LE GOUVERNEMENT BRICQ LES PETROLIERS (Xavier MONNIER)

Le gouvernement Bricq les pétroliers

LE GOUVERNEMENT BRICQ LES PETROLIERS (Xavier MONNIER) dans REFLEXIONS PERSONNELLES plate-forme-petroliere-10536959xxvag_2084

(Xavier MONNIER)

Sacrifiée sur l’autel du pétrole guyanais, la ministre de l’Ecologie Nicole Bricq semble également avoir été victime d’un hasard du calendrier. Décryptage.

La «promotion» de la ministre de l’Ecologie Nicole Bricq au commerce extérieur a fait couler beaucoup d’encre, au point de provoquer une légère marée noire médiatique pour le gouvernement Ayrault II. 

Du Monde au Canard enchaîné en passant par Médiapart, les journaux ont insisté sur une éviction au nom d’intérêts pétroliers, à savoir principalement ceux de Shell, dont les forages en Guyane ont été – un court instant – promis à une remise à plat… Avant que le remaniement ne passe par là et que Bricq ne soit déplacée vers des eaux moins tumultueuses.

Dans la barque de la ministre pourtant, étaient embarquées des idées prometteuses, une volonté de ne pas toujours subir les volonté du lobby pétrolier et un poids lourd, Arnaud Montebourg, ci-devant titulaire du portefeuille poétique du Redressement Productif.

Le 6 juin, selon le Canard enchaîné, Bricq et Montebourg déjeunent même afin d’accorder leurs discours face à Shell, liant les permis de forer en Guyane à la survie de la raffinerie Pétroplus à Petit-Couronne.

Vendu avec toutes ses raffineries en 2008 par Shell, le site et ses quelques 550 salariés semblent promis à la disparition avec la mise en redressement judiciaire de Pétroplus.

 De la Guyane à la Seine Maritime, 

un souci d’agenda

Hasard du calendrier, le 14 juin, la raffinerie de Petite couronne reprend son activité, suspendue depuis des mois. A la manoeuvre notamment, Shell, qui achemine sur son ancien site 100 000 barils par jour. De quoi faire fonctionner la machine et rendre  le site un peu plus attrayant à un éventuel repreneur. Une semaine plus tard, Bricq est débarquée, Montebourg lui se fait discret.

Est-ce à dire que le gouvernement Ayrault a préféré sacrifier Bricq plutôt que Montebourg, et lâcher du lest en Guyane pour ménager l’avenir de la raffinerie normande?

Du tout, assure-t-on au moins chez le pétrolier. «Les dossiers Guyane et Pétroplus ne sont absolument pas liés. Le précédent gouvernement nous a contactés en tant qu’expert pour aider au redémarrage du site que nous connaissions bien. Un accord a été trouvé en février. » Le processing deal prévoyait selon Shell l’acheminement de 100 000 barils par jour dès la remise en marche du site. «C’est arrivé le 14 juin sur décision de l’administrateur de Pétroplus. Nous avons nous même aidé au redémarrage et aux opérations de maintenance pour environ 10 millions d’euros». Un geste gratuit, à durée limité. «Notre engagement n’excédera pas 6 mois». Voire moins.

Le 24 juillet prochain, le tribunal de commerce de Rouen doit se prononcer sur l’avenir de Pétroplus. Prolongement du redressement, arrivée opportune d’un repreneur ou liquidation. Une dernière solution qui ne casserait pas des Bricq….

Publié dans : REFLEXIONS PERSONNELLES |le 27 juin, 2012 |Pas de Commentaires »

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