LES GRANDES PUISSANCES VONT EPINGLER L’IRAN A L’AIEA (AGENCE INTERNATIONALE DE L’ENERGIE ATOMIQUE)

Les grandes puissances vont épingler l’Iran à l’AIEA

LES GRANDES PUISSANCES VONT EPINGLER L'IRAN A L'AIEA (AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE) dans REFLEXIONS PERSONNELLES 369294_photo-fournie-par-le-site-officiel-de-la-presidence-iranienne-montrant-ahmadinejad-dans-l-usine-d-uranium-de-natanz-le-8-avril-2008
VIENNE – Les Occidentaux ont convaincu la Russie et la Chine de se joindre à eux pour condamner l’extension continue du programme nucléaire iranien lors de la réunion du conseil de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), a-t-on appris mardi 11 septembre 2012 de source diplomatique.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont persuadé Moscou et Pékin, plus modérés dans le dossier iranien, d’exprimer leur sérieuse préoccupation, a indiqué à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.

Si les six se sont accordés sur un texte, il reste à déterminer si ce dernier sera soumis en tant que résolution au vote du conseil des gouverneurs de l’AIEA, réunis cette semaine au siège de l’institution à Vienne en Autriche, ou s’il fera l’objet d’une simple déclaration, ont expliqué d’autres sources diplomatiques.

Washington attend du conseil des gouverneurs un signal très clair de soutien au travail mené par l’AIEA et l’expression d’une forte inquiétude quant aux activités nucléaires de l’Iran, a déclaré à Washington la porte-parole du département d’Etat américain, Victoria Nuland.

Dans son dernier rapport, cette agence onusienne a fait état d’un doublement de la capacité d’enrichissement d’uranium de l’Iran sur le site de Fordo (centre), enfoui sous une montagne. Téhéran continue ainsi à ignorer des résolutions des Nations Unies lui demandant de mettre un terme à cette activité.

L’uranium enrichi est utilisé pour la production d’électricité ou d’isotopes médicaux, servant à diagnostiquer certains cancers, mais purifié jusqu’à 90%, il entre dans la fabrication de l’arme atomique.

L’Iran enrichit jusqu’à 20%, et peut, à partir de ce niveau, transformer rapidement l’uranium en matériau utilisable dans une bombe, selon les experts. Mais le pays nie catégoriquement vouloir fabriquer l’arme atomique.

L’AIEA a aussi accusé les autorités d’effacer des traces sur le site militaire de Parchin, près de Téhéran, où elle soupçonne l’Iran d’avoir procédé à des tests d’explosion conventionnelle applicable au nucléaire.

Quand l’agence pourra accéder sur les lieux, sa capacité à procéder à une vérification efficace aura été considérablement entravée, a-t-elle déploré.

Lundi, le directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, a exprimé sa frustration face à l’absence de progrès dans son dialogue avec l’Iran, qu’il accuse de ne pas coopérer pleinement avec l’agence, et a demandé de nouveau au pays d’accorder l’accès à la base de Parchin sans plus de délai.

(©AFP / 11 septembre 2012 22h11)

 

Nucléaire/Iran: les grandes puissances veulent marquer le coup à l’AIEA

VIENNE – Les grandes puissances ont décidé de condamner l’Iran pour l’extension continue de son programme d’enrichissement d’uranium lors du conseil de l’AIEA à Vienne, tout en réaffirmant la primauté de la voie diplomatique dans ce dossier alors qu’Israël fait pression pour plus de fermeté.

Le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) s’est mis d’accord sur un texte, qui va être soumis sous forme de résolution aux 35 pays membres du conseil de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), réunis à huis clos jusqu’à vendredi à Vienne, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

Dans ce document, les grandes puissances expriment leurs sérieuses préoccupations concernant notamment l’augmentation des capacités d’enrichissement à Fordo, un site enfoui sous une montagne dans le centre de l’Iran.

Dans son dernier rapport, l’agence onusienne avait fait état d’un doublement de la capacité d’enrichissement à Fordo, montrant que Téhéran continuait d’ignorer des résolutions des Nations Unies lui demandant de mettre un terme à cette activité.

La réunion du conseil a été ajournée mercredi en début d’après-midi après le dépôt de la résolution. Le vote est attendu jeudi dans la matinée.

Les Occidentaux ont fini par convaincre la Russie et la Chine, toujours plus modérées sur le dossier iranien, à se joindre à eux, alors qu’Israël fait pression pour plus de fermeté envers Téhéran et agite depuis des mois la menace d’une intervention militaire.

Une résolution a plus de poids -au moins dans la forme- qu’une simple déclaration.

Si elle est adoptée, il s’agirait de la douzième en l’espace de neuf ans d’enquête de l’AIEA sur l’Iran.

Elle interviendrait alors que l’Etat hébreu et les Etats-Unis affichent de plus en plus ouvertement leurs divergences sur ce dossier. Washington a exclu lundi d’imposer à l’Iran une ligne rouge claire pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, comme l’a réclamée à plusieurs reprises le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La résolution est en soi une mise au point. Il est clair que personne ne veut voir une attaque israélienne contrecarrer la diplomatie, indique à l’AFP Mark Hibbs, du groupe de réflexion Carnegie Endowment for International Peace.

L’importance de la diplomatie est soulignée à deux reprises dans le texte de résolution, ajoute-t-il.

L’uranium enrichi peut être utilisé pour la production d’électricité ou d’isotopes médicaux, servant à diagnostiquer certains cancers. Mais purifié jusqu’à 90%, il entre dans la fabrication de l’arme atomique.

L’Iran enrichit jusqu’à 20%, et peut, à partir de ce niveau, transformer rapidement l’uranium en matériau utilisable dans une bombe, selon les experts. Mais le pays nie catégoriquement vouloir fabriquer l’arme atomique.

Dans leur texte, les grandes puissances demandent aussi de nouveau à Téhéran de coopérer pleinement et sans délai supplémentaire avec l’AIEA.

Le document prend acte du refus de l’Iran d’accorder à l’agence l’accès aux sites qu’elle souhaite inspecter, en particulier la base militaire de Parchin, près de Téhéran.

L’AIEA soupçonne la République Islamique d’avoir procédé sur ce site à des tests d’explosion conventionnelle applicable au nucléaire. Elle a observé depuis février, via des images satellites, des activités sur les lieux laissant craindre que le pays soit en train d’effacer toute trace compromettante.

Quand l’agence pourra accéder aux lieux, sa capacité à procéder à une vérification efficace aura été considérablement entravée, avait-elle indiqué dans son dernier rapport. Le directeur général de l’agence Yujkiya Amano avait exprimé lundi sa frustration face à l’impasse de son dialogue avec l’Iran.

La dernière résolution de l’AIEA contre l’Iran remonte à novembre 2011, après la publication d’un rapport particulièrement sévère où elle présentait des éléments indiquant que le pays avait travaillé à la mise au point de l’arme nucléaire avant 2003, et peut-être ensuite.

Trente deux pays l’avait approuvée, l’Indonésie s’était abstenue, Cuba et l’Equateur avaient voté contre.

(©AFP / 12 septembre 2012 14h12)

 

Le conseil de l’AIEA adopte une résolution condamnant l’Iran

 
VIENNE – Le conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a adopté jeudi 13 septembre 2012 une résolution exprimant sa sérieuse préoccupation concernant l’augmentation des activités d’enrichissement d’uranium de l’Iran, a-t-on appris auprès de diplomates.

La résolution, élaborée par les grandes puissances, a été adoptée à une majorité de 31 voix sur les trente cinq membres du conseil, réunis à huis clos cette semaine au siège de l’AIEA à Vienne. Cuba a voté contre, l’Equateur, l’Egypte et la Tunisie se sont abstenus, selon les mêmes sources.

Dans son dernier rapport, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), basée à Vienne, a fait part d’un doublement de la capacité d’enrichissement sur le site de Fordo (centre), montrant que l’Iran continue d’ignorer des résolutions des Nations Unies lui demandant de mettre un terme à cette activité sensible.

Une coopération de la République Islamique avec l’AIEA est essentielle et urgente afin de restaurer la confiance internationale dans le caractère purement pacifique du programme nucléaire iranien, souligne en outre le groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et l’Allemagne) dans ce texte.

Il insiste aussi clairement sur son engagement pour une solution diplomatique dans ce dossier, alors qu’Israël exige plus de fermeté de la part des Etats-Unis au point d’avoir crispé les relations avec son grand allié et a agité ces derniers mois la menace d’une frappe militaire.

L’examen de la résolution s’est avéré plus complexe que prévu, après le dépôt d’un amendement sur la forme par l’Afrique du Sud, qui fait partie du Mouvement des Pays Non-Alignés présidé désormais par l’Iran.

(©AFP / 13 septembre 2012 19h02)

 

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 11 septembre, 2012 |Pas de Commentaires »

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