Le Terrible, sur un deuxième des quatre sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) de la force de frappe française, Le Vigilant. Cet échec est le premier pour le M51, qui doit remplacer progressivement le M45 à l’horizon 2018.

Un missile est un système complexe : le souci peut être mécanique, informatique ou électronique. 

Mais l’explosion de l’engin tombe au mauvais moment, alors que la dissuasion nucléaire (3,4 milliards d’euros par an) a été « sanctuarisée » par François HOLLANDE dans Le Livre blanc, et que les nouvelles versions du M51 (2 et 3) doivent être décidées prochainement. Le programme M51, un missile de 12m de haut, 54 tonnes au lancement et une portée supérieure à 9 000 km, est estimé à environ 8 milliards d’euros (6,9 milliards pour le missile,  1,1 milliard pour l’adaptation des sous-marins), selon le Sénat.

Cela en fait le septième plus gros programme de défense, après le RAFALE, les SNLE de nouvelle génération, les futurs sous-marins d’attaque Barracuda, l’A400M, les frégates FREMM et l’hélicoptère de transport NH90. La France dépensera, en 2013, 613 millions d’euros pour le missile, et 200 millions pour adapter les SNLE, soit 813 millions d’euros, ou un quart des dépenses de dissuasion.  Un échec comme celui d’hier va encore s’ajouter à ce coût, puisqu’il faudra refaire un tir technique de même type, voire plus. Le coût unitaire d’un M51, dont le maître d’œuvre est la filiale spatiale d’EADS Astrium, est estimé à 120 millions d’euros, soit un peu moins qu’un RAFALE (142,3 millions d’euros)!

La FRANCE dispose aussi de la composante aéroportée de la dissuasion, les missiles ASMP/A intégrés sur les aéronefs RAFALE et MIRAGE 2000.

Le missile M51 est tiré d’un sous-marin en plongée, monte à 1000 km d’altitude à Mach 15 (20 000 km/h), et traverse l’Atlantique en une quinzaine de minutes. Cette technologie est maîtrisée par très peu de pays. 

Le M51 fait partie du « club des Trois » des missiles intercontinentaux lancés de sous-marins, avec le Trident américain et le Boulava russe.

Un bel échec à 120 millions d’euros !…

On manque d’argent, nous dit-on…mais pas pour l’armée et son nucléaire chéri !


Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mai, 2013 |1 Commentaire »

LE PREMIER MINISTRE FRANCAIS AYRAULT EST SÛR DE LUI: « L’AUSTERITE EST UNE INVENTION DE PROPAGANDE »…ET LE MALI ?…(Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.f

Le Premier Ministre français AYRAULT

est sûr de lui:

LE PREMIER MINISTRE FRANCAIS AYRAULT EST SÛR DE LUI:

(Photo AFP/ Thomas Coex)

« L’austérité est une invention de propagande. »

Que dire du MALI alors ?

1 / Le Premier Ministre nous prendrait-il pour des cons ?

Il n’y aurait pas d’austérité en FRANCE ?…

Si le sujet n’était pas aussi grave l’on pourrait en rire.

Ce cher Monsieur ferait bien d’aller voir un peu plus bas dans les étages pour constater que la misère prend une ampleur dramatique dans notre pays…justement à cause de l’austérité imposée aux humbles gens et notamment à celles et ceux qui ont statistiquement une durée de vie diminuée de 7 années par rapport aux cadres ou aux Premiers Ministres !

2 / « L’invention de propagande » est, par contre, utilisée sciemment par AYRAULT et HOLLANDE pour avoir fait entrer l’Armée française au MALI et pour balancer des armes à l’uranium « appauvri » !

AYRAULT et HOLLANDE sont donc, de ce fait, des MANIPULATEURS, des MENTEURS et des CRIMINELS DE GUERRE.

Non, AYRAULT n’est pas qu’un « simple jardinier » (cf. 20h de TF1 du dimanche 5 Mai 2013)…

C’est aussi, comme d’autres, un INCAPABLE qui nie l’évidence !

A ce niveau de l’Etat, l’INCOMPETENCE EST UNE VERITABLE INSTITUTION ! 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 6 mai, 2013 |Pas de commentaires »

RÊVES EN INFRAROUGES: UN TELEGUIDEUR DE DRONES RACONTE SON PARCOURS (Nicolas ABE / http://www.legrandsoir.info)

Rêves en infrarouges :

RÊVES EN INFRAROUGES: UN TELEGUIDEUR DE DRONES RACONTE SON PARCOURS (Nicolas ABE / http://www.legrandsoir.info) dans REFLEXIONS PERSONNELLES drones

Un téléguideur de drones raconte son parcours.

arton20465-f5493 AFGHANISTAN dans REFLEXIONS PERSONNELLES
Nicola ABE
ex-soldat, Brandon BRYANT, 27 ans.

Un soldat Américain avait l’ambition de devenir le premier de son unité. Il y est parvenu et est devenu téléguideur de drones dans une unité spéciale de l’US Air Force, dans l’Etat du Nouveau Mexique. Depuis son poste de travail il a tué des dizaines de gens jusqu’au jour où il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus continuer.

Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant, a travaillé dans un bureau rectangulaire sans fenêtres, de la taille d’une baraque de chantier. L’air conditionné y maintenait une température constante de 17 degrés et la porte, par mesure de sécurité, ne pouvait pas s’ouvrir. Bryant et ses camarades étaient assis en face de 14 écrans d’ordinateurs et 4 claviers. Quand Bryant appuyait sur un bouton au Nouveau Mexique quelqu’un mourait à l’autre bout du monde.

Un poste de téléguidage ronronne du bourdonnement des ordinateurs. C’est le cerveau d’un drone, le « cockpit », selon le jargon de l’US Air Force. Mais les pilotes ne volent pas, ils sont seulement assis devant les commandes.

Bryant fut l’un d’entre eux et il se souvient avec précision d’un incident survenu quand un drone Predator faisait des huit dans le ciel au dessus de l’Afghanistan à plus de 10 000 kilomètres d’altitude. En bas, dans la ligne de mire, il y avait une maison au toit plat fait de terre, avec un abri pour garder les chèvres. Quand Bryant a reçu l’ordre de tirer, il a pressé de la main gauche sur un bouton et visé le toit. L’homme qui était assis à côté a alors appuyé sur la gachette d’un levier de commande et le Predator a lancé un missile Hellfire. Il restait 16 secondes avant l’impact.

« Ces instants se déroulaient comme au ralenti », dit-il maintenant.

Les images qui apparaissent sur son écran, avec un décalage de deux à cinq secondes sont émises par un satellite auquel elles sont transmises par une caméra infrarouge qui est connectée au drone, .

Il restait cinq secondes et il n’y avait personne en vue à terre. A ce moment Bryant aurait encore pu dévier la trajectoire du missile. Plus que trois secondes. Bryant s’est senti obligé de regarder chaque pixel de son écran. Soudain, dit-il, il a vu un enfant qui tournait le coin.

La seconde zéro a été l’instant où le monde numérique de Bryant a recontré la réalité dans un village entre Baghlan et Mazari Sharif.

Bryant a vu un éclair sur l’écran : c’était l’explosion. Une partie de l’édifice est tombé. L’enfant avait disparu. Il a senti un malaise à l’estomac.

« On vient de tuer un enfant ? », demanda-t-il à celui qui était à côté de lui.

« Yeah, je pense que c’était un enfant. » lui répondit-il.

« C’était un enfant ? », écrivirent-ils sur la messagerie instantanée qui était à l’écran.

Alors, une personne qu’ils ne connaissaient pas leur répondit. C’était quelqu’un qui était assis dans un centre de commandement militaire quelque part dans le monde et qui avait suivi leur attaque. « Non, c’était un chien. » , a-t-il écrit.

Ils repassèrent la scène en vidéo. Un chien avec deux jambes ?

Première partie: La guerre invisible

Ce jour-là, quand Bryant sortit du « cockpit » il mit directement le pied en Amérique: prairies desséchées à perte de vue, champs cultivés et odeur de fumier frais. Sur la tour du radar de la Base Cannon de l’US Air Force une lumière scintillait toutes les quelques secondes dans la pénombre. Ici, il n’y avait pas de guerre.

La guerre moderne est aussi invisible qu’une pensée et sa signification est annulée par la distance. Ce n’est pas une guerre sans frontières, mais elle est menée depuis de petits centres de haute technologie en divers endroits du monde. On veut croire que cette nouvelle manière de la faire est plus précise qu’avant et c’est ce qui fait que certains la considèrent comme « plus humaine ». C’est une guerre mentale, une guerre que Barack Obama, président des Etats-Unis, a encouragée plus qu’aucun autre de ses prédécesseurs.

Dans un couloir du Pentagone où cette guerre est planifiée, les parois sont recouvertes de panneaux de bois sombre. C’est là que sont les bureaux des membres de l’US Air Force. Une peinture à l’huile d’un Predator[drone] est suspendue à côté des portraits des chefs militaires. Du point de vue des militaires, aucune invention n’a eu autant de succès ces dernières années dans la « guerre contre le terrorisme » que le Predator.

Les militaires des Etats-Unis guident leurs drones depuis 7 bases aux USA, comme depuis d’autres bases à l’étranger, y compris celle qui est située dans le minuscule Etat de Djibouti, en Afrique de l’Est. Depuis son siège à Lenglay, en Virginie, la CIA contrôle les opérations menées au Pakistan, en Somalie et au Yemen.

Nous sauvons des vies

Le colonel William Tart, homme aux yeux clairs qui a une claire image de l’ennemi, considère que le drone est une « extension naturelle de la distance ».

Jusqu’à il y a quelques mois, quand il a été promu à la tête de l’US Air Force’s Remotely Piloted Aircraft (RPA) Task Force, à Lenglais.Tart était commandant de la Base Creech, au Nevada, près de Las Vegas, d’où il dirigeait les opérations des drones. Chaque fois qu’il guidait lui-même le vol de l’un d’entre eux, il pouvait voir une photo de sa femme et de leurs trois filles collée sur la liste des vérifications à faire, à côté des écrans.

Il n’aime pas le mot drone parce que, selon lui, il implique que l’avion a sa volonté propre, son ego (drone signifie « faux bourdon », le mâle de la reine des abeilles). Il préfère les appeler avions pilotés à distance et fait remarquer que la majorité des vols ont seulement pour objectif la recherche d’information.

Il s’étend sur l’usage des drones dans des missions humanitaires telles que le tremblement de terre en Haïti et sur les réussites militaires lors de la guerre en Libye: comment son équipe a tiré contre un camion en train de diriger des missiles contre Misrata et comment elle a pris en chasse le convoi dans lequel fuyaient l’ex-dictateur Libyen, Mouammar el Kadhafi, et sa suite.

Il a ajouté que les soldats envoyés en Afghanistan exprimaient constamment leur gratitude pour l’aide apportée depuis les airs. « Nous sauvons des vies », dit-il.

Il n’est pas aussi loquace quand il s’agit d’assassinats sélectifs. Il affirme que durant les deux ans qu’il a passés comme commandant des téléguidages à Creech il n’a jamais vu mourir de civils et que les drones n’ouvraient le feu que contre des immeubles où ne se trouvaient ni femmes ni enfants.

Quand il est interrogé sur la chaîne de commandements, Tart mentionne un document de 275 pages intitulé 3-09.3 où il est mentionné, pour l’essentiel, qu’une attaque par drone doit avoir l’aval de l’US Air Force comme n’importe quelle autre attaque. Un officier du pays où doivent avoir lieu les opérations doit donner son feu vert.

L’utilisation de l’expression frappe chirurgicale le met en colère. Il se souvient d’anciens combattants du Vietnam qui l’ont accusé de ne pas avoir pataugé dans la boue, de ne pas avoir senti l’odeur du sang, et qui lui ont dit qu’il ne savait pas de quoi il parlait.

Ce n’est pas vrai, dit Tart, en faisant remarquer qu’il a souvent mis a profit l’heure de trajet nécessaire au voyage depuis la Base Creech jusqu’à Las Vegas pour prendre de la distance par rapport à son travail. « Nous observons les gens pendant des mois. Nous les voyons jouer avec leurs chiens ou faire la lessive. Nous connaissons leurs habitudes autant que celles de nos voisins. Nous allons même à leurs enterrements. Cela n’a pas toujours été facile », dit-il.

L’un des paradoxes des drones est que, bien qu’ils augmentent la distance par rapport à la cible, ils créent aussi une proximité. « D’une certaine manière la guerre devient personnelle », dit-il.

« J’ai vu mourir des hommes, des femmes, et des enfants »

Dans les environs de la petite ville de Missoula (Etat du Montana) se trouve une maison jaune sur fond de montagnes, de forêts et de nappes de brouillard. La terre est recouverte des premières neiges de l’hiver. Bryant, qui a maintenant 27 ans, est assis sur le canapé du salon de sa mère. Il a quitté l’armée et vit maintenant ici. Il a toujours la tête rasée et porte une barbe de trois jours.

« Cela fait quatre mois que je n’ai pas rêvé en infrarouges », dit-il avec un sourire, comme s’il s’agissait d’une petite victoire pour lui.

Bryant a accompli 6000 heures de « vol » pendant ses six ans dans l’ Armée de l’air. « J’ai vu mourir des hommes, des femmes, et des enfants, pendant cette période », dit-il. Jamais je n’aurais pensé que je tuerais autant de gens. En fait, je pensais que je ne tuerais jamais personne. »

Deuxième partie: Un travail mal considéré

Après le secondaire Bryant aurait voulu être journaliste enquêteur. Il avait l’habitude d’aller à l’église le dimanche et avait un faible pour les entraîneuses rousses. A la fin du premier trimestre universitaire il avait accumulé des milliers de dollars de dettes.

Il s’est engagé dans l’armée par accident. Un jour où il accompagnait un ami qui allait s’engager, il apprit que l’armée de l’air avait sa propre université, où il pourrait étudier gratuitement. Ses résultats aux épreuves d’admission furent si bons qu’il fut orienté vers une unité de recueil de renseignements. Il apprit à contrôler les caméras et les rayons laser d’un drone et à analyser les images de la terre, les cartes et les documents météorologiques. Il devint opérateur de détecteurs, plus ou moins l’équivalent d’un copilote.

Il avait vingt ans quand il participa à sa première mission. C’était un jour chaud et ensoleillé au Nevada, mais il faisait sombre à l’intérieur du poste de téléguidage et c’était juste avant le lever du jour en Irak. Un groupe de soldats US était en train de regagner sa base. Le travail de Bryant consistait à surveiller la route, à être leur « ange gardien » dans le ciel.

Il vit un oeil, une forme sur l’asphalte. « J’avais appris ce qu’est un oeil pendant ma période d’instruction », dit-il. Pour enterrer un explosif artisanal sur le chemin, les combattants ennemis plaçaient un pneu sur la route et le brûlaient. La chaleur ramollissait l’asphalte. Depuis le ciel, cela avait la forme d’un oeil.

Le convoi des soldats était encore à plusieurs kilomètres de l’oeil. Bryant donna l’information à son superviseur, lequel la transmit au centre de commandement. Il a été obligé d’observer quelques minutes, dit Bryant aujourd’hui, tandis que les véhicules s’approchaient de l’endroit.

« Qu’est-ce qu’il faut faire ? » demanda-t-il à son compagnon. Mais lui aussi était un nouveau.

Il n’était pas possible de communiquer par radio avec les soldats sur le terrain, parce que ceux-ci utilisaient des transmissions à interférences.

Bryant vit passer le premier véhicule sur l’oeil. Il n’arriva rien.

Puis le deuxième véhicule passa par dessus et il vit un éclair surgir sous le véhicule, suivi d’une explosion à l’intérieur.

Cinq soldats moururent.

Depuis lors, Bryant ne put se sortir de la tête ses cinq compatriotes. Il commença à apprendre tout par coeur, y compris les manuels du Predator et des missiles, et il se familiarisa avec tous les scénarios possibles. Il était décidé à être le meilleur pour que des choses pareilles n’arrivent plus jamais.

« Je me suis senti déconnecté de l’humanité »

Il a fait des postes qui ont duré jusqu’à douze heures. L’US Air Force faisait encore des réductions de personnel pour le téléguidage dans les guerres d’Iraq et d’Afghanistan. Les téléguideurs de drones étaient taxés de pousse-boutons peureux. C’était un travail si mal vu que les militaires se virent obligés de recruter des retraités.

Bryant se souvient de la première fois qu’un missile tira et tua deux hommes instantanément. Pendant qu’il regardait, il en a vu un troisième qui agonisait. Sa jambe avait disparu et il soutenait son moignon avec des mains au travers desquelles le sang passait et se répandait sur le sol. La scène s’est prolongée durant deux minutes. De retour à la maison, il a pleuré, dit-il, et appelé sa mère.

« Je me suis senti déconnecté de l’humanité pendant environ une semaine », dit-il assis dans son café préféré de Missoula où dans l’air flotte un parfum de cannelle et de beurre. Il y passe beaucoup de temps, à regarder les gens ou à lire Nietzsche et Mark Twain. Quelquefois il change de place. Il ne peut pas rester assis longtemps au même endroit, dit-il. Ca l’énerve.

Son amie a rompu avec lui il y a peu de temps. Elle lui avait posé des questions sur ce qui l’assombrissait et il le lui avait raconté. Mais le résultat en a été qu’elle n’a pu ni le supporter ni le partager.

Dans sa ville natale, quand Bryant est au volant il arbore des lunettes de soleil d’aviateur et un foulard palestinien. L’intérieur de sa Chrysler est recouvert d’insignes de son escadron. Sur sa page Facebook, il a créé un album avec les photos des médailles non officielles qui lui ont été décernées. Tout ce qu’il a, c’est ce passé. Il lutte contre lui, mais c’est aussi une source de fierté.

Quand ils l’ont envoyé en Irak en 2007, il a publié les mots « prêt à l’action » sur son profil. Il a été affecté à une base militaire située à quelques 100 km de Bagdad, où son travail consistait à faire décoller et atterrir des drones. Une fois que ceux-ci atteignaient l’altitude de vol, des pilotes situés aux USA le remplaçaient.

Le Predator peut rester en l’air une journée entière, mais il est lent, c’est pourquoi on le trouve toujours en stationnement à proximité de la zone des opérations. C’est appuyé contre l’un d’eux que Bryant s’est fait prendre en photo habillé d’un combinaison couleur sable et d’un gilet pare-balles.

Deux ans plus tard, l’US Air Force l’envoya dans une unité spéciale à la Base Cannon (Etat du Nouveau Mexique). Il s’est installé avec un soldat ami dans un bungalow dans un village appelé Clovis, où abondaient les caravanes, les stations-service et les Eglises Evangéliques. Clovis était à quelques heures de route de la ville la plus proche.

Bryant préférait les postes de nuit car, en Afghanistan, il faisait jour au printemps, le paysage, avec ses pics enneigés et ses vertes vallées, lui rappelait sa région natale, le Montana. Il voyait les gens qui cultivaient leurs champs, les garçons qui jouaient au foot et les hommes qui embrassaient leur femme et leurs enfants.

Quand il faisait nuit, Bryant faisait marcher la camera infrarouge. Beaucoup d’Afghans dormaient sur le toit pendant l’été à cause de la chaleur. « Je les observais tandis qu’ils faisaient l’amour avec leur femme. Ce sont deux points infrarouges qui ne font plus qu’un », se souvient-il.

Il étudiait des personnes pendant des semaines et, entre autres, des Talibans pendant qu’ils cachaient des armes ou ceux qui figuraient sur les listes de surveillance parce que les militaires, les services de renseignement, ou les informateurs locaux, les soupçonnaient de quelque chose.

« J’en arrivais à les connaître. Jusqu’à ce qu’un supérieur dans la chaîne de commandement me donne l’ordre de tirer. » Il avait des remords à cause des enfants qu’il laisserait sans pères. « C’était de bons papas », dit-il.

Bryant passait sont temps libre à jouer sur Internet à des jeux vidéos ou à “World of Warcraft”, ou bien il sortait boire avec les autres. Il ne pouvait plus regarder la télévision parce il n’y avait pas assez pour lui de défis à relever ou de stimulations . Il avait aussi des problèmes pour trouver le sommeil.

« Pas de place pour les sentiments »

A la Base Holloman, dans l’Etat du Nouveau Mexique, la Major Vanessa Meyer,dont le véritable nom est recouvert d’un ruban adhésif noir, présente la formation des téléguideurs de drones. L’US Air Craft espère avoir le personnel suffisant pour couvrir ses besoins de l’année 2013.

Meyer, qui a 34 ans, brillant à lèvres et diamant au doigt, pilotait des avions-cargos avant de devenir téléguideuse de drones. Habillée de la combinaison verte de l’Armée de l’Air, elle se trouve debout dans une cabine d’entraînement et utilise un simulateur pour montrer comment on guide un drone à travers l’Afghanistan. Sur l’écran, la mire suit une voiture blanche jusqu’à ce qu’elle arrive à un groupe de cabanes en terre. De la main droite, elle prend le joystick pour déterminer la direction de l’avion et de la gauche elle actionne la manette qui accélère ou ralentit son vol. Sur un terrain d’aviation qui se trouve derrière le poste de guidage, Meyer nous montre le predator, fin et brillant, et son grand frère, le Reaper, qui transporte quatre missiles et une bombe. « Ce sont des avions extraordinaires », dit-elle. »Seulement, ils ne fonctionnent pas par mauvais temps ».

Meyer a téléguidé des drones à Creech, la base aérienne qui est près de Las Vegas, là où les jeunes gens vont et viennent en voiture de sport, là où les chaînes de montagne s’étendent dans le désert comme de gigantesques reptiles. Le colonel Matt Martin, dans on livre sur le Predator où il raconte son expérience de guideur de drones au Nevada, a écrit : « Quelquefois, je me prenais pour Dieu qui lance la foudre à distance ».. Meyer a eu son premier enfant alors qu’elle y travaillait. Pendant son neuvième mois de grossesse elle était même assise au poste avec le ventre qui faisait pression sur le clavier..

« Pas de place pour les sentiments » quand on prépare une attaque, dit-elle aujourd’hui. Elle sentait bien, ajoute-t-elle, que son cœur battait plus vite et que l’adrénaline lui parcourait le corps, mais elle respectait les règles à la lettre et se concentrait sur la position du drone. « Une fois la décision prise, sachant qu’il s’agissait d’un ennemi, d’une personne hostile, d’un objectif légal qui méritait la mort, cela ne me faisait rien de tirer ».

Troisième partie: « Pas de place pour les malheurs du monde »

Après son travail, elle rentrait à la mission par l’autoroute 85 jusqu’à Las Vegas, en écoutant de la musique « country » et en passant sans les voir à côté de militants pour la paix. Elle ne pensait pas souvent à ce qui s’était passé dans le poste de guidage mais quelquefois elle se remémorait ce qu’elle avait fait dans l’espoir d’améliorer son rendement.

Ou bien elle allait faire ses courses. Ca lui a fait drôle quelquefois quand la caissière lui a demandé « Comment allez-vous ? » et qu’elle a répondu « Très bien, et vous ? Bonne journée ! ». Quand elle se sentait inquiète, elle allait courir. Elle dit qu’être capable d’aider les enfants de la terre la motivait à se lever chaque matin.

Dans la maison de Meyer il n’y avait pas de place pour les malheurs du monde. Elle et son mari, téléguideur de drones, ne parlaient pas de son travail. Elle regardait en pyjama des dessins animés à la télévision ou jouait avec son bébé.

Maintenant, Meyer a deux jeunes enfants. Elle veut leur montrer que « Maman peut aller travailler et avoir un bon travail ». Elle ne veut pas être comme les femmes Afghanes, soumises et couvertes de la tête aux pieds. « Les femmes ne sont pas des guerriers », dit-elle. Meyer ajoute que son travail actuel de formatrice est très satisfaisant, mais qu’il lui plairait de revenir un jour aux missions de combat.

« Je ne peux pas juste changer comme ça et revenir à la vie normale »

Vint un moment ou Bryant ne pensa plus qu’à partir de là pour faire autre chose. Il a passé quelques mois de plus à l’étranger, en Afghanistan cette fois. Mais depuis, quand il est rentré au Nouveau Mexique, il s’est rendu compte qu’il avait pris en grippe le poste de téléguidage qui empestait la transpiration. Il a commencé par l’asperger de rafraichissant pour air afin d’éliminer les mauvaises odeurs. Mais il a su aussi qu’il voulait faire quelque chose pour sauver des vies au lieu de les détruire. Il a pensé qu’un travail de formateur en stages de survie pourrait lui aller, bien que ses amis aient tenté de l’en dissuader.

Le programme que par la suite il a commencé suivre dans son bungalow de Clovis s’appelle « Power 90 Extreme », avec des exercices comprenant un entrainement au saut à la corde, des pompes, de la maîtrise de soi et des abdominaux. On soulève aussi des haltères quasiment tous les jours.

Quand il ne se passait rien dans le poste de téléguidage, il écrivait dans son journal des réflexions de ce genre :« Sur le champ de bataille, il n’y a pas de partisans, seulement du sang répandu. La guerre totale. Tout ce que je vois est horrible. Puissent mes yeux pourrir. »

S’il arrivait à être suffisamment en forme, pensait-il, peut-être lui permettraient-ils de faire quelque chose d’autre. Le problème est qu’il était trop bon dans son travail.

Vint un moment où il ne prit plus plaisir à voir ses amis. Il a connu une fille mais elle s’est plainte de sa mauvaise humeur et il lui dit : « Je ne peux pas juste changer comme ça et revenir à la vie normale « . Quand il rentrait chez lui, il ne pouvait pas dormir et faisait de l’exercice physique. Il a commencé à répondre mal à ses supérieurs.

Un jour, il s’est effondré au travail et a craché du sang. Le médecin lui a dit de rester à la maison et qu’il ne reprendrait le travail que quand il pourrait dormir plus de quatre heures par nuit pendant deux semaines d’affilée.

« Six mois plus tard j’étais de retour au poste de téléguidage, à diriger des drones », dit Bryant, qui est maintenant assis dans le salon de sa mère à Missoula. Son chien gémit et appuie la tête sur sa joue. Pour le moment il n’a pas ses meubles qui sont chez un garde-meubles et il n’a pas d’argent pour le payer. Il ne lui reste que son ordinateur.

Bryant a posté un dessin sur Facebook la veille au soir de notre entrevue.

Il représente un couple qui regarde le ciel main dans la main dans une verte prairie. Un chien et un enfant sont assis par terre près d’eux. Mais la prairie n’est qu’une partie du dessin. En dessous, il y a une mer de soldats mourants qui se soutiennent avec le peu de forces qu’il leur reste, une mer de corps, de sang et de morceaux de corps.

Les médecins de l’Administration des Anciens Combattants ont diagnostiqué que Bryant souffrait de « Post Traumatic Syndrome Desorder » (PTSD). Les espoirs généraux d’une guerre commode – une de celles qu’on peut faire sans blessures émotionnelles – ne se sont pas réalisés.

En fait, le monde de Bryant s’est confondu avec celui de l’enfant en Afghanistan, comme s’il y avait eu un court-circuit dans le cerveau des drones.

Pourquoi il a quitté l’US Air Force ? Un jour, dit Bryant, j’ai eu la certitude que je ne signerais pas le contrat suivant ; C’est le jour où, en entrant dans le poste de téléguidage, j’ai entendu dire : « Hé, quel est le fils de pute qui va mourir aujourd’hui ? »

Nicola ABE

Sources :
En anglais traduit de l’allemand (en trois parties)
En espagnol par Tlaxcala sur La Pupilla Insomne
Traduction partielle en français sur Courrier International

Traduction pour Le Grand Soir: A. M.

URL de cet article 20465
http://www.legrandsoir.info/reves-en-infrarouges-un-teleguideur-de-drones-raconte-son-parcours.html
Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 mai, 2013 |Pas de commentaires »

CENT ANECDOTES INSOLITES SUR PARIS

Cent anecdotes insolites sur PARIS

CENT ANECDOTES INSOLITES SUR PARIS dans REFLEXIONS PERSONNELLES chevet-notre-dame-de-paris-crepfichier pdf Cent_anecdotes_sur_Paris

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 4 mai, 2013 |Pas de commentaires »

LE BAL DES FAUX-CULS: MELENCHON ET SES COPINES DU FN, DU PS ET DE L’UMP ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr)

MELENCHON et ses copines:

(2 avril 2011)

LE BAL DES FAUX-CULS: MELENCHON ET SES COPINES DU FN, DU PS ET DE L'UMP ! (Thierry LAMIREAU / lesoufflecestmavie.unblog.fr) dans REFLEXIONS PERSONNELLES jean-luc_melenchon_place_au_peuple_001_redecoupe

Le bal des faux-culs !

Valérie TRIERWEILER ( PS ),

Rachida DATI ( UMP )

et Marine LE PEN

adoooooorent MELENCHON !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |1 Commentaire »

AH LE CHER PATRIMOINE DE NOS ELUS! (Le Canard Enchaîné du mercredi 17 avril 2013)

Ah le cher patrimoine de nos élus !

AH LE CHER PATRIMOINE DE NOS ELUS! (Le Canard Enchaîné du mercredi 17 avril 2013) dans REFLEXIONS PERSONNELLES hollandejpg

(Photo par Philippe WOJAZER / Reuters)

Laurent FABIUS n’est pas un ancien Ministre du Budget pour rien: pour réduire son impôt sur le revenu, il a eu recours au Préfon, un mécanisme de retraite surcomplémentaire réservé aux fonctionnaires, et, pour réduire son ISF, à des souscriptions au capital de sociétés innovantes. Légal et bien joué !

Manuel VALLS, le Ministre de l’Intérieur, a un compte courant créditeur de seulement 108 euros. A peine de quoi inviter sa femme au restaurant !

La Verte Cécile DUFLOT oublie de préciser la valeur actuelle des 70% de la maison qu’elle possède dans les Landes. Elle se contente de préciser qu’elle a été acquise en 2008 pour 168 000 euros. Les prix de l’ immobilier se sont écroulés dans les Landes ?… 

Michèle DELAUNAY, la Ministre des Personnes âgées, qui affiche le deuxième plus gros patrimoine, avec 5,24 millions, après Laurent FABIUS et ses 6,55 millions, dispose avec son mari de 23 comptes bancaires ou produits d’épargne. Elle a du mérite de s’y retrouver !…

Jean-Louis BORLOO, le Président de l’UDI, se lance des fleurs (ITélé, 10 avril 2013):

« Il y a 25 ans, j’ai été un des avocats les mieux payés du monde, disait-on. J’ai tout quitté pour la politique, pour 7000 euros par mois. »…Vite, une larme !

Le Président de la République échappe au tour de vis. Les deux projets de Loi sur « la transparence de la vie publique et la lutte contre la fraude fiscale » sont muets à son sujet. La déclaration de patrimoine, qu’il doit remplir en début et en fin de mandat, pourra être fantaisiste, comme celle de SARKOZY: le chef de l’Etat ne risquera toujours aucune sanction. De toute façon, aucune instance-pas même le Conseil Constitutionnel- n’est chargée d’en contrôler la véracité !

Contrairement à ce qu’annonçait AYRAULT, le gouvernement a finalement renoncé à inclure les membres du Conseil Constitutionnel parmi les personnes soumises au contrôle de la Haute Autorité. Furieux, certains « sages » avaient fait savoir au Château qu’ils refuseraient de subir un sort si dégradant, alors que les magistrats de la Cour de Cassation, du Conseil d’Etat, les notaires ou les huissiers y échappaient. Vu le risque de voir cette disposition censurée…par le Conseil Constitutionnel, l’Elysée et Matignon ont préféré jeter l’éponge !

Stéphane ISRAËL, Directeur de cabinet du Ministre du Redressement Productif, Arnaud MONTEBOURG, a été nommé PDG de ARIANESPACE. Il est remplacé par Boris VALLAUD, le mari de Najat VALLAUD-BELKACEM, porte-parole du gouvernement. Un peu de solidarité familiale, cela ne peut pas faire de mal en ce moment !                             

Un régime fiscal amaigrissant pour les élus:

Contrairement à ce que Jean-Marc AYRAULT avait d’abord envisagé, la transparence s’arrêtera à la feuille d’impôts.

Les ministres n’auront pas à révéler-et à détailler- leurs ressources. Nul, au gouvernement, ne tenait à voir étalés les petits privilèges liés au régime d’imposition des élus.

Ainsi, près du quart de l’indemnité parlementaire d’un député ou d’un sénateur (environ 15 000 euros sur 63 000 euros par an) n’est pas imposable. Pas plus que leur « indemnité représentative de frais de mandat » (environ 6000 euros par mois).

Pas question non plus de déclarer comme avantage en nature leur éventuelle  voiture de fonction (avec ou sans chauffeur), ce qui serait obligatoire pour n’importe quel salarié.

Mais la plus importante des douceurs accordées aux élus, et pas seulement aux parlementaires, est le régime de la « retenue à la source ». Le revenu d’un multi-élu est divisé en autant de parts que de mandats, et chacune est imposée séparément.

Ainsi, chaque indemnité reste dans les tranches les plus basses, autour de 20%. « Le Canard » avait révélé que cette martingale avait permis à HOLLANDE, avant d’être élu à l’Elysée, de diviser son impôt par deux et d’économiser ainsi 10 000 euros d’impôt en 2010, sur les 20 000 qu’aurait dû régler un salarié lambda.

Comment justifier qu’un élu paye, à revenus et charges égaux, deux fois moins qu’un salarié quelconque ?

« La transparence a des limites » comme l’a justement rappelé récemment le Ministre des Relations avec le Parlement, Alain VIDALIES….

AYRAULT a-t-il un barbecue?

Or donc, le Premier Ministre est propriétaire d’un Combi VOLKSWAGEN, modèle 1988, dont il estime la valeur à 1000 euros.

Cette information capitale se trouve dans sa déclaration de patrimoine: elle nous laisse perplexes. De quel modèle s’agit-il ? Sur Internet, on peut trouver des Combi du même âge vendus nettement plus cher, à 5000 euros voire le double.

AYRAULT triche-t-il sur la valeur de son Combi ?

Il doit à la Nation des précisions d’importance: essence ou diésel ? Utilitaire, à neuf places assises, camping-car ? Avec ou sans barbecue (à gaz ?) ? Avec ou sans auvent ?

« Le Canard » est sur les dents. Le Premier Ministre doit être totalement transparent sur cette question à 1000 euros.

Car, faute de réponse claire, les Français auront l’impression que le gouvernement est conduit par un combi-nard !

Les Français ne comprennent rien

à la Méthode HOLLANDE

C’est normal, ils n’ont fait ni l’ENA ni SOLFERINO !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |1 Commentaire »

L’IRAN ET LE HEZBOLLAH POURRAIENT INTERVENIR DANS LA BATAILLE EN SYRIE (AFP)

L’Iran et le Hezbollah pourraient intervenir

dans la bataille en Syrie

L'IRAN ET LE HEZBOLLAH POURRAIENT INTERVENIR DANS LA BATAILLE EN SYRIE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES syrie

BEYROUTH – Le chef du puissant mouvement chiite libanais a évoqué mardi 30 avril 2013 une possible intervention directe de l’Iran et du Hezbollah sur le terrain car les amis de la Syrie ne permettront pas la chute du régime de Bachar al-Assad.

Il a par ailleurs reconnu pour la première fois l’engagement de ses troupes dans la région de Qoussair au centre de la Syrie et dans le haut lieu chiite religieux de Sayeda Zeinab, à l’est de Damas.

La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des Etats-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri, faisant allusion aux extrémistes sunnites, a déclaré M. Nasrallah sur la chaîne du mouvement al-Manar.

Il y a actuellement des experts iraniens qui sont en Syrie depuis des dizaines d’années mais pas de forces militaires iraniennes car c’est maintenant le peuple syrien qui combat, a-t-il noté.

Mais, a-t-il ajouté, si la situation devenait plus dangereuse, des Etats, des mouvements de résistance et d’autres forces seront dans l’obligation d’intervenir de manière efficace dans la confrontation sur le terrain, a-t-il ajouté.

Le régime syrien est confronté à un rébellion armée qui a fait depuis deux ans plus de 70.000 morts, selon l’ONU.

Par ailleurs, il a reconnu et justifié l’engagement de ses troupes dans la région de Qoussair au centre de la Syrie et dans le haut lieu chiite religieux de Sayeda Zeinab, à l’est de Damas.

Ces derniers mois, l’armée syrienne a été contrainte de se retirer de certaines parties de la région de Qoussair ce qui conduit les Libanais vivant dans cette région à se trouver confrontés à des groupes armés (rebelles anti-régime), a-t-il expliqué.

Il faisait allusion aux 13 localités se trouvant en Syrie et qui sont habitées totalement ou majoritairement par des chiites libanais.

Lorsque les attaques ont empiré et qu’un grand nombre de combattants (rebelles) se préparaient à prendre le contrôle de ces villages habités par les Libanais, il était normal d’offrir toute l’aide possible et nécessaire pour épauler l’armée syrienne, les comités populaires (milices locales pro-régime) et les habitants libanais, a-t-il dit en soulignant que la bataille n’est pas finie.

Le chef du Hezbollah, un allié du régime syrien, a rendu hommage aux combattants qui sont tombés en Syrie. Nous sommes fiers des martyrs qui sont tombés ces dernières semaines et ils nous honorent. Je salue leur famille, a-t-il lancé sans préciser le nombre de tués dans les rangs de son mouvement.

Par ailleurs, il a justifié la présence des combattants du Hezbollah à Sayeda Zeinab en soulignant qu’ils combattaient les takfiri).

Il faut que des moujahidine (combattants de l’islam) honnêtes se dressent pour empêcher la chute du village et du mausolée de Sayeda Zeinab (…) Il y a des gens sur le terrain qui empêchent l’avancée des takfiri, a-t-il expliqué.

Selon la légende, Zeinab petite fille de Mahomet et soeur de l’imam Hussein, vénéré par les chiites, y serait enterrée.

Il a enfin mis en garde Israël contre une mauvaise appréciation. Si vous pensez que la résistance au Liban est affaiblie en raison de ce qui se passe en Syrie, vous avez tort. Je préviens l’ennemi et tous ceux qui le soutiennent de ne pas commettre une bêtise car la résistance est en état d’alerte et a son doigt sur la gâchette, a-t-il dit.

(©AFP / 30 avril 2013 22h07)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

UN RAPPORT DU MINISTERE ALLEMAND DE L’ECONOMIE TRES CRITIQUE SUR LA FRANCE (AFP)

Un rapport du Ministère Allemand de

l’Economie très critique sur la France

UN RAPPORT DU MINISTERE ALLEMAND DE L'ECONOMIE TRES CRITIQUE SUR LA FRANCE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES

BERLIN – Le quotidien Handelsblatt a publié mardi 30 avril 2013 des extraits d’un rapport interne du Ministère Allemand de l’Economie analysant en termes peu flatteurs la situation économique de la France, en pleine période de tensions entre Paris et Berlin.

L’industrie française perd de plus en plus en compétitivité, la délocalisation à l’étranger des entreprises se poursuit, est-il écrit dans ce rapport compilé par les fonctionnaires du ministère du Libéral Philipp Rösler, selon le journal.

Le document en question est une note à usage exclusivement interne, non destinée à être publiée, compilée par un service qui analyse régulièrement la compétitivité des pays de la zone euro, a précisé plus tard à l’AFP le ministère, confirmant donc indirectement l’existence de ce rapport.

Le document fait état des coûts du travail en forte hausse en France, selon le Handelsblatt, en général bien renseigné sur tout ce qui provient des services de M. Rösler. Le journal conclut deux pages d’analyse sur la France en notant que le fier voisin français menace de devenir l’homme malade de l’Europe.

La publication de ce rapport en Une du quotidien allemand de référence du monde des affaires intervient dans un contexte tendu des relations franco-allemandes, après les attaques frontales du Parti Socialiste français contre la politique de la chancelière Angela Merkel, accusée d’étouffer la croissance en Europe pour des motifs égoïstes.

Berlin a tenté de minimiser la portée de ces critiques, et s’abstient de manière générale de montrer la France du doigt ces derniers temps. Mais la presse allemande et nombre d’observateurs ont vu dans les attaques du PS une tentative de détourner l’attention du rythme poussif de mise en oeuvre de réformes en France.

Dans le quotidien régional Kölner Stadtanzeiger mardi, le Commissaire Européen à l’Energie, l’Allemand Günther Oettinger, appelle Paris à passer à la vitesse supérieure. Ma position est: nous sommes prêts à accepter le (déficit public) de 2013 seulement si des réformes structurelles sont mises en oeuvre. Des réformes du marché du travail, un temps de travail allongé, un plafonnement de la croissance des retraites, des suppressions de postes dans le secteur public, a dit le conservateur.

Paris ne respectera pas cette année le plafond de déficit public imposé par les règles européennes, et espère la clémence de ses partenaires en promettant des réformes et un respect du pacte de stabilité l’an prochain. Le gouvernement allemand a plusieurs fois signalé à demi-mot qu’il était prêt à faire ce geste vis-à-vis de son plus important partenaire.

(©AFP / 30 avril 2013 12h11)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

EXPOSITION AUX PESTICIDES: DES NIVEAUX ELEVES EN FRANCE (AFP)

Exposition aux pesticides:

EXPOSITION AUX PESTICIDES: DES NIVEAUX ELEVES EN FRANCE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES pesticides_865_w460

Des niveaux élevés en France

PARIS – L’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) a publié lundi 29 avril 2013 une étude reflétant l’exposition de la population française aux pesticides qui, pour la famille d’insecticides la plus utilisée, se révèle être plus élevée qu’en Allemagne ou en Amérique du Nord.

Sur la base de l’étude de concentrations urinaires mesurées en 2007, l’INVS indique que les métabolites des pesticides pyréthrinoïdes (famille d’insecticides la plus utilisée aujourd’hui pour le traitement des cultures et les applications domestiques) étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis.

La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations, ajoute l’INVS.

L’étude rendue publique lundi est un des volets d’une grande enquête sur la nutrition et la santé des Français réalisée en 2006-2007.

La présence de 42 biomarqueurs a été mesurée chez 400 personnes pour évaluer l’exposition des Français à trois familles de pesticides (pyréthrinoïdes, organophosphorés et organochlorés) et aux PCB-NDL (polychlorobiphéniles), ces derniers étant interdits depuis 1987.

Pour les pesticides organophosphorés, efficaces sur les insectes et les acariens mais dont les usages ont été fortement restreints, la France présente des concentrations urinaires similaires à la population israélienne mais supérieures à celles des Américains et des Canadiens. Elle affiche en revanche des niveaux inférieurs à l’Allemagne, dont les chiffres datent de 1998.

Pour cette catégorie de pesticides, plusieurs facteurs semblent influencer les marqueurs urinaires (âge, corpulence, alimentation) et également le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne et l’usage d’insecticides dans le logement.

L’INVS estime qu’une attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables.

Pour la dernière famille de pesticides étudiés, les organochlorés, les mesures et restrictions d’usage semblent montrer leur efficacité, note l’INVS, tout en appelant à vérifier leur efficacité pour certains chlorophénols.

Par exemple, les concentrations de l’insecticide DDT (interdit depuis 1971 en France) étaient voisines, voire plus faibles que dans d’autres pays, notamment en Europe et en Amérique du nord, et encore nettement inférieures à celles observées en Asie.

Mais, si pour la plupart des chlorophénols, les concentrations moyennes françaises sont similaires à celles mesurées dans les études allemandes et américaines, elles étaient bien supérieures pour deux marqueurs, rapporte l’INVS.

Le premier (2,5-DCP), présent dans des désodorisants et des antimites, est interdit depuis 2009.

Enfin, si la concentration moyenne de PCB a été divisée par trois en 20 ans (1986-2007) dans les analyses de sang, il y a encore 13% des femmes en âge de procréer (18-45 ans) et moins de 1% des adultes, qui avaient en 2007 des niveaux supérieurs à ceux recommandés par les autorités sanitaires.

Ceci est imputé à l’héritage historique de la pollution aux PCB qui reste marquée en Europe et en France.

Les PCB, autrefois utilisés dans du matériel électrique, sont des substances qui s’accumulent dans l’organisme de certains poissons.

Plus de 90% des pesticides sont utilisés dans l’agriculture, le reste par des jardiniers amateurs et pour usages collectifs, comme les voies ferrées.

(©AFP / 29 avril 2013 16h53)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »

STOCKAGE DE DECHETS RADIOACTIFS A BURE: ASSIGNATION DE L’ANDRA POUR FAUTE (AFP)

Stockage de déchets radioactifs à Bure:

STOCKAGE DE DECHETS RADIOACTIFS A BURE: ASSIGNATION DE L'ANDRA POUR FAUTE (AFP) dans REFLEXIONS PERSONNELLES bure_121126-525x350

Assignation de l’ANDRA pour faute

PARIS – Des associations opposées au projet de tombeau de déchets radioactifs à Bure (est de la France) ont décidé d’assigner mardi 30 avril 2013 devant la justice l’agence en charge du programme pour avoir délibérément dissimulé l’intérêt de la ressource géothermique du lieu afin d’imposer une installation nucléaire.

L’assignation de l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) en responsabilité pour faute sera déposée aujourd’hui devant le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, a indiqué à l’AFP Marie Frachisse, juriste au sein du réseau Sortir du Nucléaire.

Cette démarche intervient à quinze jours de l’ouverture du débat public autour du projet de Centre Industriel de Stockage Géologique (CIGEO) prévu à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne. Sa mise en service est prévue en 2025, si l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) donne un avis favorable.

Il s’agit de confier à la roche, pour des dizaines de milliers d’années, le confinement de 3% du volume total des déchets radioactifs produits en France, qui concentrent à eux seuls plus de 99% de la radioactivité. Des projets similaires sont en cours en Finlande et en Suède.

Alors que la France doit changer d’urgence de modèle énergétique, l’ANDRA a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région, écrivent dans un communiqué Sortir du nucléaire, BureStop55, Mirabel Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, Cedra52 et Asodedra.

Selon elles, après avoir effectué un forage profond en 2008, l’Agence a notamment omis de dire qu’il existe un potentiel géothermique d’une épaisseur exceptionnelle à l’aplomb de Bure.

L’assignation ne devrait pas avoir d’effet direct sur le débat public, a précisé Marie Frachisse. Il s’agit d’une procédure indépendante mais nous espérons que la Commission du Débat Public en tiendra compte, a-t-elle ajouté.

(©AFP / 30 avril 2013 11h01)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 3 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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