Archive pour janvier, 2013

« MANIFESTE »: FRANCOIS BERANGER…NON, RIEN N’A VRAIMENT CHANGE !

François Béranger

« Manifeste »

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NON, RIEN N’A VRAIMENT CHANGE !

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

URANIUM: EST-CE UN PAYS ? LES ORIGINES DU MAL (Vidéo / creativecommons.org)

URANIUM:

URANIUM: EST-CE UN PAYS ? LES ORIGINES DU MAL (Vidéo / creativecommons.org) dans REFLEXIONS PERSONNELLES cyclecombustiblemineg_zoom

EST-CE UN PAYS ?

LES ORIGINES DU MAL

(Creativecommons.org / sous-titrage français: Kna60) 

Actuellement, le combustible le plus utilisé pour la production d’énergie nucléaire est l’uranium, ce qui cause beaucoup de problèmes par les risques multiples qui en découlent au niveau mondial.

En Europe, l’énergie nucléaire est de plus en plus souvent célébrée comme pouvant sauver le climat….ce qui est une contre-vérité. Et de toute évidence, les centrales nucléaires ont besoin d’uranium.

L’Australie possède les plus importants gisements mondiaux de cette ressource.
A travers ce documentaire, nous voyagerons entre la France avec la CRIIRAD, l’Allemagne, et cette « Land Down Under » (Terre des Antipodes)[*] pour illustrer d’où vient l’uranium, où il va et ce qu’il en est des impacts et des déchets de cette exploitation minière.

[*] Référence au tube mondial des années 80 « Down Under » par le goupe de rock Australien Men at Work.
Extrait : http//en.wikipedia.org/wiki/File:Down_Under_by_Men_at_Work.ogg
D’après le sous-titrage Anglais par Trio Stubenrauch

http://www.dailymotion.com/video/xvfumc

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

MARCHANDISES…CAPITAUX…HUMAINS (Thierry LAMIREAU)

MARCHANDISES...CAPITAUX...HUMAINS (Thierry LAMIREAU) dans REFLEXIONS PERSONNELLES citoyens

On ouvre les frontrières aux marchandises et aux capitaux…

On les ferme aux êtres humains.

Le Droit International n’est pas en mesure d’assurer la protection des  citoyens.

La Démocratie n’existe pas à l’échelle planétaire.

Citoyens du Monde, 

Réveillez-vous !

Résistez !

HK & Les Saltimbanks 

« On lâche rien » 

Champ de Mars / Paris / 14 juillet 2011

http://www.dailymotion.com/video/xkozi5

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 23 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

GAZ TOXIQUE A ROUEN: LES AUTORITES ONT-ELLES ETE LAXISTES ? (Agnès ROUSSEAUX et Ivan DU ROY / bastamag.net)

POLLUTIONS

GAZ TOXIQUE A ROUEN: LES AUTORITES ONT-ELLES ETE LAXISTES ? (Agnès ROUSSEAUX et Ivan DU ROY / bastamag.net) dans REFLEXIONS PERSONNELLES lubrizol

Gaz toxique à Rouen :

Les autorités ont-elles été laxistes ?

(Agnès ROUSSEAUXIvan DU ROY

Que s’est-il passé le 21 janvier 2013 dans l’usine Lubrizol de Rouen, pour que des émanations de gaz se propagent sur plus de huit départements, provoquant panique des habitants et saturation des services de secours ? Pourquoi les autorités publiques et l’entreprise ont-elles communiqué si tardivement sur le caractère « inoffensif » de cet incident ? Et pourquoi aucun Plan de Prévention des Risques Technologiques n’a-t-il été validé pour cette usine classée Seveso, dont certains dispositifs de sécurité sont pourtant jugés insuffisants ?

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Une étrange odeur de putréfaction plane sur la Normandie et l’Ile de France.

L’usine Lubrizol de Rouen, spécialisée dans la fabrication d’additifs pour lubrifiants, carburants et peintures, est à l’origine d’un nuage de gaz officiellement « non toxique », qui s’est propagé sur plus de huit départements, à partir du 21 janvier 2013 au matin. Le site de Lubrizol est classé Seveso « seuil haut » – les sites industriels les plus dangereux – depuis le 10 août 2009. Les émanations ne présenteraient pas de risques pour la santé, affirme le Ministère de l’Intérieur, du fait d’« un seuil de concentration très faible » du gaz. Aucun chiffre n’a pour le moment été communiqué.

« Pourquoi la fuite n’a pas été maitrisée avant émanation ? De quel gaz précis s’agit-il ? Quelles concentrations ont été mesurées par rapport aux normes concernées ? », demandent les responsables locaux d’Europe Ecologie – Les verts (EELV), qui dénoncent « cette situation surréaliste en matière de gestion des risques industriels ». Ils critiquent également la « désinformation officielle »,« qui provoque angoisse, rumeur et désorganisation », notamment des services d’urgence saturés d’appels.

Un gaz vraiment « non toxique » ?

En cause : le mercaptan ou méthanéthiol, un gaz très malodorant. Il est utilisé notamment comme marqueur olfactif pour le gaz de ville, afin de repérer les fuites éventuelles, et dans la fabrication de pesticides et d’antioxydants. Sa forte odeur est perceptible à de très faibles concentrations, qui seraient inoffensives selon les autorités. Le produit est pourtant classé comme « toxique par inhalation » et « dangereux pour l’environnement », par l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS). Il peut provoquer une irritation des yeux, des muqueuses respiratoires et de la peau. En cas d’intoxication aiguë, des irritations pulmonaires peuvent entraîner des problèmes rénaux, des nausées, des vomissements et des diarrhées, voire des troubles de la respiration [1].

« Le produit n’est absolument pas toxique », affirme pourtant l’entreprise, qui cherche toujours à déterminer les causes de l’incident. « Nous avons eu, lundi matin, une instabilité sur un de nos produits qui était contenu dans un de nos bacs. Cette instabilité provoque un dégagement d’odeur, fortement incommodante. Ce n’est pas une fuite, c’est en fait une réaction chimique instable actuellement », a expliqué sur Europe 1 Nathalie Bakaev, chargée de la communication de Lubrizol. « L’incident n’est pas encore complètement terminé. On est encore en phase de neutralisation. On a bon espoir que ça se termine dans la journée », a-t-elle déclaré. L’entreprise ne précise pas combien de ses 250 salariés étaient présents sur le site au moment de l’incident et s’ils ont été soumis à des expositions dépassant les valeurs limites.

Un incident prévisible ?

« Le mercaptan se fait sentir bien avant d’être dangereux pour la santé. Il ne présente de risques sérieux qu’à des doses 20 000 fois supérieures au seuil olfactif »précise Patricia Blanc, Directrice Générale de la Prévention des Risques au Ministère de l’Ecologie« Le pire a été évité », a-t-elle ajouté. Des émanations d’hydrogène sulfuré – gaz très toxique – sont restées confinées dans les installations prévues à cet effet, précise le quotidien La Croix. Deux camions laboratoires de l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS) ont été envoyés sur le site mardi après-midi – soit 36 heures après l’incident ! – pour mesurer les concentrations de mercaptan dans l’air…

L’usine de Lubrizol a fait l’objet d’un rapport de l’Inspection des Installations Classées, le 25 mai 2010. Le rapport énumérait les types d’accidents possibles et leurs effets : explosion d’une citerne de propane, incendie dans un bâtiment de stockage, ou « dispersion atmosphérique d’un nuage toxique ». « Le niveau de maîtrise des risques de cet établissement peut être considéré comme acceptable », concluait le rapport. Les inspecteurs émettaient cependant quelques réserves, refusant de valider plusieurs dispositions de l’entreprise, en particulier en cas d’émanation de gaz toxique : « Les éléments présentés par Lubrizol pour considérer comme une mesure de maîtrise des risques les dispositifs de détection d’un début de dispersion toxique avec intervention des opérateurs n’ont pas été validés par l’inspection des installations classées. » Ces dispositifs de sécurité faisaient donc l’objet d’une mise à niveau « en matière de prévention des risques technologiques ».

Report du plan de prévention des risques

Un site Seveso « seuil haut » doit également faire l’objet d’un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT), pour, notamment, éviter l’urbanisation des zones à risque en cas de pollutions ou d’explosions. Le Code de l’Environnement stipule qu’un tel plan doit être validé « dans les dix-huit mois qui suivent l’intervention de l’arrêté prescrivant son élaboration ». Soit fin 2011 [2]. Or, la finalisation du PPRT de Rouen Ouest a plusieurs fois été retardée par arrêté préfectoral, et repoussée au 6 novembre 2013. Quatre ans après le classement à haut risque de l’usine.

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Selon la base de données Aria du Ministère de l’Ecologie, une cinquantaine de fuites de mercaptan ont été répertoriées en France depuis 1988. D’autres incidents se sont produits sur ce site de l’usine Lubrizol. En avril 2003, une explosion, suivie d’un incendie, a eu lieu dans un réacteur de fabrication de dispersants de l’usine. Celle-ci a été mise à l’arrêt le 21 janvier 2013, en attendant les conclusions de l’enquête en cours. Lubrizol France, filiale de Lubrizol Corporation (Ohio), appartient depuis 2011 à la holding Berkshire Hathaway, 8ème entreprise mondiale [3], dirigée par le multimilliardaire Warren Buffett. Pas sûr que le nouveau propriétaire sera plus attentif aux risques industriels de cette usine, située dans une dense zone urbaine.

Agnès ROUSSEAUX et Ivan DU ROY

Notes:

[1] Selon la base de données Reptox : « Effets aigus : Dépression du système nerveux central : nausées, vomissements, maux de tête, étourdissements, perte de conscience. Possibilité d’une accélération du rythme cardiaque, d’hypertension, de rigidité des membres (bras et jambes), d’anémie hémolytique, de diminution des globules blancs, de méthémoglobinémie, d’atteinte hépatique, de coma et de mort. Animal : agitation, convulsion, cyanose, paralysie musculaire progressive et mort par paralysie respiratoire. Effets chroniques : Animal (inhalation) : oedème pulmonaire, diminution du nombre de globules rouges et de plaquettes sanguines, atteintes hépatiques (hépatite, abcès). »

[2« Le plan de prévention des risques technologiques doit être approuvé dans les dix-huit mois qui suivent l’intervention de l’arrêté prescrivant son élaboration. Si les circonstances l’exigent, notamment pour prendre en compte la complexité du plan ou l’ampleur et la durée des consultations, le préfet peut, par arrêté motivé, fixer un nouveau délai. » (Code de l’Environnement).

[3] Qui détient par ailleurs des actifs dans de nombreuses sociétés : de Goldman Sachs à American Express, en passant par Coca-Cola, l’agence de notation Moody’s, le géant de l’agroalimentaire Kraft Foods, la multinationale pharmaceutique Sanofi, ou le Washington Post.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2013 |1 Commentaire »

LE JUGE QUI INSTRUIT LES DOSSIERS DE L’AMIANTE VA QUITTER SES FONCTIONS…DE FORCE

La juge qui instruit les dossiers de l’amiante va

quitter ses fonctions…de force

LE JUGE QUI INSTRUIT LES DOSSIERS DE L'AMIANTE VA QUITTER SES FONCTIONS...DE FORCE dans REFLEXIONS PERSONNELLES afp-archives-thomas-coex-la-juge-marie-odile-bertella-geffroy-le-19-septembre-2001-dans-son-bu

PARIS – La juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, qui instruit les dossiers de l’amiante, va quitter le pôle de santé publique du TGI de Paris, le gouvernement ayant jugé qu’elle est bien soumise à la règle limitant à dix ans les fonctions d’un juge spécialisé, a-t-on appris, mardi 22 janvier 2013, de sources concordantes.

Le Ministère de la Justice avait sollicité l’avis du secrétariat général du gouvernement pour savoir si, en fonction de cette règle, la juge devait quitter ses fonctions fin février 2013, indique FO-Magistrats dans un communiqué.

La réponse a été positive et en conséquence, selon cette analyse Mme Bertella-Geffroy devrait cesser d’instruire, a ajouté le syndicat, déplorant cette situation et indiquant qu’il soutiendra Mme Bertella-Geffroy dans les démarches qu’elle entreprendra pour continuer à exercer ses fonctions actuelles.

Interrogé par l’AFP, Pierre Rancé, porte-parole de la Chancellerie, a confirmé que la règle des dix ans s’applique à Mme Bertella-Geffroy, selon l’analyse juridique du secrétariat général du gouvernement.

FO-Magistrats s’est étonné de voir confier à un organe dépendant directement du Premier ministre un tel arbitrage, une initiative selon lui contraire au principe de séparation des pouvoirs.

Soutenue par le syndicat, Mme Bertella-Geffroy, qui estime que la règle des 10 ans n’est pas applicable dans son cas, a écrit au président François Hollande. Celui-ci doit confirmer son changement de fonctions par un décret de nomination.

Estimant qu’un tel décret mettrait en cause le principe d’inamovibilité des magistrats du siège, FO-Magistrats a prévenu, dans son courrier à M. Hollande, qu’il en saisirait les juridictions françaises et européennes.

De plus il est à craindre que, compte tenu de la nature des dossiers dont Mme Bertella-Geffroy à la charge, ce retrait de fonction ne soit interprété de façon malveillante sur le plan politique, écrit le syndicat.

L’Association des Victimes de l’Amiante (ANDEVA) s’était insurgée samedi contre la suspension d’une des enquêtes judiciaires sur ce drame sanitaire, et demandé le dessaisissement de la chambre de l’instruction qui l’a décidée.

La suspension de l’instruction sur l’exposition à l’amiante de travailleurs de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados), menée par la juge Bertella-Geffroy, a été ordonnée mercredi par la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris.

Parmi les personnes mises en examen dans ce dossier figure l’ex-patronne du PS Martine Aubry, poursuivie pour homicides et blessures involontaires, en tant qu’ancienne Directrice des Relations du Travail (DRT) du Ministère du Travail (1984-1987).

(©AFP / 22 janvier 2013 19h19)                                                                                                    

Amiante :

La juge Bertella-Geffroy déchargée de ses

fonctions au pôle santé de Paris

PARIS – Un décret du président de la République, publié vendredi 29 mars 2013 au Journal Officiel, décharge la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy de ses fonctions d’instruction au Pôle Santé du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris où elle était chargée du dossier de l’amiante, comme annoncé le 18 mars par la Chancellerie.

La Ministre de la Justice Christiane Taubira avait décidé de suivre l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), qui ne conçoit pas d’exception à la règle limitant à 10 ans les fonctions d’un juge spécialisé. Elle avait ajouté avoir pris des dispositions pour que deux juges d’instruction soient affectés au TGI de Paris pour prendre en charge les dossiers traités par Mme Bertella-Geffroy.

Marie-Odile Bertella-Geffroy a aussi instruit une partie de l’affaire du sang contaminé à partir de 1994 et a conduit l’enquête sur l’hormone de croissance.

Vendredi, Mme Bertella-Geffroy qui conteste être soumise à la règle limitant à dix ans les fonctions d’un juge spécialisé, a réaffirmé son intention d’attaquer le décret présidentiel en déposant, en début de semaine prochaine, une requête en suspension devant le Conseil d’Etat.

Mon avocate au Conseil d’Etat va déposer un référé en urgence, a indiqué à l’AFP la magistrate. Le Conseil d’Etat devra statuer rapidement sur l’urgence avant de se prononcer sur le fond. 

Dans le dossier de l’amiante, la juge a mis en examen dix-sept personnes dont l’ancienne première secrétaire du PS Martine Aubry pour homicides et blessures involontaires en tant qu’ancienne directrice des relations du travail (DRT) du ministère du Travail entre 1984 et 1987. La juge avait considéré que le maire de Lille n’avait pas pris les mesures à même d’éviter les conséquences dramatiques de l’exposition des travailleurs à l’amiante, ce que Mme Aubry conteste avec force.

Mme Aubry et neuf autres personnes ont saisi la Cour d’Appel de Paris pour demander l’annulation de ces mises en examen.

Le Parquet Général s’est prononcé en faveur de leur annulation, considérant notamment que la responsabilité des fonctionnaires ne pouvait être engagée, le pouvoir réglementaire appartenant aux ministres.

La cour d’appel doit rendre sa décision le 17 mai 2013. 

(©AFP / 29 mars 2013 10h34) 

 

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2013 |1 Commentaire »

MALI: 40 ARTISTES MALIENS SE MOBILISENT POUR LA PAIX (jolpress.com)

CONFLIT MALIEN:
MALI: 40 ARTISTES MALIENS SE MOBILISENT POUR LA PAIX (jolpress.com) dans REFLEXIONS PERSONNELLES touaregs_-_alfred_weidinger
Quarante artistes maliens
se mobilisent pour la paix

La chanteuse et comédienne malienne Fatoumata Diawara a réuni quarante artistes autour d’une chanson intitulée « Maliko » afin d’apporter leur soutien à la population du Nord-Mali.

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 Fatoumata Diawara, Amadou et Maryam chantent pour la paix

Des grands noms de la scène africaine se sont mobilisés pour la paix au Mali, en collaborant à une chanson de soutien baptisée « Maliko » (La Paix).  

C’est la chanteuse et comédienne malienne Fatoumata Diawara qui a composé la chanson sur sa guitare. Les artistes, dont le duo Amadou et Mariam, les chanteurs Vieux Farka Touré, Habib Koite et Oumou Sangaré, se sont ensuite joints au projet. 

« Il y a eu une envie de tous les artistes du Mali de faire une chanson, parce que c’est notre arme, c’est avec elle qu’on voyage aux quatre coins du monde pour défendre ce pays dans sa dignité par rapport à sa culture, par rapport à son histoire », a expliqué la chanteuse sur France Inter, jeudi 17 janvier 2013

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Amkoullel :

« Cette guerre est peut-être nouvelle pour le reste du monde, pas pour nous »

Amkoullel, rappeur et présentateur de télévision malien, était invité sur le plateau du Petit Journal sur Canal +. L’artiste s’est adressé à ses compatriotes en déclarant:

« Restez toujours aussi forts et dignes, conservez ce qui fait la grandeur du Mali, la tolérance, l’unité et la paix », avant d’ajouter : « Cette guerre est peut-être nouvelle pour le reste du monde, pas pour nous, ça fait plus d’un an. Ma mission en tant que rappeur est de porter la voix des sans-voix, dénoncer une situation d’insécurité totale au Mali (…) », rapporte le journal L’Express. En juin 2012, le rappeur avait déjà sorti un titre intitulé « SOS » dans lequel il dénonçait la situation alarmante au Mali. 

S.O.S.

En achetant ce titre, vous faites un don aux populations du nord Mali. Tous les bénéfices générés par les téléchargements de S.O.S seront versés aux victimes maliennes du nord Mali. (iTunes)
Merci pour votre solidaritéCette vidéo est actuellement censurée par la télé nationale au Mali, et je ne demande vraiment pourquoi ? Peut être que vous saurez m’en dire la raison après l’avoir visionnée..

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CRISE MALIENNE
Bernard Lugan:
« Il y a deux guerres au Mali »
cleardot ENREGISTREMENTS SONORES
Islamistes et Touaregs se battent pour le Mali. Ou plutôt contre, mais conjointement. Ces deux organisations que tout opposent, se sont entendues, dans une alliance de circonstances et contre-nature pour arriver à leurs fins. Pour Bernard Lugan, spécialiste des questions africaines, la question touareg et la question islamiste doivent pourtant être traitées de manières stratégiquement différentes.
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Photo : Alfred Weidinger / cc

La crise qui sévit au Mali réveille l’intérêt des Occidentaux sur un problème complexe, ignoré, voire étouffé. Une crise qui s’est déroulée en plusieurs étapes. Jeudi 22 mars 2012, le général Amadou Toumani Touré, à la tête du Mali, est évincé à la suite d’un coup d’État mené par un petit groupe de militaires. Quelques jours plus tard, profitant du chaos, un groupe d’islamistes portant le nom d’Ansar Dine et les Touaregs du nord du pays, regroupés derrière la bannière du Mouvement de libération de l’Azawad (MNLA) prenaient Kidal, Gao et Tombouctou, trois villes situées au nord du fleuve Niger.

Une alliance contre-nature

Le Mali est dans la tourmente et la communauté internationale ne doit pas se méprendre sur les revendications de ces deux mouvements. Bernard Lugan, historien et spécialiste de l’Afrique, se positionne en faveur d’une nouvelle partition du Mali, seule solution raisonnable à la complexe crise que subit le pays qui pourrait, si rien n’est fait, s’étendre et rendre l’ensemble du Sahara et du Sahel hors de contrôle.

Historien, spécialiste de l’Afrique, Bernard Lugan a enseigné de nombreuses années au Rwanda et en France. Il est également expert auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

JOL Press : Le Mali est devenu le théâtre d’une guerre menée par un mouvement islamistes et par les Touaregs du nord du pays. Peut-on croire que ces deux groupes se sont alliés dans un même combat ?

Bernard Lugan : Il n’y a pas une, mais deux guerres, actuellement en cours au Mali. La première concerne les seuls Touaregs et est menée par le MNLA. Son but est l’indépendance de l’Azawad, la terre touareg, ce qui passe par la partition du Mali. La seconde est menée par un petit mouvement islamiste du nom d’Ansar Dine dont l’objectif est totalement différent puisqu’il veut contrôler tout le Mali pour y instaurer la charia. 

Ansar Dine est dirigé par un Touareg Ifora, tribu dont est également issu le chef du MNLA et qui fournit l’essentiel de ses troupes. S’ils n’ont pas la même guerre, ces deux chefs se connaissent depuis toujours. C’est d’ailleurs pour cela, je pense, que Tombouctou, qui est considérée comme hors du territoire touareg, a été laissé par le MNLA aux mains d’Ansar Dine.

Il y a manifestement une alliance de circonstance entre Touaregs et islamistes. Pourtant les Touaregs ne se retrouvent pas dans l’islamisme et refusent même fondamentalement toute forme d’islam radical. C’est donc une alliance contre-nature qui devrait avoir une fin.

Ne pas laisser les Touaregs aux mains des islamistes

Compte tenu de la configuration actuelle et de l’avancée des islamistes, comment la situation va-t-elle évoluer ?

Les Touaregs n’avanceront pas. Ils n’ont d’autres revendications que l’autonomie de leur territoire. En revanche, Ansar Dine a de grandes ambitions. Ils ne sont pas nombreux, peut-être 150 hommes sur quelques « pick-up », mais n’ont personne en face d’eux. S’ils ne sont pas arrêtés, ils pourraient remonter le Niger jusqu’à Mopti, Ségou et peut-être même jusqu’à Bamako. Nous sommes assez mal renseignés sur Ansar Dine mais dans la configuration actuelle des choses, s’ils n’obtiennent pas de renforts, ils pourraient sans problèmes être arrêtés par une vingtaine de légionnaires.

En revanche, le problème touareg doit être abordé avec plus de précautions. Si leur alliance avec Ansar Dine est purement circonstancielle, il ne faut pas prendre leurs revendications à la légère sous peine de perdre un important allié dans la lutte contre l’islamisme.

S’ils n’obtiennent pas ce qu’ils demandent, les Touaregs pourraient donc se rallier au clan islamiste ?

Ils ne le veulent pas, mais ils pourraient le faire s’ils sont acculés. Actuellement, les Touaregs exigent l’indépendance de leur territoire, sans doute pour faire monter les enchères. Au fond, ils se satisferaient d’une autonomie administrative dans un État confédéré. Mais compte tenu du chaos qui règne actuellement au Mali, les Touaregs n’ont personne avec qui négocier. Cette situation d’instabilité politique peut durer longtemps et si personne ne vient soutenir le MNLA, ils pourraient tout à fait choisir de se ranger aux côtés des islamistes d’Al Qaïda au Maghreb islamiste (AQMI). Si la communauté internationale décidait de reconnaître le fait berbéro-touareg, ceux-ci pourraient se charger de la lutte contre AQMI et devenir un allié de poids dans cette région de l’Afrique.

Les Touaregs nourrissent une haine féroce contre le Mali. Une haine qui dure depuis des dizaines d’années. Il ne faut pas oublier que les Touaregs ont été victimes d’un génocide dans les années 80. Ils n’abandonneront pas leur combat qui dure depuis toujours. Ils ont tout leur temps, et dans le désert, le temps n’a pas la même valeur.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 22 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

« MON CÔTE PUNK »: UNE CHANSON « DEGLINGUEE » MISE EN IMAGES D’ANIMATION (Loic LANTOINE et François PIERRON)

« Mon côté punk » (Loic Lantoine)

J’adore cette chanson, entrainante, déglinguée, punk et poétique.

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Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LE MALI ET L’URANIUM: QUI SONT LES VRAIS « TERRORISTES »…UNE VIDEO A VISIONNER DANS LE MONDE ENTIER

LE MALI ET L’URANIUM:

LE MALI ET L'URANIUM: QUI SONT LES VRAIS QUI SONT LES VRAIS « TERRORISTES »…

UNE VIDEO A VISIONNER

DANS LE MONDE ENTIER

http://www.dailymotion.com/video/xww2x4

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LYON-TURIN: COMMENT HOLLANDE S’APPRÊTE A DEPENSER 11 MILLIARDS POUR QUE LES BUSINESSMEN PRENNENT LE TRAIN (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)

GRANDS PROJETS INUTILES

LYON-TURIN: COMMENT HOLLANDE S'APPRÊTE A DEPENSER 11 MILLIARDS POUR QUE LES BUSINESSMEN PRENNENT LE TRAIN (Sophie CHAPELLE / bastamag.net)  dans REFLEXIONS PERSONNELLES zad_partout_tav_nulle_part-ff462

Lyon-Turin:

Comment Hollande s’apprête à

dépenser 11 milliards pour que les businessmen

prennent le train

(Sophie CHAPELLE

Relier Lyon et Turin en deux heures, une belle idée… au coût pharaonique de 26 milliards d’euros ! C’est pourtant bien ce que comptent dépenser les gouvernements français et italien pour creuser une ligne à grande vitesse sous les Alpes. Prévisions de trafic marchandises à la baisse, conflits d’intérêts, perte de foncier agricole, absence de débats publics, pollutions de la vallée de l’Isère et de la Maurienne… Les opposants dénoncent un « grand projet d’inutilité publique ». Enquête.

arton2848-b77a2 ALPES dans REFLEXIONS PERSONNELLES

C’est un projet d’infrastructure gigantesque, déjà vieux de vingt ans. La réalisation de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin prévoit notamment de creuser sous les Alpes le plus long tunnel d’Europe (57 km). Initié au début des années 90 par François Mitterrand, le projet a été remis au goût du jour ces derniers mois par François Hollande. Le 3 décembre 2012, aux côtés du Président du Conseil italien Mario Monti, il a réaffirmé l’intérêt du projet transalpin avec la signature d’une « déclaration commune relative au tunnel Lyon-Turin ». François Hollande vient ainsi d’engager l’État français à financer 42 % du projet. Soit 11 milliards d’euros ! Objectif de cette dépense : relier Lyon et Turin en 2h, Paris et Milan en 4h30.

Côté italien, le projet suscite une vaste opposition de la part des « No Tav » (pour Treno a alta velocità, train à haute vitesse). Entre occupations de chantier, batailles rangées contre les forces de l’ordre et manifestations de milliers de personnes, ils sont parvenus à retarder de plusieurs années le lancement des travaux. « Notre-Dame-des-Landes et No Tav sont deux luttes sœurs. On retrouve le même activisme des gouvernements à empêcher toute expression par la force militaire », estime Paolo Prieri, l’un des coordinateurs italiens de la lutte. En France, la contestation monte. Mais la militarisation de la répression va bon train.

Des milices privées pour protéger le chantier ?

Le gouvernement italien, soucieux de démarrer rapidement le chantier – à cause d’une possible annulation de subventions européennes – a mobilisé 2000 carabinieri en juin dernier pour protéger les débuts des travaux : le percement de la galerie de la Maddalena, à proximité de Suse. Le coût du dispositif policier avoisinerait les 868 millions d’euros, pour 56 mois de travaux, rapporte le site La voix des Allobroges. Les travaux sur cette galerie sont estimés à 143 millions d’euros…

Le chantier de la ligne Lyon-Turin pourrait-il prendre la tournure d’une « zone militaire d’intérêt stratégique » des deux côtés de la frontière ? Une filiale commune de Réseau Ferré de France (RFF), qui gère le réseau ferré national, et de son homologue italien Rete Ferroviaria Italiana, la société LTF (Lyon Turin Ferroviaire) est « en charge des études et des travaux de reconnaissance »pour la section transfrontalière de la ligne de chemin de fer. Ses prérogatives semblent aller plus loin. En septembre 2012, cette société a émis un appel d’offre d’une valeur d’1,8 million d’euros pour « le support logistique aux forces de l’ordre présentes dans la zone de chantier ».

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Via ce marché, RFF va donc contribuer à la rémunération de forces de l’ordre privées pour sécuriser le chantier côté italien. « C’est très grave, souligne Paolo Prieri, d’autant que cela se fait dans l’opacité la plus totale. Mais les pressions n’auront pas de prise sur nous, nous sommes résolus. »

Un coût similaire au déficit de la Sécurité Sociale

Le coût de la sécurité du chantier alourdit une note déjà bien salée. Le tunnel entre l’Italie et la France a été d’abord évalué à 8,5 milliards d’euros. Mais les« coûts prévisionnels sont en forte augmentation », pointe la Cour des Comptes, qui a adressé un référé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en août 2012. L’estimation du coût global est passée de 12 milliards d’euros, en comptant les accès au tunnel côté français et le renforcement des règles de sécurité dans les tunnels, à 26 milliards !

Le coût de la seule partie française serait supérieur à 11 milliards d’euros, soit l’équivalent des prévisions du déficit de la Sécurité Sociale en 2013. La Cour des Comptes prévoit une réévaluation, car ce budget ne prend pas en compte les difficultés géologiques, révélées par les premiers forages. Plus grave : « Les données disponibles concernant le projet ferroviaire Lyon-Turin ont difficilement permis d’apprécier l’évolution des coûts », relève la Cour des Comptes. Plus de dix millions d’euros auraient été versés pour le creusement de la galerie de Venaus qui n’a jamais vu le jour, pointe l’hebdomadaire Politis. Une illustration de la gestion douteuse du projet par son maître d’ouvrage, la société Lyon-Turin Ferroviaire.

Malgré ces réserves, Jean-Marc Ayrault persiste et signe. Dans sa réponse à la Cour des Comptes, datée du 8 octobre 2012, il réaffirme la volonté du gouvernement de réaliser le tronçon de ligne grande vitesse. Il reconnaît pourtant que « le budget nécessaire à la réalisation de ce grand projet est considérable, spécialement à un moment où le niveau des dépenses publiques doit être maîtrisé. En conséquence, une participation importante de l’Union Européenne au financement du projet est indispensable ». La participation financière européenne dépend du futur budget européen 2014-2020. Parallèlement, l’Élysée envisagerait un recours aux crédits de la Banque Européenne d’Investissement et à des emprunts obligataires. Bref, s’endetter davantage dans le seul but de relier Lyon et Turin en 2h…

Un projet écologique ?

Le gouvernement Ayrault justifie cet investissement faramineux par sa volonté de réduire le trafic routier – et les émissions de CO2 – avec un transfert vers le rail.

« Toutes les études ont tablé sur une croissance inéluctable du trafic routier. Mais dans les faits, le trafic des marchandises diminue sur l’axe Lyon-Turin », rétorque Daniel Ibanez, de la coordination des opposants. En 2011, le transport des marchandises était effectivement équivalent à celui de 1988 [1]…

« Le risque de saturation des infrastructures existantes n’est aujourd’hui envisagé qu’à l’horizon 2035 », confirme la Cour des Comptes. De quoi remettre sérieusement en question la pertinence du projet. La ligne existante n’est utilisée qu’à 20 % de sa capacité, renchérissent les opposants. Qui suggèrent de construire des plateformes de chargement, de favoriser le transport combiné, ou d’imposer le remplissage des camions… La Cour des Comptes va dans le même sens en proposant « de ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ».

Les opposants à la LGV Lyon-Turin soulignent que 90 % des émissions de CO2 en Savoie et Haute-Savoie proviennent des automobiles et poids lourds de desserte régionale, contre 10 % pour le trafic poids lourds franco-italien. « Il ne s’agit pas de ne rien faire mais au contraire de faire immédiatement, en commençant par investir dans les transports collectifs de proximité », estiment les No Tav. Les 11 milliards n’y seraient-ils pas mieux investis ?

Utilité publique pour business privé

Le jour où la Cour des Comptes confirmait un coût supérieur à 11 milliards d’euros pour la France, la commission d’enquête rendait son avis favorable. L’aspect financier étant essentiel pour l’appréciation de l’utilité publique, pourquoi la commission d’enquête n’a-t-elle émis aucune réserve ? Plusieurs conflits d’intérêts entachent le dossier. Dans son rapport, la commission d’enquête incite fortement RFF, le maître d’ouvrage, à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée… par le frère d’un des commissaires enquêteurs ! Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire le 3 octobre 2012, indique que le coût de cette opération pourrait générer « un chiffre d’affaires de 20 à 50 millions d’euros ».

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Les opposants pointent d’autres conflits d’intérêts chez les membres de la commission d’enquête [2]. Son président, Pierre-Yves Fafournoux, a également participé au travail sur le contournement ferroviaire autour de Lyon (CFAL), dont la rentabilité dépend de la réalisation de la LGV Lyon-Turin [3]. « Comment avoir une appréciation impartiale des projets CFAL et Lyon-Turin en ayant instruit dans une décision récente une forte dépendance économique entre les deux projets d’investissements d’un même maître d’ouvrage ? », interrogent les opposants. Dans son référé du 5 novembre 2012, la Cour des Comptes rappelle que les intervenants ne devaient avoir « eu à travailler sur le dossier et [n’avoir] pas de conflit d’intérêt au regard des suites du projet ». Les No Tav demandent l’annulation de l’enquête publique.

3 millions de m3 de déchets entassés dans les villages

Trois descenderies et des couloirs de forage ont déjà été creusés sur le territoire français, dont une à Villarodin-Bourget (Savoie). « 400 000 m3 de déblais sont stockés en contrebas de notre commune alors qu’il ne devait en rester aucun », s’emporte le maire Gilles Margueron. « Avec le creusement de la ligne de train, on va se retrouver avec 3 millions de m3 sur les bras ». Résultat : un paysage défiguré, avec des conséquences sur l’activité économique et touristique du village. « Quand on demande à ce que ces déblais soient entreposés plus loin, on nous répond que cela alourdirait le bilan carbone du projet », ironise le maire, désabusé.

Sur la commune savoyarde d’Avressieux, on se demande aussi où seront stockés les millions de mètres cubes de remblais. Certaines maisons de la commune ont été détruites, d’autres deviendront invivables. « Des voies avec 100 mètres d’espacement vont être construites dans la zone humide afin de protéger les grenouilles », remarque Richard Mangeolle engagé dans le collectif local d’opposition. 

« Franchement, il vaut mieux être une espèce protégée qu’un être humain pour ce projet ! En saucissonnant les financements par tronçons, ils saucissonnent aussi les luttes ».

11 milliards d’euros pour 3 000 emplois précaires

Les défenseurs de la LGV ont annoncé jusqu’à 30 000 emplois directs générés par le chantier, entre 2014 et 2021 [4]. Des chiffres revus à la baisse par Louis Besson, président de la Commission Intergouvernementale Lyon-Turin : après avoir promis 10 000 emplois, il a admis qu’il n’y aurait que 3 000 emplois créés. Soit, rapporté au coût du projet, 3,7 millions d’euros par emploi… Des emplois qui ne dureront que le temps du chantier, quand ceux dans le tourisme et l’agriculture seront détruits. 

« Le foncier est l’outil de travail des paysanssouligne dans un communiqué la Confédération Paysanne de Savoie et de Haute-Savoie, fermement opposée au projet. Il en va dans le cas du projet Lyon-Turin de la dévastation de 1 500 hectares sur l’ensemble d’un tracé qui éliminera les paysans, détruira l’activité économique et la vitalité d’un territoire ».

Ce front agricole s’est élargi fin novembre 2012 aux Jeunes Agriculteurs et à la FDSEA de Savoie qui « confirment leur position de rejet du projet Lyon-Turin et mettent en cause le bien fondé de ce projet inutile ». Des organisations environnementales rejoignent l’opposition, comme France Nature Environnement, pourtant inflexible défenseur du transport ferroviaire de marchandises. Dans une lettre, ils demandent au ministère de l’Écologie l’ouverture d’un débat public sur les transports alpins.

EELV, le Parti de gauche et des élus UMP s’inquiètent

Côté PS, on demeure inflexible. « Il serait incompréhensible que la France renonce au Lyon-Turin pour lequel 800 millions d’euros ont déjà été mobilisés », peste Jean-Jacques Queyranne, le président (PS) de la région Rhône-Alpes. Autant donc dépenser les 10,2 milliards d’euros qui restent. Plusieurs élus et partis politiques commencent cependant à sérieusement s’inquiéter. Les écologistes de la région Rhône-Alpes, d’abord favorables au projet, font volte-face. 

« Les infrastructures nouvelles sont prédatrices d’espace, d’énergie et de deniers publics, déclare Europe Écologie dans un communiqué, elles doivent être proportionnées aux besoins présents et raisonnablement estimables à l’avenir. » Le Parti de Gauche demande un moratoire sur le projet. Le député UMP de Savoie Dominique Dord, maire d’Aix-les-Bains, se demande aujourd’hui s’il n’y pas eu « abus de conscience ». Il demande à RFF de se prononcer sur les hypothèses d’augmentation du trafic de marchandises. « S’il n’y a pas d’augmentation, voir même une légère baisse, je considérerai que j’ai été abusé par les experts ».

Un projet « très ambitieux »« un pilotage insuffisant », des coûts prévisionnels« en forte augmentation », des prévisions de trafic « revues à la baisse », une« faible rentabilité socioéconomique », un financement « non défini » : autant de réserves émises par la Cour des Comptes et appuyées par le travail de fond mené par les membres de No Tav. Si le projet n’a fait jusqu’ici l’objet d’aucun débat public, François Hollande devra néanmoins passer par le Parlement pour ratifier l’accord signé entre Mario Monti et Nicolas Sarkozy en janvier 2012. Pour l’italien Paolo Prieri, « le problème qui est posé n’est pas seulement celui d’une ligne à grande vitesse mais d’un grand projet d’inutilité publique ».

Sophie CHAPELLE

bastamag.net

@Sophie_Chapelle sur twitter

Photos : © Tempi / © Romain388

© Carte : Ministère de l’Ecologie

Notes:

[1] Selon l’Office Fédéral des Transports Suisse, le tonnage de marchandises transportées entre la France et l’Italie en 2011 est égal à celui de 1988 dans les Alpes du Nord. Lire à ce sujet la contribution rédigée par le collectif BOLGV, membre de la Coordination Contre la Ligne Nouvelle.

[2] Les membres de la commission d’enquête sont les suivants : Pierre-Yves Fafournoux (Président), Anne Mitault (remplaçant le Président en cas d’empêchement), Pierre Blanchard, Raymond Ullamann, Guy De Vallée, Claude Chevrier, Gérard Blondel, Guy Truchet, Yves Cassayre, Philippe Gamen, Alain Kestenband, Guy Gastaldi, Jean-Paul Gout.

[3] Le rapport d’enquête qui en est issu donnait un avis favorable en estimant que le taux de rentabilité interne du CFAL était « très dépendant (…) en particulier de la réalisation de la voie Lyon-Turin »

[4] Source : Journal Rhône-Alpes - N°25 – été 2012. Numéro spécial Grands projets.

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D’ARMES

La Russie a vendu pour plus de 15 milliards de

dollars d’armes

LA RUSSIE A VENDU POUR PLUS DE 15 MILLIARDS DE DOLLARS D'ARMES dans REFLEXIONS PERSONNELLES russie-iran-s300_177

Les exportations d’équipements militaires de la Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète, ont atteint un niveau record de 15,2 milliards de dollars en 2012. Ce chiffre, qui doit encore être affiné fin janvier/début février, dépasse de 12% les objectifs du gouvernement.

Ce résultat représente en outre une croissance de 15% par rapport à l’année 2011, durant laquelle Moscou avait livré pour 13,2 milliards de dollars d’armements, a déclaré lundi Alexandre Fomine, directeur du Service Fédéral de Coopération Militaro-Technique, cité par les agences de presse russes.

La Russie, deuxième fournisseur d’armes de la planète après les Etats-Unis, a plus que doublé ses ventes à l’étranger par rapport au début des années 2000.

Ventes à la Syrie

Le pays compte parmi ses plus gros clients l’Inde et la Chine. Il continue de vendre des équipements à la Syrie, mais affirme qu’il s’agit essentiellement de systèmes de défense antiaérienne et non d’armes à proprement parler. M. Fomine a précisé que l’Afghanistan, le Ghana, la Tanzanie et Oman figuraient parmi les nouveaux clients de l’industrie russe en 2012.

En décembre, le président russe Vladimir Poutine s’était félicité du niveau record des exportations militaires et avait indiqué que les nouveaux contrats signés en 2012 (pour des livraisons éventuellement ultérieures) représentaient également, comme les livraisons, plus de 15 milliards de dollars.

Fin décembre 2012, il a profité de son voyage officiel en Inde, premier importateur mondial, pour signer des accords de plusieurs milliards de dollars, essentiellement pour des hélicoptères et des avions de chasse.

(ats / 21.01.2013 11h49)

Publié dans:REFLEXIONS PERSONNELLES |on 21 janvier, 2013 |Pas de commentaires »
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